Jardins divers


Lecteur, lectrice.

Point d’inquiétude, l’article hebdomadaire arrive prochainement : il y sera probablement question de gens de petite taille, de dialogues tout pourris et de dévastation globale. Et non, ce ne sera pas un article sur la Corée du Nord, même si cela peut prêter à confusion, j’entends bien. Bref, que disais-je ? Ah, oui. Alors que vous devez d’ores et déjà être en train de jurer comme des charretiers face à ce honteux décalage de vos programmes, ce qui est très mal puisque votre maman ne vous a jamais appris à parler comme cela, chenapans, j’ai ici une petite annonce personnelle à faire passer. Comme l’an dernier à la même époque, il sera donc brièvement question de boulot (oui, un mercredi alors que c’est le jour des enfants) entre deux articles.

Ho l’autre. Comment il utilise son blog pour faire passer des messages persos, c’est vraiment dégueulasse.

Z’allez voir que si ça se trouve, il se sert de ce noble média pour recevoir des demandes en mariage. Honteux.

Mais donc, quel est le message en question, quand bien même il n’a aucun rapport avec ce blog ?

Il se trouve que mes vaillantes troupes ont déployé un truc qui s’appelle EnigmApp. Selon votre culture historique ou si papy était sous-marinier et a des quintes de toux quand on lui parle de sa jeunesse, vous ne verrez pas forcément la même chose dans ce nom, mais qu’importe.  Car ce bidule est donc une application iPhone et Android qui a le bon goût d’être gratuite et qui sert à différents trucs.

Truc numéro 1 : à l’heure où il y a environ 83 754 applications de tourisme, chacune pour un coin différent et évidemment pas compatibles entre elles, EnigmApp a un but (mais ce n’est pas le seul) : une application pour les rassembler toutes, et dans les ténèbres, les lier.

Sauron aime ça.

Ah bin hé, il faut avoir de l’ambition aussi.

En tout cas ça vous évite d’avoir 67 applications pour le même truc. Vous avez une application qui vous liste tous les sites où il y a des choses à faire, et vous choisissez uniquement ce qui vous intéresse. Et vous avez même un gros bouton "Parcours à proximité" comme ça quand vous arrivez quelque part, vous avez juste à appuyer dessus et voir ce que vous proposent les autochtones.

Truc numéro 2 : pour éviter d’avoir une application qui ne vous sert que 4 jours par an quand vous êtes en train de courir les champs (ça peut être plus souvent petit galopin, mais alors laissez-moi vous dire que ce n’est pas comme ça que l’on va redémarrer l’économie), on y trouve des trucs pour vous occuper dans le métro, les salles d’attentes ou pendant que vous faites caca.

Allez-y, faites semblant que c’est pas vous : vous croyez que personne ne se doute de ce que vous faites quand vous fourrez votre smartphone dans votre poche avant de disparaître aux waters ?

Donc, les trucs… et bien au lieu de vous proposer des visites (aux toilettes, c’est limité), il y a un gros bouton "Enigmes" qui permet de trouver des jeux plus ou moins idiots. Enfin que je dis "énigmes" et "idiots", on est quand même encore loin au-dessus de la séquence des énigmes dans Bilbo : parfois la nuit, je me réveille encore et je me fais chier rien qu’en y repensant. Brrr. Donc ? Ah oui : les moins idiots traitent d’enquêtes à suivre, les plus idiots traitent de comment survivre dans un film américain. Après, reste à savoir si c’est le film ou le jeu qui est idiot.

"Aaah nan mais haaan y a pas beaucoup de contenu là-dedans, dis !"

"Et puis t’es quand même un gros bâtard là vazy tu fais ta pub kesstudis ?"

Ah non mais ça on est complètement d’accord : c’est honteux. Moi les mecs comme ça qui profitent de leur tribune pour passer leurs messages persos, ça m’énerve vous n’imaginez même pas. Par contre on va arrêter tout de suite le tutoiement, sacripants. Parlons du contenu.

Truc numéro 3 : en fait, le contenu… vous le créez. Jeux, visites ou que sais-je, c’est comme un blog : c’est ce que vous en faites.  Non parce qu’à l’heure où l’on peut même échanger son logement avec un inconnu pour partir en voyage, ce serait bien le diable s’il n’y avait pas aussi des inconnus pour vous guider et vous proposer des circuits ou activités à faire autour de chez eux ou ailleurs.

Du tourisme participatif, comme dirait l’autre.

A vous la joie de perdre un bus entier d’asiatiques dans Paris en leur ayant proposé un jeu de piste si dur qu’on ne les retrouvera jamais.

Ce n’est donc pas très compliqué, vous vous connectez , et pif pouf, vous avez toute une interface et plein d’outils pour créer un peu de tout et tout modifier, jusqu’à l’apparence pour faire ce qui vous convient. Et un guide pour aller avec si jamais vous étiez perdus. Mais ça n’arrivera pas : il n’y a que des gens de qualité qui passent par ici. Vous pouvez donc créer ce que vous voulez, parcours ou jeu à faire dans le métro, le publier en privé (ça n’apparaîtra dans l’application que pour vous et les gens à qui vous filerez le code/flash-code), et éventuellement le soumettre à l’équipe qui après avoir vérifié que vous n’avez pas fait un jeu intitulé "Promène-toi avec Adolf", pourra le rendre public. A vous la gloire, donc.

Et pour les esprits chagrins : personne ne touche un radis dans l’affaire. Il n’y a de publicité ni sur le site, ni sur l’application (non parce que si vous faites un jeu d’ambiance et qu’en plein milieu il y a une pub pour des slips, merci bien). Donc oui, même toi l’étudiant ou le futur travailleur du monde de la culture ou du tourisme, tu peux briller en entretien en débarquant avec un truc sur smartphone présentant de manière concrète ce que tu sais faire en matière de médiation et faire pétiller les yeux de ton interlocuteur sans aligner un roupie (c’est beau).

La morgue, un truc que l’on m’attribue souvent, et pas seulement à cause de mon doctorat en nécromancie.

Bon, allez, un dernier point parce que ça commence à bien faire, ho. Il y a une ligne éditoriale sérieuse ici. Si je tenais le responsable de ce blog qui se permet de parler de trucs à lui, il entendrait parler du pays.

Truc numéro 4 : non parce qu’il faut bien payer la coke quand même (mais rassurez-vous, vous pouvez ranger votre carte bleue, on ne vous demande rien de ce type) : vous travaillez dans le monde merveilleux de la culture et/ou du tourisme ? Vous avez des contacts dans ce monde enchanté où on aime bien proposer des trucs pour guider, distraire et informer les gens ? Vous m’intéressez.  Puisque forcément, il y a une version professionnelle (pour les professionnels, mais oui, c’est étonnant) avec des trucs en plus dedans. Et puis comme ça, ça me fera une occasion de venir visiter d’autres contrées. N’hésitez donc pas à utiliser l’adresse de contact disponible en haut de ce site (celle qui sert aussi aux demandes aux mariages, c’est très polyvalent le internet).

L’argent qui n’aura pas servi à financer les achats massifs de coke sera entièrement reversé à mon projet d’un groupe de mercenaires internationaux les G.I Raymond, chargés de défoncer porte et margoulette de toute personne terminant un post Facebook par "qui osera partager ?". Autant dire que ça fait du monde, d’où le budget.

Ah, j’allais oublier :

Pour les intéressés, un employé sous-payé se charge du Twitter et du Facebook adapté. Enfin ce sera ça ou il sera viré. Vous pourrez donc suivre ses discrètes tentatives d’appeler à l’aide à cause de son patron tyrannique : c’est beau quand même, le XXIe siècle.

Il y a des choses en bêta encore, mais rassurez-vous : tout cela va évoluer (tant le site que l’appli). Si ça vous tente de jeter un oeil, n’hésitez pas à gueuler comme des putois dans le formulaire de contact de chez EnigmApp, ça sera transmis au contremaître chargé de fouetter les stagiaires.

Si vous n’avez rien eu à faire de tout cela, félicitations :  on va p’têtre pouvoir arrêter les conneries et revenir à de VRAIS sujets essentiels.

Comme Oblivion par exemple, dont le spoiler arrive bien vite si tout va bien.

Il y a quand même des priorités, ah mais.

Bon.

Comme je vous sens turbulents, je crois qu’il est temps de détendre l’atmosphère avec des cartes à jouer. Comme vous le savez, dans un bon débat – comme il a pu y en avoir pas loin d’ici il y a peu – il est aisé de se tirer d’un mauvais pas en utilisant le bon mot au bon moment. En effet, il existe principalement deux manières de débattre : celle consistant à argumenter avec son adversaire, l’occasion de devoir renforcer son argumentation tout en, pourquoi pas, apprenant un ou deux trucs et essayer de convaincre son auditoire, et la technique dite de l’indignation (puisqu’il en était sujet), permettant de se draper dans sa cape l’air outragé en expliquant qu’il ne saurait être question de répondre à un argument, et d’expliquer en quoi il est faux des fois que ça puisse convaincre quelqu’un (fous que vous êtes), en arguant du fait qu’il est rac/mach/droitdelhomm/cycl/paternal (biffez les mentions inutiles) – iste, et que donc, je ne mange pas de ce pain là mon petit Monsieur, le problème de ton argument, c’est toi !

Aussi vous propose-je tout simplement, loin d’un article, cette humble carte issue d’un célèbre jeu où la magie côtoie le pognon que vous pourrez suggérer à vos amis lorsqu’ils utilisent l’argument du néant, par exemple en les invitant à la découper sur leur écran, ou en cas de discussion direct, en leur agrafant sur la joue (vous êtes de gros taquins quand même).

Débat magique

Attention tout de même : si vos amis ont la référence au bas de la carte, vous n’êtes pas obligé de leur péter la gueule tout de suite. Tout comme s’ils ont utilisé des mots en -iste hors-catégorie, comme jeu de piste, moine trappiste ou copiste (sauf en référence à Jean-François, auquel cas c’est mot compte double).

Sur ce, je retourne tirer aléatoirement le gagnant du cigare et répondre aux demandes en mariage. C’est dur, la vie de blogueur.

Ah, les heures qui précèdent le nouvel an !

Alors que ces dames réfléchissent sur leur tenue du soir, hésitant entre robe de soirée ou tenue plus adaptée à la danse, et que ces messieurs hésitent entre chemise et chemise avant de finalement s’arrêter sur la seule qui est repassée, chacun pense à ce qui l’attend ce soir : nourriture en quantité, boisson à volonté, et bien évidemment, une séance de textos d’environ une heure et demie à minuit qui viendra comme chaque année mettre en avant le fait que finalement, les seuls avec qui l’on aura pas échangé à minuit seront ceux présents dans la même pièce que vous.

Pourtant, j’ignore si c’est ce changement d’année, le fait que les blagues sur la fin du monde ne soient plus là pour les occuper sur Facebook ou tout simplement la lune, mais il semblerait que nos amis les geeks, eux, ne soient pas restés en reste : en effet, ces trois derniers jours, ma boîte mail a été envahie de malandrins venant défendre Le Hobbit, avec, à plusieurs reprise, le terme "incriticable" présent dans leur argumentaire.

Aussi, et puisqu’aujourd’hui, vous avez autre chose à faire que lire un pavé (si ce n’est pas le cas, trouvez vous une saine activité comme par exemple répertorier tous ceux qui prétendent sur Twitter être à une super soirée mais trouvent encore le temps d’envoyer 3 messages à la minute), je me contenterai donc d’illustrer cette curieuse incohérence avec une simple image.

Fonctionne aussi si vous expliquez que Star Wars, c'est quand même bourré de trucs foireux, ou qu'Harry Potter se vautre toutes les 3 pages

N’hésitez pas à changer le livre saint dans le premier cadre en fonction de vos besoins et interlocuteurs, en le remplaçant par exemple par la Bible ou 50 Shades of Grey. Ho, et vous pouvez cliquer si vos yeux se plissent trop.

D’ici là, n’oubliez pas : jamais plus d’un demi-GHB dans le champagne.

Chaque année sur ce blog, la tradition veut qu’il y ait un petit mot de Noël.

En effet, à l’heure où certains sortent du coma en se demandant ce qu’ils font dans un caniveau avec une demi-bûche sur la joue, et où les statistiques du nombre de cirrhoses dans le monde viennent drastiquement d’augmenter, il n’y a pas de raison que le lecteur repu ne puisse pas avoir un mot tendre et doux. Aussi, et comme il se doit, je me permets de vous donner une fameuse citation d’un Noël passé :

"Non, la couronne, c’est le cadeau de papa, tu n’y touches pas. Continue de brailler et j’invente l’école, ça va te calmer petit morveux !"

Charlemagne s’adressant à son fils Pépin durant son sacre, 25 décembre 800

Mais où est donc passée cette époque bénie où, plutôt que d’offrir des cravates, on offrait des empires ? Le Noël actuel manque diablement de panache.

En attendant, joyeux noël et bon courage pour retirer tout ce vomi du tapis.

Ce blog a eu 3 ans ce 26 juin.

Si vous n’en avez pas grand chose à faire, fieffés fripons, sachez que ce n’en est pas moins pour le maître des lieux une excellente occasion pour se laisser aller quelques jours ; il ne faudra donc guère vous attendre à un article avant la semaine prochaine parce que bon, hein, ho, ça va,  on a bien le droit de glandouiller pour son anniversaire tout de même ! En fait, c’est même vous qui devriez travailler pour le coup, m’envoyant divers présents tels des boîtes de cigares exotiques, des tonneaux de brandy ou des caisses de cravates (un accessoire qui s’use très vite sitôt que l’on apprend à s’en servir pour stranguler autrui lors des soirées où des gens proposent de jouer au Time’s Up), ou pour les moins aisés, en surchargeant mon auguste boîte mail de messages débordant d’amour, de réalisations graphiques à ma gloire, ou même de CVs de candidates pour ma cave. Enfin, je vous connais, petits ingrats, et je vous pardonne par avance, car ma mansuétude est grande.

Bref, faisons le point.

Cette année, le rythme n’a guère ralenti, se maintenant à 1 article par semaine comme le veut désormais la tradition, ce qui est plutôt pratique car permettant à l’auteur de tapoter quelques âneries avant de s’en retourner à d’autres activités, comme par exemple, la chasse à courre sur blogueuses mode, ce qui prend plus de temps qu’on ne le croit tant il faut entraîner ses chiens à bien rabattre la bête sans tenter de dévorer ses poches pleines de macarons dans l’affaire. Vous n’imaginez pas, mais passons. Oui, disais-je : ce rythme d’écriture a permis à ce blog d’atteindre un total de 200 articles, ce qui, lorsque l’on connait la longueur moyenne de l’un d’entre eux, laisse supposer qu’il vaut mieux aller chercher un opticien comme sponsor avant de se lancer dans l’exploration des archives.

Par ailleurs, et à titre informatif, ce blog risque de se draper d’une nouvelle charte après trois ans de bons et loyaux services de celle-ci, ne vous étonnez donc pas si vous venez à tomber prochainement au milieu d’un joyeux bazar qui durera probablement seulement quelques minutes (du moins,  faut-il l’espérer), c’est normal. Vous pourrez donc derrière lancer des "Hooo !" et des "Haaa !" en découvrant la nouvelle version une fois que celle-ci aura vu le jour, un peu comme les candidats de D&Co lorsqu’ils découvrent leur nouveau salon (avec un petit effet spécial de paillettes pour la transition), un peu avant de pleurer. Probablement parce que les choix esthétique de Valérie Damidot font réagir les canaux lacrymaux plus que le bon goût, mais là n’est pas le sujet.

3 ans, c’est par exemple la durée de vie moyenne du hamster. Vous ne pourrez pas dire que vous ne vous instruisez pas avec ce blog, ah mais.

J’en profite, amis lecteurs, pour parler un peu de vous, en citant tout comme l’an dernier quelques-uns des pervers mots-clés que vous avez tapé dans les moteurs de recherche pour atterrir ici, et qui ne cessent de m’émerveiller. Parfois, je me pose de sérieuses questions sur la nécessité d’instaurer un permis de circuler sur internet. Tenez, rien qu’aujourd’hui, nous avons eu :

  • Le type qui déclare sa flamme à Google, parce que c’est une sacrée coquine

tu es comme la musique pour moi. je suis devenu accro, t’as voix m’a envouté et porté comme une note de musique qui venait d’être jouée. je me suis 

  • Le trépané qui tente d’écrire avec des lunettes 3D ((fanfaron, si tu me lis, regarde : mon mépris est si grand qu’il sort de l’écran, ton voeu est exaucé !)

j ai une tèlephision avec l apllication 3d et les luneete je veux un film 3d pour que je puise voir lles choses sortirte de l ecran

  • Le garnement qui n’a pas fait ses devoirs, et c’est très mal

transformer cette phrase au style direct : qui avait mis ce carton la , sur son lit ? peut-etre qu’un autre gars de la chiffre avait décidé de s’installer ici , sous 

  • La damoiselle qui a compris le seul intérêt d’un jeu bien connu

se masturber avec un totem de jungle speed

  • Le psychopathe qui a des problèmes tout à fait contemporains (Philippe le Bel approuve cette recherche)

comment buter les connard de templier

  • La cinéphile qui ne se rend pas compte que sa recherche va lui renvoyer plus de pornos qu’autre chose

comment s’appelle le film ou une fille recoit une pluie d or

  • Et enfin, pour terminer, le poète scatophile

la vie d’un etron me calme comme le bruit de la mere

Chhhhht. Ça se passe de commentaire. Savourez (si je puis dire), tout simplement.

Et tant qu’à parler d’exploits de certains sur internet, j’en profite comme chaque année pour remercier les courageux qui n’hésitent pas à envoyer par mail les coquilles qu’ils ont repérées dans les articles publiés ici, voire à me signaler que j’ai confondu un T-1000 avec un T-800, ce qui est proprement scandaleux même s’il parait que le fait qu’un homme ne soit pas un expert en modèles de robots du futur est plutôt bon signe pour sa vie sexuelle, mais ne nous engageons pas sur des sentiers qui pourraient nous renvoyer à des requêtes de moteurs de recherche précédemment évoquées. Non, tant qu’à parler de mails, je rappelle aussi qu’il y a une F.A.Q pour vous éviter bien des efforts quant à savoir si je prends des notes au cinéma ou pour savoir quelle procédure suivre pour une demande en mariage, et qu’il y a toujours possibilité pour le reste de passer par la rubrique contact. Par ailleurs, la page Facebook est toujours ici, et le Twitter de toujours , même si je n’ai toujours pas compris si les propos concernant mon manque de bavardise sur ces supports tenaient de la critique ou du compliment. Dans le doute, je choisirai le second. Pour tout le reste, les commentaires sont là ; à noter que comme le veut une fois encore la tradition, j’essaierai d’être plus présent dans ceux de ce post. Ce sera moins festif qu’une soirée brandy, mais on fait ce que l’on peut les enfants.

Voilà !

Et à la semaine prochaine pour une reprise du rythme habituel du blog, et probablement un peu de mauvaise foi (attention, un discret euphémisme se cache dans cette phrase, saurez-vous le retrouver ?).

Cher lecteur, chère lectrice,

L’article de cette semaine sera fort retardé, ce qui est scandaleux, j’en conviens : brûler des voitures, briser des vitrines ou regarder "Les Frères Scott" en boucle pourrait vous sembler être un moyen simple de faire passer l’indignation qui vous gagne, mais n’en faites rien, malheureux !  Surtout pour les Frères Scott, parce que tout de même, il y a des extrémités auxquelles les êtres humains ne devraient jamais arriver.

En effet, pour d’obscures raisons, il se trouve que ces dernières temps ont été fort prenants pour le maître des lieux (ce qui ne l’a pas empêché d’aller voir Men In Black 3, l’un des films les plus téléphonés de l’univers, on constate donc bien que ce petit sagouin se moque du monde, mais pas autant que certains réalisateurs tout de même), et que par conséquent, il parait compliqué d’écrire un article, la chose sera donc retardée de quelques jours.

En attendant, et pour ceux qui n’auraient pas vu passer le petit message sur Twitter, j’en profite pour passer une petite annonce n’ayant pas grand rapport avec ce blog :

  • Vous bossez dans le tourisme/le milieu de la culture (musée, monument, parc naturel, structure recevant des visiteurs)/une collectivité qui reçoit du monde ?
  • Vous avez des contacts formidables dans ce monde magique ?
  • Vous voulez présenter un truc à votre chef qui lui fera dire "Diable, excellente initiative Roubieux, vous avez bien mérité une prime" ?

N’hésitez pas à me contacter en allant jeter un coup d’oeil du côté du bouton "Contacter l’auteur" en haut à droite de ce site, le même que pour envoyer vos demandes en mariage et en coups de pelle, car j’ai peut-être un truc qui pourrait intéresser votre joyeuse structure (vous la voulez, cette prime, Roubieux ?).

L’objectif étant, bien sûr, de pouvoir non seulement en tirer bénéfice pour continuer d’acheter les packs de yaourts avec lesquels je nourris les gens occupant ma cave (stagiaires, lectrices audacieuses, Kiki le rancor), mais aussi d’enfin pouvoir m’acheter un slip en diamant (tout ceux qui vous diront "Mais c’est inconfortable" n’en ont jamais enfilé un, demandez-leur, vous verrez ; ce ne sont là que préjugés de jaloux) et surtout, de racheter Facebook dont j’organise la chute en bourse depuis un petit moment pour le racheter à vil prix, pour enfin, pouvoir ajouter un bouton "Je n’en ai rien à foutre" à côté de "J’aime", mettre en place un système qui remplace tous les statuts se terminant par "colle ceci sur ton mur !" par "Je suis un étron coulant sur un clavier", et taguer automatiquement Michel Drucker à chaque fois qu’une photo de yorkshire est postée par quelqu’un n’importe où dans le monde.

Voilà.

Pour celles et ceux qui ne se sentent pas concernés, et pour tous les autres d’ailleurs, comme annoncé, le prochain article arrive lui aussi rapidement que possible, parce que bon, ça va bien 5 minutes les petites annonces, mais c’est un blog sérieux ici, qu’est-ce que c’est que ce post qui fait moins de 5 pages ?

Scandaleux on vous dit.

Le nouvel an approchant, comme bien d’autres, me voici fort pris.

Non pas par de folles descentes à ski afin d’arriver le plus vite possible au tire-fesse en base de la pente pour avoir à nouveau la joie de faire la queue durant une heure pour 21€ la journée, mais bien par divers projets qui ne sauraient attendre.

Aussi, et étant donné l’imminente arrivée de l’année 2012, je me contenterais aujourd’hui de placarder cet humble appel sur le blog, afin d’en finir avec la blague la plus redondante de l’humanité pour les 12 prochains mois.

Vous aussi, rejoignez la résistance.

Oui, je sais, il a un peu d'avance, mais vous n'allez quand même pas chipoter. La chose est disponible en plus grand par simple clic si vous n'arriviez pas à lire, les paupières gonflées par la fatigue et l'alcool frelaté.

Nous nous retrouverons donc dès la semaine prochaine, en 2012.

D’ici là, festoyez bien, attention aux lendemains de raclette, et les filles, n’oubliez pas de surveiller vos verres, particulièrement si vous m’avez invité, évidemment.

Quant à toi, petit gouape qui enverra des messages impliquant la fin du monde par SMS dès minuit en compagnie de tous tes amis autistes, je te souhaite de mourir étouffé par tes propres remontées gastriques qui, avatars de mon aigreur, devraient te permettre de connaître une apocalypse anticipée dans un festival de bulles de vomi colorées. Nul doute que les pompiers s’émerveilleront de pareil feu d’artifice liquide si approprié à l’heure des fêtes.

Traditionnellement, sur les blogs, on trouve des messages souhaitant à tous et toutes un excellent Noël.

Aussi, et étant donné l’heure tardive, je me permets de vous souhaiter un excellent post-Noël, c’est-à-dire, ce moment béni où vous avez mal au bide, l’impression que les huîtres n’ont pas abandonné la partie et meurent d’envie de remonter jusqu’à votre trachée pour en finir avec vous (ce qui est bien évidemment faux : l’huître n’a jamais voulu s’en prendre à votre trachée, mais directement à votre cerveau afin de prendre le contrôle de votre corps et lui faire réaliser des choses abominables comme par exemple, faire tourner les serviettes en chantant Patrick Sébastien), ou que les escargots ont commencé une messe noire dans vos intestins (les gastéropodes sont nombreux à vénérer le Malin). ; bref, en ces instants magiques où le plus beau présent que l’on pourrait vous faire se nomme "bicarbonate", permettez-moi de vous souhaiter un joyeux post-Noël.

Et comme chaque année, selon la tradition de ce blog, je vous laisse avec une célèbre maxime de Noël.

"Mes chers amis, c’est Noël : et si nous en profitions pour créer un truc tout rouge, prétendant distribuer les richesses et qui s’en prend aux enfants ?"

Ludovic-Oscar Frossard, 25 décembre 1920, au discours d’ouverture du congrès de Tours qui vit la naissance du Parti Communiste Français

"Allons : je suis rouge, je viens du froid, j'exploite des lutins au nom du bien de la collectivité... connaissez-vous plus communiste que moi ?"

Bon courage à vous et vos sucs gastriques.

Bons lecteurs, braves lectrices,

Je me permets de publier ce bref billet afin de vous avertir que le prochain article devrait avoir quelques jours de retard : en effet, tel un fieffé galopin un jour de foire, me voici trépignant d’impatience à l’idée de la sortie imminente du prochain film qui fera rêver femmes et enfants :

Les Trois Mousquetaires – 3D

Evidemment, le taquin s’exclamera : "Fainéant ! Voici ; cette semaine, vous auriez ainsi pu produire deux articles au lieu d’un, profitant de cette belle occasion pour traiter d’un côté de cinéma, puis de l’autre du sujet de votre choix, mais voici que las ! Vous vous contentez du minimum syndical !" (même si je sais que le lecteur lambda dira plutôt "Fait iéch’, qu’esse qu’euj’ vais lire au boulot ?", mais bon, hein, laissez-moi faire mes suppositions en paix), peu avant que je n’envoie mon ami Alim, étrangleur ottoman de son état, s’occuper de ce gourgandin qui se permet de réclamer des choses, alors que, hein, dis donc, j’suis pas à ton service. Il y a vraiment des lecteurs qui se permettent de ces choses, je vous jure, c’est tout bonnement scandaleux.

Bref, dans tous les cas, je voulais souligner que si je reportais toute mon énergie sur un prochain article que j’espère produire avant la fin de la semaine, c’est tout simplement parce que ce film risque de nécessiter un effort surhumain pour être visionné. Pour ceux qui en douteraient, permettez-moi de vous soumettre le synopsis :

L’impétueux jeune d’Artagnan et ses trois légendaires compagnons, Athos, Porthos et Aramis vont devoir s’unir et combattre tous ensemble un mystérieux agent double, Mylady de Winter et son employeur crapuleux, le cardinal Richelieu, afin de les empêcher de s’emparer du trône français et d’éviter que l’Europe toute entière sombre dans la guerre.
Nouvelle adaptation en 3-D du roman "Les Trois mousquetaires" d’Alexandre Dumas…

Je sens que cette dernière phrase à elle seule, déjà, soulève moult sourcils derrière les écrans : il est donc évident que je ne saurais ainsi laisser votre pilosité faciale en suspension sans l’achever comme il se doit. Voici… la bande-annonce !

Permettez que je liste, tout de même, ce que contient ce film :

- Des ninjas. On se souvient qu’Alexandre Dumas avait une véritable et sincère passion pour ces mystérieux personnages, qui au XVIIe siècle, triomphaient en Europe, puisque c’était le siècle des collants. Louis XIII posait des pièges à ninjas partout dans son palais avec de gros sushis pour attirer ces créatures nocturnes dans d’immenses tapettes

- Des gens qui regardent la ville de haut, perchés depuis un toit, drapés dans leur cape. C’est de là que vient la célèbre posture des super-héros, puisque sous l’ancien régime, nombre d’entre eux faisaient régner l’ordre dans Paris. On se souvient de Mousquet Furieux, le duelliste qui inspira le Punisher, ou encore de l‘Homme-Mulot, un riche courtisan du nom de Brice de Saint Wayne autrefois effrayé par les rongeurs qui, ayant surmonté sa peur après la mort de ses parents, tués par la petite vérole, devint justicier à la cour de Louis XIV (il faisait donc justice sur Versailles et une lieue alentour, son Mulot-Carrosse ne lui permettant pas d’aller plus loin s’il voulait rentrer à temps)

- Des gens qui font wiki-wiki-wa avec leurs épées

- Des bateaux volants. Autre classique du XVIIe siècle, puisque l’on se souvient que la mer était alors considérée comme "Pour les ringards" . C’est aussi de cette époque que date RyanAir et l’aéroport du Bourget.

- Milady de Winter la yamakazi, puisqu’un bon film d’époque se doit d’avoir sa fille à cheval/qui combat à l’épée/féministe avant l’heure pour ne pas être considéré comme sexiste. J’espère que pour les mêmes raisons de satisfaction des peuplades opprimées, ils auront fait d’Athos un mousquetaire de Tijuana, et qu’aidé de Porthos N’Gomma et D’Ara Mis Fun Teng, ils combattront les méchants.

- Des ralentis dans tous les sens. Mais si, vous savez, comme dans 300, le film où on a l’impression que quelqu’un a collé Michael J Fox devant un gros bouton rouge "ralenti"

- Milla Jovovich : quitte à me répéter, pourquoi s’enquiquiner à tourner des films en trois dimensions si c’est pour travailler avec des femmes en deux ?

- Des canons à répétitions (et je ne parle pas des canons du cinéma américain, même si ça marche aussi)

- Des pièges à ninjas, comme annoncé au début, qu’esquive à merveille Milady de Yamakazi au ralenti histoire de combiner tous les trucs du film d’un coup des fois que quelqu’un n’ait pas compris jusqu’où les limites du n’importe quoi étaient repoussées

- Des lance-flammes à manivelle (sans la manivelle, les gens n’auraient pas trouvé ça crédible)

- Des gens qui se battent trois plombes à l’épée, sautant de plate-forme improbable en lieu impossible en utilisant ou non des cordages qui passaient par là (je pense qu’Orlando Bloom a ramené avec lui l’équipe de Pirates des Caraïbes)

- Des explosions dans tous les sens (non parce que sinon, on ne comprend pas forcément qu’il y a de l’action)

Voilà.

François Ravaillac - 3D, bientôt dans vos salles

Maintenant, je crois que vous comprenez aisément pourquoi je vais avoir besoin de temps pour rassembler les forces nécessaires à l’assaut de pareil monument cinématographique.

A dans quelques jours, donc. En attendant, n’hésitez pas à montrer la bande-annonce à vos amis n’ayant encore jamais expérimenté le concept de transformation instantanée en fontaine à vomi. Un classique des bonnes blagues de tout open-space qui se respecte.

C’était un soir de septembre.

Il commençait à faire un peu froid, là, dehors, sous le ciel nocturne. Elle et moi nous étions abrités dans la chaleur d’un petit bureau, seulement illuminé par quelques spots aux couleurs mordorées qui lançaient sur les murs alentours des reflets de cuivre ; je me souviens particulièrement de l’odeur, l’air du soir semblant empli des effluves des feuilles de thé qui venaient fraîchement de remplir leur office ; pour qui a quelque peu roulé sa bosse, il y a dans cette fragrance un je-ne-sais-quoi qui n’est pas sans rappeler l’arôme flottant au large d’Hong Kong, au crépuscule, lorsque debout à l’avant d’une jonque au bois craquant, on peut observer les lumières sur le port aux parfums, là-bas, sur le delta de la rivière des Perles. Enfin si on a le nez fin et qu’on arrive à se concentrer sur autre chose que sur les cris des prostituées à fond de cale, sinon, tout ce qui fouette nos naseaux, ce sont les effluves en provenance du poste arrière où se situe le moteur diesel pétaradant au même rythme que le marin le maniant. Bref.

J’étais fort occupé à mes travaux, ne la regardant que de temps à autres en lui jetant un regard tendre lorsque soudain, tout a basculé. Je ne saurais expliquer précisément comment c’est arrivé, ou pourquoi, mais soudain, je me souviens qu’elle était dans mes bras, fébrile, incapable de faire le moindre mouvement. Je pouvais lire sur elle que c’était la fin ; une seconde, elle était radieuse, l’autre, mourante. Il n’y a pas de mots pour expliquer le désarroi qui peut emplir un homme dans ces moments là.

"Non !" avais-je crié, désespéré, la gorge serré, incapable même dans ce moment là de lui dire qu’elle était la seule créature dont je ne pourrais me passer, même quelques jours. Elle m’était devenue indispensable sans que je le sache. Ma douleur était telle que j’ignore si j’ai imaginé le dialogue qu’il y eut entre nous, tout ou en partie. Je crois que j’avais vraiment envie de l’entendre me dire quelques derniers mots.

"Je… désolé Odieux je… je suis foutu… je… hnng… je… 
- Non ! Accroche-toi bon sang ! Je vais appeler des secours, tu vas voir, ils vont te retaper en moins de deux !
- Je… c’est… argh… dis-moi… de… de quelle couleur est ma diode ?
- Petite box, non ! Je… ta diode va très bien, je t’assure ! Elle est parfaite !
- Ne me mens pas… elle… elle est jaune, n’est-ce pas ?
- …
- Je le savais… je… je l’ai senti…
- Arrête ! J’ai connu d’autres box avec des diodes bien plus jaunes que la tienne, et aujourd’hui, elles vont très bien ! Pense à tout ce qui t’attend ! On va retourner sur le web, toi et moi ! On regardera des vidéos de chatons avec de la musique, ou des clips minables avec des mecs qui mettent "SuperThothor 79 Production présente" durant 10s au début ! 
- Ah… ahah… ne… ne me fais pas rire…"

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Adieu, Bobox. Tu as rendu de fiers services à la nation : nous enverrons à ta maman, un petit modem 56k du Kentucky, une facture pliée en 4 sur ton emballage d'origine

Sa diode luisait de plus en plus faiblement, alors qu’au travers de mes yeux voilés par les larmes, je composais péniblement le numéro de la hotline. La suite, je ne m’en rappelle guère ; tout est confus. Je me souviens avoir dû composer douze numéros différents et patienter 1 minute de hotline (soit 15 dans le monde réel) pour enfin avoir quelqu’un prénommé "Jean-François" d’après ses dires, bien que son accent me laissait supposer qu’il se foutait vaguement de ma gueule (je n’en dis pas plus : chacun aura compris que je voulais bien évidemment évoquer un charmant accent liégeois, sous-entendant que son vrai nom devait être Eudes-Baudouin). J’ai aussi des visions dans lesquelles je débranche puis rebranche mon matériel pour la 23e fois, sachant que ça a échoué les 22 fois d’avant mais que c’est "pour voir" ("Et maintenant, que fait la box ?" – "Attendez, je regarde… ah, oui, je crois qu’elle me fait un doigt"), bref. Je crois aussi qu’à un moment, le type a demandé quand la ligne avait été coupée ; j’ai répondu un truc à base de surf sur le site de la bibliothèque de France ; je me voyais mal lui avouer que c’était probablement une surcharge de photographies de Jordan Carver prenant sa douche qui avait dû avoir raison des circuits imprimés de la petite créature que je tenais fermement contre moi.

"Je… je suis foutue, hein ?
- Non ! Non ne dis pas ça !
- J’ai bien entendu… il t’a dit… ce… ce Jean-François… qu’ils allaient me remplacer sous 10 jours… alors pour toi… tout ça… ça ne représentait rien ?
- Je… si… si, bien sûr je…
- Tous ces sites girlys que l’on a consulté ensemble… ces articles de "Elle" lus en cachette…
- Mais ?! Mais chhhht !
- Ces moments passés à lire les commentaires de chez Diglee…
- Chhhhhht ! Je ! Bon sang !
- Et la fois où tu as regardé en entier une vidéo de Benjamin Lanc…"

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Il y eut un léger craquement, lorsque l’outil s’abattit sur la petite machine ; comme toutes, elle s’était battue jusqu’à la fin. Comme toutes, elle n’avait pas voulu abandonner.

Comme toutes, il lui avait fallu un bon coup de pelle dans la gueule.

Bref, lecteur, tout ça pour vous dire :

- Je n’ai plus internet pour quelques jours, en dehors de sur mon téléphone

- Donc comme toujours dans ces cas là : si je vous lis, je mettrai plus de temps à répondre

- Il faudra attendre un peu pour un "vrai" article

Voilà jeunes gens. Maintenant, bourgeois disposant d’internet, allez donc gambader ailleurs, petits chanceux.

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