La parité, c’est important.

Non, c’est vrai : ici, il y a peu, nous distribuions de bons conseils grâce au désormais célèbre site « Art de Séduire » afin d’aider les lecteurs malheureux à trouver l’âme sœur à l’aide d’accroches aussi élégantes que « Combien coûte ton cul ?« . Si personne n’aura ici le moindre doute quant à la surpuissante efficacité de cette technique (je salue ici tous ceux qui ont gagné +6 en charisme grâce à l’audacieuse stratégie), j’imagine bien que mon lectorat féminin a pu en prendre ombrage.

Par jalousie je suppose, quoi d’autre ?

Aussi, lectrices, il ne saurait être question de ne pas vous faire profiter à votre tour de fameux conseils afin de mieux comprendre l’homme, cette créature à la fois mystérieuse, fascinante et plutôt velue (hors boys band). C’est pourquoi nous traiterons aujourd’hui d’un ouvrage trop méconnu et vous étant destiné, Mesdemoiselles (Mesdemoiselles hétérosexuelles, je précise : les autres, à l’heure qu’il est, vous devez cuver votre champagne pour célébrer votre nouveau droit de faire tourner les serviettes avec votre dulcinée) :

Ce que veulent les hommes

On aurait pu s’en arrêter à la couverture, en fait

Ce fantastique ouvrage écrit par « trois célibataires » (ne vous demandez pas pourquoi) explique sans rire dès sa couverture vouloir « briser l’omerta pour nous révéler ce que les hommes ont dans la tête et dans le cœur« . Une omerta, donc, qui après s’être faite tataner la margoulette par cet ouvrage du courage, révélera tous les secrets pour que vous, viles femmes, n’ayez plus à relire 5 fois le SMS que vous venez de recevoir pour savoir si « :) » cache en fait une discrète révélation sentimentale.

C’est ça. Faites semblant que c’est pas vous.

Mais plutôt que d’étudier tout le livre, allons donc en voir la synthèse sur le fameux site « Heureuse en amour » (si, si) où une rédactrice a pris grand soin d’en tirer la substantifique moelle avant de conclure :

Une chose est sûre, ce livre a un peu changé ma vision des hommes mais également celle du couple. La vérité n’est pas toujours facile à entendre, mais elle est nécessaire pour nous permettre d’aborder les relations entre hommes et femmes avec plus de réalisme et de sérénité. Je me servirai très certainement de tout ce que j’ai appris pour réajuster certaines attitudes face aux hommes et ainsi améliorer nos rapports communs.

C’est vous dire si la qualité est au rendez-vous, puisque notre experte a été toute chamboulée de ces révélations et va donc désormais suivre les bons conseils de l’ouvrage. En attendant, enfilez votre scaphandre à médiocrité,  il est temps de plonger dans l’abysse.

A quoi pense un homme?Quand un homme rencontre une femme qui lui plait, il la place tout de suite dans une de ces catégories:
-femme avec qui il pourrait avoir une relation sérieuse.
-femme avec laquelle il n’aura qu’une passade.
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En effet : le mâle n’a pas d’amies, de relation de boulot voire de connaissances. Lorsqu’il rencontre une femme qui lui plait, la première chose qu’il se dit c’est « Palsembleu, comment diable vais-je culbuter la gourgandine ? » suivi de « Et où vais-je l’enterrer après coup ?« .

Si la réponse à la première question est souvent floue, celle à la seconde est généralement « Dans la forêt de Rambouillet« . Bien qu’il soit aussi tout à fait possible de répondre cela aux deux questions, mais nous entrons alors dans un domaine qui ne sera pas du goût de tous les promeneurs.

Bref. Et puisque ce chapitre s’intitule « à quoi pense un homme« , sinon ?

Ah bah rien. Soit.

Faisons fi de cet oubli et passons donc à la suite : « Dix principes à retenir sur un homme« , et prenons-en quelques-uns au hasard.

Principe n°4: Les hommes ont tendance à profiter des femmes qui les laissent faire. Un homme profitera d’une femme qui dit oui à tout mais il ne restera pas avec elle.

Ou alors, c’est simplement que quand les gens ont la personnalité d’une endive, 99% de la population reste rarement avec, le dernier 1% étant principalement composé de descendants de Léguman. Surtout quand les gens disent vraiment oui à tout en fait.

« On se fait un ciné ce soir ?
- Ouiiiiii ! Hihihi !
- Okay, on se fait un petit film d’action alors ?
- Ho ouiiii, hihihi ! »-
Tu veux aller voir quoi ?
- Ouiiiiii ! 
- Hein ?
- Ouiiiii ! »
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Ce type de conversation s’achève généralement avec la question « Veux-tu un parpaing dans la gueule ? » mais là n’est pas le sujet.

Principe n°5: En matière de sexe, les hommes croient à la règle du deux poids, deux mesures.Un homme n’envisage pas une relation sérieuse avec une femme qui couche avec lui trop vite. Il n’aura plus envie de la connaître si elle se donne facilement à lui.

Lectrice, toi qui a un jour eu une relation sérieuse avec un homme avec qui tu avais osé folâtrer le premier soir, sache que ton concubin était en fait un espion alien ou quelque chose du genre (les tentacules auraient dû te mettre sur la voie). Car c’est connu, pour une relation sérieuse, Mesdemoiselles, vous n’avez rien d’autre à proposer que votre cucu (je rappelle que ces conseils sont certifiés conformes par le site « Heureuse en amour » et sa rédactrice convaincue dixit elle-même). Sitôt que vous l’avez partagé avec un mâle, celui-ci se dresse fièrement sur le lit, éclate d’un rire diabolique puis hurle vers les cieux, le torse gonflé par la fierté « Je l’ai euuuu ! » ; l’homme bondit alors vers la fenêtre la plus proche tel un predator ayant un nouveau crâne à la ceinture et disparaît dans la nuit.

Ou se vautre puisque vous habitiez au 5e, et la police se demandera des jours durant pourquoi le mort avait ce sourire béat, bien qu’un rapprochement avec son absence de slip puisse être faite par les enquêteurs les plus hardis.

Bref, les filles, n’oubliez pas : il n’y a qu’une chose à connaître chez vous, et ce n’est pas vraiment votre personnalité. Et Heureuse en amour approuve ce message, c’est pas beau ça ?

Homme en vue subjective

Principe n°7:Les hommes sont naturellement enclins à coucher avec de nombreuses femmes. Ce n’est pas dans la nature de l’homme d’être fidèle. Quand il aime une femme il doit s’efforcer de refréner ses pulsions pour ne pas la perdre.

Le mot « naturellement » est lâché : « C’est pas ma faute, c’est la nature qui l’a voulu« . Messieurs, retenez bien cette phrase : avec elle, vous pourrez tromper quantité d’écologistes et d’amoureuses de la culture bio en toute impunité. Et si vous êtes vraiment joueur, vous pourrez même faire passer votre soumission à Dame Nature comme un acte militant. Quand bien même Dame Nature s’appellait Cynthia, avait 18 ans aux dernières nouvelles, et vous soumet drôlement moins depuis qu’elle sert d’engrais à un joli bosquet. Encore un geste écolo : vous êtes forts alors.

Principe n°8:Les hommes ont du mal à interpréter le discours des femmes. Si une femme veux discuter avec un homme, elle doit aller à l’essentiel pour lui faire saisir le message.

En effet : l’homme est un peu con. Ou alors, c’est juste qu’il regarde vos seins pendant que vous parlez, et puis le match va commencer. Rappelez-moi qui a écrit ce livre ? Ah, oui : trois célibataires. Je me demande bien pourquoi.

Du coup, il est temps, je crois, de passer à la suite : La première rencontre. Non parce que ça se travaille : comment faire bonne impression ? Comment rayonner au coeur de la soirée alors que ses yeux se perdront dans les vôtres ? Mais si, c’était vos yeux. Rhoo, allez quoi. Bon, bref : comment ?

Quand il la rencontre, un homme ne se projette pas dans une relation sérieuse avec:

Une femme trop timide.
Une femme trop directe et franche.
Une femme qui parle de sexe ouvertement.
Une femme facile.
Une femme saoule.

Il serait donc de bon ton que notre femme se contente de glousser et rougisse à la moindre évocation de la chose, puisque nom d’une pipe, femme, vous devez êtres de gentilles oies blanches. Pas d’alcool, pas de sexe, et de préférence ne pas fuir ou aller de l’avant : il faut attendre d’être cueillie tel un brin de muguet attendant patiemment dans la rosée du matin que Maurice le jardinier aviné vienne lui arracher la tronche en complimentant ses grosses clochettes de son haleine au saucisson.

Oui, vous avez le droit de soupirer de bonheur rien qu’à cette vision quasi-onirique. Allez-y, j’attends avant de poursuivre l’article. 

C’est bon ? Fort bien : reprenons.

Que doit faire une femme quand un homme qui lui plait l’aborde?

L’accueillir avec joie.

Pensez à toujours vous munir d’un collier de fleurs exotiques à placer autour du cou du mâle pour bien lui faire comprendre qu’ici, tu es le bienvenu, homme blanc. Toi avoir amené verroterie ? 

Et que doit-elle faire si un homme qui ne lui plait pas l’aborde?

Reconnaître l’effort qu’il lui a fallu pour venir la voir.

Voilà. Donc même si un gros relou vient vous emmerder, Mesdemoiselles, merci de lui remettre un bon point pour le féliciter. Et au bout de dix bons points, vous pouvez éventuellement lui remettre une photographie dédicacée de Patrick Sébastien.

Après, pas sûr que le message passe : si en plus il est content, n’hésitez pas à sortir le pistolet à clous.

Et puisque je vous sens enthousiastes, continuons dans la série de la classe et de l’élégance :

Comment obtenir le numéro d’un homme à la fin d’une conversation?
Lui donner son numéro. (NDLOC : le vôtre, pas le sien, sinon ça devient vite problématique)
Lui demander son numéro (s’il hésite à le donner, il n’est pas intéressé).

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N’oubliez pas les filles : d’abord vous donnez votre numéro. Et ensuite, éventuellement, c’est à lui de décider s’il vous le donne ou non.  Et non, vous ne pouvez pas juste lui demander, sinon vous prenez aussitôt feu. Oui, le problème de la combustion spontanée est situé sur le chromosome X. Alors comme en plus vous en avez deux, ça prend d’autant plus vite, c’est une sorte d’allume-barbecue biologique. Ah, c’est pas facile, mais bon, hein, vous allez pas commencer à gueuler en plus. Je suis sûr que ça peut vous servir dans plein de situations.

Bon, mettons. Mesdemoiselles, vous arrivez à la fin du rendez-vous en un seul morceau, et mieux encore, vous pensez que ce mâle en vaut peut-être la peine. Que faire ? Va-t-il vous appeler ? Devez-vous l’appeler ? En tout cas, quoiqu’il arrive, la conversation téléphonique finit par arriver (non parce qu’il n’existe aucun autre moyen de communication au XXIe siècle démerdez-vous).

Que doit faire une femme au cours du premier appel?
Ne pas être trop bavarde
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Règle numéro 1 : Ta gueule. Règle numéro 2 : Pense très fort à la règle numéro 1, mais en silence alors.

L’exemple à suivre

Manquerait plus qu’elle apprécie de discuter avec Monsieur, nan mais ho ! Elle se croit où ? On t’appelle pour que tu ramènes tes fesses, pas pour que tu racontes ta vie ! On t’a déjà dit qu’on en avait rien à faire du reste, alors tu vas pas commencer à nous le seriner, dis !

Le rendez-vous est arrêté ? Mesdemoiselles, vous avez attendu patiemment qu’il vienne vous trouver en soirée et maintenant il vous propose une sortie en tête à tête, comme par exemple une invitation à la fête annuelle du plus gros mangeur de saucisses ? En route pour encore plus de romantisme !

Ce qu’une femme doit dire lors du premier rendez-vous
Elle ne doit pas critiquer le lieu de rendez-vous choisi par l’homme (s’il lui demande avant, elle peut l’aider à choisir pour qu’il connaisse ses préférences).
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L’homme a choisi. L’homme ne commet pas d’erreur. L’homme ne rit pas de ses bêtises. Dis-donc, tu veux qu’on reparle de la règle numéro 1 ?

Elle ne doit pas être trop bavarde.

Hé bin la revoilà la règle numéro 1. On l’avait déjà oubliée.

Elle doit éviter les sujets trop sérieux ou graves.

En effet, l’homme n’est pas là pour parler politique, religion, science ou je ne sais quel autre sujet chiant : femme, on attend de toi que tu parles d’arcs-en-ciel, de lapins, de poneys et éventuellement, mais uniquement si vous sentez que ça se passera bien, de licornes. On espère pour vous que vous n’avez d’ailleurs pas fait d’études, non parce que sinon, ça fait un peu prétentieuse. Si vous pouviez baver un peu en roulant des yeux pendant le repas, ce serait nickel.

Sinon, c’est moi où cette partie s’appelait « ce qu’une femme doit dire » mais ne comprend que des choses à éviter ? Sûrement un problème de maîtrise des négations. Non parce que non, ça veut un peu dire oui, quand même, hein ? Non ? C’est bien ce que je dis.

Ce qu’une femme doit faire lors du premier rendez-vous
Elle doit laisser l’homme payer l’addition (si les dépenses se poursuivent plus tard elle peut proposer de participer aux frais.
Mais elle ne doit pas inviter l’homme chez elle après le rendez-vous car ils risquent d’aller trop vite et de tout gâcher.

Encore une fois, rien le premier soir où il s’en ira en éclatant d’un rire diabolique, fenêtre, chute, slip. Souvenez-vous. Pour le reste, tout cela ressemble méchamment à un guide écrit par Tata Louisette au XIXe siècle. Vous en voulez la preuve ? Mettons encore : le repas se passe bien, et vous avez adoré cette soirée au concours du plus gros mangeur de saucisses ; que faire à présent ? Écoutons Tata Lo… nos trois célibataires de choc expliquer de quoi il retourne :

Contrairement à la femme qui se projette très vite l’homme reste réaliste et sait rapidement si la relation peut devenir sérieuse ou non.

Compris bande de rêveuses ? Vous êtes complètement à côté de la plaque : le réalisme est livré par UPS une semaine après les coucouilles lors de la gestation, permettant au mâle de pouvoir analyser sereinement la relation alors que vous, créatures de l’enfer, vous en êtes encore à vous rouler par terre en gloussant à l’idée de faire des bébés.

L’homme étant grand prince (évidemment, que croyez-vous ?), il laisse cependant filtrer des signes pour dire s’il veut du sérieux ou non. Prenons ceux qui signifient que son intérêt pour la femelle est limité : quels sont-ils ?

Il ne la sort pas régulièrement

Nous ne parlons ici ni de sa kikoute (allons, bande de forbans) ni de son cocker, mais bien de sa dulcinée. Car la femme, il faut la sortir et c’est toute une histoire : et vas-y que je gratte à la porte, et que je grogne parce qu’il n’y a plus de macarons dans ma gamelle, et que je rentre avec les pattes pleines de boue et de vernis pour en foutre partout… non. Il faut régulièrement l’emmener faire le tour du quartier marquer son territoire sinon c’est le souk à la maison.

Merci, Heureuse en amour. Merci, Ce que pensent les hommes. D’autres indices pour savoir si un homme n’est pas sérieux ?

Il disparaît sans prévenir et elle n’entend plus parler de lui.

Il est vrai qu’en général, quand il disparaît c’est qu’il n’est que moyennement intéressé (au bout de 20 ans qu’il est parti chercher des clopes par exemple, vous pouvez tout à fait commencer à vous interroger). Bien sûr, il se peut aussi qu’il s’agisse d’un ninja, auquel cas c’est parfaitement normal qu’il disparaisse de temps à autres, mais dans ce cas il est facile de le distinguer d’un mâle lambda, par exemple à cause de son goût prononcé pour les collants. Pensez à verrouiller le tiroir où vous rangez les vôtres sinon il va encore s’en faire une cagoule avant de lancer des shurikens sur la Twingo du voisin. Ces ninjas sont vraiment intenables.

Ces petites attentions qui le rend dingue d’elle!
Elle lui montre qu’elle s’intéresse à sa vie.
Elle le soutient et l’encourage en toutes circonstances.
Elle lui fait des compliments sur son apparence et sa manière d’être.
Elle lui offre des petits cadeaux de temps en temps.
Elle lui fait à manger ou livrer un repas de temps en temps.
Elle s’occupe autrement quand il n’est pas disponible.
Elle n’essaie pas d’aller trop  vite et ne le force pas à s’engager.

Bref, soyez sa mère.

Non mais en même temps, vous vous doutiez que c’était un ninja quand vous l’avez rencontré la première fois, non ? Le fait qu’il soit faible en groupe de 500 mais super fort en groupe de 1 ? Sa capacité à jeter des boules de phosphore devant lui pour un oui ou pour un non ? Tout de même ?

Mais assez ! Passons à la partie qui, si j’en crois ce texte, fera rougir les friponnes qui me lisent : le sexe.

Si. Là aussi, ils ont des conseils.

Une femme doit-elle coucher le premier soir?
Si elle veut du sérieux, NON.Il va la prendre pour une femme facile, pensera qu’elle agit ainsi avec tous les hommes et n’arrivera plus à se projeter dans une relation sérieuse avec elle. Il est conseillé d’attendre au moins le 5ème rendez-vous avant de céder aux avances d’un homme.

Avant le 5e rendez-vous, vous êtes une vilaine coquine. J’aime toute la précision de ce genre de conseil : pensez à compter le nombre de rendez-vous. Ne le faites pas quand vous en avez envie, ce serait mal : vérifiez votre agenda, téléphonez à votre meilleure amie, regarde votre horoscope, appelez Orly et si la tour de contrôle vous donne son feu vert : couchez.

Sinon, rentrez chez vous et regardez Derrick.

Quelle genre de femme attire un homme physiquement?
Une femme sexy, à l’aise dans sa tête et dans son corps.

Il est vrai que pour le sexe, ça aide d’être sexy. Et il parait que pour vivre, il faut être vivant (sauf si vous êtes une liche ou Grégory Lemarchal, auquel cas vous sortez plus de disques mort que vivant).

Du grand art.

Passons les conseils sur l’art de copuler avec son prochain : je vous laisse libre d’y trouver votre bonheur. Non : le mieux, c’est la partie « Après l’amour » dans laquelle on trouve des morceaux de bravoure. Après l’amour, donc ?

Il tient à elle un minimum pour rester et s’endormir à ses côtés. (si un homme s’endort après l’amour il est impossible de l’en empêcher, c’est physique)

Voilà. Alors sachez-le : l’homme fonctionne d’une manière bien étrange. Après l’amour, satisfait, son organisme profite de ses derniers râles pour envoyer toute l’énergie restante dans son corps vers son rectum ; il relâche alors dans l’atmosphère son énergie sous forme vaporeuse dans un ultime mais néanmoins tonitruant pet, se tourne sur le côté, puis s’endort. RIEN ne peut l’en empêcher. C’est physique on vous dit. 

Alors c’est ballot, surtout que dans le passage juste avant, on nous disait que l’homme aimait « faire l’amour dans des lieux insolites.« . Du coup ça doit être un peu le bordel cette affaire, on doit retrouver des mecs endormis partout. 

« Hé bien Berthier, merci d’être venu à cette réunion. Je vous raccompagne à l’ascenseur ?
– Volontiers.
– Parfait, tenez il arr… MAIS ? Qu’est-ce que c’est que ça ? Que fout ce type tout nu à roupiller dans la cabine ?
– Je crois que c’est Mauricet Monsieur, de la compta. Il n’y peut rien : il a une relation au travail.
– Non mais ça commence à bien faire ! L’autre jour j’ai retrouvé Martinot en train de pioncer dans un conduit d’aération ! Et Francis dans le bac à verre !
– Ah non mais Francis, on est d’accord, il est fou. M’enfin bon, je pense qu’il se dit que c’est correct, surtout depuis la fois où vous…
– JE M’ÉTAIS JUSTE ENDORMI AVEC CETTE CHÈVRE DANS LES BRAS D’ACCORD ? CA N’A AUCUN RAPPORT ET IL N’Y A AUCUNE PREUVE ! »
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Heureusement, le site n’hésite pas à enfoncer le clou. Quid si le mec n’a pas envie de rester là ?

Il ne tient pas à elle et trouvera la force de se rhabiller pour reprendre sa liberté.

Il « trouvera la force de se rhabiller« . L’homme va ramper sur le sol en serrant très fort fesses et dents, se tortillant comme un gros vers en essayant d’enfiler ses chaussettes sans laisser s’échapper le peu d’énergie qu’il lui reste. Puis, il rampera à demi-nu dans les couloirs avoisinant jusqu’à regagner la rue où, avec un peu de chance, il parviendra à héler un taxi. 

C’est terrible. On dirait qu’on nous parle d’un baleineau échoué.

Mais, il n’y a pas que le sexe dans la vie : comment se comporter pour garder ce brillant mâle que vous avez su conquérir ? Par exemple, lorsqu’il revient d’une soirée avec vos amis ? Mais si, vous savez déjà ce qu’il faut faire. Souvenez-vous : 

Une femme ne devrait pas trop questionner un homme quand il rentre d’une soirée avec ses potes car cela gâche le plaisir qu’il a de la retrouver.

Règle numéro 1 : le retour.

« Bonsoir chérie !
- Bonsoir mon choubidou.Tu as passé une bonne soirée avec tes amis ?
- NAN MAIS HO ! TU TE CROIS OU ? CA TE REGARDE ? De toute façon j’en ai marre tu t’intéresses toujours à ma vie, c’est dégueulasse, maintenant je n’ai plus de plaisir à te retrouver, je retourne boire des bières avec les copains ! »

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Encore une fois : écrit par trois célibataires. Hmmmm. Mais pourquoi donc ?

Quand vous retrouvez ceci à la maison, c’est qu’il est temps d’en partir

Le match de foot à la télé. 

Ne jamais déranger un homme pendant son match! Si une femme annule ses projets pour que son homme regarde son match, il aura une haute estime d’elle. Un homme aime que sa petite amie regarde un match avec lui, mais en silence!

Si elle pouvait aussi décapsuler les bières, ce serait cool. A noter qu’elle doit le faire en silence : la femme ne peut pas commenter le football. Elle n’en comprend pas les règles. A ce qu’il paraît que si l’on répète trois fois la règle du hors-jeu à une femme en moins de 5 minutes, sa tête explose.
Non mais genre. Bientôt, elles vont aussi croire qu’elles peuvent jouer au foot. Pfff.

Et donc, l’auteur de cette synthèse a trouvé ces commentaires pertinents. Intéressant : je serais curieux de savoir ce qu’elle ne trouve pas pertinent, du coup.

Les sorties en couple
Un homme n’aime pas être invité par sa femme à des sorties en couple car il doit faire attention à ses faits et gestes et se sent jugé par les amis de celle-ci.
Il fait l’effort de venir pour faire plaisir mais il aime que ça en finisse au plus vite.
Un homme se sent plus détendu et lui même quand il organise des sorties en couple avec ses amis.
Une femme doit se montrer indépendante et ne pas chercher constamment l’attention de son homme pendant une sortie.

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Mesdemoiselles, vos amis sont relous : merci de libérer Monsieur de ces derniers. Par contre, ses amis à lui sont forcément cools : merci de fermer votre gueule (ça alors ! Cette règle numéro 1 est décidément bien utile) quand ses amis sont là pour qu’il puisse pleinement en profiter. Et faites péter les crackers, ça fait faim, là.

Les présentations officielles
Une femme doit tout faire pour s’entendre avec la mère de son homme car il déteste avoir à choisir entre les deux femmes qu’il porte dans son coeur.

Plus haut je disais « Soyez sa mère« , grossière erreur : « Soyez le bras droit de sa mère » serait plus exact. 

Attendez, comment pourrait-on être encore plus rétrograde ? Ah, je sais :

Le mythe de la femme au foyer
Bien qu’un homme aime une femme forte et indépendante il reste accroché au mythe de la femme au foyer.
Il aime:
qu’elle prenne soin de son intérieur.
qu’elle l’aide à s’habiller.
qu’elle lui fasse à manger.
C’est à travers ces petits gestes qu’il se rend compte de l’amour qu’elle lui porte.

« Forte et indépendante« , comprendre « Suffisamment forte pour porter le bac à linge et suffisamment indépendante pour se barrer quand les copains sont là« . En effet, ça se tient, il manquait juste deux-trois mots.

Et, oui, l’amour se mesure à la fréquence à laquelle vous passez l’aspirateur. Rrrrr, passion.

L’érotisme, allégorie.

Allez, passons en revue la suite et accélérons : il y aurait trop à dire.

Une femme ne doit pas entamer une discussion sérieuse quand un homme n’est pas disponible.

Elle doit attendre sur le bas côté et éventuellement lui envoyer des SMS pour lui signaler qu’elle a quelque chose à lui dire. Par exemple, attendre qu’il ait fini sa partie de PES avant de lui annoncer que vous êtes enceinte. Il y a des priorités.

Quand un homme et une femme vivent ensemble, ça les rend plus proches.

Et quand on met deux biscuits l’un à côté de l’autre, ils sont l’un à côté de l’autre. La vache, on peut dire qu’ils ont « brisé une omerta » nos bons auteurs. Vite, remettez-les tabous, c’est trop d’un coup !

Horrible vérité n°1: Les hommes se servent des femmes pour coucher car ils détestent être en manque.

Alors que les femmes font du tricot et on en parle plus.

Horrible vérité n°2: Les hommes trompent les femmes qu’ils aiment par besoin de variété sexuelle.

Oui, c’est automatique. Ah mais on a déjà essayé d’enfermer un mec pour voir ce qu’il se passait et commet il variait les plaisirs : au bout de 3 semaines sans nouveauté, son corps se met à développer d’étranges pouvoirs de téléportation pour aller courir la gueuse « par besoin« .  L’armée s’en servirait à l’heure actuelle, mais pour l’instant, les résultats sont encore aléatoires : la plupart des sujets tests ont été retrouvés au zoo.

Horrible vérité n°5: Les hommes n’ont aucune inclination naturelle pour le mariage.

Alors que les femmes, si : saviez-vous que lors de l’accouchement, le plus difficile à faire sortir après une petite fille était la robe et le bouquet allant de pair ? 

Conclusion: le désir sexuel est à la source de tout acte masculin!

Sans oublier le football, la bière et bien évidemment sa maman.

Voilà. Je vous remets la conclusion de la damoiselle qui a étudié ce livre pour Heureuse en amour ?

Une chose est sûre, ce livre a un peu changé ma vision des hommes mais également celle du couple. La vérité n’est pas toujours facile à entendre, mais elle est nécessaire pour nous permettre d’aborder les relations entre hommes et femmes avec plus de réalisme et de sérénité. Je me servirai très certainement de tout ce que j’ai appris pour réajuster certaines attitudes face aux hommes et ainsi améliorer nos rapports communs.

Et le plus beau ? 

C’est que ce livre a trouvé un éditeur et est vendu en échange de vrai argent pour vous aider, vous, les femmes.

Remarquez, il y a une vraie réflexion derrière ce bouquin : je suis encore en train de chercher qui on prend le plus pour un con.

Parfois, la journaliste de presse féminine sent que sa fin est proche.

Mystère encore inexpliqué par la science actuelle, il semblerait que certaines rédactrices d’un nombre conséquent de magazines puissent sentir lorsque leur heure est venue. Un matin, après une longue carrière rythmée par les fashion weeks , les numéros spéciaux régimes de l’été ou les hors-série « Comment retonifier son gros cul après les fêtes« , la journaliste (si, allez : Nikos Aliagas prétend bien en être un, pourquoi pas elle ?) sent que quelque chose dans l’air a changé. De petits détails lui mettent la puce à l’oreille : l’acteur qu’elle a en fond d’écran n’a plus eu de premier rôle depuis un moment, son placard ferme chez elle, et pire encore, elle se demande si, en fait, les über-franges, ce ne serait pas moche. Alors qu’elle s’interroge afin de savoir s’il ne serait pas temps de reprendre ses études, et qu’elle commence donc à chercher le numéro de sa directrice d’école primaire pour voir si elle peut faire la prochaine rentrée en CM2, elle lâche brutalement le combiné, et soudain, elle réalise l’odieuse vérité.

Le fond d’écran qui date, les fringues en quantité raisonnables, les franges qui ne lui plaisent plus : elle est devenue ringarde dans son milieu.

Ni une, ni deux, ses collègues repèrent instantanément sa manière inhabituelle d’agir (elle glousse 20% de moins que la normale) et sentent naturellement ce qu’il en est : avant qu’elle ne contamine tout le troupeau, les bougresses se ruent vers son bureau dans un tonnerre de semelles compensées, puis assomment la fautive à l’aide du classeur servant à classer les photos de Justin Bieber. Une fois la malheureuse ainsi estourbie, une camionnette faisant quotidiennement la tournée des journaux de ce calibre (un métier difficile) charge l’animal et l’emmène jusqu’à sa nouvelle destination : un vaste hangar de banlieue parisienne entouré de miradors, où se trouve un journal qui prendra soin d’elle, mais ne la laissera pas pour autant imprimer quoi que ce soit sur papier. Un lieu où l’on sent bien que si le coeur est encore à l’ouvrage, le reste ne suit plus.

Ce lieu, c’est Elleraconte

Et lorsque l’endroit déborde, l’excédent est directement envoyé au Grand Journal

Cimetière des éléphants des rédactrices fatiguées, on peut ainsi y trouver quantité de conseils de séduction que, comme il se doit, je ne puis m’empêcher de partager avec vous tant leur qualité est tout simplement formidable. Ainsi Mademoiselle, vous pouvez découvrir en ces lieux maudits de précieuses astuces pour attirer l’attention d’un homme tout en évitant quelques erreurs classiques, et même apprendre à repousser de potentielles concurrentes. Evidemment, pour celles déjà en couple, vous trouverez tout de même de quoi enrichir votre quotidien.

Ainsi, prenons un exemple précis : Mademoiselle, vous êtes timide. Si. Vous aimeriez bien attirer l’attention de ce bel homme, là bas, au bar, cravate rouge au col et cheveux blancs en bataille, occupé à expliquer à la serveuse pourquoi elle a deux minutes pour monter dans son coffre si elle tient à ne pas faire couler son maquillage. Comment faire ? Pas de problème : la rédaction d’Elleraconte a la solution pour vous.

Le regard 

En effet, le regard est le premier contact que vous devez effectuer pour attirer son attention. Lancez-lui quelques regards furtifs, il comprendra. Il faut instaurer un contact visuel avant le contact physique.

Je sais, ce n’est pas évident évident comme ça, mais si : il faut d’abord regarder quelqu’un avant de le toucher. Non parce que si vous touchez les gens au hasard dans un bar, cela peut vite créer quelques malentendus. Evidemment, ce conseil ne s’applique pas si vous êtes dans un club échangiste, auquel cas, à vous douces folies si le coeur vous en dit. Idem si vous êtes par exemple Amadou et Mariam, mais pour d’autres raisons.

Bien. Vous avez repéré votre cible, et il vous a aperçue en train de le regarder brièvement ? Que faire maintenant, vous dites vous, rougissante ? Passons à la suite des opérations.

L’indifférence 

Une fois les petits regards lancés, faites comme s’il n’existait pas. A ses yeux, vous devez représenter un challenge pour lequel il doit se battre.

Oui, mais si vous n’avez pas le physique d’un challenge façon grand prix de Monaco mais plutôt du genre coupe champignon de Super Mario Kart ? Qu’importe : Elleraconte vous dit que ça marche ; en faisant du rien, ils tomberont tous à vos pieds. En fait, si vous merdiez avant, c’est parce que vous essayiez de faire un truc comme, je ne sais pas moi, parler. Quelle idée, auriez-vous oublié votre nature de femelle ? Bref : restez immobile, ne le regardez pas et ne réagissez à rien.

Ce qui explique les statistiques de la nécrophilie : les mortes sont de sacrées allumeuses si j’en crois ce magazine. Ce qui explique aussi d’ailleurs la présence de feux follets dans les cimetières du même coup. Balaise. On s’instruit par ici, dites-moi.

Mais trois autres sages conseils vous sont par la suite prodigués pour compléter ces deux-ci et laisser la magie agir :

  • prendre soin de soi
  • sourire
  • être naturelle

Parce que comme ça, ce n’est pas forcément évident du premier coup : mettre en avant son herpès est par exemple déconseillé par Elleraconte, et faire la gueule, voire insulter la grosse mère (vous supputez au pied levé) de votre cible, à mettre au rancard. Le « être naturelle » ne s’adresse bien évidemment qu’aux vampires, loups-garous, lectrices de Marc Lévy et autres créatures surnaturelles qui doivent ranger leurs éléments les plus effrayants pour ne pas faire fuir les habitants de notre plan si tristement banal. Je pense sérieusement que la donzelle qui a écrit ça regardait L’Exorciste tout en rédigeant sa chronique.

Evidemment, d’autres astucieux conseils vous sont prodigués en ces lieux, comme donc, les erreurs à éviter :

- La tenue provocante.
Les hommes aiment ça c’est vrai mais si vous l’êtes trop ils penseront à vous comme un objet sexuel et non comme une personne sensible. Si vous ne voulez pas d’une relation primaire ou d’une seule nuit évitez cela.

Du coup, ne pensez même pas à draguer à la plage : vous serez tout le temps un objet sexuel puisqu’en bikini. D’ailleurs, chacun sait que sitôt au contact du sable, le mâle se transforme en dangereux prédateur qui ne voit plus d’êtres sensibles autour de lui, mais uniquement des proies sexuelles. Ce qui a provoqué beaucoup de malentendu sur le tournage de « Bonne nuit les petits« , Nicolas devenant plus d’une fois berserk en fonçant sur Pimprenelle. Seule l’intervention de Nounours, ex-instructeur de close combat de la légion étrangère, a permis à la jeune fille de rester en un seul morceau durant de nombreux épisodes.

- La vulgarité.
Ne faites pas d’allusions sexuelles ou tendancieuses, vous passerez pour une gourde nymphomane.

C’est un domaine réservé aux hommes.

-Pas de politique.
Ne parlez pas de sujet comme celui la. Imaginez qu’il ne soit pas d’accord avec vous, cela mettra un froid entre vous. Préférez les sujets anodins mais pas superficiels. Lui raconter comment vous brossez vos cheveux ne fera que vous rendre superficielle à ses yeux.

Oui hein, c’est pareil : réservé aux hommes. Attendez, vous êtes une femme, vous n’allez quand même pas parler d’un sujet aussi complexe ? Je veux dire : parler de politique de manière ouverte et intéressante, c’est strictement impossible pour vous. Alors laissez ça aux grandes personnes, voulez-vous ? On vous a déjà filé le droit de vote, vous n’allez pas en plus débattre ou évoquer des idées, quoi, merde.

Je cherche Elleraconte sur Osez le féminisme… voyons voir… hmmm, non, rien. Visiblement, c’est parfaitement normal.

« Holala, moi vous savez, sortie de la cuisine et des poneys, hein, hihihuhuhuhuhihi »

-Ne parlez pas trop.
En dire trop c’est perdre votre attrait. Si vous racontez tout d’un trait que lui restera t-il à découvrir de vous ? Il n’y aura plus aucun mystère.

Bin oui, hein : s’il vous connait, vous ne serez plus intéressante, en fait. Vous n’êtes pas un être complexe et intriguant, le site insiste bien. En fait, je crois qu’il sous-entend depuis un moment que votre meilleure chance reste de fermer votre gueule.

Résumons : vous devez rester immobile, ne rien faire et ne rien dire. Et avec ça, ils vont tous tomber.

Mais pour votre beauté intérieure, hein, évidemment.

Cela dit, mettons : alors que vous étiez en train de faire votre autiste, comme Elleraconte vous le recommandait avec goût, voici que parait une autre donzelle qui elle, n’a pas lu le site et fait donc n’importe quoi, comme par exemple, aborder votre cible. Comment faire pour redevenir le centre de son attention autrement qu’en ayant les plus gros seins de la pièce ?

Aucun problème : Elleraconte dresse le portrait de vos ennemies potentielles, et vous donne d’astucieux conseils pour les bouter loin de là.

La marrante

Une fille marrante, c’est sournois. On la voit, bouille sympa, couettes au vent, faire la fofolle ou la bouffonne de service. On le voit, lui, rigoler de toutes ses (belles) dents. Dans votre tête, vous vous dites qu’il n’y a pas d’embrouille, qu’il trouve cette fille sympa, point barre. Jusqu’au moment où vous la voyez, pliée en deux (et sur lui), la main dans la sienne !

Visiblement, chez Elleraconte, une fille marrante a visiblement l’apparence d’une enfant de douze ans tirée d’un épisode de Corky. Bien que la chose soit intrigante, ce qui l’est encore plus, c’est que vous puissiez la voir « pliée en deux (et sur lui), la main dans la sienne » : en général à ce moment précis, on vous demande ce que vous foutez dans la chambre, sale perverse. Mais qu’importe, car voici venir une solution adaptée :

Comment l’éliminer ?

Ne venez pas sur son terrain, à moins d’avoir fait, vous aussi, l’école du rire. Inutile pour autant de vous la jouer cassante, n’est pas « Brice de Nice » qui veut ! Devenez plutôt sa copine. Eh oui, il est bien connu que les filles raflant la mise sont souvent celles de l’arrière garde. S’il est malin, il apercevra juste derrière la comique qui gesticule, une fille discrète, au minois charmant… c’est à dire, vous !

Voilà ; la stratégie ne change pas : faites du rien. Et priez fort pour que la jeune fille rigolote succombe à un arrêt cardiaque brutal, vous laissant ainsi le champ libre pour être repérée par le mâle que vous convoitez. Oui, parce que sinon, c’est mort (sans mauvais jeu de mot) : merci, Elleraconte.

Votre concurrente est d’un autre type ? Pas de problème.

L’intello

Mais de quoi parlent-ils ? Ça vous agace, à la fin ! Voilà une demi-heure que vous faites l’hippocampe, immobile et muette, à mater le ping-pong verbal entre elle et lui. Cette fille n’a pas les lunettes de la première de la classe, elle semble ni coincée ni gonflante… et elle peut parler des heures de jazz ou de cinéma iranien. Le pire c’est que Roméo semble accroc ! 

Oui, parce que normalement, une fille intelligente est coincée/gonflante/à lunettes, c’est connu.

Comment l‘éliminer ? 

Puisqu’il semble attiré par les filles « cérébrales », renseignez vous sur ses centres d’intérêts… et potassez ! Il aime l’opéra ? Révisez vos classiques ! L’écologie l’intéresse ? Blindez-vous en surfant sur des sites spécialisés… L’idée n’est pas d’être aussi calé que lui, au contraire : montrez-vous juste séduite par ce qui le touche. Il se fera un plaisir de vous initier à ses passions et devenir votre mentor ! Et il finira par délaisser « Gros Q.I. » !

Personnellement mon grand jeu consiste à fréquenter des lectrices de Elleraconte puis à faire des calembours nazis en soirée. Mes victimes potentielles suivant les précieux conseils de ce site féminin de qualité, je suis toujours heureux de les voir m’aborder d’un « Hey, salut, toi aussi tu aimes Himmler ? » « Aaaah, j’adorerais visiter Munich ! » « Tu sais, je trouve qu’Eva Braun était vraiment une femme très courageuse. » Il n’y a plus alors qu’à sourire en savourant ce délicieux flot de belles paroles, tel un délicieux nectar de manipulation de mauvais goût. Hmmm, c’est si bon.

Cela dit, après, si vous êtes vraiment joueur, vous pouvez proposer discrètement un petit anschluss à la jeune fille, mais là, chacun fait bien ce qu’il veut.

Si j’en crois Elleraconte, voici la photographie exacte d’une fille intelligente ET drôle

La pouf

Dans toutes les classes, il y en a une : on la voit, on la sent de loin… Habillée provoc, parfumée provoc, maquillée provoc, elle marche en reproduisant les mouvements d’un balancier de pendule. Tous les mecs se retournent, même LUI.

Comment l’éliminer ?

Patience est mère de sûreté ! Laissez aller. Jouez-la discrète, attendez votre heure. Car les filles qui plaisent à tous, et très vite, sont aussi celles qui lassent les premières. C’est comme une fraise Tagada posée sur une table : elle est là, disponible… trop disponible ! Vous pouvez, mais c’est mal, ébruiter le fait qu’elle s’est déjà emballée plein de mecs cette année. La vérité si tu mens ! La rumeur fera ensuite son travail, pour arriver jusqu’aux oreilles de Roméo…

La comparaison avec la fraise Tagada laisse rêveur. En tout cas, là encore, notez : surtout, ne faites rien. Attendez simplement votre tour, comme tout le monde, merde. Avec un peu de bol, et si vous êtes assez patiente pour attendre que Monsieur se lasse (au bout de 3 ans et 2 enfants, méfiez-vous tout de même), peut-être aurez-vous la joie de profiter de l’une des nombreuses MSTs qu’il aura ainsi récupérées.

Il n’y a pas à dire : tout cela vend terriblement du rêve.

La sportive

Qui dit sportive, dit corps de rêve. C’est elle qui saute le plus haut, court le plus vite, marque le plus de buts au hand. Elle a ce côté sain, belle des champs, qui peut plaire. Vous, vous n’êtes pourtant pas grosse, mais bon… la flemme, les gâteaux au chocolat…

Comment l’éliminer ?

Vous n’avez que deux possibilité : sois vous vous inscrivez dans un club de gym, sois vous emmenez le garçon sur un autre terrain : le vôtre. Invitez-le à goûter votre fameuse tarte au chocolat. S’il se resserre c’est bon signe ! A terme, il risque fort de préférer la paresse gourmande avec vous aux parcours de santé avec la folle du stade !

Attention tout de même : sportive = corps de rêve est une équation qui a été depuis longtemps prouvée comme étant fausse par la plupart des anciens pays du bloc de l’Est. Après, personnellement, offrir des confiseries et pâtisseries pour attirer votre cible, c’est une riche idée. Quantité de gens le font, nus sous leurs imperméables devant les écoles, et à ce qu’il parait que ça ne marche pas trop mal. Bonne idée.

Allez, soyons fous : vous avez réussi à harponner votre cible, mais maintenant, vous voulez la garder. Comment faire ? Et bien c’est simple, nous dit Elleraconte, il suffit de pimenter un peu le quotidien avec des idées qui font rêver. Comme quoi par exemple ?

Et bien avec, je cite « son propre jeu de l’oie« 

Je… ah oui tout de même. Moooui. Et donc ?

Un jeu de l’oie coquin compte 63 cases comme son modèle original, il se joue avec un dé et deux pions, un par joueur et se joue en couple. Sa règle est simple, le premier arrivé à la case « arrivée » remporte la partie, il doit s’arrêter précisément sur celle-ci avec le chiffre de son dé. Si ce chiffre est trop haut, il reviendra en arrière du reste de celui-ci.

Vous le voyez arriver, cet affreux moment où vous vous faites horriblement chier devant un plateau de jeu avec l’être aimé ? Pourquoi pas un Scrabble coquin ? Ou un bingo coquin ? Et puis ensuite mater un épisode de Derrick coquin et aller se coucher aussi, non ?

Sans compter que Mesdemoiselles, ne faites pas les innocentes : on sait très bien comment vous jouez. Ho, et Messieurs, j’en connais aussi chez vous, des mauvais joueurs puissance 12 façon « Ah putain non tu relances le dé, il est cassé sur le bord du plateau, ça compte pas là naaaan t’as pas gagné arrête tout à l’heure moi j’ai dû relancer alors tu relances !« . Je pense que ni la notion de « ludisme » ni celle de « coquin » n’ont été assimilées dans le coin. Ce truc est juste une sorte de rituel d’invocation de situation gênantes, mais avec un plateau moche en guise de pentacle.

Au départ, chaque joueur se place sur la case départ. A tour de rôle, vous allez lancer un dé pour définir le premier à jouer : celui qui aura fait le plus grand nombre commencera et les autres suivront dans le sens des aiguilles d’une montre. 

Oui, dans le sens des aiguilles d’une montre hein : sachant que ce jeu se joue à deux, il faut le préciser, sinon, pfiou, tiens je sais plus à qui c’est de jouer moi.

Joueur d’échecs mimant une montre avec le doigt pour savoir à qui c’est de jouer

Une fois que l’ordre de passage est établi, la partie peut commencer. Chacun son tour, le joueur lancera un dé et avancera de tant de cases que le dé l’indique. Votre chemin sera parfois paisible (cases simple passage), d’autres fois il sera bénéfique pour vous (cases récompense) mais aussi les autres fois, sera synonyme de dette que vous rendrez à votre partenaire ou d’effeuillage où vous devrez ôter un vêtement.

« Pourvu que je tombe sur la case fellation« , se dit Philippe en faisant rouler le dé dans sa main, notant que Valentine avait rajouté des cases « Vaisselle » drôlement érotiques à vue de nez. L’expression « piper ses dés » n’aura jamais été mieux employée.

Rah, mais fi des grivoiseries : poursuivons.

- En dehors des cases « départ » et « arrivée », le plateau contient 15 cases de simple passage où vous êtes en sécurité puisqu’il ne se passe rien. Elles correspondent aux numéros : 2 ; 5 ; 8 ; 11 ; 17 ; 20 ; 23 ; 28 ; 35 ; 37 ; 39 ; 43 ; 48 ; 51 ; 57.

Sachant que c’est un jeu pour faire des choses avec son ou sa partenaire, voir que l’on parle en termes si positifs du fait qu’il ne se passe rien est déjà assez inquiétant en soi.

- 13 cases sont des pénalités où vous devrez alors exécuter un gage à votre partenaire. Elles correspondent au numéros : 6 ; 9 ; 12 ; 18 ; 19 ; 27 ; 31 ; 36 ; 42 ; 45 ; 52 ; 54 ; 58.

- 12 cases sont des récompenses où vous aurez le plaisir de vous faire bichonner par votre partenaire. Elles correspondent aux numéros : 4 ; 7 ; 15 ; 16 ; 24 ; 29 ; 32 ; 40 ; 44 ; 49 ; 55 ; 61.

- 13 cases sont des cases effeuillage où vous devrez retirer un vêtement et le confier à votre partenaire (quand la personne est entièrement nue, cette case n’a plus d’effet). Elles correspondent aux numéros : 3 ; 10 ; 13 ; 21 ; 22 ; 26 ; 34 ; 38 ; 47 ; 50 ; 56 ; 59 ; 62.

Et quand vous vous retrouverez nus comme deux andouilles à jouer au jeu de l’oie, en sachant que Madame d’habitude a froid aux pieds même sous une couette d’un mètre trente d’épaisseur, provoquant dans le cas présent un refroidissement instantané de toute sa personne, vous pourrez sérieusement commencer à vous demander « Mais ? Mais qu’est-ce qu’on fout, là ? Germaine, qu’est-ce qui nous arrive, sommes nous devenus si cons ?« 

En fait, c’est tellement nul que je pense que Klaus Barbie a utilisé ce jeu durant ses interrogatoires (une variante sobrement appelée « Jeu du pas de l’oie« ) :

« Ach ! Ch’ai encore eu la ponne case, ja ? Je rechoue !
- Noooon… arrêtez, c’est odieux… lâchez ce jeu de merde ! C’est insupportable !
- Neiiiin, mein kleine freund, che rechoue, z’est le cheu. Ein, zwei, drei… hooo ch’ai ein gage ! Che tire ein carte !
- Pitié je… d’accord, je… je fais bien partie du réseau Liberté & Gratin dauphinois, mon supérieur s’appelle le Colonel Petipas, il a une chambre à l’auberge juste au sud d’ici mais j… pitié… lâchez ce dé…
- Ho ! Che rechoue encore ! Che m’amusse tellement ! »

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Mais ce n’est pas fini.

- 5 cases sont des retours de cases où vous reculerez du même nombre de cases que le dé vous l’indiquera en le lançant.

- 3 cases sont des retours à la case départ, si vous vous arrêtez dessus, vous êtes obligé de vous placer sur la case départ et de recommencer le parcours

Voilà : vous pouvez donc, au nom de l’érotisme, passer encore 45 minutes nus comme des vers, grelottant, à chopper la crève autour d’un plateau de jeu de l’oie fabriqué avec de vieux cartons de yaourts. Autant vous le dire : l’excitation sera à son comble à ce moment là, et, Mesdemoiselles, nul doute que pareille idée fera de vous une véritable déesse pour votre compagnon qui ne pourra même plus imaginer se passer de vous.

Ou alors, on retrouvera votre corps à demi-calciné au milieu de cartons non-identifiables, des dés coincés dans les narines, sur un terrain vague du côté de Mourmelon.

Voilà, définitivement, je crois que j’ai envie de dire : merci, Elleraconte.

Mesdemoiselles, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour nous faire rêver.

Nous sommes le 14 février.

Ah, le prévisible sujet que voici ! D’ores et déjà, j’entends s’élancer dans l’air humide de ce jour d’hiver les cris d’orfraies de celles et ceux qui s’insurgent que l’on traite de la question : « Ah, voici qu’ici encore, on va nous parler de cette fête ; c’en est assez ! Et quand bien même ce serait pour s’en moquer et se concentrer sur sa nature marchande, voilà qui est déjà connu ! Non, parlons d’autre chose, je vous en prie. » ; si j’entends bien la complainte n’oublions pas que mon mépris n’a d’égal que mon ego, et que de fait, je vous conchie, petits râleurs. Aussi aujourd’hui, nous parlerons bel et bien de la Saint Valentin.

Mais pas en soi ; qui a envie d’entendre parler d’Augustin offrant des chocolats à Margaux, susurrant son nom à son oreille accompagné de quelque mots doux ? Qui trouve de l’intérêt à suivre la journée d’Emilie, partie en quête du mystérieux inconnu qui lui a fait livrer des fleurs ce matin ? Et qui voudrait savoir comment Bichette la chèvre a trouvé l’amour cette nuit même, peu après l’arrivée dans son pâturage d’une compagnie de la légion étrangère ?

Non, nous ne parlerons pas de tout cela. Aujourd’hui, je vous propose plutôt de nous arrêter sur le 14 février au travers de l’histoire, afin de mieux comprendre les origines de cette fête, et expliquer à votre moitié avec moult arguments que non, vous ne lui ferez pas de cadeaux aujourd’hui, à part éventuellement un coup de clé à molette dans la gueule si elle ne va pas faire la vaisselle sur le champ (vous êtes vraiment romantique), pour la simple et bonne raison que vous ne pouvez célébrer correctement une fête avec quelqu’un qui en ignore tout.

Ainsi donc, abordons sans plus attendre la question :

Le 14 février dans l’histoire

Enfin une carte que les célibataires pourront envoyer à diverses parties de leur corps

En effet, contrairement à une rumeur répandue par de fieffés sacripants en quête de prétexte pour ne pas offrir de chocolats à autrui (avec un petit mot « Vu ton cul, j’ai hésité mais c’est la tradition » pour les plus élégants), la Saint-Valentin a de profondes origines historiques, dont nous avons connaissance grâce aux nombreux documents qui sont parvenus jusqu’à nous : tablettes de marbre, textes monastiques et autres dépliants Interflora.

Ainsi, si dès la Grèce antique, la période alentour du 14 février est connue pour être la saison de la prospérité à venir, des amours naissants et de la fertilité, on ne rencontre la date exacte de la Saint-Valentin, alors nommée « lupercales » qu’au sein de la Rome antique, où on savait s’amuser. Il ne s’agissait point d’aller trouver son beau ou sa belle pour lui déclamer un poème et lui expliquer que son amour était aussi pur que l’éclat des stalactites sur les chalets de Courchevel au petit matin, mais d’un rituel un poil moins innocent : après avoir sacrifié une chèvre en l’honneur de Lupercus, une divinité associée à pas mal de choses y compris la fertilité, deux jeunes gens étaient sélectionnés pour s’en aller gambader dans toute la cité à moitié à poil en hurlant des insanités, fouettant le cul des passantes à grands coups de lanières fraîchement taillées dans l’animal sacrifié.

Ah.

Alors oui, ce n’était que moyennement romantique (mais Rome antique quand m… je… que… qu’est-ce qu’il s’est passé ? Pourquoi je saigne du nez ?) , j’en conviens, mais tout de même, il y avait un rapport direct avec l’amour, mais pas vraiment celui des sentiments : chaque femelle ainsi rougie de la croupe façon « Rome est mon donjon, aucun fessier n’échappera à ma cravache« , comme le disait Caius Gimpus, est supposée devenir fortement féconde, et il convient donc de s’occuper promptement de son cas pour produire de nouveaux citoyens au sein de la cité au plus vite, des fois que les Wisigoths traînent dans le coin et que l’on manque de soldats. Bref, en un mot comme en cent, en ce temps, l’objectif n’était pas vraiment d’offrir des chocolats à sa douce, mais plutôt de la traîner par les cheveux jusqu’à la domus, de lui proposer avec insistance de faire fick-fick fraülein dans l’atrium, puis une fois cela obtenu, de s’en aller avec la satisfaction du devoir accompli. On se souvient de la tablette dite « de la Via Flaminia« , traitant du sujet, qui bien que grandement endommagée permet encore de lire ces quelques mots : « …après le coït, péta puis s’endormit dans le cubiculum. La jeune Lucilia à son côté caressa son ventre fécond, espérant y voir prochainement la vie grandir ; quelle ne fut pas sa surprise lorsque dans l’heure qui suivit, son amant la fit emmener jusqu’à Ostie pour la livrer à la cale de l’une des galères de la garde  : cela fait, il s’en retourna retrouver sa femme, s’excusant de son retard car il y avait beaucoup de travail aujourd’hui sur le forum. Oui, Augustus Connard avait passé un merveilleux 14 février« .

La fête, profondément implantée à Rome, était une véritable institution et un jour de fête durant lequel les femmes souhaitant avoir des enfants n’hésitaient pas à se mettre volontairement le jour des lupercales sur le chemin des fouetteurs de cucu fous (ah, ces donzelles…) ; durant plusieurs siècles de pratique, la chose resta très populaire, à part chez Pline le Jeune, qui ressemblant beaucoup à une jeune fille, en avait assez de se retrouver avec la croupe rougie tous les 14 février, surtout que mine de rien, une toge, ça protège peu, alors ça pique, merde, vous faites chier les gars. Il s’opposera un temps à la pratique de ce rituel qu’il considérera comme dégradant, avant d’être nommé par l’empereur Trajan en la province de Pont-Bithynie à 1 200 bornes de là histoire que ce gros lourd arrête d’enquiquiner cette pratique traditionnelle qui n’est pas sans rappeler aujourd’hui les soirées d’intégration des écoles d’ingénieur ou de commerce (même si chez les romains, c’était quand même un peu moins bas du front, tant les grandes écoles ont imposé un certain niveau qui fait rêver).

Finalement, la tradition subit le même sort qu’Halloween ou Noël : les chrétiens débarquèrent, et ne pouvant complètement éradiquer un rite aussi solidement implanté dans la société romaine, ils se contentèrent de le transformer en fête : la Saint Valentin.

Mais alors, me direz-vous, qui était ce mystérieux saint Valentin ? Pouvait-il tirer de la guimauve avec les yeux et envoyer des arcs-en-ciel avec la bouche ? Brandissait-il son crucifix debout sur le dos d’une licorne ? Criait-il devant les films de Ryan Gosling ?

Non, c’était vachement mieux que ça : c’était un mec qui donnait des tuyaux pour dragouiller. Et mieux encore :

C’était un moine.

« Vois-tu mon bon Adso, en tant que coach en séduction, je peux te dire comment tu vas toutes les faire tomber : d’abord, tu dois faire semblant d’écouter ce qu’elles te racontent, même si elles parlent de Drive »

Demander des conseils en drague à un moine, cela revenait un peu à demander des conseils en tir à l’arc à Gilbert Montagné, mais à l’époque, on avait le goût de la gaudriole ; il faut tout de même reconnaître que si Valentin avait un contact avec le Seigneur, celui-ci devait, de par son omnipotence et sa connaissance sans limite de l’Humanité, sa création, savoir comment aider les jeunes hommes à conquérir leur douce (oui, il ne conseillait que les jeunes hommes, parce que dans les monastères, les moines sont fort peu autorisés à recevoir des jeunes filles en rendez-vous privé, allez savoir pourquoi). Ainsi, certains soirs, Valentin recevait des éphèbes dans sa cellule (juste pour parler, hein, vous n’imaginez quand même pas qu’un membre du clergé puisse être homosexuel, enfin ! Si c’était le cas, pif pouf, directement il se mangerait la foudre du Seigneur dans les gencives ; non, arrêtez avec vos théories foireuses. Faites confiance à un ordre d’hommes restant entre eux, refusant de voir des filles, ayant partout chez eux des images d’un mec en slip le torse au vent, et le tout en s’habillant en robe, bon sang) et les conseillait sur la meilleure manière de séduire le coeur des douces du village proche.

« Frère Valentin, frère Valentin !
- Oui Alban ? Que puis-je pour vous, n’êtes vous pas à la ferme de votre père aujourd’hui ?
- Non… frère Valentin, je dois savoir : au village, Herbert dit que vous avez un don pour séduire les douces ; m’aideriez-vous à conquérir la belle Adeline, la fille du meunier ?
- Allons Alban… je suis un homme d’église. Je dois savoir : la désires-tu pour la pureté de son coeur, ou est-ce son apparence qui trouble tes sens ?
- C’est que frère Alban, son rire est comme le son de la source ricochant sur les galets ! Ses cheveux sont plus légers que la brise, éclairant à chacun de leurs mouvements son visage délicat ! Et ses boobs, bordel, elle a une de ces grosses paires de loch…
- Hem, oui, je crois que j’ai compris Alban ; mais tu ne dois pas oublier : il ne s’agit pas de tentation, mais d’amour ! Tu ne dois pas voir simplement la beauté sous tes yeux, tu dois lire en elle. Vois cette Bible, elle est comme elle : sa couverture est merveilleuse, mais sa vraie beauté est dans ses pages, et seul l’érudit apprenant à en déchiffrer les lettres saura la comprendre, la garder et la chérir. Comprends-tu ce que je veux te dire, Alban ?
- Non.
- Raaah, pourquoi est-ce que je suis obligé de conseiller des ploucs ? Bon Alban, on va faire simple : emmène-là pique-niquer à la cascade près de la maison du forestier, les connasses adorent ça : là, tu choppes un gros caillou, tu lui mets dans la gueule, tu fais ce que tu as à faire et tu balances le corps à la rivière : le courant est fort dans le coin, elle sera à Pérouse avant que ses parents ne remarquent sa disparition. Maintenant, fais péter du denier petit con, le toit de la chapelle va pas s’entretenir tout seul. »
  

Sacré saint Valentin, quel déconneur.

Hélas, l’empereur Claude II le Cruel, qui comme son nom l’indique, n’était pas vraiment commode, ne goûtait guère ce genre de boutade, et appréciait encore moins de savoir que de plus en plus de jeunes gens, au lieu d’aller mourir au nom de Romulus et Rémus en Forêt Noire en se ramassant des coups de hache dans le museau de la part de germains farceurs, préféraient aller conter fleurette aux donzelles en prenant pour conseiller des chrétiens, demanda gentiment à sa garde d’aller trouver Valentin et de le coller au trou histoire qu’il devienne conseiller conjugal dans les douches de prisons, une spécialité trop peu présente, plus encore dans l’empire romain. La légende varie alors en deux versions :

  • la première est que Julia, la fille du geôlier, était aveugle et qu’il lui aurait rendu la vue grâce à ses pouvoirs de moine de niveau 4
  • la seconde est qu’il aurait glissé des petits mots à la même Julia, toujours fille du geôlier, mais pour le coup beaucoup moins aveugle, en les signant « de la part de ton Valentin« , prouvant ainsi que pour un moine, il avait quand même la détente facile le chenapan. D’où la tradition actuelle d’envoyer des mots « de la part de ton Valentin » à sa moitié. Qui en retour se contente d’un « Mirki, lol ;)« .

La fin du récit est en tout cas identique dans les deux cas : Claude II  le Cruel souhaitant rendre hommage à son patronyme se décide à en finir avec le moine en le faisant tabasser par un paquet de légionnaires pas contents (« Vas-y bâtard, t’as conseillé le mec qu’a pécho ma meuf, j’vais t’bouillav‘ ») avant de le faire décapiter parce qu’on rigole, on rigole, mais il vient quand même un moment où il faut retourner au travail et arrêter les conneries.

Voilà donc le fin mot de l’histoire, qui permet de se rappeler que si en ce 14 février on s’offre des chocolats, c’est en hommage à des types à poil qui claquaient les fesses des passantes en hurlant et d’un moine-conseiller-conjugal avec des supers pouvoirs qui s’est fait décapiter. Vous voilà donc paré pour expliquer à votre moitié tout ce qu’elle ignore de cette fête des plus formidables ce qui devrait, logiquement, l’aider à ne plus vous ennuyer avec ça.

Cependant, il serait tout de même cruel de ne pas citer dans la continuité de cette présentation les plus célèbres 14 février de l’histoire, certains ayant définitivement marqué les pratiques de ce jour de fête, afin d’enfoncer le clou. Faisons donc un petit florilège, comme on dit en cette saison :

842, le bisou de Strasbourg 

En cette période de trouble où Lothaire Ier, aîné des descendants de Charlemagne règne sur un tiers de l’empire de son glorieux ancêtre. Louis le Germanique, régnant sur un autre tiers à l’est, et Charles le Chauve, sur le dernier tiers à l’ouest (oui, dans ces histoires de Saint Valentin, quand on ne parle pas d’un mec avec une tonsure, on tourne autour d’un chauve : on reste dans le thème) se décident à se rencontrer à Strasbourg pour se faire de gros bisous, puisque c’est la saison des amours : Charles dit à Louis qu’il l’aime, Louis dit qu’il aime Charles, on s’échange des chocolats, des fleurs, des haches et des épieux puis on rédige un beau papier disant « On s’aime très fort tous les deux, par contre, on aime pas trop Lothaire. S’il bouge, on lui défonce la gueule, non mais ho« . Ces quelques mots qui ont fait l’histoire et qui nous sont parvenus sont l’une des plus belles preuves que le 14 février est le jour des mots gentils. Strasbourg se pose alors en capitale européenne de la Saint Valentin.

Enfin un cadeau de Saint Valentin utile

1349, Mazel tov, Strasbourg !

En tant que capitale de la fête de l’amour, on ne s’étonnera pas de retrouver la légendaire cité de l’est à nouveau mise en avant dans l’histoire un 14 février ; en effet, en ce petit matin d’hiver médiéval de 1349, un drame secoue la ville : Justine Frochounet est retrouvée morte dans sa chambre de l’hôtel particulier de son père, Baptiste Frochounet. Les conclusions du médecin sont formelles : sa mort doit avoir un vague rapport avec la peste noire, vu que la bougresse a des bubons un peu partout sur elle, au point qu’elle ressemble un peu à une tortue vaguement molle. Si la comparaison zoologique fait beaucoup rire les témoins, Baptiste Frochounet rigole beaucoup moins lorsqu’il demande au praticien comme sa fille a bien pu attraper la peste. L’homme de science, le sieur Hubert Dagonnet, se met à suer à grosses gouttes en assurant qu’il ne voit pas, et que la seule chose dont il est sûr, c’est que ça n’a AUCUN rapport avec la soirée où il avait emmené la jeune fille quelques jours plus tôt, contenant quantité de malades, puisqu’avant l’invention de la soirée mousse, on faisait des soirées pus en se faisant assister de volontaires crevant leurs excroissance en direction des invités.

Ah, on savait rire en ce temps là.

Déçu de cette analyse, Baptiste Frochounet consulte donc le Grand Livre des Coupables, afin de savoir qui il doit punir : les francs-maçons n’existant pas encore et les étrangers n’étant pas encore assez nombreux pour pouvoir être accusés de tous les maux, ce sont donc les juifs qui sont désignés. Ainsi, en ce 14 février, l’ensemble des membres de cette communauté habitant Strasbourg sont accusés d’être derrière la peste noire et massacrés en conséquence.

Baptiste Frochounet célèbre donc l’évènement en se gavant de chocolat pendant qu’on écartèle le dernier rabbin. La tradition des confiseries restera, celle du rabbin, moins (encore que, dans certains partis, on continue de vouloir la réhabiliter, mais c’est un autre sujet)

1876, le premier baisé par téléphone

En cette journée de l’amour, Elisha Gray, sympathique citoyen de l’Ohio, s’en va en sifflotant vers le bureau des brevets : il vient d’inventer un outil extraordinaire qui permettra aux gens de se dire qu’ils s’aiment où qu’ils soient dans le monde ! Le coeur léger et la tête haute, il passe donc la porte de l’administration et, après avoir rempli suffisamment de papiers pour qu’enfin on daigne s’occuper de lui, il pose sa création à breveter sur la table :

Le téléphone.

A peine l’instrument est-il disposé sur le bureau du fonctionnaire chargé de délivrer les brevets que l’appareil sonne, ce qui laisse Elisha un poil dubitatif, tant il ne voit guère qui pourrait appeler l’appareil qu’il vient juste d’inventer ; décrochant le combiné, il entend alors la voix ponctuée du charmant accent écossais de Graham Bell qui lui déclare tout de go : « Salut Elisha, je viens de déposer le brevet il y a une heure : tu es bien niqué. Par contre raccroche vite, on a pas encore inventé l’abonnement, du coup là on paie plein pot« . La légende raconte que Gray, échaudé par la nouvelle, aurait répondu par un juron si bref et grossier qu’il fut aussi le premier SMS de l’histoire.

Depuis, chaque année, en souvenir de ce crypto-échange de fluides par téléphone, les amoureux du monde entier s’appellent pour se dire ce qu’ils pensent l’un de l’autre, avant de finir par « Naaaan, c’est toiiii qui raccroche !« .

1933, la solitude n’existe plus

Paris, ville de l’amour par excellence juste après Melun, lance en grande pompe un nouveau service téléphonique pour compléter la tradition du 14 février instaurée par Graham Bell : l’horloge parlante.

Désormais, même le célibataire le plus endurci peut entendre à l’autre bout du fil une voix s’adresser à lui, et lui susurrer quelques mots doux à base de « top » ; partout, des hommes et des femmes qui n’avaient plus personne à qui parler à part à leur chat, qui comme tous ceux de son espèce, est un connard qui se lèche les parties pendant qu’on lui cause, retrouvent foi en la vie en pouvant discuter quelque peu avec la première machine vocalisant une réponse à une interrogation précise.

Bien sûr, nous n’en sommes pas encore au stade du téléphone rose, mais ce sont les balbutiements ; de nos jours, pour la Saint Valentin, les vrais célibataires se connectent à World of Warcraft, afin de pouvoir rencontrer l’amour sous la forme d’une belle prêtresse elfe de la nuit en réalité jouée par un type qui porte le même t-shirt depuis 2003.

1939, le Bismarck chante l’amour

Déjà évoqué céans il y a deux ans,  n’oublions pas que le 14 février 1939 fut l’occasion pour Adolf Hitler de feinter la Société Des Nations qui, s’étonnant du lancement de l’un des plus monstrueux navires de guerre de tous les temps, gros comme le Titanic, mais avec pour orchestre des canons de 380 à la place des violons, rappelant au führer qu’il lui était interdit de produire pareil navire de guerre depuis le traité de Versailles, s’entendit répondre que « Ach ! Che gombrend fotre zurbrize ! Mais ce n’est pas tu tout ein große nafire bour béter la queule aux pritanniques, ja ? Das ist juste eine große poite de chocolats !« . Le représentant de la SDN, un temps circonspect et suspectant le chancelier de le prendre un peu pour un con, fut finalement convaincu lorsqu’Adolf ajouta « Maiiiiis si c’est ein poite de chocolats ! Recardez ! Ch’ai mis ein petit noeud sur le mat, fous gonnaissez peaucoup de choses afec un petit noeud dessus à part ein poite de chocolats ? Mein gott zoyons zérieux !« .

Le 24 mai 1941, le HMS Hood, au service de la couronne britannique, repère une énorme boîte de chocolats dérivant sur la Manche, et décide de s’élancer à sa poursuite afin d’essayer de taper un ou deux rochers Suchard discrètement, en espérant ne pas tomber sur les chocolats à la liqueur qui piquent la bouche.

Le commandant du navire ne réalisera son erreur qu’une fois à portée de canon de l’ennemi en apercevant des marins de la Kriegsmarine s’affairer sur celui-ci ; à partir de 1945, le code naval enfin remis à jour interdira de décorer tout navire de guerre de plus de 25 000 tonnes avec un noeud.

bismarck2

En regardant bien cette image, vous vous apercevrez qu’en effet, il s’agit d’un navire et non d’un tas de confiseries. Concentrez-vous, ce n’est pas évident.

Evidemment, il y aurait quantité d’autres dates à rappeler, mais je laisse le soin à chacun de pousser le sujet, car vous avez déjà en main un argumentaire complet vous permettant d’expliquer à ces petits blasés qui vous racontent que tout cela, c’est uniquement commercial que non, pas du tout, il y a une véritable origine historique à la Saint Valentin, et que la commémorer, c’est se souvenir que si l’histoire porte trace de célébrations de l’amour, c’est parce que l’éternité ne peut se concevoir qu’aux côtés de…

Attendez, attendez, je cause, je cause mais moi aussi je dois aller fêter la Saint Valentin :

Ce soir, les filles, je vous laisse 10 minutes de lumière en plus dans la cave. Enfin si vous ne faites pas trop les chipies en essayant encore d’appeler à l’aide en morse, sinon je devrai encore balancer une lacrymo par la trappe.

Je sais, je sais : je suis trop tendre avec elles.

Mais bon : on est pas tous les jours le 14 février.

Jeunes gens, aujourd’hui, c’est un peu glandouille d’un point de vue blog : étant actuellement pris par moult autres activités, je m’en vais donc être bref. Si. J’en ai entendu qui pouffaient au fond :  ils viendront me voir à la fin de l’heure avec leurs carnets.

Donc, disais-je, en ce jour de Pâques durant lequel on aborde de mystérieuses histoires de mecs qui parviennent à vaincre la mort, tournons-nous vers un sujet proche : Dracula, le prochain spectacle de Kamel Ouali.

Alors évidemment, dit comme ça, ça parait affreux ; mais vous êtes encore à côté de la vérité : puisqu’après le gros bide du 1er single du spectacle, « 1,2,3« , pour le dernier morceau visant à promouvoir le spectacle que l’on vous balance lorsque vous allez faire vos courses chez Auchan, Kamel et ses amis ont décidé de joindre leurs pouvoirs avec d’autres créatures encore plus maléfiques que Vlad l’Empaleur, j’ai nommé…

Les BB Brunes.

Non ! Revenez ! Ne fuyez pas ! Je sais que vos coeurs sont serrés par l’effroi rien qu’à l’évocation de ce nom, synonyme de « douleur auditive », de « rock du lycée Henri IV » ou encore de « jeunes UMP« , mais il faut bien que nous en parlions : Kamel Ouali a demandé à Adrien Gallo, des BB Brunes, d’écrire le nouveau single de son « spectacle musical » (oui parce que « comédie musicale », ça devait sonner bizarre avec Dracula : ce n’était pas vraiment le roi de la gaudriole). C’est donc équipé de son bac littéraire et de son sens artistique unique que le jeune homme vous a proposé des paroles dignes de Georges Brassens pour mettre en avant toute la profondeur de « Dracula, l’amour plus fort que la mort » (puisqu’en effet, ça parle toujours d’amour, hein, jamais de trucs comme la guerre, la société ou les problèmes de prostate). Mais observons plutôt.

La troupe du spectacle. Notez qu'il y a un vampire avec un plus gros appétit que les autres : pauvre humanité.

Morceau : En Transe… Ylvanie – Clip (je ne commente même pas les images que je qualifierais simplement « d’emo-prout »)

Tu voudrais pas qu’on s’salisse, 
Qu’on se fasse les vendanges

Déjà, notez qu’on se tutoie, ce qui signifie qu’on est soit en train de s’adresser à des jeunes, soit au sein d’une réunion du parti socialiste (où l’on trouve aussi pas mal de morts-vivants, cela dit). Peut-être une réunion des jeunes socialistes ? Qu’importe : en tout cas, Dracula, si on lui dit qu’il faut pas se salir, il ne le fait pas, même si c’est pour gagner un peu de thunes aux vendanges pour assurer l’entretien du château (parce que ça coûte cher ces conneries). On a beau être Seigneur des Ténèbres, si c’est pour saloper sa belle chemise  en soie, c’est pas la peine. On a sa petite dignité de mort-vivant.

Je suis persuadé que l’auteur de ces lignes est trop fier du mot « vendanges« , parce que raisin, vin, sang, tout ça.

En Transe…ylvanie

Oui ? C’est-à-dire que comme jeu de mot, ça fait un peu « Jean Roucas se lance dans la chanson« . Mais bon, il ne faut pas trop en demander, je crois, comme nous allons le voir.

Un transe se maquille, 

Effectivement : la Transylvanie est connue pour être un nid à transsexuels ; c’est un peu le Bois de Boulogne de la Roumanie, le Brésil des Carpates. En tout cas, je suis content de savoir qu’en Transylvanie on se maquille. Un peu plus et je demandais à l’ONU de larguer du mascara, produit de première nécessité dans ces pays où l’on ne se soignait pas assez à première vue.

Pour une poignée d’enfer 
J’ai vendu ma chance au paradis

Hautement philosophique. Et alors, qu’en fais-tu, de ta poignée d’enfer petit canaillou, hein ? Parce que bon : des gens qui n’ont plus accès au paradis parce qu’ils ont préféré profiter de leur poignée d’enfer, on les appelle des onanistes. C’est très mal. Si tu ne connais pas ce mot, jeune, demande à consulter un dictionnaire au CDI du collège. N’hésite pas à demander de l’aide à un adulte.

Le sang c’est la vie
Que tu m’as prise

Super, le slogan d’une campagne pour le don du sang. Bravo les mecs ; dans 2 minutes, on se tape un vampire qui dit « Zapetti – à vous aussi ! » (rien que pour cette campagne publicitaire, Zapetti aurait mérité de voir ses raviolis en conserve jetés dans la Montagne du Destin, mais passons).

Pour à toutes leur plaire
J’ai jeté l’alliance de ma Vierge Marie

Comme tous les hommes mariés : à l’approche d’une minette, on planque son alliance. C’est vrai quoi : on imagine bien que Dracula, son vrai problème,c ‘est de se faire défoncer le coin du museau à coups de balais par la Vierge Marie cocufiée en rentrant à pas d’heure au château familial au prétexte d’avoir eu « un dossier à finir au travail« . Le dossier se prénommant Samantha et ayant de longs et soyeux cheveux châtains. Notons par ailleurs que l’auteur de ces lignes, trouvant que les rimes, c’est trop dur à faire, commence à inverser l’ordre des mots selon sa convenance. « Nan parce que des rimes en -aire, en français, c’est trop dur« . Mais ouais, mec, carrément.

Il faut aller loin pour chercher ses paroles. Merci, Don du sang.

J’ai le trois pièces services 
Qui me démange

Je ne souligne même pas l’inversion des mots, contentons-nous du fond, car l’auteur nous parle d’un vrai problème vampirique : les morpions. Ces petites saloperies, après avoir établi leur tête de pont sur le « trois pièces services » (j’ai leee Beschereelle qui me démaaa-aaange« ), se sont donc empressées de sucer le sang de Vlad l’Empaleur. Et que se passe t-il lorsque l’on se nourrit de sang vampirique ? On en devient un, chacun le sait ; notre comte pluriséculaire est donc tout simplement le possesseur de morbaks immortels ! Ont-ils des pouvoirs hypnotiques ? Peuvent-il se transformer en chauve-souris depuis le slip de leur maître ? Autant de questions qui restent sans réponses ; dans tous les cas, nous connaissons maintenant la vraie malédiction des vampires : condamnés à se gratouiller pour l’éternité. Affreux.

Il faudra que j’en parle à Bella.

En vices, je suis très loin d’être novice

Gros vantard. Sauf que maintenant que l’on connait ton problème hygiénique intra-slipos, pas sûr que tu puisses courir encore longtemps la jouvencelle. Tu vas devoir t’en retourner à ta poignée d’enfer, chenapan.

Mais faut savoir faire l’ange

Oui, Dracula adore se faire passer pour un gros gentil : il emmène ses victimes au cinéma regarder « Coup de Foudre à Notting Hill« , il leur offre des malabars, et éventuellement, il leur propose un tour de poney. Ensuite seulement il leur annonce qu’il va leur éclater les artères à coups de canines.

Tes yeux peureux m’attristent, 
Belle mésange,

C’est qu’il est sensible Dracula. Il a pleuré à la fin d’Armageddon. C’est ça son vrai point faible : son petit coeur.

Laisse vivre les saints, qu’ils s’anoblissent, 
J’ai les crocs j’veux du tendre…

Une manière comme une autre de dire que si Dracula aime les jeunettes à la chair tendre, il préfère leur laisser le temps d’avoir les saints qui poussent.

Attention… refrain !

En Transe…ylvanie
Un transe se maquille, 
Pour une poignée d’enfer 
J’ai vendu ma chance au paradis
Le sang c’est la vie
Que tu m’as prise
Pour à toutes leur plaire
J’ai jeté l’alliance de ma Vierge Marie

Cela étant dit, un bon couplet parait de bon aloi.

Rombière surveillant de potentielles victimes de statuphiles

Je m’extirpe in extremis 
D’un Michel-Ange

Oui, parce qu’après, il y a le mec du musée qui débarque ; et se prendre les 800 000 volts d’un taser dans le rectum alors qu’on tentait l’accouplement avec une statue, c’est tout de suite assez désagréable ; on a beau être immortel, on évite quand même les ennuis. Statuphile ? Quelle perversion.

On s’affaire aux prémices, et c’est promises
Je te ferai le change

Rappelons que l’auteur de ces lignes, appelé pour son grand talent, a un bac L. A quel moment tu (je te tutoie comme dans tes chansons, puisque tu es jeune) n’as pas compris qu’il fallait que ça signifie quelque chose, les rimes ? Parce que sinon, moi aussi je t’en fais facile « La poubelle valide la ration – Je suis la passion« . Je crois que je préfère ne pas savoir combien on a payé le jeune Adrien pour coucher pareil texte.

Il y a des monts qui trahissent

C’est ça de porter des pantalons moulants, petit fripon priapique. Ce n’est pas très pratique. Ho, j’ai fait une rime ! Monsieur Ouali, Monsieur Ouali, venez voir !

Il y a des types qu’on du sens
Car tu sais qui dit station-service
Dit pompes à essences

… non mais franchement ? Outre le sens, rien que le registre est formidable : Dracula, le poète qui collectionne les points Total. J’espère qu’il a un mug quand il passe chez eux, parce que bon, l’éternité à la pompe, ça mérite bien ça.

Attention… re-refrain (je suis sympa, je vous préviens : des paroles aussi profondes, mieux vaut être averti).

En Transe…ylvanie
Un transe se maquille, 
Pour une poignée d’enfer 
J’ai vendu ma chance au paradis
Le sang c’est la vie
Que tu m’as prise
Pour à toutes leur plaire
J’ai jeté l’alliance de ma Vierge Marie

Suivi de :

La-la-la-la-la-la-la (x3)

Vu le travail jusqu’ici déployé sur les paroles et le reste, je dois dire que je trouve que ça ne fait pas trop tache. Même si j’imagine qu’il a fallu un moment pour que l’auteur de cette chanson trouve que « La« , ça rimait bien avec « La« .

Voilà ; encore un dernier refrain, encore du lalalala, et c’est bon, emballé c’est pesé : vous avez une chanson supposée donner envie d’aller voir le spectacle « Dracula : l’amour plus fort que la mort« .  Ho, oui, le fruit de l’union de Kamel Ouali et d’Adrien Gallo, ça me donne envie d’y aller.

Mais avec un lance-flammes alors.

P.S : En écrivant cet article, j’ai noté que d’autres blogueurs avaient travaillé le même sujet. Merci à eux de continuer à étudier pareils chefs d’oeuvre.

Pour compenser cet article fort bref, je vais donc me dépêcher d’aller voir Thor cette semaine : je suis comme ça, je sais. Ça me perdra.

Aujourd’hui, je me repose, d’autres ont fait bien mieux que tout ce que je pourrais faire.

Il arrive parfois que, au détour d’un clic malheureux, l’on tombe sur quelque chose qui nous fasse écarquiller les yeux ; on se met à pleurer du sang, on se roule par terre, on finit par se mettre en boule dans un coin en marmonnant « Ph’nglui mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn » ; bref, notre fragile équilibre mental est bien vite mis en pièce par notre malheureuse découverte.

Et pour ma part, je suis tombé sur… ho… Seigneur… comment vous décrire cela ? Je… je crois que je vais me contenter d’un teaser, comme on dit, et vous inciter à aller découvrir le reste par vous-même. Et regardez, ça commence très fort !

Alice se fout copieusement de la gueule du monde : elle n’en est même pas à la page de garde, l’illettrée

Du suspens, puisque l’héroïne se promène parfois la nuit (et n’hésite pas à se téléporter sur un fond gris pour penser tranquille)

Pour un peu d’adrénaline, la gourgandine n’hésite pas à aller nuitamment tancer les brigands dans le secret espoir d’être invitée dans leur cave : l’insécurité a du bon !

De l’action, attendu que malgré des trottoirs vides de trois mètre de large, nos héros arrivent à se rentrer dedans

« Oui, je regarde devant moi quand je cours, mais là je suis pressé, donc comme je cours, je ne regarde pas devant moi » Hmm hmm.

Des mystères, car dans une ville de plusieurs millions d’habitants, croiser quelqu’un qu’on a jamais vu est en effet relativement curieux

Un violeur potentiel encore inconnu d’Alice : cela ne saurait durer.

Des voyages spatio-temporels, notre héroïne et son amie sortant visiblement des années 80

Le concours du haut le plus moche : il y a du niveau

De la gastronomie, tant le régime alimentaire de l’inconnu nocturne reste, lui aussi, inconnu

Les vampires ne consomment que du sang : ils ne peuvent donc manger que du boudin. Ce qui signifie que tu as toutes tes chances, petite !

Du danger, puisque certains problèmes gastriques pourraient foutre en l’air la soirée

« L’ail, ça me fait péter, alors on va éviter si tu veux bien »

De l’érotisme, avec des passages coquinous

Genre, tu regardes sa croix. Bin voyons.

Bref, qu’attendez-vous pour connaître la fin ! Le mystérieux inconnu est il un vampire ? Alice parviendra t-elle à le séduire ? Camille révélera t-elle à nos deux tourtereaux qu’elle n’est autre que Jean Roucas ? Vous saurez tout en allant lire « Rencontre avec un vampire » !

Non vraiment, comment voulez-vous que j’écrive un article après être tombé là-dessus ? Je vous laisse seuls juges.

Oh, et surtout : n’oubliez pas de lire les commentaires. Je m’en voudrais si vous y échappiez.

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