« L’histoire d’amour qui a bouleversé le monde entier »

Voilà le propos tenu sur toutes les affiches annonçant la sortie imminente du film Twilight : Fascination, ce qui, vous en conviendrez, n’est en rien exagéré. Si vous me permettez de garder le même ton mesuré que celui de cette campagne de communication, laissez moi vous présenter Twilight.

Twilight : Fascination est le premier épisode de la saga Twilight, ou  » Saga du Désir interdit » (j’en ai vu un rire au fond), qui raconte l’histoire d’amour pas du tout sirupeuse entre Isabella Swan, une humaine et Edward Cullen, un vampire, et toutes les difficultés que cela implique (qui suce qui, comment gonfler un corps caverneux quand on a pas de sang, etc).

Le film, pour la bagatelle de 37 millions de dollars, semble avoir été tourné intégralement avec un camescope VHS (de mauvaises couleurs, ça fait plus goth) et à 80% en gros plan, un peu comme dans les photomatons lors des campagnes « Prends toi en photo avec Shrek » : une tête en gros plan, un décor rajouté à la va vite en fond, et on en parle plus. Par ailleurs, le dialoguiste avait dû enregistrer ses propos un soir qu’il était peu inspiré sur son dictaphone, et n’a jamais retranscrit le tout par écrit, conséquence de quoi, les dialogues du film pourraient durer trois fois moins longtemps si l’on retirait tous les bruits parasites ; exemple :

« *respiration lourde* … *bruit de succion… heu… est-ce qu..
- heu… tu…*reniflement*
- Je… *respiration* … *regard lourd*
- *mouvement de sourcils*
- Ta règle, tu peux me… heu… la passer ?
- *déglutition*… oui… tiens… »
0

Avec ça, le monde entier avait effectivement de quoi être bouleversé. Mais passons outre ces quelques détails, et spoilons, mes bons !

Le boîtier DVD, noir comme une chanson de Tokio Hotel

Tout commence dans une forêt profonde et mystérieuse (elle est humide, c’est suffisant pour qu’une forêt devienne instantanément mystérieuse) où Germaine la biche est en train de boire un coup. Pendant ce temps, en voix off, la voix d’une jeune fille qu’on soupçonne très fort d’être l’héroïne nous explique qu’elle ne s’était jamais trop demandée comment elle allait mourir, mais qu’en fait, si c’était pour protéger quelqu’un qu’elle aimait, alors ce serait pas si mal. Germaine la biche, qui fait bien semblant de ne pas entendre ce propos navrant de cucutude (coucou Ségolène), perçoit cependant un craquement dans les fourrés : celui d’un type qui lui fonce droit dessus. Ni une ni deux, elle part en cavalcadant, mais las, tel Hercule courant promptement, l’homme la rattrape et lui tombe dessus.

Zoophile ? Chasseur ? Qui sait.

En tout cas, nous sommes instantanément téléportés en Arizona, où Isabella Swan, une jeune fille de 17 ans bien comme il faut, est en train de mettre en pot un petit cactus, souvenir de cet Etat américain qu’elle s’apprête à quitter pour aller vivre à Forks dans l’état de Washington où habite son père, le temps que sa mère et son beau-père fassent un petit voyage. Le cactus est en effet un excellent compagnon pour les solitaires en goguette, vous l’ignoriez peut-être, mais c’est pourtant bien le cas.

A Forks, on découvre Charlie Swan, le shériff et père d’Isabella, qui n’est pas très causant et aime porter une moustache et des chemises à carreaux quand ce n’est pas son uniforme. La ville est pluvieuse, grise et triste. Heureusement, Isabella retrouve en arrivant un ami d’enfance prénommé Jacob, qui est quand même un peu indien. Celui-ci ainsi que son papa paraplégique aiment venir chez Charlie Swan pour regarder le foot en buvant des bières. Aujourd’hui, ils sont venus souhaiter la bienvenue à Isabella, et lui livrer un cadeau pour l’occasion, une vieille camionnette pick-up branlante pour aller toute seule à l’école. Non, ils n’avaient pas plus petit, ou alors ils veulent lui signifier qu’elle a un gros cul, allez savoir. Jacob signale au passage qu’il va à l’école de la réserve indienne locale, et ne pourra pas donc tenir compagnie à Isabella. C’est ballot. Mais bon, on ne va pas mélanger indien et visages-pâles, sinon ils risquent de finir dans les mêmes draps, et comme on leur refile des couvertures pleines de maladies, ce serait se tirer une balle dans le pied.

En tout cas, le premier jour d’école est trop super pour Isabella, qui se fait appeler « Bella » sur place (ce qui est tout aussi modeste que la campagne publicitaire du film, rappelons le), et est accueillie par plein de gens trop cools (les mecs de l’équipe de foot, les poufs, le rédac’ chef du journal du lycée, etc). Cependant, elle repère vite une brande de trublions dans l’école : les Cullen. Ces derniers sont mystérieusement tout blancs, n’apparaissent jamais les jours de grand soleil, restent entre eux et ne mangent jamais rien quand ils viennent à la cafet’. Mais malgré tout, aucun lycéen ne fait de commentaire déplacé (c’est pas le genre des lycéens de traiter de vampire le premier mec  ou nana un peu pâle, non non). Parmi eux, il y a un seul célibataire (c’est bien fait quand même), un certain Edward Cullen.

Edward – prononcez Edoueurde – il est beau. Il a l’équivalent de la moitié de la production de choucroute de l’Oktoberfest de Munich sur la tête, les sourcils d’Emmnuel Chain (mais en plus épais, si si) et il est blanc comme un réfrigérateur, mais il est beau quand même. En tout cas, d’après les filles du lycée, aucune donzelle n’a jamais pu mettre le grappin dessus. Mais en tout cas, Isabella reste accrochée à son regard (car on voit un peu ses yeux sous ses sourcils quand on est assis à la cantoche et lui debout). Quel romantisme.

Edward, publicité ambulante pour Jean-Louis David

Et ça tombe bien, puisqu’en cours de biologie, à côté de qui Isabella se retrouve t-elle ? Mais Edward bien sûr, halala, c’est quand même bien fait, tiens. Mais bon, on le sent nerveux le pépère, et peu causant. Puisqu’ils sont tous les deux un peu autistes (Isabella met à peu près une minute à faire la moindre phrase, et encore, si elle ne s’arrête pas au milieu, cf les dialogues types du film présentés plus haut), ça communique peu. Lorsque le cours touche à sa fin, on sent Edward tellement mal à l’aise qu’il veut changer d’option et ne plus faire biologie. Quel drame.

En tout cas, elle ne le reverra pas de la semaine, car il est mystérieusement absent. Hmmm… Et dans le même temps, ailleurs, dans une usine probablement électrique au cœur de la forêt humide mystérieuse, un ouvrier se fait attaquer par trois malandrins qu’on ne peut identifier, mais qui sont rapides, forts, et qui se comportent comme des animaux. Hmmm hmmm… D’ailleurs, plus tard, à Forks, le shériff Swan est rappelé en renforts sur cette histoire d’ouvrier tué par « un animal« . Triple Hmmmm…

En tout cas, Edward finit par réapparaitre au lycée et est devenu mystérieusement tout gentil. Ses yeux aussi ont changé de couleur, et avec Isabella, ils rigolent bien pendant les observations au microscope en biologie. Ils rigolent, ils rigolent mais… un évènement terrible va se produire.

Alors qu’elle est sur le parking du lycée appuyée contre son pick-up, Bella voit à l’autre bout du parking ce gros lourd d’Edward qui utilise ses sourcils géants pour communiquer (il peut le faire de très loin, on sent que sa pilosité faciale n’a rien d’humain). Mais à ce moment là, un autre étudiant arrive, perd le contrôle de sa camionnette qui arrive en glissant contre le véhicule de Bella, menaçant de l’écraser entre les deux…

… quand soudain Edward, qui était à 50 mètres de là, apparait à côté d’elle et arrête le véhicule qui fonçait droit sur elle d’une main. Bella est sauvée, et après un court séjour à l’hôpital pour s’assurer que tout va bien, explique à Edward que dis donc, il est super fort, c’est bizarre. Edward du coup devient très distant. C’est dur. Même durant les sorties scolaires, il a une attitude mystérieuse. Quel personnage…étrange, se dit Isabella.

D’ailleurs, à noter que malgré le parking du lycée bondé, Bella est la seule à avoir vu Edward agir. C’est pratique.

Quelques jours plus tard, à la cantoche, Isabella et Edward décident qu’ils peuvent cependant être amis, même si Edward prévient qu’ils doivent rester distants pour des raisons chut-c’est-secret. D’ailleurs, malgré tout, Edward refuse de venir à la plage de la réserve indienne alors qu’Isabella et ses potes y vont. Tant pis.

A la réserve, pendant que certains se trempent sous la pluie (il fait tout le temps moche à Forks), Isabella croise Jacob, son pote indien, qui vit justement dans le coin. Elle lui parle des Cullen, et voit bien que Jacob et ses potes indiens en savent un paquet sur la bande des visages pâles-pâles. Tout ce qu’elle arrive à tirer de lui, c’est une vieille légende comme quoi la famille Cullen, installée dans le coin depuis un bail, aurait été surprise par les indiens en train de faire un truc pas catholique au début du siècle dans la réserve, et que depuis, les Cullen n’ont plus le droit de venir dans le coin. En échange, les indiens ont promis de ne pas révéler « leur vraie nature ». Isabella ne voit pas du tout ce que ça peut bien être. C’est vrai ça, quel est le terrible secret des Cullen ? Je me le demande bien.

Jacob, où la preuve que la réserve indienne recèle des millions de tonnes de dentifrice

Quelques jours plus tard, alors qu’elle est partie s’acheter en libraire « Les légendes indiennes pour les nuls« , elle est agressée par des gars bourrés qui ont bien décidé de lui montrer une autre légende locale, celle du serpent géant. Heureusement, la voiture d’Edward surgit de nulle part en faisant moult dérapages, le bel éphèbe en descend, fait fuir les vilains en les fixant droit dans les yeux, et repart avec Bella à bord en faisant tout autant de dérapages (il ne sait pas conduire autrement). Il propose donc à Bella de manger un morceau pour se remettre d’aplomb, et durant la conversation (il la regarde manger, lui ne mange pas, hmmm, je n’en puis plus, quel suspens, quel est son secret ?), lui lâche qu’il sait lire dans les pensées, et que c’est comme ça qu’il a senti qu’Isabella était en danger et qu’il a pu arriver à temps et la sauver des gars bourrés. Ça ou le fait qu’elle était seule contre 6 gars en train de baisser leurs frocs en la tenant par les mains et que cette attitude pouvait sembler suspecte, allez savoir.

En rentrant chez elle, elle croise son père qui est sur une nouvelle enquête : un de ses amis a été tué par « le même animal » qui avait tué l’ouvrier dans son usine au milieu de la forêt magique. Papa Swan va donc enquêter encore plus fort, mais dans le doute, il file une bombe à poivre à sa fille pour se protéger. Bella est trop contente, avec ça, elle va pouvoir assaisonner ce qu’elle mange à la cantine du lycée.

Cette nuit là en tout cas, aidée de google, elle tape « Monsieur qui est tout blanc, tout froid, qui ne mange pas, qui est très fort, très rapide et très mystérieux« , et après divers sites pornos, tombe sur « Vampire« .

Ho !

Ni une ni deux, le lendemain, Bella va chercher Edward sur la parking de l’école et lui propose de partir se promener à pied dans la forêt mystérieuse juste à côté du lycée, ce qui est très pratique quand même. D’ailleurs, quand on veut taper la causette avec un vampire, il est recommandé de se mettre au beau milieu de la forêt, là où on mettra des mois à retrouver votre corps.  Bella a la logique d’une huitre, mais on ne lui en veut pas, puisque nous verrons plus loin que cela s’accorde parfaitement à la logique d’Edward.

En tout cas, au cœur des bois – où en plus son père lui a dit de ne surtout pas aller depuis cette histoire d’animal qui tue des gens – elle dit à Edward qu’elle connait son secret : il est un vampire. Il lui fait donc toute une scène genre « Hmmm tu as peur ? » et elle « Même pas, je t’aime ». Et il lui dit donc que c’est vrai, qu’il est un vampire, qu’il voulait boire son sang (ce qui l’a rendu nerveux au premier cours de bio), mais qu’il l’aime, et elle aussi lui dit qu’elle l’aime. Pour bien montrer qu’il ne déconne pas, Edward lui montre alors son secret (non, pas celui-là, un autre) en allant trouver une percée dans les nuages où le soleil filtre, et là il ouvre sa chemise :

Les vampires brillent de mille feux au soleil, ha bin ça alors !

Un vampire sur la côte un jour de canicule

Ce qui n’explique pas par contre pourquoi les vampires n’ont pas de poil au torse, au vu de cette scène. Apparemment, les morts-vivants s’épilent le corps pour tout se recoller sur la tête, ce qui expliquerait à la fois les sourcils et la coupe de cheveux. Mais ça il ne le dit pas à Bella, elle n’est pas encore prête. Dès lors, nos deux loulous décident de sortir ensemble, et c’est beau, tout le lycée en bruisse de rumeurs.

A l’occasion d’un autre rendez-vous Edward lui conte son histoire, le fait que le clan Cullen est effectivement une troupe de vampires, mais qui ne se nourrissent que d’animaux et laissent les humains en paix, le fait qu’il a été vampirisé en 1918 alors qu’il crevait de la grippe espagnole, etc. Et il ajoute que lorsqu’il fait beau, lui et ses potes ne sortent pas, sinon on va voir qu’ils brillent comme du strass sous les spots du Macumba.Du coup, on peut supposer que les journées à Forks, c’est soit tout moche, soit tout beau (tiens, aussi manichéen que le film dis-donc), parce que sinon, des journées avec des éclaircies, ça doit les rendre fous. Surtout vu que le clan Cullen est assez con pour se cacher dans un lycée, un endroit bien public, ou au moindre mouvement de nuage devant le soleil, il y aurait au moins 50 élèves pour hurler « Ya machin qui vient de se transformer en luciole géante ! ». D’ailleurs, oui, ce sont des vampires, ils ont la vie éternelle et qu’est ce qu’ils en font ? Ils vont au lycée, font leurs devoirs et sortent avec des midinettes de 17 ans qu’ils draguent à l’occasion de sorties scolaires en bus. Redoubler sa terminale depuis 90 ans, bravo Edward. Et bravo les Cullen. La logique vampirique est donc aussi mystérieuse qu’une forêt humide.

Edward en profite aussi pour révéler que « l’animal » qui aurait tué deux personnes ces derniers temps serait en fait bel et bien un vampire, mais pas un Cullen, donc, vu que eux ce sont de gentils vampires qui aiment les gens. Ho, et il lui dit aussi qu’il ne dort jamais et que toutes les fois où elle pensait rêver de lui dans sa chambre, bin en fait, c’était bien lui qui venait la voir la nuit pour la regarder dormir Heureusement, elle a la gentillesse de ne pas le traiter de pervers.

En raccompagnant Bella chez elle, il croise Jacob et son père qui viennent rendre visite à la famille Swan, et on a le droit à une des multiples scènes d’ambiance de ce type du film :

- *regard*
-*soulevage de sourcils*
- *regard*
-*rabaissage de sourcils*
- *mouvement fluide de sourcils*
0

Absolument formidable. A noter que selon le genre des scènes, le tout est ponctué soit de violons (scène sentimentale), soit de rock US d’jeun’z (le reste). Comme c’est profond.

Edward, lui, a décidé que justement, pour améliorer l’ambiance, il allait présenter Bella à sa famille de vampires. Ils vivent tous au milieu des bois, dans une superbe et luxueuse maison qui ne comporte aucun mur, étant intégralement composée d’immenses fenêtres et portes fenêtres, ce qui est très intelligent puisque comme ça, les jours de soleil, tous les habitants de la maison brillent de mille feux et sont visibles à des kilomètres à la ronde pour tous les promeneurs. Heureusement que lorsqu’il fait beau ils « restent à la maison pour se cacher« . On a pas la même notion de cachette alors. En tout cas, tout se passe bien, à part une vampirette qui méprise ouvertement Bella, et tout le monde rigole bien, les vampires sont vraiment une famille américaine moyenne comme les autres en fait.

Tenez, à tel point que qu’est-ce qu’ils proposent comme sortie à Bella ? Une bonne partie de base-ball au cœur des bois (partie où ils utilisent leur force et leur vitesse à foison), bois où je le rappelle, on les a prévenu que des vampires tueurs d’humains rodaient. Mais tant qu’à faire, pourquoi ne pas s’installer au milieu d’une clairière en tenue de base-ball pour crier très fort et attirer tout ce qui est méchant à 50 kilomètres à la ronde ?

Figurez-vous que c’est incroyable, cela attire justement les méchants vampires tueurs d’humains ! Les trois vilains (qu’on avait donc brièvement vu tuer les deux pauvres habitants du comté) expliquent juste vouloir jouer au base-ball eux aussi (ce sport réunit décidément tout le monde autour des vraies valeurs de l’Amérique). Hélas, le plus vilain d’entre eux (un dénommé James) sent qu’il y a de l’humaine à manger, et finalement, on frôle l’affrontement : tous les vampires se mettent les uns en face des autres en position de bataille.

Ha, vous ne connaissez pas la position de bataille vampire ? Levez-vous. Voilà. Pliez légèrement les jambes comme pour vous accroupir, et arrêtez vous à mi-chemin. Ensuite, tendez au maximum les fesses en arrière, comme une vulgaire lycéenne en boîte. C’est bon ? Maintenant, tendez les bras de chaque côté de votre corps tout en écartant vos doigts tant que possible. Voilà, vous êtes dans une position ridicule genre « Je me prépare à chier dans les fourrés » qui permet à tous les enfants de la terre de vous coller une raclée tellement vous êtes mal placé : et bien c’est la pose de bataille vampirique. Elle donne l’air très con, elle ne sert à rien, mais c’est comme ça. Les traditions, que voulez-vous.

La position vampirique de bataille en trois étapes

Isabella est cependant évacuée par Edward pour mettre fin à cette tension, sauf que… sauf que James, le vilain traqueur, a décidé qu’il allait malgré tout se faire Bella ! Voilà, il l’a vue, il l’a voulue, maintenant, il ne peut plus changer de cible. Le cerveau vampirique est donc, en effet, assez limité, mais passons.

Le clan Cullen décide de faire une super diversion, en envoyant différents groupes dans tous les sens se frotter aux arbres dans la forêt en portant des vêtements de Bella qu’ils ont pu récupérer (en les portant sur eux, hein : à la main, ça ne marche pas). Tels de gros sangliers tentant de faire du pole dance sur des hêtres, les voilà donc à brouiller les pistes pour tenter de perturber le flair de James le vampire monomaniaque. Cependant, ce dernier finit par comprendre la vieille ruse (comment ? On ne sait pas), et retrouve par on ne sait quelle magie la piste de Bella, qui se cache en Arizona (c’est vrai que tant qu’à faire, autant se cacher dans l’un des deux seuls états où l’on a passé sa vie, c’est plus facile), dans la ville où elle vivait avant d’aller à Forks (dieu qu’elle est bête), dans un hôtel (ça valait le coup de venir là) avec deux gardes du corps Cullen.

Seulement voilà : James le vampire, il décide d’utiliser une superbe ruse, la technique du « Allô, c’est moi le méchant. Haha, inutile d’avertir les autorités. Si tu ne viens pas dans tel endroit désert me rencontrer, je tuerai tous ceux que tu aimes. A tout de suite, bisous« . Cela marche à merveille (James a utilisé la technique en menaçant d’exécuter Maman Swan pour commencer) et dans un ancien studio de danse, James rencontre Bella, et tente de lui sucer son sang. Mais, ho, qui débarque ?

Edward bien sûr, qui, plus rapide que tous les autres vampires qui étaient déjà en ville et plus doué pour retrouver sa copine que ceux qui avaient même déjà l’adresse du studio grâce à une conversation tenue dans l’hôtel plus tôt entre Bella et ses gardes du corps, vient coller sa pâtée à James. Il est vite rejoint par toute sa famille de copains qui collent une raclée au méchant et le brûlent.  Et Bella dans tout ça ?

Bella est blessée, sa jambe a particulièrement pris cher, mais plutôt que de la transformer en vampire, le bon Edward la sauve, et la ramène dans un hôpital où sa famille la retrouve, avec pour seule explication sur toutes ses blessures un « J’ai glissé chef« . Bon sang, quelle excuse génialement crédible !

Au final, Bella et Edward reviennent au lycée pour le bal de fin d’année (Isabella croise brièvement Jacob qui dit l’avoir à l’œil), dansent (malgré le fait que mademoiselle aie une jambe bien entamée), sont heureux, et Bella tente bien de se faire vampiriser pour passer l’éternité avec Edward, mais toutes ses techniques (« Ho mon dieu ! Je me suis mis du chocolat pleiiiiin la jugulaire, qui va venir mordre dedans ?« ) échouent, et elle reste une humaine qui sort avec un vampire choucrouté.

Mais loin de tout ça, qui les observe ? Victoria, la vampire qui sortait avec James (le 3e vampire tueur d’humain, lui, s’est barré de ce film navrant depuis longtemps)… ho ! La menace pèse donc encore ? Va t-il y avoir un deux ?

Générique !

Ah bin oui, je crois pouvoir le dire : je suis bouleversé. Merci Twilight.

Rappelez moi : c’est bien ça, la nouvelle histoire à succès en vogue, non ? Hein ? Je me trompe, rassurez moi ?

About these ads