Ce blog a eu 4 ans ce 26 juin.

En temps normal, cela serait l’occasion pour le maître des lieux de profiter d’une semaine de vacances, mais la période étant chargée, il serait scandaleux d’abandonner son poste alors que nos salles obscures regorgent de bouses en ce début d’été. Bien sûr, certains argueront du fait que des périodes chômées, il y en a déjà eu ces dernières semaines alors hein, ho, au boulot un peu, dites, mais sachez que si mon mépris était parpaing, il serait classé monument national par la République Populaire de Chine.

Bref, comme chaque année, profitons-en pour faire le point.

Déjà, oui, nous allons revenir bien vite à des articles hors-cinéma, mais que voulez-vous : avec l’arrivée des premières chaleurs, le public se rue dans les salles obscures climatisées, aussi les bouses y attendent-elles en nombre de nouvelles victimes. Il faut donc bien s’en occuper un peu, tout de même ! Vous n’imaginez tout de même pas que Man of Steel va s’en tirer comme ça ? Mais faisons plutôt le bilan de l’année écoulée.

Cette année, donc, le rythme du blog s’est ralenti – ce qui est scandaleux, j’en conviens bien volontiers- passant régulièrement à 8 – 9 jours au lieu de 7 entre deux articles. Les râleurs sont bien évidemment invités à joindre un gros chèque à leur complainte, afin de me permettre de passer plus de temps à écrire des âneries et moins à fouetter des employés en insultant leurs familles en allemand, ah mais. Cependant, donnons des chiffres : au lieu des 50 articles annuels, 46 ont été publiés, ce qui reste tout de même l’équivalent, en termes de caractères, de 8 romans complets. Enfin. Quant à l’arrivée d’une nouvelle charte, véritable serpent de mer de ce blog, si celle-ci est bien avancée, il convient d’arrêter de l’annoncer et de laisser les choses se faire à leur rythme : nul doute qu’un jour de désœuvrement, celle-ci sera achevée et viendra rayonner de mille feux devant vos petits yeux émerveillés.

En tapant "4 années", je découvre que des lecteurs sympas ont même fait un badge. Vraiment, je suis touché.

Tradition oblige, il convient aussi de parler aujourd’hui des formidables recherches menant à cet humble blog, qui ne cessent de m’étonner. Tenez, rien qu’aujourd’hui, nous avons eu :

  • Jean-Marc Ayrault (je n’en ai jamais douté)

je suis professeur d’allemand et je veux me reconvertir

  • Des gens au goût exquis

steevy boulay en slip

  • Celui qui doit taper vite vite sur son clavier avant que la dame du CDI ne l’attrape

video sexse avec sa mer l’orsque dormie dans chambre

  • Celui qui est tombé ici parce qu’il a merdé avec son datajack

shadowrun scénario

  • Arthur qui prépare son prochain spectacle

c’est l’histoire d’un canard qui leva la patte il trouva sa drôle donc il leva l’autre et la pouf il tombe

  • Un modérateur du Monde.fr qui cherche à comprendre ce qu’il se passe chez lui

comment se reproduisent les trolls

  • Celui qui se demande si ce jeu qu’on vient de lui offrir est bien un simulateur de danse contemporaine

est ce que dans call of duty ghosts il y aura des scenes violentes ou pas

  • Emile Louis qui tente de se faire passer pour Hagrid

auxerre sorcellerie

  • Et enfin, comme chaque année, le poète scatophile

être excité par les bruits de chiasse

Pour ce dernier, je pense que le malheureux est atteint de priapisme à chaque fois qu’il entend une cornemuse dans le lointain, souhaitons donc pour ses slips qu’il ne soit pas breton. Cela étant dit, il me revient pour ce post annuel de remercier celles et ceux qui n’hésitent pas à cliquer sur contacter l’auteur en haut de ce blog pour me signaler qu’il y a une faute à la troisième ligne du quatrième paragraphe, et que c’est intolérable, m’indiquer la découverte d’un site web merveilleux n’attendant qu’une bonne bâche, me dire qu’ils m’aiment fort ou plus simplement, me faire suivre une quelconque actualité sur Nicolas Cage (qui manque terriblement à nos écrans), et je dois dire que vous êtes tout de même nombreux sur ce dernier point. Je rappelle par ailleurs qu’une F.A.Q est disponible, évitant ainsi de s’embêter à écrire un mail pour demander "Mais, vous aimez des films en fait ?", ou pour savoir quelle est la procédure à suivre pour les demandes en mariage. Enfin, pour rappel, la page Facebook est ici, et le Twitter, .

Une dernière chose : la tradition veut que sur l’article célébrant l’année écoulée, je sois plus présent dans les commentaires. J’essaierai donc de m’y plier.

Pour le reste, nous nous retrouvons bientôt pour un ultime spoiler avant de repasser à d’autres sujets, avec Man of Steel si tout va bien.

Sauf le film, bien sûr.

Accoudé sur le balcon, l’homme laissa la fumée de son cigare s’envoler dans le ciel nocturne.

Les yeux rivés sur quelque groupe de fêtards titubant en contrebas, il ne parvenait guère à entendre les quolibets que s’échangeaient les jeunes gens éméchés au-dessous de lui, tant la musique sortant de l’appartement dans son dos semblait masquer tous les autres sons. Il n’entendit d’ailleurs même pas claquer les talons de la jeune femme venue le rejoindre alors qu’il portait à nouveau le cigare à ses lèvres, et ne se retourna que lorsque celle-ci lui posa délicatement une main sur l’épaule.

"Vous ne vous joignez pas à nous Odieux ? Vous allez prendre froid à rester sur ce balcon.
- Non, je ne suis pas d’humeur. J’ai besoin d’un peu de calme, comprenez-vous… hmmm, Emmanuelle, c’est cela ?
- Ho, "Manu", je vous en prie ! Vous êtes si formel. Je dirais même que vous avez l’air un peu… bougon."

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Me tournant vers elle, je me permettais de lever un sourcil.

"Vous savez Emmanuelle…
- Manu.
- Oui, écoutez, il faut que vous sachiez : je suis toujours un peu bougon. Mais effectivement, j’ai quelque contrariété.
- Allons donc ! Vous voulez en parler ?
- Et bien par exemple je vois ce livre, là Fifty shades of Grey… des millions de gens l’ont acheté, alors que ce n’est qu’une repompe de l’un de mes vieux romans injustement méconnu, Fifty shades of Brown.
- Ho ? Était-ce aussi un truc vaguement sexuel ?
- Disons que c’était une oeuvre érotico-scatophile, comme le titre l’indiquait plus ou moins. Je crois que celle qui m’a honteusement plagiée a surtout gardé le côté étron sans pour autant verser dans le coprophile. 
- Je ne saisis pas bien. 
- Ce n’est pas plus mal pour vous."

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Délaissant l’ingénue, je tournais à nouveau vers la troupe en contrebas, dont les échanges tournaient peu à peu à la bagarre, et m’apprêtait à demander à Emmanuelle de bien vouloir aller me chercher fourchettes, couteaux et autres ustensiles à la cuisine pour ainsi larguer du matériel aux belligérants, lorsque celle-ci reprit la parole.

"J’ai appris que vous aviez un blog.
- Il parait.
- Moi j’aime bien les blogs, j’en lis plein ! Ho dites d’ailleurs ! ça vous dirait pas de vous présenter aux Golden Blog Awards ? J’ai des copains qui le font !"

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Elle sembla lire dans mon regard posé sur elle un mélange de mépris, d’incompréhension et de haine pluriséculaire, et tordit sa bouche en conséquence, comme inquiète de ma prochaine action. Bien qu’en effet, ce seul propos me donnait envie de l’envoyer explorer les limbes, je n’en fis rien, préférant l’éducation pour de sombres raisons inscrites sur mon curriculum vitae. "Voyez plutôt", dis-je simplement à la jeune femme, l’invitant à venir observer les pauvres gens s’affrontant en contrebas pour illustrer mon propos..

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Jeune fille découvrant qu’elle est sélectionnée grâce à son blog "Sol propre et cheveux longs"

Car cette année encore, quelques personnes bien intentionnées m’ont poliment écrit afin de savoir si je comptais ou non m’inscrire aux Golden Blog Awards, fameux concours parisien invitant les candidats à afficher de petits boutons cliquables sur leurs blogs pour obtenir les voix de leurs lecteurs, et ainsi avoir une chance d’écraser la concurrence pour mieux s’emparer de la victoire. Une occasion unique, donc, pour s’arroser de champagne, de plonger sa tête dans un saladier de schnouf, ou tout simplement de remonter les Champs-Elysées sur un char tigre en traînant derrière soi les vaincus enchaînés (et une ou deux étudiantes se déhanchant sur la tourelle pour appuyer le côté festif et couvrir les gémissements plaintifs).

Sauf que comme bien souvent, il semblerait que "Avoir un blog" signifie "Avoir subi une trépanation" aux yeux de certains. Alors, soyons fous et étudions la chose d’un peu plus près en consultant le site des dits Golden Blog Awards histoire de rire un peu et comprendre en quoi toi, lecteur de ce blog, tu ne te rends pas compte du fait que tu devrais avoir honte de lire des blogueurs tellement ils sont bêtes.

Les Golden Blog Awards, c’est, je cite ce qui est inscrit en haut du site en gros : "Par les blogueurs, pour les blogueurs !". Un élément rassurant, tant le monde libre manquait de cérémonies de récompenses ou les acteurs d’un milieu récompensent les gens du milieu, bref, rester entre soi pour se faire du bien, ce que de mauvaises langues pourraient appeler de l’onanisme. Mais ne jetons pas la pierre : l’onanisme n’ennuie personne, à l’exception de la bonde de la douche, là où les Golden Blog Awards posent des bases un peu plus curieuses. Découvrons-les au travers de la charte de transparence proposée en ligne, visant à mettre en avant la classe et le bon goût de l’élection en question.

Qu’y lisons-nous dès la première ligne ?

Les blogueurs représentent aujourd’hui un vrai média qui mérite d’être récompensé et ce avec plus de transparence

Retenez bien : "un vrai média", "qui mérite d’être récompensé" et "avec plus de transparence". C’est facile, c’est toute la phrase en fait. Dit comme ça, on dirait que l’on considère vraiment les gens qui écrivent en ligne (alors que bon, il y a les skyblogs quand même, je ne sais pas si on peut parler de "vrai média") et que ça ne rigole plus, assez des les mépriser, ils méritent bien un petit quelque chose pour leurs efforts ! C’est si beau, tenez, j’en aurais presque envie de commencer à essayer d’éviter les chats que je vois régulièrement traverser devant ma voiture au lieu de jouer à "Qui craque le plus fort".

Sauf que j’insiste sur le fait de bien retenir la citation précédente, car dans deux minutes, nous allons noter que si celle-ci est le leitmotiv officiel de la cérémonie, il s’agit en fait de faire exactement l’inverse. Et que personne ne semble s’en offusquer. Commençons avec la transparence car, pour ceux d’entre vous qui l’ont peut-être remarqué, quantité de blogs se sont ces derniers jours couverts de petites pouces bleus à cliquer "Votez pour moi pour les Golden Blog Awards" ! D’accord, mais alors comment ça marche ? Et bien c’est simple !

Dans cet objectif de transparence et de fiabilité, le classement des Golden Blog Awards prend en compte plusieurs votes :

1) le vote des blogueurs et des internautes. Un widget exportable sera disponible pour chaque blog qui répondra aux critères de qualité (voir nos mentions légales) afin de permettre aux blogueurs de faire voter leurs visiteurs.

2) les votes d’un jury composé d’experts des différentes catégories de blogs qui existent, qui sans être forcément des blogueurs, sont reconnus dans leur milieu.

3) celui des partenaires, sans qui la soirée ne serait possible, apportant un autre regard, plus professionnel, sur les blogs à récompenser.

Ce système de votes en 3 tiers permet aussi à tous les blogueurs de proposer leur blog dans la catégorie à laquelle il appartient. Ainsi, même des blogueurs de talents qui ont une faible audience peuvent postuler.

Vous avez suivi ? Il y a donc un vote "en 3 tiers" pour désigner le champion, avec 1 tiers représentant l’ensemble d’internet, 1 tiers représentant 10 clampins "reconnus dans le milieu" (il va par exemple falloir m’expliquer qui peut se targuer d’être un expert de la catégorie "Lifestyle", je sens mon pipomètre qui s’affole), et 1 tiers représentant le sponsor.

Donc par exemple, le blog "Choupi t’explique la vie" peut avoir 77 millions de voix des internautes, et "Dudule tout nu" 3 voix, le second peut quand même largement gagner pour peu que la poignée de pinpins ayant les deux tiers des voix vote pour lui (par exemple, et à tout hasard, parce qu’il dit du bien du sponsor). Un système bien connu, puisqu’on utilisait le même en France jusqu’en 1789, époque à laquelle non seulement le public a un peu froncé les sourcils en s’apercevant qu’on le prenait pour un truffon, mais en plus, il a un peu pété des gueules. Ce qui s’est terminé dans une vague de violence que je vous passe impliquant de la brioche, des moumoutes, une guillotine et des louis d’or (vous remettez ça dans l’ordre que vous voulez). C’était très confus.

"Transparent" on vous dit.

Je vous passe aussi la battle de "Ainsi font font font" qui fut immortalisée pour on ne sait vraiment quelles raisons. Confus on vous dit.

Et alors ? Serait-ce tout ? Non, car il y a bien mieux : ce qu’il y a à gagner. Bin oui ! Quand vous vous présentez à un concours, c’est bien pour gagner quelque chose, non ?

Voiture ? Argent ? Voyage ? Non, mieux ! Attention !

Le blogueur qui remporte dans sa catégorie (il y en a 20) le trophée de la soirée gagne le droit…

… de pouvoir afficher sur son blog une publicité (celle du sponsor de sa catégorie).

Publicité pour laquelle il ne sera pas payé, puisque c’est sa récompense.

Non, je ne rigole pas.

"Tiens mec, tu as gagné !
- Ouah, super, j’ai gagné quoi ?
- Le droit de faire gratuitement ce pourquoi j’aurais dû te payer en temps normal.
- Ouais, ooooh ouais, chiiiiic !
- Hmmm. Dis donc, je t’ai pas déjà vu dans un épisode de Corky toi ?"

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Blogueur, blogueuse, on te prend sérieusement pour un con. Tu le sais, lorsque l’on prononce le mot "blog", les gens se mettent soit à pouffer, imaginant tes déboires quotidiens racontés en ligne (puisqu’on leur a dit partout que cela se limitait à cela), soit à te proposer d’écrire un article pour eux pour un tarif si bas que même un pigiste de Mickey Parade pourrait hurler au scandale (par exemple, 10€ l’article – véridique – soit même pas le SMIC horaire, mais comme le blogueur est automatiquement un peu con puisque blogueur, il va accepter, pas vrai ?). Un blog, ça ne fait pas vraiment sérieux, alors merde, si on commence à parler aux gens qui en ont comme à des êtres humains, où va le monde ?

Tenez, d’ailleurs, les blogs c’est tellement bête que les Golden Blog Awards sont clairs sur le sujet :

En outre, et afin d’éviter tout problème, nous avons décidé d’exclure des Golden Blog Awards tous les blogs, sans exception, ayant trait à la Politique.

Aaaah, mais oui, c’est l’évidence même ! Vous imaginez, écrire des trucs politiques intelligents voire pire, objectifs ? Pas possible pour un blogueur, beaucoup trop con. D’ailleurs, tout journaliste politique qui tient un blog perd instantanément 60 points de Q.I à la seconde où il entre son adresse mail et mot de passe. C’est magique.

Du coup, il est d’autant plus intéressant de noter qu’un évènement qui prétend mettre en avant le fait que les blogs soient un "vrai média" le considère ouvertement en-dessous du niveau d’un journal gratuit distribué dans le métro, puisque même la pauvre feuille de chou voit de l’argent tomber dans son escarcelle à chaque fois que quelqu’un veut lui coller une pub sur le museau. Et encore une fois, citons les Golden Blog Awards : le blog serait donc un média "qui mérite d’être récompensé".

Je n’ose pas imaginer ce que cela serait s’il ne le méritait pas.

En conséquence de quoi, on lui propose  non pas quelque chose, ou même du rien (rien, ce serait déjà trop), non, on arrive à lui proposer de se battre avec d’autres, quitte à pourrir sa ligne éditoriale de pub pour l’évènement en essayant de grappiller des votes d’internautes (qui pour rappel, sont balayés d’un revers de la main par le fonctionnement du jury), afin d’obtenir le droit de ne pas se faire payer pour une publicité qui, normalement, devrait lui rapporter un peu de pognon.

Remplacez "blog" par "journal", en sachant que seule la forme change (à l’exception près que le journal est moins pratique, puisque par exemple, on ne peut pas glisser de lien dedans), et essayez d’imaginer un concours de journaux, avec à la fin "Le Monde" à qui on offre en guise de récompense une publicité à l’année pour des couches-culottes, sur sa une en échange de strictement rien.

Curieusement, il y a de fortes chances que tout le monde se regarde dans l’assemblée, puis pète la gueule au plaisantin avant de le traîner derrière le char tigre évoqué en début d’article (mais sans les étudiantes qui se déhanchent, ça c’est un peu ma touche personnelle).

Mais chez les blogueurs, non : on a tellement l’habitude de passer pour des andouilles qu’à la place, on se chamaille, on s’inscrit et on se bat pour devenir l’hôte de spéléologie rectale de tout le comité d’entreprise d’un sponsor, si vous me permettez cette grivoise expression. Ce qui, quelque part, justifie pas mal que l’on puisse voir les blogueurs comme des trépanés.

Je rappelle encore une fois (je ne m’en lasse pas) la citation issue du site des Golden Blog Awards :

Les blogueurs représentent aujourd’hui un vrai média qui mérite d’être récompensé et ce avec plus de transparence

Un concept intriguant, donc. Mais "Par et pour les blogueurs", même si finalement, le vote ne sera pas vraiment par les blogueurs (on quitte donc l’onanisme), mais plutôt par des gens qui ont pour objectif de vous coller une publicité sur le coin du museau (on entre donc plutôt dans la tournante), et pas vraiment non plus "pour les blogueurs", au contraire. D’ailleurs, n’allez pas croire que les votes du public ne servent qu’à indiquer au sponsor le blog qui a la plus grande audience, et donc où sa pub touchera le plus de monde et sera la plus rentable. Non, allons, puisqu’on vous dit que c’est pour les blogueurs (et pas auteurs, hein, quand on écrit sur internet, on a pas ce titre. Il faut allumer l’imprimante pour l’obtenir, tout est dans le support).

La différence entre un auteur et un blogueur.

J’aime ce principe intégralement basé sur le non-sens qui n’a pas empêché des centaines de gens de s’y inscrire parce que merde, on pouvait GAGNER ! Bon, gagner quoi, on s’y est pas trop intéressé, mais gagner, quoi, merde, c’est intéressant. Il faudrait que je pense à organiser des Worker Awards pour mes employés, tiens. Si ça se trouve, ça marcherait. Il faudrait que je propose à l’URSSAF de sponsoriser la soirée.

Donc, chers spécialistes du web 2.0, voire "blogueurs influents" autoproclamés pour certains (titre qui sous-entend encore une fois que tout lecteur de blog est potentiellement lui aussi idiot, et suit donc tranquillement l’avis des gens qu’il lit sans se poser de questions, parce que ça aussi, c’est compliqué), si vous voulez vraiment faire un truc "par et pour les blogueurs", je ne sais pas moi, faites une association, un syndicat ou que sais-je, où les blogueurs pourront trouver conseil juridique ou non, proposer d’intégrer une base de données pour les marques qui voudraient vraiment savoir quel blogueur traite de quoi en un seul coup d’oeil pour voir s’il y a un intérêt à les contacter plutôt que de bombarder les boîtes mails de propositions (il y en a encore qui semblent croire que ce blog est susceptible d’être un bon support pour faire un article pro-quelque chose, on sent qu’ils se sont attardés dessus au point de ne même pas lire le titre), voire carrément fixer des grilles tarifaires pour ceux qui veulent jouer à faire des articles sponsorisés, puisqu’à l’heure actuelle, ceux-ci sont entre 10 et 100 fois inférieur à tous les autres supports (alors qu’encore une fois, internet se prête plus à ce genre de choses puisque l’on peut y mettre des liens). Là par exemple, vous feriez un truc "Par et pour les blogueurs". Mais c’est vrai que ce serait un peu trop pro-blogs, quoi, merde.

Alors en attendant, Golden Blog Awards, soyez sympas et écrivez "Par et pour les marques" en haut, ce sera un petit peu plus transparent, et ça évitera de continuer à prendre auteurs et lecteurs de blogs pour des cons.

Bisous.

Ho, et bonne chance aux candidats. Evidemment.

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"Bon d’accord, mais alors, vous allez y participer ou pas ?" – demanda Emmanuelle, un brin lassée.

Il y eut un petit bruit sec lorsque son crâne percuta la rambarde, et reprenant mon cigare en ignorant son corps galbé s’effondrant mollement à mes pieds, je me concentrais à nouveau sur l’évolution du conflit entre les ivrognes au-dessous du balcon. Un agréable spectacle. Ils s’étonnèrent quelque peu lorsqu’une pluie de couverts de cuisine s’abattit sur eux, leur permettant de s’armer pour mieux s’affronter.

"Battez-vous, gueux" leur dis-je, mouchoir à la main, lorsqu’ils levèrent les yeux pour voir d’où provenait cette pluie métallique digne d’un ravitaillement russe au-dessus de Damas.

"Le champion aura le droit de me servir."

Ce blog a eu 3 ans ce 26 juin.

Si vous n’en avez pas grand chose à faire, fieffés fripons, sachez que ce n’en est pas moins pour le maître des lieux une excellente occasion pour se laisser aller quelques jours ; il ne faudra donc guère vous attendre à un article avant la semaine prochaine parce que bon, hein, ho, ça va,  on a bien le droit de glandouiller pour son anniversaire tout de même ! En fait, c’est même vous qui devriez travailler pour le coup, m’envoyant divers présents tels des boîtes de cigares exotiques, des tonneaux de brandy ou des caisses de cravates (un accessoire qui s’use très vite sitôt que l’on apprend à s’en servir pour stranguler autrui lors des soirées où des gens proposent de jouer au Time’s Up), ou pour les moins aisés, en surchargeant mon auguste boîte mail de messages débordant d’amour, de réalisations graphiques à ma gloire, ou même de CVs de candidates pour ma cave. Enfin, je vous connais, petits ingrats, et je vous pardonne par avance, car ma mansuétude est grande.

Bref, faisons le point.

Cette année, le rythme n’a guère ralenti, se maintenant à 1 article par semaine comme le veut désormais la tradition, ce qui est plutôt pratique car permettant à l’auteur de tapoter quelques âneries avant de s’en retourner à d’autres activités, comme par exemple, la chasse à courre sur blogueuses mode, ce qui prend plus de temps qu’on ne le croit tant il faut entraîner ses chiens à bien rabattre la bête sans tenter de dévorer ses poches pleines de macarons dans l’affaire. Vous n’imaginez pas, mais passons. Oui, disais-je : ce rythme d’écriture a permis à ce blog d’atteindre un total de 200 articles, ce qui, lorsque l’on connait la longueur moyenne de l’un d’entre eux, laisse supposer qu’il vaut mieux aller chercher un opticien comme sponsor avant de se lancer dans l’exploration des archives.

Par ailleurs, et à titre informatif, ce blog risque de se draper d’une nouvelle charte après trois ans de bons et loyaux services de celle-ci, ne vous étonnez donc pas si vous venez à tomber prochainement au milieu d’un joyeux bazar qui durera probablement seulement quelques minutes (du moins,  faut-il l’espérer), c’est normal. Vous pourrez donc derrière lancer des "Hooo !" et des "Haaa !" en découvrant la nouvelle version une fois que celle-ci aura vu le jour, un peu comme les candidats de D&Co lorsqu’ils découvrent leur nouveau salon (avec un petit effet spécial de paillettes pour la transition), un peu avant de pleurer. Probablement parce que les choix esthétique de Valérie Damidot font réagir les canaux lacrymaux plus que le bon goût, mais là n’est pas le sujet.

3 ans, c’est par exemple la durée de vie moyenne du hamster. Vous ne pourrez pas dire que vous ne vous instruisez pas avec ce blog, ah mais.

J’en profite, amis lecteurs, pour parler un peu de vous, en citant tout comme l’an dernier quelques-uns des pervers mots-clés que vous avez tapé dans les moteurs de recherche pour atterrir ici, et qui ne cessent de m’émerveiller. Parfois, je me pose de sérieuses questions sur la nécessité d’instaurer un permis de circuler sur internet. Tenez, rien qu’aujourd’hui, nous avons eu :

  • Le type qui déclare sa flamme à Google, parce que c’est une sacrée coquine

tu es comme la musique pour moi. je suis devenu accro, t’as voix m’a envouté et porté comme une note de musique qui venait d’être jouée. je me suis 

  • Le trépané qui tente d’écrire avec des lunettes 3D ((fanfaron, si tu me lis, regarde : mon mépris est si grand qu’il sort de l’écran, ton voeu est exaucé !)

j ai une tèlephision avec l apllication 3d et les luneete je veux un film 3d pour que je puise voir lles choses sortirte de l ecran

  • Le garnement qui n’a pas fait ses devoirs, et c’est très mal

transformer cette phrase au style direct : qui avait mis ce carton la , sur son lit ? peut-etre qu’un autre gars de la chiffre avait décidé de s’installer ici , sous 

  • La damoiselle qui a compris le seul intérêt d’un jeu bien connu

se masturber avec un totem de jungle speed

  • Le psychopathe qui a des problèmes tout à fait contemporains (Philippe le Bel approuve cette recherche)

comment buter les connard de templier

  • La cinéphile qui ne se rend pas compte que sa recherche va lui renvoyer plus de pornos qu’autre chose

comment s’appelle le film ou une fille recoit une pluie d or

  • Et enfin, pour terminer, le poète scatophile

la vie d’un etron me calme comme le bruit de la mere

Chhhhht. Ça se passe de commentaire. Savourez (si je puis dire), tout simplement.

Et tant qu’à parler d’exploits de certains sur internet, j’en profite comme chaque année pour remercier les courageux qui n’hésitent pas à envoyer par mail les coquilles qu’ils ont repérées dans les articles publiés ici, voire à me signaler que j’ai confondu un T-1000 avec un T-800, ce qui est proprement scandaleux même s’il parait que le fait qu’un homme ne soit pas un expert en modèles de robots du futur est plutôt bon signe pour sa vie sexuelle, mais ne nous engageons pas sur des sentiers qui pourraient nous renvoyer à des requêtes de moteurs de recherche précédemment évoquées. Non, tant qu’à parler de mails, je rappelle aussi qu’il y a une F.A.Q pour vous éviter bien des efforts quant à savoir si je prends des notes au cinéma ou pour savoir quelle procédure suivre pour une demande en mariage, et qu’il y a toujours possibilité pour le reste de passer par la rubrique contact. Par ailleurs, la page Facebook est toujours ici, et le Twitter de toujours , même si je n’ai toujours pas compris si les propos concernant mon manque de bavardise sur ces supports tenaient de la critique ou du compliment. Dans le doute, je choisirai le second. Pour tout le reste, les commentaires sont là ; à noter que comme le veut une fois encore la tradition, j’essaierai d’être plus présent dans ceux de ce post. Ce sera moins festif qu’une soirée brandy, mais on fait ce que l’on peut les enfants.

Voilà !

Et à la semaine prochaine pour une reprise du rythme habituel du blog, et probablement un peu de mauvaise foi (attention, un discret euphémisme se cache dans cette phrase, saurez-vous le retrouver ?).

C’était un soir de septembre.

Il commençait à faire un peu froid, là, dehors, sous le ciel nocturne. Elle et moi nous étions abrités dans la chaleur d’un petit bureau, seulement illuminé par quelques spots aux couleurs mordorées qui lançaient sur les murs alentours des reflets de cuivre ; je me souviens particulièrement de l’odeur, l’air du soir semblant empli des effluves des feuilles de thé qui venaient fraîchement de remplir leur office ; pour qui a quelque peu roulé sa bosse, il y a dans cette fragrance un je-ne-sais-quoi qui n’est pas sans rappeler l’arôme flottant au large d’Hong Kong, au crépuscule, lorsque debout à l’avant d’une jonque au bois craquant, on peut observer les lumières sur le port aux parfums, là-bas, sur le delta de la rivière des Perles. Enfin si on a le nez fin et qu’on arrive à se concentrer sur autre chose que sur les cris des prostituées à fond de cale, sinon, tout ce qui fouette nos naseaux, ce sont les effluves en provenance du poste arrière où se situe le moteur diesel pétaradant au même rythme que le marin le maniant. Bref.

J’étais fort occupé à mes travaux, ne la regardant que de temps à autres en lui jetant un regard tendre lorsque soudain, tout a basculé. Je ne saurais expliquer précisément comment c’est arrivé, ou pourquoi, mais soudain, je me souviens qu’elle était dans mes bras, fébrile, incapable de faire le moindre mouvement. Je pouvais lire sur elle que c’était la fin ; une seconde, elle était radieuse, l’autre, mourante. Il n’y a pas de mots pour expliquer le désarroi qui peut emplir un homme dans ces moments là.

"Non !" avais-je crié, désespéré, la gorge serré, incapable même dans ce moment là de lui dire qu’elle était la seule créature dont je ne pourrais me passer, même quelques jours. Elle m’était devenue indispensable sans que je le sache. Ma douleur était telle que j’ignore si j’ai imaginé le dialogue qu’il y eut entre nous, tout ou en partie. Je crois que j’avais vraiment envie de l’entendre me dire quelques derniers mots.

"Je… désolé Odieux je… je suis foutu… je… hnng… je… 
- Non ! Accroche-toi bon sang ! Je vais appeler des secours, tu vas voir, ils vont te retaper en moins de deux !
- Je… c’est… argh… dis-moi… de… de quelle couleur est ma diode ?
- Petite box, non ! Je… ta diode va très bien, je t’assure ! Elle est parfaite !
- Ne me mens pas… elle… elle est jaune, n’est-ce pas ?
- …
- Je le savais… je… je l’ai senti…
- Arrête ! J’ai connu d’autres box avec des diodes bien plus jaunes que la tienne, et aujourd’hui, elles vont très bien ! Pense à tout ce qui t’attend ! On va retourner sur le web, toi et moi ! On regardera des vidéos de chatons avec de la musique, ou des clips minables avec des mecs qui mettent "SuperThothor 79 Production présente" durant 10s au début ! 
- Ah… ahah… ne… ne me fais pas rire…"

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Adieu, Bobox. Tu as rendu de fiers services à la nation : nous enverrons à ta maman, un petit modem 56k du Kentucky, une facture pliée en 4 sur ton emballage d'origine

Sa diode luisait de plus en plus faiblement, alors qu’au travers de mes yeux voilés par les larmes, je composais péniblement le numéro de la hotline. La suite, je ne m’en rappelle guère ; tout est confus. Je me souviens avoir dû composer douze numéros différents et patienter 1 minute de hotline (soit 15 dans le monde réel) pour enfin avoir quelqu’un prénommé "Jean-François" d’après ses dires, bien que son accent me laissait supposer qu’il se foutait vaguement de ma gueule (je n’en dis pas plus : chacun aura compris que je voulais bien évidemment évoquer un charmant accent liégeois, sous-entendant que son vrai nom devait être Eudes-Baudouin). J’ai aussi des visions dans lesquelles je débranche puis rebranche mon matériel pour la 23e fois, sachant que ça a échoué les 22 fois d’avant mais que c’est "pour voir" ("Et maintenant, que fait la box ?" – "Attendez, je regarde… ah, oui, je crois qu’elle me fait un doigt"), bref. Je crois aussi qu’à un moment, le type a demandé quand la ligne avait été coupée ; j’ai répondu un truc à base de surf sur le site de la bibliothèque de France ; je me voyais mal lui avouer que c’était probablement une surcharge de photographies de Jordan Carver prenant sa douche qui avait dû avoir raison des circuits imprimés de la petite créature que je tenais fermement contre moi.

"Je… je suis foutue, hein ?
- Non ! Non ne dis pas ça !
- J’ai bien entendu… il t’a dit… ce… ce Jean-François… qu’ils allaient me remplacer sous 10 jours… alors pour toi… tout ça… ça ne représentait rien ?
- Je… si… si, bien sûr je…
- Tous ces sites girlys que l’on a consulté ensemble… ces articles de "Elle" lus en cachette…
- Mais ?! Mais chhhht !
- Ces moments passés à lire les commentaires de chez Diglee…
- Chhhhhht ! Je ! Bon sang !
- Et la fois où tu as regardé en entier une vidéo de Benjamin Lanc…"

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Il y eut un léger craquement, lorsque l’outil s’abattit sur la petite machine ; comme toutes, elle s’était battue jusqu’à la fin. Comme toutes, elle n’avait pas voulu abandonner.

Comme toutes, il lui avait fallu un bon coup de pelle dans la gueule.

Bref, lecteur, tout ça pour vous dire :

- Je n’ai plus internet pour quelques jours, en dehors de sur mon téléphone

- Donc comme toujours dans ces cas là : si je vous lis, je mettrai plus de temps à répondre

- Il faudra attendre un peu pour un "vrai" article

Voilà jeunes gens. Maintenant, bourgeois disposant d’internet, allez donc gambader ailleurs, petits chanceux.

Bonjour chers lecteurs.

Aujourd’hui, je reçois une lettre de la jeune Coline, qui habite l’Allier. Permettez-moi de vous la lire :

"Bonjour cher Odieux,

Je vous écris car je suis dans une détresse terrible : non pas seulement parce que j’habite l’Allier, mais aussi car ma vie est aussi vide qu’un journal télévisé de David Pujadas. En effet, malgré mon doctorat en physique nucléaire et un poste au CNRS, j’ai l’impression qu’il manque quelque chose à ma vie. Je me pose de nombreuses questions, réfléchis longuement le soir en pensant à vous nue sur ma terrasse, mes pieds froids réchauffés par la pierre encore tiède d’une chaude journée ; mais hélas, je ne puis sentir la chaleur véritable, celle de votre présence à mes côtés, et je reste donc longuement à sangloter, mes yeux rougis tournés vers les pâles lueurs émanant de la voûte céleste en espérant que vous daignerez enfin tourner votre regard vers moi. D’ailleurs je…"

Attendez, je saute quelques lignes. Tsss, ces pipelettes alors. Voyons voir… blablabla grande maison… blablabla coeur torturé… blablabla 95D… Ah, voilà.

"… goulûment. Aussi, je voulais vous demander : voudriez-vous m’épouser ? Et sinon, vous sauriez pas comment faire pour devenir une blogueuse mode ? Ce n’est pas pour moi, c’est pour une amie. Moi j’ai du goût et des seins : deux choses incompatibles avec ce milieu.

Bien cordialement,

Coline"

Chère Coline, permettez-moi de commencer par répondre à votre seconde question :

Comment devenir une blogueuse mode ?

Devenir une blogueuse mode, c’est facile : un peu de bonne volonté, un look, un speech et un blog, et ensuite vous êtes partie vers le succès. Une petite trépanation pourrait vous aider aussi, mais tentons de faire sans : c’est tout le défi.

Mode : théorie visant à expliquer que le moche est beau aujourd'hui mais ne le sera plus demain, aussi faut-il en acheter plein maintenant

Le look

Pour devenir une blogueuse mode, le secret réside avant tout dans l’apparence : si vous n’êtes pas capable de faire croire aux autres blogueuses que vous avez autant de mauvais goût qu’elles, elles risquent de se douter de quelque chose et de vous rejeter. Dès lors, vous n’entrerez pas dans la communauté voulue, sentirez l’opprobre s’abattre sur vous et lorsque vous voudrez retourner dans le monde des humains, vous serez rejetée pour avoir tenté d’intégrer la Confrérie des Pintades (organisation regroupant les blogueuses-mode sous forme d’association loi 1901, réunion dans les catacombes de Paris pour comploter le premier mardi de chaque mois, vous ne pouvez pas vous perdre, il suffit de suivre les gloussements et les cris hystériques parce que quelqu’un a trouvé un string à paillettes à 32€ seulement pour vous y rendre). Ni tout à fait blogueuse-mode ni tout à fait humaine, vous sombrerez dans la dépression et vous suiciderez en tentant d’ingurgiter le contenu de deux flacons de vernis à ongle Gemey-Maybelline.

Je rappelle pour la petite histoire que les blogueuses mode (ou apprenties) qui se suicident vont en Enfer (il n’y a pas de limbes dans leur monde, quelqu’un d’inexistant ne peut pas exister dans le néant, pour des raisons mathématiques évidentes), un endroit froid et aseptisé où n’y a rien à acheter et où il est interdit de pousser des cris de truie qu’on égorge. Certains appellent ça une bibliothèque aussi, mais bon, ne nous étendons pas.

Bref, première étape : le "look" ; n’oubliez pas le principe : porter des trucs hideux (la blogueuse mode elle-même en est consciente, puisque 5 ans après avoir porté un truc "mode", elle reconnait elle-même "Haaan comment j’ai pu porter ça : c’est moooooche… mais c’était la mode à l’époque" : faux, c’est juste que la bougresse met 5 ans à réaliser des trucs basiques). On va donc aller voir ce que nous proposent des expertes pour se vêtir cet été et être la Daphné Bürki de la plage. Allons de haut en bas :

1 – Une frange

Nul ne sait qui a inventé la frange qui descend le plus bas possible (de préférence qui gratte les sourcils), mais tout ce que l’on sait, c’est que ça donne l’air particulièrement bête. Bien que l’on puisse lui trouver une certaine utilité (durant la première guerre mondiale, les premiers prototypes de casques étaient constitués d’une coupe de cheveux hideuse et de résine durcie), elle n’en reste pas moins une manière évidente de signifier à son prochain que l’on est capable de faire les mauvais choix chaque jour que Dieu fait, et en répétant la dite erreur chaque matin avec son peigne. Ce qui est bien avec ça, c’est qu’en plus, en cas de situation vaguement décoiffante (coup de vent soudain, tour en décapotable, explosion nucléaire et autres choses communes), tout le monde pourra constater une formidable différence de bronzage entre votre front et votre visage, un peu comme si vous aviez passé la journée avec une chaussette sur la tête. Afin de camoufler cette immondice, vous devrez donc porter une frange, et un cercle vicieux débutera dont vous ne sortirez plus jamais (si vos cheveux ponctuent la fin de lecture de cette phrase d’un rire diabolique, faites attention et sévissez : couchez avec un allemand et obtenez une coupe gratuite qui vous débarrassera de ces impolis).

2 – Des Wayfarers

Recommandées par les experts, adopté par les blogueuses comme par les hipsters paumés, les Wayfarer, qui existent en version verre blanc ou fumé sont l’équivalent chez les opticiens d’un 4×4 : c’est gros, c’est laid, ça prend sept fois la place que ça devrait et ça coûte un rein (dans l’exemple présent, 144€ pour des lunettes qui en valent environ 14 fois moins et qui existaient déjà il y a bien trop longtemps). A vrai dire, tout comme pour la frange (mais nous verrons que les deux vont de pair), on ne saisit pas bien l’utilisation de lunettes si énormes que l’on pourrait cacher une famille de roumains derrière chaque verre, à part peut-être pour camoufler, là encore, quelque chose que l’on ne voudrait pas voir découvert (bouton de fièvre, griffure, parachutiste anglais, missile cubain).

D’ailleurs, je me permets de rappeler à tout le monde la loi : le port de frange et de lunettes de soleil est interdit puisque avec ça, à part un bout de nez et votre bouche, il ne reste plus grand chose de votre visage (à peine plus qu’une burqa) ; or, comme chacun sait "nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue visant à dissimuler son visage". Je rappelle la sanction : "contravention de deuxième classe, punie d’une amende d’un montant maximal de 150 euros, à laquelle peut s’ajouter ou se substituer l’obligation d’effectuer un stage de citoyenneté."

Hmmm un stage de citoyenneté pour port de la frange + wayfarer : je crois que je vais voter UMP en 2012.

Bien, voilà pour le visage : ajoutez à cela des boucles d’oreilles et un maquillage voyant (c’est important : la mode, c’est avant tout être vu), et c’est un bon début.

Kim, du skyblog "Corée, Cora et Choré"

3 – Le petit haut qui va bien

Nous parlions de plage, il nous faut donc évoquer le bikini : aucun problème avec ce modèle qui vous est proposé par les mêmes champions : je vous rappelle le principe, et la photo l’illustre bien, une vraie blogueuse mode évite au maximum d’avoir des seins (c’est vulgaire) ; comme pour les mannequins, plus vous ressemblez à un cintre, mieux c’est. Mais malgré tout, il faut vous couvrir : grâce à ce modèle, vous êtes donc parée : pour 37€, vous pourrez donc avoir l’impression d’avoir pour brassière un bout de nappe coupé dans un restauroute, avec encore cette odeur de vin rouge renversé et l’impression d’avoir sur vous une sorte de souvenir du général de Gaulle.

4 – Le petit bas qui va mal

"Discret et beau" selon les amies de la mode, le short Iro vous permettra de couvrir votre fessier avec ce qui ressemble au calebute improvisé d’un clochard peintre de rue (d’où les taches de peinture dessus), faisant ainsi de tous vos compagnons de plage de gros jaloux qui se demanderont dans quelle ruelle obscure vous êtes allée dépouiller un pauvre SDF. "Nenni", leur répondrez vous en éclatant d’un rire cristallin : "Il ne m’a coûté que 147€, trois fois rien !". Les gens risquent alors de rire très fort à leur tour ou de vomir avec autant de puissance, on est pas bien sûr : mais rassurez-vous, sur votre short, ça ne se verra pas. Vous pouvez même le mettre en ayant une petite gastro : ses tons bruns vous couvrent ! C’est trop chic !

5 – Thong-Tong

Et ces petits pieds vernis, allez-vous vraiment les poser dans le sable chaud ? Risquer de vous brûler ? Pardieu, non ! Une bonne paire de tongs et vous voici prête ! Que nous propose t-on cette fois ? Des tongs-coeurs ; voilà qui est formidable : notez comme votre assortiment va bien se marier dans les tons kitschs ; vous ne pouviez rêver mieux. Et comme la mode ne se fout jamais de vous, mais dites moi, combien coûtent ces deux bouts de caoutchoucs ? 4€ ? 5€, allez ? Non : 23€. Pour ce prix là, on va supposer que le coeur sur les tongs appartient en fait à un petit Malaisien qui a été vendu par sa famille à des trafiquants d’organes : l’avantage, c’est que vous n’aurez plus à sortir de l’eau pour faire "splotch-splotch" avec les pieds : génial, hihihihi !

6 – Pas de sac sans sac

Enfin, pour la plage, inutile d’emmener votre sac à main préféré : un simple sac un peu large et solide vous permettra de transporter vos affaires de bain et quelques suppléments. Qu’avons-nous cette fois ? Un… sac orange ! Plus petit qu’un sac Carrefour, n’ayant même pas un petit dessin dessus contrairement à ce dernier et n’étant pas échangeable une fois usé, celui-ci vous est proposé au prix exclusif de 20€ ! Soit seulement 40 fois le prix du sac de grande surface précédemment évoqué : ça vaut le coup. Accessoirement, je suis mauvaise langue : ce sac peut servir à plein de choses, comme par exemple, à régurgiter vos macarons de midi (zut, je ne vous ai pas parlé du régime alimentaire, tant pis) : ton sur ton, vous pouvez le remplir incognito.

Mais passons plutôt à la suite.

En cas de plage nudiste, tout est à recommencer

Le speech

La vraie blogueuse-mode a son propre langage : elle s’en sert pour communiquer secrètement avec ses amies de la Confrérie des Pintades. Mélange de gloussements plus ou moins graves ou aigus, il repose sur plusieurs éléments essentiels :

1 – Les onomatopées 

Connues aussi sous le terme d’"International Stupid Chick Language", les onomatopées représentent une bonne part du langage de la blogueuse : elle glousse "Huhuhuhu !", elle rit "Hihihihi !", elle s’étonne "Hoooo !", elle est surprise "Hiiiiii !", contente "Hiiiiiii !", excitée "Hiiiiii !", apeurée "Hiiiiiii !", ou face à un livre de Spinoza "Heuuu ?". Si vous souhaitez les rejoindre, il est indispensable de les maîtriser un tant soit peu. Avec ça, vous pouvez déjà communiquer un minimum avec moult créatures de l’espèce. Entraînez-vous devant un miroir s’il le faut : si même votre reflet a l’air dépité, c’est que vous êtes sur la bonne voie.

2 – L’inegliche

Le français, c’est nul. L’anglais, c’est cool. Pas d’hésitation : remplacez le maximum de mots dans vos phrases par des termes anglais : si vous voulez quelque chose, cela devient un "must-have". Vous n’allez pas acheter des trucs mais "faire du shopping". On ne dit pas "Dragueur" mais "Serial lover". Enfin, il ne faut pas oublier que vos amies sont désormais classées entre vos "Friends", vos "Best Friends", votre "Best Friend Forever" et le cercle proche de copines que vous appelez vos "bitches" parce que vous êtes trop folles, vous faites fi des conventions, vous utilisez des gros mots pour vous appeler quoi. Incroyab’.

Par contre, méfiez-vous : si des ninjas en tenues verdâtres et sentant vaguement l’urine tentent de venir vous tuer, c’est normal ; ce sont les membres de l’Académie Française en colère. S’ils s’approchent trop, brandissez un exemplaire de Twilight en hurlant "C’est de la littérature !" ; ça devrait les faire fuir.

3 – L’insoumss… l’insossm.. l’insoms… le pas-respect des conventions

Vous devez déclarer en permanence que non, vous n’êtes pas une pintade, que la mode, ce n’est pas du tout une histoire de gens qui essaient de vous refourguer des fringues hideuses en vous expliquant que non, elles ne sont pas hideuses, elles sont juste conceptuelles (un peu comme l’art moderne), mais une histoire de tripes. Non, vous ne suivez pas les magazines ! Certes, vous les achetez, les lisez, en discutez, mais vous êtes contre parce qu’ils veulent vous imposer un style alors que vous êtes libre. Au final, vous achetez quand même ce que l’on vous a recommandé, mais vous avez CHOISI de le faire, ce qui n’est pas du tout pareil, it isn’t the same, tu vois.

Vous justifiez votre goût pour les fringues par le fait que c’est ainsi que vous vous exprimez (parce que avec la bouche, ça doit être trop dur), que vous dites qui vous êtes. Et si quelqu’un vous fait remarquer que le "qui vous êtes" semble varier tous les ans avec la mode, utilisez vos pouvoirs féminins de mauvaise foi. Puis, enfermez vous dans votre chambre avec un pot de crème glacée et un DVD de Titanic ; ça devrait suffire à faire disparaître cette incohérence de votre esprit.

4 – Time is money

Parler pognon est essentiel :

Qui a acheté le truc le moins cher ? Qui a fait la meilleure affaire ? Et surtout, qui porte les trucs les plus dispendieux sur soi ? Parce que c’est connu : plus c’est inabordable mieux c’est. Si vous partez à l’étranger, ignorez les ruines grecques, conchiez le patrimoine inca et précipitez-vous vers les marchands ambulants : vos récits sur comment vous avez négocié un petit pull Dior à un certain Mouloud feront votre gloire parmi vos semblables ; ça appuiera votre côté femme insoumise évoqué plus haut, puisque vous êtes dure en affaire et obtenez ce que vous voulez : inflexible qu’on vous dit.

Une fois que vous avez le look et le speech, si vos amis ne vous balancent pas dans le Cher pour en finir avec vos souffrances (ils n’auront pas besoin de vous lester : vos lunettes vous entraîneront vers le fond), vous n’aurez plus qu’à ouvrir un blog.

Uglee, blogueuse mode influente vous donne des conseils pour être aussi sublime qu'elle

Le blog

Comme dans tout bon blog, n’oubliez pas : parlez de vous. C’est une tribune sur internet : de quoi pourriez-vous bien traiter d’autre ? Pour ce faire, n’hésitez pas : faites-vous modèle. Prenez-vous en photo : pas une fois, pas deux, des dizaines de fois. Il faut que l’on vous voie, que l’on sache qui vous êtes, et que les gens vous complimentent. Pour passer pour une blogueuse-mode parfaite, plusieurs règles sont à respecter :

- Mettez des pubs. Bon sang, vous imaginez un magazine féminin sans pubs ? Et bien un blog de mode, c’est pareil.

- Prenez des poses naturelles comme si vous étiez Francis Huster : vous devez être mauvaise sur la moindre photo et louper votre effet

- Regarder ailleurs sur les photos, genre pensive, est recommandé. Dans le même temps, faites semblant de ne pas faire exprès du tout de mettre en avant votre dernier sac hors-de-prix. Encore une fois, si vous ne savez pas faire, pensez Francis Huster. Vous pouvez aussi prendre l’air complètement drogué. J’imagine qu’avoir l’air de s’être fait 5 rails de coke en 3 minutes, ça fait modèle plus crédible.

- Mettez le maximum d’accessoires sur vous : 21 bracelets, 9 bagues, 4 colliers : vous êtes une sorte de rappeur US, vous devez montrer ce que vous avez, nom d’une pipe. N’est-ce pas d’ailleurs le but de votre blog, vous montrer avec vos prises de guerre ?

- Ah, mettez des coeurs. C’est bien, les coeurs. Ou d’autres trucs cucus, hein, l’important, c’est l’idée.

- La bouche en cul de poule ("duckface" on a dit bon sang !) est autorisée ; cela signifie "7 foto c 1 D-lir avec ma besta Katy lol"

- Faites plein de clins d’oeils à vos copines blogueuses genre "Trop sympa ta tenue Choupi13 !"

- Ensuite, faites courir le bruit comme quoi Choupi13 a pris du cul et devrait arrêter la Danette (vous êtes une femme, n’oubliez pas de le montrer)

- Faites des reportages en prenant de temps à autres des trucs en photo qui ne soient pas vous (mais dans ce cas, essayez de faire des trucs artistiques, genre effet de flou ou appareil pas droit, mais là encore, échouez) : dans cette situation, ne mettez pas ou peu de textes : ce serait quand même bête d’écrire quelque chose d’intéressant, même par erreur. Du coup, ne lésinez pas sur les termes qui vous décrédibilisent "Trop choupi", "Trop mignon", "mdr" ou "Rama Yade"

Et avec ça, vous devriez être parée : votre blog mis en ligne, vous serez rapidement reconnue par la communauté des blogueuses mode, avec qui vous pourrez vous rencontrer pour échanger conseils, histoires, anecdotes, gloussements, et bien sûr, rumeurs sur les coutures de pantalon de Choupi13 qui auraient craqué lors de la dernière IRL à Paris.

A vous la gloire, la fortune, les contrats et probablement le suicide au vernis.

Si vous en doutez, je vous laisse taper "blog mode" sous google, et farfouiller un peu.

Ho, et Coline, pour votre première question : je passe vous voir pour en parler prochainement. J’aimerais juste savoir : avez-vous un jardin ?

Aujourd’hui : rien.

En effet, comme chaque année à la même époque, je me permets de laisser de côté cinéma, société, et autres sujets pour me tourner vers ce blog, qui en ce beau jour du 26 juin, célèbre ses 2 ans d’existence.

C’est donc le moment idéal pour caler mes deux pieds sur mon bureau, m’allumer un bon cigare et trouver une paire de bretelles dans le seul but de tirer dessus avec les pouces dans un rictus d’autosatisfaction parfait. Il convient ainsi de profiter de cette excellente occasion pour traiter d’un sujet encore plus égocentrique que d’habitude : ce blog ; tournons-nous vers l’année écoulée, et regardons avec joie le chemin parcouru.

Pour commencer, parlons du rythme de publication de cette année qui a quelque peu ralenti : d’un article tous les 4 à 5 jours, nous sommes passés à une publication tous les 5 à 7 jours, puisque la légende raconte que le propriétaire des lieux aurait aussi quelques activités annexes fort chronophages dans le monde réel (travail, vie sociale, achats d’outils de jardinage, etc). Au total, nous comptons, celui-ci compris, 140 articles disponibles céans, ce qui fait pas mal de lectures aux nouveaux arrivants, qui iront pourrir leurs globes oculaires sur les petits caractères des archives afin de retrouver si, oui ou non, Robin des Bois a été spoilé.

Mais parlons de vous, visiteurs. Si je salue bien évidemment le bon goût qui vous amène ici-même, chaque mois un peu plus nombreux, il est à noter que c’est la rubrique "Spoiler dans la bonne humeur" qui semble rester la plus attractive. Particulièrement les billets traitant de Twilight, ce qui me laisse dubitatif quant au bon goût précédemment évoqué, mais bon : je vais vous laisser le bénéfice du doute, dans ma grande bonté. Cette année en tout cas, l’article qui remporte la palme du plus vaste succès reste la page Facebook d’Adolf Hitler, qui a permis aux petits et aux grands de réviser leur histoire dans la plus grande tradition du ludisme pédagogique. Rappelons cependant qu’encore aujourd’hui, certains postent des messages : "Facebook l’a effacée ? C’est dégueulasse ! En plus il a dû falloir créer trop de comptes pour la faire ! Il en reste pas un ?" (véridique), ce qui me laisse un peu dubitatif. Mais passons.

Coulisses des sélections "Meet M. Odieux" saison 2010-2011 (et après certains oseront encore dire que ce blog est misogyne)

Bien sûr, d’autres choses font poindre le doute en moi, tels les mots clés employés pour tomber sur ce site. Sans faire de liste exhaustive, je me permets de vous indiquer quelques trucs tapés ce jour-même sous divers moteurs de recherche pour arriver en ces lieux :

- "j’ai décalé la signature de ma mère et mon prof a remarqué quelque chose de louche comment m’en sortir??"

J’imagine que tu as décalqué plus que décalé, galopin, même si je note que tu mets deux points d’interrogation quand tu poses une question urgente à Monsieur Google pour lui faire comprendre tant ton désarroi que l’urgence de la situation. Pris la main dans le sac, je tenais à t’informer que tu n’avais aucune chance d’échapper au courroux enseignant : on te retrouvera demain le visage ensanglanté sur le bord d’un trottoir, à proximité de l’arrêt de bus du lycée Christian Clavier de Maubeuge. Ce lundi, donc, quelqu’un atterrira sur ce blog en tapant : "J’ai décalé la gueule d’un élève menteur à coups de batte et sa mère a remarqué quelque chose de louche : comment m’en sortir ??".

- "film pas de pitie pas de blsses que des mor ninja assassin"

Moi aussi, je suis très déçu quand les ninjas assassins laissent des survivants. Ce serait comme un film sur la plomberie où il resterait des fuites à la fin, toute la profession s’indignerait. Or, personne ne veut se mettre les ninjas assassins à dos en les faisant passer pour de mauvais artisans : vous avez raison, il nous faut plus de films mettant en avant la méticulosité de leur travail.

- "suce ma bite, conard. tu comprends comme une bete."

C’est-à-dire que comme ça, au pied levé, c’est un peu cavalier, on ne se connait pas encore très bien tous les deux. On pourrait commencer par un restaurant par exemple ; je connais une petite gargote fort sympathique où nous pourrons tous les deux parler de nos passions autour d’un tartare de boeuf accompagné d’un bon vin. Là, après le dessert, alors que vous commanderez un café gourmand, je vous informerai que je paierai l’addition en appuyant d’un fort significatif clin d’oeil mon propos. C’est au moment où nous ressortirons du restaurant, plus instruits que jamais l’un sur l’autre que je vous abattrai de sang-froid d’une balle dans la nuque au fond d’une ruelle aux relents d’urine, afin de vous faire part de mon désarroi, avant de fouiller dans votre portefeuille pour me rembourser des dépenses du soir et faire croire à un braquage ayant mal tourné. Je profiterai bien sûr des informations que j’aurai accumulées durant le repas pour aussi rendre visite à votre famille et à quelques-uns de vos amis les plus proches, afin de bien appuyer la force de ma légitime indignation.

- "michael jackson ouvre ses cadeaux pour noel"

Et comme Michael disait chaque année aux enfants en ôtant son pyjama Mickey : "Plaisir d’offrir, joie de recevoir".

Bref, il y en a encore moult autres (un certain nombre impliquant des gens s’imbriquant les uns dans les autres, c’est fou), mais arrêtons-nous là.

Venons-en plutôt à d’autres sujets, qu’il est toujours bon de rappeler :

Ce blog, c’est aussi un Twitter et un Facebook, puisqu’aujourd’hui, comme chacun sait, si vous n’êtes pas sur les réseaux sociaux, on vous jette des cailloux dans la rue, les enfants se moquent de vous et les mères de famille vous montrent du doigt en pouffant. Ces bidules servent essentiellement à indiquer la parution de nouveaux articles, à échanger deux ou trois mots avec les fourbes lecteurs utilisant ces médias, et à draguer discrètement des geekettes à l’aide de subtils "@Melind3tte95E – Vous êtes douée pour les bons mots : j’aimerais tant vous rencontrer #clindoeil #drague #ghb #pelle #forêtderambouillet". Les réseaux sociaux sont décidément formidables.

A noter qu’un lecteur, dans sa grande bonté (merci à lui), a mis au point une petite application pour Android gratuite qui permet aux gougnafiers que vous êtes de pouvoir accéder aisément à ce site depuis votre formidable smartphone (ou ordiphone, si je suis lu par des membres de l’Académie Française pointilleux) ; ainsi, le jour où vous souhaiterez draguer Sylvie de la compta, vous pourrez énoncer moult bonnes raisons pour lesquelles on peut qualifier les chats d’étrons duveteux d’un simple coup d’oeil sur votre écran tactile, ce qui l’amènera à vous gifler, tant elle adore ces petites créatures piailleuses et fainéantes. Réalisant ainsi qu’il ne s’agissait pas d’une fille pour vous, vous irez plutôt conquérir Adeline, des ressources humaines, qui est quand même objectivement vachement mieux. Mesdemoiselles, ça marche aussi pour vous bien sûr : plus jamais vous ne resterez muette lorsque Ludovic du service contentieux s’exclamera à la cantine "Avatar, quel film formidable !" ; enfin vous pourrez lui chier dans les bottes pour vous venger de ce qu’il vous a fait sur le dossier McDougall (c’était vraiment dégueulasse de sa part, je suis bien d’accord avec vous).

"Hmm grâce à cette application, je vais pouvoir être d'encore plus mauvaise foi !"

Tant qu’à remercier mes lecteurs de leurs efforts, j’en profite pour saluer les chasseurs de coquilles, qui jour et nuit, n’hésitent pas à me faire remarquer que j’ai mis un S de trop à "un pokémons" ou que j’ai mis des majuscules à "Francis Huster", alors que tout le monde sait que c’est un nom commun désignant un mauvais acteur.

Terminons avec la F.A.Q, qui je le rappelle, est disponible tout en haut de ce site, et qui permet de répondre à pas mal de questions qui reviennent régulièrement, telles que "Vous prenez des notes au cinéma ?" ; "Ça vous prend combien de temps d’écrire un article ?" ou "Je vous aime, puis-je vous épouser ?". Pour le reste, comme toujours, et parce que j’oublie moult questions qu’il faudrait que je finisse par glisser dans la FAQ, il reste bien évidemment les commentaires (sur cet article, je vais essayer d’être plus présent) ou le traditionnel "contacter l’auteur".

Voilà ; je crois avoir abordé l’essentiel. Ne me reste donc qu’à vous quitter pour m’en retourner à des activités forts classiques en ce beau dimanche de juin : cocktails au soleil, dégustations diverses et participation à des enterrements de vies de jeunes filles.

L’été est décidément une saison formidable.

Aujourd’hui, nous ne traiterons ni de sport, ni de société, ni même de cinéma.

En effet, à l’aube de ce jour nouveau, nous allons plutôt parler ce ce blog.

Oui, ho, ça va, je vous vois faire la gueule, mais ce blog étant à tendance égocentrique, la moindre des choses est que l’on puisse parler de lui. Alors, en ce jour, voici venir l’occasion ou jamais puisque disons le tout net :

Ce blog affiche ce 26 juin ses 1 an au compteur.

Évidemment, pauvres prolétaires que vous êtes, l’échine courbée sur le quotidien boueux de vos vies, vous ne disposez pas comme moi d’une petite barre grisée permettant d’entrer dans les coulisses de ces lieux ; permettez-moi de vous y inviter brièvement et de vous faire un bref résumé, cette fois hors-cinéma, de cette première année écoulée. Asseyez-vous et permettez moi de vous servir un petit brandy ; chez un bon connard, on sait recevoir (une vieille stratégie consistant à obtenir la confiance de ses hôtes). Goûtez, vous m’en direz des nouvelles.

En parlant d'anniversaire, mesdemoiselles, n'oubliez pas : on coupe le gâteau APRES que le strip teaser soit sorti.

Ce blog a donc commencé sur les chapeaux de roues : créé en une soirée, doté d’une bannière dégueulasse (plusieurs dessinateurs se sont proposés d’en réaliser une nouvelle pour arrêter cette offense à l’esthétisme et à l’art, je crois qu’il va me falloir accepter un de ces jours), jeté sur les "autoroutes de l’information" sans même son petit gilet jaune, le pauvre n’avait que de maigres chances de survie.

Pourtant, malgré sa laideur, tel Franck Ribéry un parasite quelconque, il s’est frayé un chemin vers les sommets, sortant de la fange pour escalader l’Olympe ; le premier mois, vous fûtes 19 (oui, je parle bien d’un mois) à trouver le chemin de ces lieux. Aujourd’hui, vous êtes plusieurs milliers à venir faire un petit tour céans quotidiennement, ce qui fait toujours plaisir (il faut le dire). Donc mesdames, mesdemoiselles, messieurs, lecteurs fidèles, occasionnels, de passage ou simples trolls, permettez moi de saluer votre bon goût.

Il en va de même avec toutes celles et ceux qui font des liens vers ce site (j’en profite donc pour saluer Laurel qui envoie régulièrement des milliers de lecteurs s’écraser sur ce blog comme autant de bataillons de soldats sur Omaha Beach, et Wandrille qui a été l’un des premiers aventuriers à découvrir mon arche perdue – non, pas celle là bande de dégénérés ), et qui prouvent ainsi qu’ils savent orienter le bon peuple vers des lieux où ils apprendront ce qu’est la classe et l’éducation.

Alors évidemment, il n’y a pas que ces deux filous, mais bien sûr quantité d’autres qui font des liens amenant ici, et à part ceux postés sur des forums privés (que je ne peux consulter, ach !), je vais toujours jeter un œil. Mais je suis bien trop odieux pour reconnaître que certains font non seulement un lien, mais enchainent derrière avec des commentaires qui me font rire. Je ne citerai donc personne.

Par là-même, une petite précision concernant Twitter et Facebook.

La page Twitter est tenue par ma personne, ce qui n’est pas le cas de la page Facebook (bien que les petits salopards qui tiennent la baraque le fassent bien – et soient parfois plus rapide que moi pour mettre à jour – donc merci à eux !). Du coup, je ne réponds à personne sur la page FB bien que je la lise, puisque je ne veux pas intervenir depuis mon compte personnel. Et pourtant, c’est assez tentant, au vu du nombre de jolies filles qui passent sur cette page. Mesdemoiselles, vous êtes définitivement les bienvenues. Encore un peu de brandy peut-être ?

Fans tentant de toucher Saint Odieux Connard afin d'être guéries de leurs écrouelles

Par ailleurs, lecteurs, je dois aussi admettre que vous m’étonnez ; pas tant ceux qui ne viennent lire que les spoilers, ou ceux qui ont le bon goût de me signaler les fautes qui ont pu m’échapper, non : je pense à la bande de pervers dégénérés qui consulte régulièrement ce blog. A commencer par les deux lecteurs quotidiens qui, par je ne sais quel moteur de recherche, tombent sur ce site en tapant "le plus gros zizi du monde". Quotidiennement. Et toujours deux personnes ; écoutez les gars, c’est flatteur, hein, mais je crois qu’il va falloir penser à taper des mots clés plus pertinents, comme "Odieux" ou encore "Connard" (et là encore, bonjour les variantes orthographiques), ou mettre un marque-page. Je préfère ne même pas évoquer le cas du lecteur qui a tapé, je cite, "Commen rendre le cul d’un homme étroite" ; mon garçon, la nature comporte bien des mystères, et la science n’a pas encore la réponse à toutes tes questions. Dans l’immédiat, tu trouveras donc peut-être une réponse dans le scotch, alcool ou adhésif (ou en combinant les deux avec habileté). Puissent tes pas te guider vers la réponse à cette question qui semble te hanter.

Bref, en un mot comme en cent, ce blog a un an, 75 articles, et on va essayer de continuer dans l’année à venir ; mais si vous vous ennuyez, il y a quelques pages en arrière à explorer !

En attendant, il était comment ce brandy ? Pas mal, non ? La tête qui vous tourne ? Non, ça ce n’est pas le brandy, c’est ce que j’avais mis dedans. Allez, direction le coffre de ma voiture ; demain vous vous réveillerez frais comme des gardons mais nus comme des vers en forêt de Rambouillet. Et vous ne vous souviendrez même pas que je vous ai dit merci d’être passé par ici.

C’est que j’ai une réputation de connard à préserver, moi.

Mais que ça ne vous empêche pas de m’envoyer des présents, merde alors.

Lecteurs, lectrices : aujourd’hui, ce sera un message à caractère informatif.

Guerre, famine, maladie, impôts, nids de poules, Francis Huster, attente à la caisse alors que vous n’avez que 6 produits et que vous payez par carte : votre vie est terne et ennuyeuse. Heureusement, dans ce gris quotidien, un îlot de couleurs persiste pour vous donner la forcer de trimer un jour de plus : ce blog, fabuleux assemblage de bonne foi & de modestie pour l’immense bonheur des petits et des grands.

C’est pourquoi jusqu’alors, vous guettiez les mises à jours en usant votre touche F5 de longues heures durant ; lorsqu’enfin s’affichait au bout de quatre jours l’article tant espéré, après avoir légitimement changé de slip suite à un trop plein d’émotions, vous tentiez de lire les petits caractères qui semblent s’épanouir ici au travers des larmes de joies déversées sur vos yeux rougis par l’attente et la fatigue.

Cette époque est révolue.

Lectrices à l'annonce des améliorations techniques du blog

Suite à des mails de divers lecteurs s’informant de l’apparition ou non de flux RSS ou autres, vous trouverez désormais dans la colonne de droite de nouveaux outils :

- Un gros bouton orange "flux RSS" pour être averti lors de la parution de nouveaux articles ; quelle fantastique technologie.

- Un merveilleux cadre où inscrire son adresse mail, et ensuite, par la Sainte Vierge ! Des mails qui tombent à chaque parution ? Formidable !

- Un compte touitère, le site de non-information à la mode qui donne envie d’investir massivement chez butagaz ; il servira essentiellement à faire paraître sur ce site des messages brefs qui ne méritent pas un article ou informer des prochaines mises à jour (type : pas de billet avant 3 semaines, je suis en vacances en Afghanistan).

Par ailleurs, tout en haut de ce site vous avez toujours à votre disposition un bouton "contacter l’auteur" vous permettant d’envoyer missives tendres ou cruelles, interrogations profondes, offres alléchantes & photographies dignes d’un bon vieux FHM. Il est bon de rappeler que le maître des lieux, s’il ne répond pas à tous les commentaires, répond à tous les courriels (des restes de son éducation jésuite).

Sur ce, après ces modifications bienvenues puisque le blog n’avait pas changé depuis le jour de sa création, l’auteur s’en retourne enseigner son UV "Modestie : un art de vivre" à la Sorbonne.

Bien à vous.

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