Parfois, la journaliste de presse féminine sent que sa fin est proche.

Mystère encore inexpliqué par la science actuelle, il semblerait que certaines rédactrices d’un nombre conséquent de magazines puissent sentir lorsque leur heure est venue. Un matin, après une longue carrière rythmée par les fashion weeks , les numéros spéciaux régimes de l’été ou les hors-série « Comment retonifier son gros cul après les fêtes« , la journaliste (si, allez : Nikos Aliagas prétend bien en être un, pourquoi pas elle ?) sent que quelque chose dans l’air a changé. De petits détails lui mettent la puce à l’oreille : l’acteur qu’elle a en fond d’écran n’a plus eu de premier rôle depuis un moment, son placard ferme chez elle, et pire encore, elle se demande si, en fait, les über-franges, ce ne serait pas moche. Alors qu’elle s’interroge afin de savoir s’il ne serait pas temps de reprendre ses études, et qu’elle commence donc à chercher le numéro de sa directrice d’école primaire pour voir si elle peut faire la prochaine rentrée en CM2, elle lâche brutalement le combiné, et soudain, elle réalise l’odieuse vérité.

Le fond d’écran qui date, les fringues en quantité raisonnables, les franges qui ne lui plaisent plus : elle est devenue ringarde dans son milieu.

Ni une, ni deux, ses collègues repèrent instantanément sa manière inhabituelle d’agir (elle glousse 20% de moins que la normale) et sentent naturellement ce qu’il en est : avant qu’elle ne contamine tout le troupeau, les bougresses se ruent vers son bureau dans un tonnerre de semelles compensées, puis assomment la fautive à l’aide du classeur servant à classer les photos de Justin Bieber. Une fois la malheureuse ainsi estourbie, une camionnette faisant quotidiennement la tournée des journaux de ce calibre (un métier difficile) charge l’animal et l’emmène jusqu’à sa nouvelle destination : un vaste hangar de banlieue parisienne entouré de miradors, où se trouve un journal qui prendra soin d’elle, mais ne la laissera pas pour autant imprimer quoi que ce soit sur papier. Un lieu où l’on sent bien que si le coeur est encore à l’ouvrage, le reste ne suit plus.

Ce lieu, c’est Elleraconte

Et lorsque l’endroit déborde, l’excédent est directement envoyé au Grand Journal

Cimetière des éléphants des rédactrices fatiguées, on peut ainsi y trouver quantité de conseils de séduction que, comme il se doit, je ne puis m’empêcher de partager avec vous tant leur qualité est tout simplement formidable. Ainsi Mademoiselle, vous pouvez découvrir en ces lieux maudits de précieuses astuces pour attirer l’attention d’un homme tout en évitant quelques erreurs classiques, et même apprendre à repousser de potentielles concurrentes. Evidemment, pour celles déjà en couple, vous trouverez tout de même de quoi enrichir votre quotidien.

Ainsi, prenons un exemple précis : Mademoiselle, vous êtes timide. Si. Vous aimeriez bien attirer l’attention de ce bel homme, là bas, au bar, cravate rouge au col et cheveux blancs en bataille, occupé à expliquer à la serveuse pourquoi elle a deux minutes pour monter dans son coffre si elle tient à ne pas faire couler son maquillage. Comment faire ? Pas de problème : la rédaction d’Elleraconte a la solution pour vous.

Le regard 

En effet, le regard est le premier contact que vous devez effectuer pour attirer son attention. Lancez-lui quelques regards furtifs, il comprendra. Il faut instaurer un contact visuel avant le contact physique.

Je sais, ce n’est pas évident évident comme ça, mais si : il faut d’abord regarder quelqu’un avant de le toucher. Non parce que si vous touchez les gens au hasard dans un bar, cela peut vite créer quelques malentendus. Evidemment, ce conseil ne s’applique pas si vous êtes dans un club échangiste, auquel cas, à vous douces folies si le coeur vous en dit. Idem si vous êtes par exemple Amadou et Mariam, mais pour d’autres raisons.

Bien. Vous avez repéré votre cible, et il vous a aperçue en train de le regarder brièvement ? Que faire maintenant, vous dites vous, rougissante ? Passons à la suite des opérations.

L’indifférence 

Une fois les petits regards lancés, faites comme s’il n’existait pas. A ses yeux, vous devez représenter un challenge pour lequel il doit se battre.

Oui, mais si vous n’avez pas le physique d’un challenge façon grand prix de Monaco mais plutôt du genre coupe champignon de Super Mario Kart ? Qu’importe : Elleraconte vous dit que ça marche ; en faisant du rien, ils tomberont tous à vos pieds. En fait, si vous merdiez avant, c’est parce que vous essayiez de faire un truc comme, je ne sais pas moi, parler. Quelle idée, auriez-vous oublié votre nature de femelle ? Bref : restez immobile, ne le regardez pas et ne réagissez à rien.

Ce qui explique les statistiques de la nécrophilie : les mortes sont de sacrées allumeuses si j’en crois ce magazine. Ce qui explique aussi d’ailleurs la présence de feux follets dans les cimetières du même coup. Balaise. On s’instruit par ici, dites-moi.

Mais trois autres sages conseils vous sont par la suite prodigués pour compléter ces deux-ci et laisser la magie agir :

  • prendre soin de soi
  • sourire
  • être naturelle

Parce que comme ça, ce n’est pas forcément évident du premier coup : mettre en avant son herpès est par exemple déconseillé par Elleraconte, et faire la gueule, voire insulter la grosse mère (vous supputez au pied levé) de votre cible, à mettre au rancard. Le « être naturelle » ne s’adresse bien évidemment qu’aux vampires, loups-garous, lectrices de Marc Lévy et autres créatures surnaturelles qui doivent ranger leurs éléments les plus effrayants pour ne pas faire fuir les habitants de notre plan si tristement banal. Je pense sérieusement que la donzelle qui a écrit ça regardait L’Exorciste tout en rédigeant sa chronique.

Evidemment, d’autres astucieux conseils vous sont prodigués en ces lieux, comme donc, les erreurs à éviter :

- La tenue provocante.
Les hommes aiment ça c’est vrai mais si vous l’êtes trop ils penseront à vous comme un objet sexuel et non comme une personne sensible. Si vous ne voulez pas d’une relation primaire ou d’une seule nuit évitez cela.

Du coup, ne pensez même pas à draguer à la plage : vous serez tout le temps un objet sexuel puisqu’en bikini. D’ailleurs, chacun sait que sitôt au contact du sable, le mâle se transforme en dangereux prédateur qui ne voit plus d’êtres sensibles autour de lui, mais uniquement des proies sexuelles. Ce qui a provoqué beaucoup de malentendu sur le tournage de « Bonne nuit les petits« , Nicolas devenant plus d’une fois berserk en fonçant sur Pimprenelle. Seule l’intervention de Nounours, ex-instructeur de close combat de la légion étrangère, a permis à la jeune fille de rester en un seul morceau durant de nombreux épisodes.

- La vulgarité.
Ne faites pas d’allusions sexuelles ou tendancieuses, vous passerez pour une gourde nymphomane.

C’est un domaine réservé aux hommes.

-Pas de politique.
Ne parlez pas de sujet comme celui la. Imaginez qu’il ne soit pas d’accord avec vous, cela mettra un froid entre vous. Préférez les sujets anodins mais pas superficiels. Lui raconter comment vous brossez vos cheveux ne fera que vous rendre superficielle à ses yeux.

Oui hein, c’est pareil : réservé aux hommes. Attendez, vous êtes une femme, vous n’allez quand même pas parler d’un sujet aussi complexe ? Je veux dire : parler de politique de manière ouverte et intéressante, c’est strictement impossible pour vous. Alors laissez ça aux grandes personnes, voulez-vous ? On vous a déjà filé le droit de vote, vous n’allez pas en plus débattre ou évoquer des idées, quoi, merde.

Je cherche Elleraconte sur Osez le féminisme… voyons voir… hmmm, non, rien. Visiblement, c’est parfaitement normal.

« Holala, moi vous savez, sortie de la cuisine et des poneys, hein, hihihuhuhuhuhihi »

-Ne parlez pas trop.
En dire trop c’est perdre votre attrait. Si vous racontez tout d’un trait que lui restera t-il à découvrir de vous ? Il n’y aura plus aucun mystère.

Bin oui, hein : s’il vous connait, vous ne serez plus intéressante, en fait. Vous n’êtes pas un être complexe et intriguant, le site insiste bien. En fait, je crois qu’il sous-entend depuis un moment que votre meilleure chance reste de fermer votre gueule.

Résumons : vous devez rester immobile, ne rien faire et ne rien dire. Et avec ça, ils vont tous tomber.

Mais pour votre beauté intérieure, hein, évidemment.

Cela dit, mettons : alors que vous étiez en train de faire votre autiste, comme Elleraconte vous le recommandait avec goût, voici que parait une autre donzelle qui elle, n’a pas lu le site et fait donc n’importe quoi, comme par exemple, aborder votre cible. Comment faire pour redevenir le centre de son attention autrement qu’en ayant les plus gros seins de la pièce ?

Aucun problème : Elleraconte dresse le portrait de vos ennemies potentielles, et vous donne d’astucieux conseils pour les bouter loin de là.

La marrante

Une fille marrante, c’est sournois. On la voit, bouille sympa, couettes au vent, faire la fofolle ou la bouffonne de service. On le voit, lui, rigoler de toutes ses (belles) dents. Dans votre tête, vous vous dites qu’il n’y a pas d’embrouille, qu’il trouve cette fille sympa, point barre. Jusqu’au moment où vous la voyez, pliée en deux (et sur lui), la main dans la sienne !

Visiblement, chez Elleraconte, une fille marrante a visiblement l’apparence d’une enfant de douze ans tirée d’un épisode de Corky. Bien que la chose soit intrigante, ce qui l’est encore plus, c’est que vous puissiez la voir « pliée en deux (et sur lui), la main dans la sienne » : en général à ce moment précis, on vous demande ce que vous foutez dans la chambre, sale perverse. Mais qu’importe, car voici venir une solution adaptée :

Comment l’éliminer ?

Ne venez pas sur son terrain, à moins d’avoir fait, vous aussi, l’école du rire. Inutile pour autant de vous la jouer cassante, n’est pas « Brice de Nice » qui veut ! Devenez plutôt sa copine. Eh oui, il est bien connu que les filles raflant la mise sont souvent celles de l’arrière garde. S’il est malin, il apercevra juste derrière la comique qui gesticule, une fille discrète, au minois charmant… c’est à dire, vous !

Voilà ; la stratégie ne change pas : faites du rien. Et priez fort pour que la jeune fille rigolote succombe à un arrêt cardiaque brutal, vous laissant ainsi le champ libre pour être repérée par le mâle que vous convoitez. Oui, parce que sinon, c’est mort (sans mauvais jeu de mot) : merci, Elleraconte.

Votre concurrente est d’un autre type ? Pas de problème.

L’intello

Mais de quoi parlent-ils ? Ça vous agace, à la fin ! Voilà une demi-heure que vous faites l’hippocampe, immobile et muette, à mater le ping-pong verbal entre elle et lui. Cette fille n’a pas les lunettes de la première de la classe, elle semble ni coincée ni gonflante… et elle peut parler des heures de jazz ou de cinéma iranien. Le pire c’est que Roméo semble accroc ! 

Oui, parce que normalement, une fille intelligente est coincée/gonflante/à lunettes, c’est connu.

Comment l‘éliminer ? 

Puisqu’il semble attiré par les filles « cérébrales », renseignez vous sur ses centres d’intérêts… et potassez ! Il aime l’opéra ? Révisez vos classiques ! L’écologie l’intéresse ? Blindez-vous en surfant sur des sites spécialisés… L’idée n’est pas d’être aussi calé que lui, au contraire : montrez-vous juste séduite par ce qui le touche. Il se fera un plaisir de vous initier à ses passions et devenir votre mentor ! Et il finira par délaisser « Gros Q.I. » !

Personnellement mon grand jeu consiste à fréquenter des lectrices de Elleraconte puis à faire des calembours nazis en soirée. Mes victimes potentielles suivant les précieux conseils de ce site féminin de qualité, je suis toujours heureux de les voir m’aborder d’un « Hey, salut, toi aussi tu aimes Himmler ? » « Aaaah, j’adorerais visiter Munich ! » « Tu sais, je trouve qu’Eva Braun était vraiment une femme très courageuse. » Il n’y a plus alors qu’à sourire en savourant ce délicieux flot de belles paroles, tel un délicieux nectar de manipulation de mauvais goût. Hmmm, c’est si bon.

Cela dit, après, si vous êtes vraiment joueur, vous pouvez proposer discrètement un petit anschluss à la jeune fille, mais là, chacun fait bien ce qu’il veut.

Si j’en crois Elleraconte, voici la photographie exacte d’une fille intelligente ET drôle

La pouf

Dans toutes les classes, il y en a une : on la voit, on la sent de loin… Habillée provoc, parfumée provoc, maquillée provoc, elle marche en reproduisant les mouvements d’un balancier de pendule. Tous les mecs se retournent, même LUI.

Comment l’éliminer ?

Patience est mère de sûreté ! Laissez aller. Jouez-la discrète, attendez votre heure. Car les filles qui plaisent à tous, et très vite, sont aussi celles qui lassent les premières. C’est comme une fraise Tagada posée sur une table : elle est là, disponible… trop disponible ! Vous pouvez, mais c’est mal, ébruiter le fait qu’elle s’est déjà emballée plein de mecs cette année. La vérité si tu mens ! La rumeur fera ensuite son travail, pour arriver jusqu’aux oreilles de Roméo…

La comparaison avec la fraise Tagada laisse rêveur. En tout cas, là encore, notez : surtout, ne faites rien. Attendez simplement votre tour, comme tout le monde, merde. Avec un peu de bol, et si vous êtes assez patiente pour attendre que Monsieur se lasse (au bout de 3 ans et 2 enfants, méfiez-vous tout de même), peut-être aurez-vous la joie de profiter de l’une des nombreuses MSTs qu’il aura ainsi récupérées.

Il n’y a pas à dire : tout cela vend terriblement du rêve.

La sportive

Qui dit sportive, dit corps de rêve. C’est elle qui saute le plus haut, court le plus vite, marque le plus de buts au hand. Elle a ce côté sain, belle des champs, qui peut plaire. Vous, vous n’êtes pourtant pas grosse, mais bon… la flemme, les gâteaux au chocolat…

Comment l’éliminer ?

Vous n’avez que deux possibilité : sois vous vous inscrivez dans un club de gym, sois vous emmenez le garçon sur un autre terrain : le vôtre. Invitez-le à goûter votre fameuse tarte au chocolat. S’il se resserre c’est bon signe ! A terme, il risque fort de préférer la paresse gourmande avec vous aux parcours de santé avec la folle du stade !

Attention tout de même : sportive = corps de rêve est une équation qui a été depuis longtemps prouvée comme étant fausse par la plupart des anciens pays du bloc de l’Est. Après, personnellement, offrir des confiseries et pâtisseries pour attirer votre cible, c’est une riche idée. Quantité de gens le font, nus sous leurs imperméables devant les écoles, et à ce qu’il parait que ça ne marche pas trop mal. Bonne idée.

Allez, soyons fous : vous avez réussi à harponner votre cible, mais maintenant, vous voulez la garder. Comment faire ? Et bien c’est simple, nous dit Elleraconte, il suffit de pimenter un peu le quotidien avec des idées qui font rêver. Comme quoi par exemple ?

Et bien avec, je cite « son propre jeu de l’oie« 

Je… ah oui tout de même. Moooui. Et donc ?

Un jeu de l’oie coquin compte 63 cases comme son modèle original, il se joue avec un dé et deux pions, un par joueur et se joue en couple. Sa règle est simple, le premier arrivé à la case « arrivée » remporte la partie, il doit s’arrêter précisément sur celle-ci avec le chiffre de son dé. Si ce chiffre est trop haut, il reviendra en arrière du reste de celui-ci.

Vous le voyez arriver, cet affreux moment où vous vous faites horriblement chier devant un plateau de jeu avec l’être aimé ? Pourquoi pas un Scrabble coquin ? Ou un bingo coquin ? Et puis ensuite mater un épisode de Derrick coquin et aller se coucher aussi, non ?

Sans compter que Mesdemoiselles, ne faites pas les innocentes : on sait très bien comment vous jouez. Ho, et Messieurs, j’en connais aussi chez vous, des mauvais joueurs puissance 12 façon « Ah putain non tu relances le dé, il est cassé sur le bord du plateau, ça compte pas là naaaan t’as pas gagné arrête tout à l’heure moi j’ai dû relancer alors tu relances !« . Je pense que ni la notion de « ludisme » ni celle de « coquin » n’ont été assimilées dans le coin. Ce truc est juste une sorte de rituel d’invocation de situation gênantes, mais avec un plateau moche en guise de pentacle.

Au départ, chaque joueur se place sur la case départ. A tour de rôle, vous allez lancer un dé pour définir le premier à jouer : celui qui aura fait le plus grand nombre commencera et les autres suivront dans le sens des aiguilles d’une montre. 

Oui, dans le sens des aiguilles d’une montre hein : sachant que ce jeu se joue à deux, il faut le préciser, sinon, pfiou, tiens je sais plus à qui c’est de jouer moi.

Joueur d’échecs mimant une montre avec le doigt pour savoir à qui c’est de jouer

Une fois que l’ordre de passage est établi, la partie peut commencer. Chacun son tour, le joueur lancera un dé et avancera de tant de cases que le dé l’indique. Votre chemin sera parfois paisible (cases simple passage), d’autres fois il sera bénéfique pour vous (cases récompense) mais aussi les autres fois, sera synonyme de dette que vous rendrez à votre partenaire ou d’effeuillage où vous devrez ôter un vêtement.

« Pourvu que je tombe sur la case fellation« , se dit Philippe en faisant rouler le dé dans sa main, notant que Valentine avait rajouté des cases « Vaisselle » drôlement érotiques à vue de nez. L’expression « piper ses dés » n’aura jamais été mieux employée.

Rah, mais fi des grivoiseries : poursuivons.

- En dehors des cases « départ » et « arrivée », le plateau contient 15 cases de simple passage où vous êtes en sécurité puisqu’il ne se passe rien. Elles correspondent aux numéros : 2 ; 5 ; 8 ; 11 ; 17 ; 20 ; 23 ; 28 ; 35 ; 37 ; 39 ; 43 ; 48 ; 51 ; 57.

Sachant que c’est un jeu pour faire des choses avec son ou sa partenaire, voir que l’on parle en termes si positifs du fait qu’il ne se passe rien est déjà assez inquiétant en soi.

- 13 cases sont des pénalités où vous devrez alors exécuter un gage à votre partenaire. Elles correspondent au numéros : 6 ; 9 ; 12 ; 18 ; 19 ; 27 ; 31 ; 36 ; 42 ; 45 ; 52 ; 54 ; 58.

- 12 cases sont des récompenses où vous aurez le plaisir de vous faire bichonner par votre partenaire. Elles correspondent aux numéros : 4 ; 7 ; 15 ; 16 ; 24 ; 29 ; 32 ; 40 ; 44 ; 49 ; 55 ; 61.

- 13 cases sont des cases effeuillage où vous devrez retirer un vêtement et le confier à votre partenaire (quand la personne est entièrement nue, cette case n’a plus d’effet). Elles correspondent aux numéros : 3 ; 10 ; 13 ; 21 ; 22 ; 26 ; 34 ; 38 ; 47 ; 50 ; 56 ; 59 ; 62.

Et quand vous vous retrouverez nus comme deux andouilles à jouer au jeu de l’oie, en sachant que Madame d’habitude a froid aux pieds même sous une couette d’un mètre trente d’épaisseur, provoquant dans le cas présent un refroidissement instantané de toute sa personne, vous pourrez sérieusement commencer à vous demander « Mais ? Mais qu’est-ce qu’on fout, là ? Germaine, qu’est-ce qui nous arrive, sommes nous devenus si cons ?« 

En fait, c’est tellement nul que je pense que Klaus Barbie a utilisé ce jeu durant ses interrogatoires (une variante sobrement appelée « Jeu du pas de l’oie« ) :

« Ach ! Ch’ai encore eu la ponne case, ja ? Je rechoue !
- Noooon… arrêtez, c’est odieux… lâchez ce jeu de merde ! C’est insupportable !
- Neiiiin, mein kleine freund, che rechoue, z’est le cheu. Ein, zwei, drei… hooo ch’ai ein gage ! Che tire ein carte !
- Pitié je… d’accord, je… je fais bien partie du réseau Liberté & Gratin dauphinois, mon supérieur s’appelle le Colonel Petipas, il a une chambre à l’auberge juste au sud d’ici mais j… pitié… lâchez ce dé…
- Ho ! Che rechoue encore ! Che m’amusse tellement ! »

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Mais ce n’est pas fini.

- 5 cases sont des retours de cases où vous reculerez du même nombre de cases que le dé vous l’indiquera en le lançant.

- 3 cases sont des retours à la case départ, si vous vous arrêtez dessus, vous êtes obligé de vous placer sur la case départ et de recommencer le parcours

Voilà : vous pouvez donc, au nom de l’érotisme, passer encore 45 minutes nus comme des vers, grelottant, à chopper la crève autour d’un plateau de jeu de l’oie fabriqué avec de vieux cartons de yaourts. Autant vous le dire : l’excitation sera à son comble à ce moment là, et, Mesdemoiselles, nul doute que pareille idée fera de vous une véritable déesse pour votre compagnon qui ne pourra même plus imaginer se passer de vous.

Ou alors, on retrouvera votre corps à demi-calciné au milieu de cartons non-identifiables, des dés coincés dans les narines, sur un terrain vague du côté de Mourmelon.

Voilà, définitivement, je crois que j’ai envie de dire : merci, Elleraconte.

Mesdemoiselles, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour nous faire rêver.

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