Parfois, vous avez le spleen.

Il suffit d’un rien pour le faire naître : allumer une télévision, lire les commentaires du Monde.fr, ou plus simplement, revoir l’épisode I de Star Wars. Cela fait, vous n’avez plus qu’une envie : vous isoler. Debout face à une fenêtre balayée par la pluie et le vent à observer les lueurs du monde qui s’éteignent sous le déluge alors que vous tirez tranquillement sur la pipe bavaroise qui vous donne cet air tellement philosophe, vous vous demandez si vivre vaut encore le coup.

La réponse est : oui.

Parce que sinon, comment pourriez-vous continuer à consulter des sites de séduction ?

Sorte de véritable sous-genre de la littérature comique malgré elle, le site de séduction a en plus le bon goût d’être régulièrement mis à jour pour dispenser toujours plus de conseils absurdes qui, à défaut de marcher, vous émerveilleront par leur incroyable capacité à être toujours plus mauvais. Aujourd’hui, donc, penchons-nous sur quelques-uns d’entre eux, parmi lesquels certains déjà évoqués ici mais qui n’ont de cesse de creuser leur propre tombe toujours plus profond, et d’autres, plus récents, qui se sont dits que eux aussi allaient enseigner à l’humanité l’art de la conversation pré-coït (ou pas, vous faites bien ce que vous voulez bande de canaillous).

Nous allons donc procéder, si vous le voulez-bien, en trois étapes :

Apprendre la théorie sur "Comment savoir si une femme est intéressée ou non"  avec "les nouveaux hommes", un site honteusement dénoncé par une lectrice (bien joué, votre ticket de rationnement vous attend) et qui prétend former l’homme de demain, qui visiblement, arrivé au sommet de son évolution, aura commencé  à redescendre si j’en crois ce que j’y lis.

Mettre tout ça en pratique avec "Comment aborder un groupe de filles ?" avec "Art de Séduire", le site qui est un peu à la séduction ce que Nicolas Cage est au cinéma.

Et enfin, pour conclure, ce qu’il se passe lorsque le séducteur se ramasse un échec : "L’histoire de me brûler vif, la trahison et le Best-Of SeductionByKamal2013" du site… bon, c’est marqué dessus, donc "Seduction By Kamal"

Messieurs, vous avez vos calepins ? Mesdames, votre seringue de morphine ? Alors allons-y et apprenons-en plus sur les êtres dénués de chromosome Y, et comment les approcher sans finir lapidé à coups de macarons.

Le tout est bien évidemment vendu avec un emballage "On a trop une classe digne de James Bond". Il faut bien évidemment lire "On a trop une classe digne d’un script de James Bond", ce qui est très différent

Comment savoir si une femme est intéressée ou non ?

Vaste sujet. En effet, contrairement à la plupart des êtres vivants, la femme ne montre pas clairement son intérêt et préfère utiliser un subtil langage secret pour se faire comprendre, ce qui en fait une sorte de Bernardo social des plus intéressant. Elle apprend ce langage très jeune avec ses comparses, probablement lors de soirées pyjamas et uniquement par tradition orale pour ne pas que l’ennemi tombe sur des documents pouvant l’aider. Mais soyez tranquille : sur le site "Les Nouveaux Hommes", tel des commandos britanniques à l’assaut d’un sous-marin allemand pour lui piquer la clé de codage du système Enigma, on a réussi à décrypter l’affaire. Écoutons plutôt ce que ces viles femmes osent nous cacher.

Parce que oui, on peut écouter : il y a une vidéo. Qui commence avec une sorte de… de mise en scène où un homme reçoit un SMS où il est marqué, je cite "J’ai les fruits <3" (effectivement, ces femmes, quel langage mystérieux) pendant qu’un couple jouant divinement bien parle de sauver les baleines (si, si). S’ensuit l’arrivée du présentateur qui devrait bientôt avoir un appel de M6, puisque comme un certain nombre de présentateurs de cette chaîne, il a un sérieux problème pour accentuer ses phrases, et les arrête en plein milieu sans que l’on comprenne bien pourquoi. On va en rester à la transcription qu’il y a en-dessous.

On pourra toujours vous dire que ces choses se sentent, et c’est vrai d’ailleurs, mais en réalité, il existe des indices visuels et auditifs qui peuvent vous renseigner sur les intentions d’une femme.

De là à en déduire qu’en début de phrase, notre homme faisait référence à l’odorat, il n’y a qu’un pas que je ne franchis pas puisqu’il fait un peu peur. En tout cas, j’aime bien le principe de "l’indice auditif". Ce n’est pas verbal, non, c’est auditif. Puisque chacun sait qu’une femme intéressée – mes lectrices confirmeront sûrement – produit des bruits spécifiques pour le signaler, comme des claquements de dents ou des sifflements perceptibles uniquement par les animaux (une femme très intéressée peut tuer un lapin à près de 50 mètres), ou le bruit mélodieux d’un antivol de BMW. Du coup, à la fac, dès qu’il y a un professeur intéressant, ça devient vite le bordel dans tout l’amphithéâtre, mais on va dire qu’elles n’y peuvent rien.

Sacrés indices auditifs, donc.

Si vous lisez cet article c’est que vous avez des yeux

Je trouve ce site un petit peu trop audacieux, tout de même. Mais c’est bluffant, comment a-t-il deviné ? Maintenant qu’il a prouvé sa fine analyse du monde,  alors, comment utiliser nos yeux de béotiens pour décrypter le langage mystérieux de la femme ?

Physiquement, elle va faire en sorte que son corps ne soit pas orienté vers vous, qu’il soit fermé

Effectivement : par exemple, quand elle est tournée exactement dans le sens opposé du vôtre, pose ses jambes sur le sol l’une après l’autre aussi vite que possible et fait ce que l’on appelle dans le jargon de la séduction "un sprint en hurlant", on peut effectivement supposer qu’elle est désintéressée. Quant au fait qu’elle soit "fermée", là, jeunes gourgandins, vous vous demandez de quoi il retourne : il s’agit de croiser les bras. Ou les jambes. Ou les deux. Par exemple, tout le monde se souvient de cette fameuse scène de Basic Instinct où une Madame croise les jambes encore et encore pour bien repousser tous les mâles de la salle. Drame toujours : si croiser ses machins avec ses trucs devant un mâle est un signe évident de rejet, alors on en déduit que les professeurs de yoga doivent être bien malheureux.

Certes, mais donc, quels indicateurs avons-nous qui, à l’opposé, disent que la damoiselle est intéressée alors ? Pas de panique : on y vient, et étudions-en quelques-uns.

Elle ricane (glousse) plus que la normale.

Il y a donc un niveau de gloussement acceptable. Si elle rigole au-dessus du niveau en question, en avant Guingamp, la bougresse est en train de succomber à votre charme. L’autre option, c’est que vous avez la braguette ouverte et qu’elle se fout ouvertement de vous, mais chacun sait que cela ne peut pas arriver : vous êtes un séducteur, que diable. Bon, il est aussi possible qu’elle glousse simplement parce que c’est son principal mode de communication. Vous pouvez donc dès lors appliquer la procédure habituelle : lui coller une étiquette sur le front, la déposer chez UPS et attendre qu’ils la livrent au plateau du Grand Journal pour qu’elle rejoigne les autres dans le public. C’est le cimetière des pintades.

Elle vous demande des informations personnelles (e.g. votre nom, [...]).

C’est vrai que c’est assez osé, tout de même, de demander le nom de la personne avec laquelle on parle. Du coup, maintenant que j’y pense, je crois qu’un nombre incroyable de secrétaires de mairie me désire secrètement (ce que je savais déjà, mais tout de même, je n’avais pas remarqué à quel point elles allaient de l’avant). Si en plus elle vous demande votre date de naissance, vous êtes à quelques secondes de la voir arracher son chemisier en vous criant "Prends-moi toute !" (de manière générale, elles crient relativement peu "Prends-moi moitié" de toute manière, sauf si vous êtes un fétichiste des siamoise mais… raah, arrêtez, vous me déconcentrez).  En tout cas, je suis rassuré : maintenant, je sais que l’administration m’aime. Pourtant, elle n’avait pas l’air jusqu’ici. Il va peut-être juste falloir que je lui réexplique à quelle chemise on s’intéresse.

Une grosse déclaration d’amour annuelle. Maintenant qu’on le sait, c’est quand même plus agréable.

Elle vous contredit en rigolant.

Par exemple en disant "C’est pas possible d’être aussi con". Un excellent signe !

Non parce que vous comprenez, ça n’arrive jamais de contredire quelqu’un en riant bien fort pour souligner tout le mépris que vous inspire son précédent propos. Mais en même temps, je m’avance un peu : si j’ai une certaine maîtrise de la pratique, nous parlons de fille, et les filles, c’est pas pareil. Elles ne peuvent pas mépriser : elles ne sont qu’amour, cours de poney et glaces à la pistache. Non vraiment, tous ces signaux m’ont l’air diablement pertinents.

Mais tout n’est pas que verb… auditif, auditif. Il y a aussi des signes physiques d’attraction !

Son langage corporel est ouvert (e.g. bras non croisés).

Autant vous dire que sur la croix, Jésus était une sacrée allumeuse.

Elle joue avec ses cheveux, ou se recoiffe souvent pour dégager son visage.

Pour ceux qui auraient raté ce moment de bravoure, une andouille quelque part dans le monde a un jour visité l’un de ces sites de séduction en prenant vraiment tout cela au sérieux, et a donc écrit à son rendez-vous d’un soir qui ne voulait pas vraiment le revoir pour lui expliquer que quand même, quelle sale petite chauffeuse de kikounette, elle a joué avec ses cheveux durant la soirée, ce qui prouvait bien qu’elle mourrait de désir, alors hein, bon, dis, elle devrait lui présenter des excuses pour lui avoir ainsi envoyé ce genre de signaux. Bon, il lui explique aussi plein d’autres trucs (en anglais), comme le fait que ce serait bien de sortir ensemble parce qu’il y aurait plein d’aspects "pratiques" et qu’il a plein de sous, mais je vous laisse vous régaler comme des grands. Nous, on continue sur le chemin de la misère sociale (là, c’était juste une station pour faire le plein et s’acheter des boissons hors de prix).

Quand vous êtes assis, elle croise ses jambes de manière à ce que sa jambe la plus haute pointe dans votre direction.

En même temps, si elle est assise en face de vous, faire autrement va devenir compliqué (à moins qu’elle ne repose nonchalamment ses jambes sur ses épaules, mais on a déjà parlé du yoga). Donc à moins que vous ne draguiez dans la station spatiale internationale, l’orientation des jambes va souvent dépendre, j’en suis désolé, de comment vous êtes assis. Attention cependant à ne pas confondre "jambe la plus haute" et "jambe la plus longue", auquel cas, vous draguez un dahu.

Bon, mettons : visiblement, la damoiselle a un intérêt pour vous (à ce stade, mes lectrices doivent être en train de regarder dans quel sens pointent leurs jambes, et notant qu’elles sont toutes orientées vers l’écran où paraissent ces lignes, réaliser que depuis tout ce temps elles meurent d’amour pour ma personne, ce qui était de toute manière indiscutable), passons donc à la partie qui rend tout fou les gens de Les Nouveaux Hommes, à savoir, la démonstration d’un intérêt… sexuel.

Rrrrr.

Elle dit votre nom dans la conversation.

Ou alors, vous vous appelez juste comme ça. Mais bon je chipote. Par exemple, dans "Ecoute, Maurice, on va juste rester amis." ou "Recule Simon, j’ai une bombe lacrymogène", on sent bien que Maurice et Simon vont découvrir de nouvelles expériences sexuelles ce soir. Peut-être avec un certain Monsieur Gunthar dans une cellule de garde à vue, mais tout de même, ça compte.

Elle rigole beaucoup à vos blagues même quand elles ne sont pas si marrantes.

L’autre option, c’est qu’elle ait un humour de merde, hein.

M’enfin je dis ça.

Elle place son sac à main près de vous.

Le sac à main est une véritable extension de la femme : c’est un peu comme si elle vous confiait ses poumons ou ses reins (d’ailleurs à ce sujet… moui, non, rien). Elle ne peut pas juste le poser là parce que vous êtes sur un banc et que c’est plus sûr entre vous que sur le bord, ou même, soyons fous, le mettre là pour ne pas que vous vous rapprochiez trop, espèce de pervers. Elle pose son sac à main près de vous : ELLE VEUT VOTRE CORPS ! C’est pourtant clair.

Je pense que beaucoup de gens vont le garder sur les genoux, maintenant.

"L’amour est dans le sac" comme on dit chez les séducteurs. Ou chez les agents de la maréchaussée qui retrouvent mes anciennes conquêtes. Que de points communs !

Elle penche sa tête sur le côté lorsqu’elle vous parle.

Si elle fait "Haaaaaaaaaan" en même temps, c’est soit que vous êtes une vidéo de chaton, soit qu’elle pense que vous avez 5 ans. Auquel cas, soit votre conversation est tellement pourrie qu’elle en courbe les frontières de la réalité, soit tu n’as rien à faire sur ce site jeune homme, alors maintenant, tu prends mon pied virtuel dans l’interface de ton cul en salopette et tu retournes avaler des morceaux du commissariat Lego.

Si vous étiez tout nu quand elle vous a regardé avec cet air de découverte d’une petite chose mignonne, retenez vos larmes.

Elle se tient de telle manière à ce que ses poignets soient cassés

"Mais ? Mais bordel, pourquoi tu lui as cassé les poignets ?
- Pour qu’elle me désire, ho, l’autre !"

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Elle est à l’aise avec les pauses de la conversation.

Je dirais même que si c’est quand vous ne parlez pas qu’elle a l’air le plus heureuse, c’est super bon signe. Complètement. Mais siiii. Essayez de voir la tête qu’elle fait quand en plus, vous n’êtes pas là ? Voilà, vous avez tout compris.

Elle caresse un objet de forme phallique (e.g. le pied de son verre de vin).

Les femmes de ménage de la tour Eiffel seront heureuses d’apprendre qu’elles excitent le tout Paris.

Ses pupilles se dilatent.

Non, ça c’est le GHB.

Ses lèvres deviennent plus rouges (ses joues aussi) et légèrement plus épaisses.

Ah, oui, que de souvenirs. Elle s’appelait Elodie. Nous étions rencontrés dans une gare, voyageurs perdus dans la nuit. Elle riait à mes bons mots, laissait sa tête se renverser en arrière pour faire onduler la masse de ses cheveux châtains lorsque je lui faisais quelque compliment, et puis finalement, nous avons trouvé un petit restaurant encore ouvert à cette heure tardive. Durant le repas, j’ai tout de suite su que ce soir, elle serait mienne : ses lèvres devenaient plus rouges tout comme ses joues, elles s’épaississaient…

Allergie aux arachides, elle est morte en moins de 7 minutes. J’ai balancé le corps sous le train suivant. "Accident de voyageur", tout ça.

Quel souvenir merveilleux.

Vous avez tout compris ? Alors allons à la conclusion de cet bel article :

Faîtes donc attention à la manière dont vous analysez les signes que vous voyez, et avec un peu d’expérience, vous serez enfin capable de voir ce qui se passe autour de vous. Imaginez alors l’injuste avantage que vous aurez sur les autres. A vous à présent de l’utiliser à bon escient.

Ah bin là Peter, c’est sûr qu’un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Un tel savoir utilisé à mauvais escient… ça pourrait… ça pourrait… attendez, je cherche. Nan, mais je vais trouver, c’est sûr.

J’espère qu’ils en feront un film, où des terroristes s’emparent de leur conseil pour faire le mal. Comme par exemple, monter un site web où ils les diffusent. Hmmm. Je crois que je tiens un truc.

Mais il suffit. Maintenant que ces dames savent qu’il faut arrêter d’allumer ces messieurs en leur demandant leur prénom lorsqu’elles les rencontrent, ou pire, en posant leur sac à main à moins de 20 mètres d’eux, voyons comment régler, grâce à Art de Séduire à présent, une situation fort complexe :

Tous les groupes de filles ne sont pas aussi faciles à aborder les uns que les autres. Ici, Monsieur a tout compris : l’important, c’est d’avoir une tenue bling-bling pour les impressionner.

Comment aborder un groupe de filles ?

Excellente question. En effet, on est pas sans savoir que la femme, parfois, se déplace en groupe. Après avoir retrouvé ses congénère au point d’eau (souvent désigné sous l’appellation de "Starbucks"), elle se met alors à errer dans les rues en supposant que le nombre va lui donner l’avantage et qu’elle ne risquera pas d’être ennuyée par le vieux mâle solitaire qui traîne son poil terne à la recherche de sa prochaine victime. Alors, faut-il attaquer le troupeau ? S’il y en a une en arrière qui a l’air faible et malade, faut-il l’attaquer ? C’était quoi, déjà, le message de Mufasa sur les troupeaux ?

Art de Séduire, le site des séducteurs tellement surdoués qu’ils en font des tutoriaux, vous dit tout.

Comment aborder un groupe de filles quand on est seul, et qu’on a une fille dans notre ligne de mire ? Comment aborder un groupe de filles  quand elles sont nombreuses et que vous ne voulez fermer aucune porte ? Cet article vous permettra de maîtriser en détail tous les cas de figures auxquels vous devrez faire face au moment d’aborder un groupe de filles !

"Maîtriser", rien que ça ! Et vous allez voir, niveau maîtrise, ça se pose là. Tenez par exemple, si vous vous posez la question :

Pourquoi draguer un groupe de filles plutôt qu’une fille seule ?

La réponse est d’une réalité scientifique qui en fera pleurer plus d’un.

Au niveau du raisonnement, on va dire qu’on part sur la théorie des grands nombres, souvent utilisée en séduction. Si je propose à cent filles de coucher avec moi, il y en a bien une qui dira oui ?

C’est ce qu’on appelle : avoir la classe et maîtriser à la perfection l’art de la séduction. On sent qu’il y a du talent derrière, et vous, Mesdames, je suis sûre que vous vous pâmez déjà ! Quand vous irez raconter à vos amies "Alors il essayait de draguer 100 nanas en même temps, mais il n’y a que moi qui ait dit oui, hoooo, c’est trop romantique, hihihihi !" nul doute qu’elles seront si jalouse qu’elles vous passeront directement par-dessus le balcon du 5ème pour se débarrasser de quelqu’un d’aussi chanceux que vous.

Il n’empêche que c’est rigolo, parce qu’en haut du site, j’avais cru lire "Art de Séduire", pas "Statistique de la Misère".  Je dois me faire vieux.

Aborder un groupe de filles a un avantage certain : il y en aura toujours une pour nous sauver, pour discuter avec nous. Allez, je le dis : il y en aura toujours une plus sympa qui aura pitié de nous.

Définitivement : Art de Séduire. J’attends avec impatience les article comme "Comment être gaulé comme Quasimodo pour faire pitié à Esmeralda ?" avec des exercices pour muscler sa bosse à la salle de sport, ou un bon petit "Contracter la lèpre, c’est facile." histoire que vous puissiez faire pleurer ces dames et ainsi, éventuellement, sur une centaine d’entre elles, en trouver une qui couche avec vous par conscience humanitaire.

C’est ce qui est magique dans ce genre de sites : jamais vous ne trouverez des conseils comme "Soyez intéressant" : c’est pour les nazes.

Bon, mais c’est pas tout ça : comment va-t-on aborder ce groupe de filles, tout de même ? Parce que ça fait un peu peur, un groupe de filles !

Commencez par une observation : Une observation sur leur conversation. Une observation sur leur style. Une observation sur un point commun entre les filles (leurs cheveux, leurs sacs à main, leurs rires etc.)

Okay donc on met sa tenue de safari, on sort les jumelles et on cherche un… heu… un point commun entre elles ? C’est une sorte de partie de Qui est-ce ? Mais alors on fait quoi ensuite ?

Hé bien ensuite, c’est tout simple : on ajuste son nœud papillon, on termine son Martini, on approche d’un pas de grand félin vers le petit groupe en question et là, un sourcil légèrement relevé alors que ces dames peuvent soudain deviner les effluves de votre discret parfum, vous faites :

Une remarque sur le bruit qu’elles font "Police des décibels, je vais être obligé d’embarquer votre copine là, les voisins (donnez le nom du village d’à côté) se sont plaints… Je n’aimerais pas être là quand elle a un orgasme…"

… je… comment dire ? Je laisse le soin à mes lectrices de savourer cette phrase, qui je n’en doute pas, est d’ores et déjà en train de les faire rougir tant elle est à la fois drôle et audacieuse. Ou alors, elles sont en train de se frapper la tête avec leur clavier, je ne suis pas sûr.

Non mais sérieusement, qu’est-ce que c’est que ces propos de vieux Jacky qui vient de descendre de sa 306 tunée ?

Je suis consterné. Et ce n’est que le début !

James Bond, 18 minutes après la première photo au début de cet article après un simple article d’Art de Séduire

Autre version selon le site :

Oh les filles, vous avez vu Jacky au Royaume des filles ? Ça m’a vraiment inspiré ! Le truc dans ce film, c’est que les filles ont le pouvoir… Et donc payent des verres aux mecs. Allez-y, draguez-moi, je suis un michto !

Logiquement, la réponse à cet instant précis est "Non, tu es juste une merde." (si vous avez une licorne, c’est le moment de remonter dessus avant de partir au triple galop). Mais c’est peut-être juste moi qui suis un peu sévère.

Une approche à réserver aux plus confiants d’entre vous

Oui, ou à ceux qui n’ont aucun amour propre en fait. Ou à ceux qui n’ont pas compris que "-fiant" était en trop dans cette phrase et qu’il ne s’agissait là que d’une terrible faute de frappe. Ah, les malheurs d’une coquille. Bon, mais mettons : malgré tout votre humour ravageur tiré d’Art de Séduire, pour des raisons tout à fait incompréhensibles, voici qu’une jeune fille vous coupe régulièrement en vous demandant de bien vouloir vous barrer (ce qu’on appelle un "cockblock" sur Art de Séduire) voire, pire :

Vous balance un gros « C’est une soirée entre filles » peu après le début de la conversation

Intolérable. Depuis quand les gens auraient-ils le droit de faire des choses entre eux sans vous avoir sur le dos ?

Pour museler cet opposant à votre programme, donnez-lui du love, donnez-lui de l’importance, écoutez-la, riez avec elle, mettez-la en valeur. Montrez-lui que vous avez compris qu’elle était importante.

Ecoutez-là, montrez-lui que vous la trouvez importante, mais quand elle vous répète encore "C’est une soirée entre filles", mettez-vous à hurler très fort "LA LA LA JE N’ENTENDS RIEN !". L’écoute, oui, mais alors juste sur le principe parce que sinon ça devient super compliqué après. Nul doute que votre charme digne d’un distributeur de tracts à la sortie de la FNAC qui veut absolument vous parler de l’opération "Un tricycle pour Michel" leur donnera envie de passer le maximum de temps avec vous.

Heureusement, Art de Séduire vous propose encore plus d’humour pour détendre l’ennemi.

Ne me mords pas, steuplé ! Je te promets que je suis sympa, un jour j’ai mis la table et j’ai sorti les poubelles à Noël ! Je suis bon, promis !

N’hésitez pas à rajouter "Looool !" à la fin de votre phrase pour plus de panache.

Le problème à force d’être méchant, mes potes se sont barrés, parce qu’ils voulaient vraiment rencontrer des fille…  Depuis, j’ai arrêté les soirées entre mecs, je ne fais plus que des soirées entre filles, c’est vachement plus drôle. Bon alors, pour ou contre la mooncup ?

Messieurs, si vous ne savez pas ce qu’est une "mooncup", ou que vous pensez qu’il s’agit de nom d’un trophée sur Super Mario Kart, sachez simplement que ce c’est pas vraiment le meilleur moyen d’aborder une jeune fille, à moins que la phrase "Alors, tu kiffes les tampax ?" soit selon la plus belle manière de se rapprocher d’autrui.

N’attaquez pas directement sur la partie sexuelle, il y a toujours au moins une fille très prude (ou qui fait semblant d’être prude) qui se cache dans les groupes de filles !

Par contre, elle kiffera la "police des décibels qui craint son orgasme" ou le "débat sur la mooncup" d’entrée de jeu. C’est tout à fait logique, je vois.

Bon, mettons que votre technique soit tellement absurde que, tel un ninja balançant sa grenade au phosphore, vous parveniez à vous incruster dans le groupe avant que qui que ce soit ne réagisse ou ne pleure du sang, que faire ?

Au moment de partir, demandez simplement l’autorisation des filles : "Les copines, je peux vous emprunter Gwendoline un instant avant de partir ? Gwendo, bouche-toi les oreilles, je vais leur dire un secret… En fait les filles, je kiffe bien Gwendo et je vais lui demander son numéro de téléphone, je peux ?" Là, vous verrez très vite si vous avez fait bonne impression pendant la conversation : vous allez découvrir si elles valident votre candidature ou non !

Car contrairement à un légende urbaine qui n’est que trop répandue, la femme ne donne pas son avis par elle-même : fonctionnant via l’Esprit de la Ruche (l’Ordo Xenos étudie encore la question), c’est le groupe qui dit aux individus qui le composent ce qu’il doit faire. Et nul doute qu’avec des phrases comme "je kiffe bien Gwendo", elles seront touchées par votre romantisme et commenceront le rituel de prise de décision (qui consiste en une succession de gloussements accompagnés de mouvements de jambes discrets qui forment en fait des motifs complexes) pour mieux dire que, ta gueule Gwendo, tu donnes ton numéro au Monsieur maintenant, tu vois bien qu’il a la lèpre.

Aperçu de la salle où se rendra Gwendo après avoir reçu 2 SMS du Monsieur pour être sûre de ne pas en recevoir d’autres.

Avec ça, nul doute que la drague de groupes de filles est "maîtrisée" donc.

Vous savez lire les signes ? Vous êtes devenu un expert de la pratique ? Alors il est temps pour nous de nous tourner vers la partie la plus sensible de cet article : parfois, le séducteur, le vrai, celui qui a son propre site est blessé dans son être, meurtri dans son âme. Alors, il couche tout cela sur internet afin de montrer ce que c’est qu’un Homme, un vrai, avec un grand H, comme Huatzefuque.

C’est donc parti pour :

"L’histoire de me brûler vif & la trahison"

Vous le sentez, ce récit qui fleure bon le drame, l’injustice, la haine et l’amour mêlés au point de faire passer un épisode de Game of Thrones pour un vulgaire pastiche de Tournez manège ? Alors allons-y et penchons-nous sur le cas de Kamal, de "Séduction by Kamal", qui en a gros sur son petit cœur de séducteur et tient à le partager avec nous en faisant le bilan de son année de la séduction 2013.

Pour commencer, une simple capture d’écran pour vous donner le ton de l’article quand même. Le sujet serait moins rigolo si les illustrations n’étaient pas si… disons… exagérées ? Hmmm, je reste dans le domaine de l’euphémisme, je le crains.

Mal au bide

Toi aussi, quand tu es ballonné, poste une image de spartiate traumatisé dans une mer de sang. Un vrai séducteur a le sens de la mesure.

Quand je regarde cette image, tout ce que je vois, c’est un type qui pense "C’est fini, les blagues sur les prouts, ça m’fait plus marrer". Passons, maintenant que vous êtes dans le ton, rentrons dans le vif du sujet.

Mais je n’abandonne pas. Jamais. La vie est injuste, tout le monde le sait, et c’est pour cette raison précise qu’on se bat, jusqu’à la mort. This is Sparta. (300 est mon meilleur film en passant-hâte de voir la seconde partie en Mars 2014)

Un excellent film d’homme de goût, soit dit en passant, dont j’ai surtout retenu qu’il avait été entièrement réalisé à l’aide d’un stagiaire ayant la tremblote et le doigt sur le bouton "ralenti". Retirez ledit stagiaire et le film fait environ 18 minutes durant lesquelles on parle essentiellement de slips, d’éléphants et de filles qui dansent toutes nues, mais tout cela est un peu confus. Je n’ai pas dû saisir toute la subtilité de celui-ci comme notre séducteur ici présent. Toujours est-il qu’après nous avoir expliqué qu’il va mieux, merci, l’homme embraie sur un vrai sujet brûlant de 2013 : les FÉMINISTES !

Les fausses accusations qu’a subies le blog (et surtout moi personnellement) ont été soi-disant, la cerise sur le gâteau. L’article de Jean-Baptiste sur "Comment Bien Baiser Sa Femme/Copine" a mis en colère une foule de féministes radicales et racistes

Tout à fait, du racisme. Ce qui n’avait strictement aucun rapport avec le fait que ledit article évoquait le fait que booon, le consentement tout ça, c’était sympa, mais pas obligatoire. Ces féministes vraiment, quelle bande de racistes !

Les pseudo-féministes ont laissé tout ça et ont dit :Ok, on n’aime pas ce Kamal. Il n’est pas Français, on va s’acharner sur lui. Motif? Allez hop, on lui colle l’étiquette de VIOL. Kamal est un violeur de femmes, il faut qu’on le mette en prison et qu’on ferme son blog. Les autres blogs de séduction ? Non, Kamal et puis c’est tout. Allez c’est parti !«

Rappelons que non seulement elles n’ont jamais dit ça, mais que l’équipe de communication du Monsieur, commandée par un jeune avec une mini-crête (juger les gens sur le physique, c’est mal, mais quand ils choisissent de se faire une mini-crête, c’est qu’ils méritent quand même un peu la mort dans d’atroces souffrances), avait par contre de son côté proposé aux blogueuses incriminées d’essayer des sex-toys "pour se détendre".

Ça ressemblait à peu près à ça (hop, de l’anonymat pour tout le monde) même si ça a disparu depuis, mais bon, c’est la magie du net.

Lolwut

Grèce antique toujours, à défaut de spartiate, le vrai séducteur se poste en noir et blanc dans la pose du philosophe pour dire "Je ne vous juge pas, mais quand même, un coup de kiki vous ferait du bien."

Mais les féministes n’avaient pas vaincu, les vilaines !

Et pendant que nos copines les féministes célébraient leur victoire (dans leur forum soi-disant secret) croyant qu’elles ont réussi leur coup malin, celui de détruire un blog qui à la base a été créé pour aider les hommes ET les femmes à se développer et rencontrer la personne idéale, la renaissance était déjà en marche.

Dois-je préciser qu’il y a une autre photo tirée de "300" qui accompagne ce paragraphe ou ça ira ?

En tout cas, on apprend surtout ici que les féministes disposent d’une base secrète (nous l’appellerons la Fem-cave) sur internet (internet est un lieu très secret, il faut le savoir) où elles peuvent se retrouver après un raid contre un site web innocent pour mieux ripailler en mangeant des testicules, leur plat préféré, c’est connu. Mais attention, ça ne suffit pas !

Les féministes me menaçaient de me castrer, de me violer, de me brûler vif, de me tuer et décapiter mon corps puis le jeter pour des chiens assoiffés.

C’est vrai, elles font souvent ça. Elles sont taquines ces féministes ! La police en a d’ailleurs marre de retrouver des cadavres partout castrés, brûlés et décapités, parce que ça sent un peu mauvais et qu’en plus ça fait des tâches sur la chaussée. Bon et puis surtout, ils leur font la morale, parce que merde : vous pourriez au moins jeter la viande cuite à des chiens affamés, parce que assoiffés, c’est moyennement utile quand même.

Allez, une petite conclusion tout en subtilité ?

Le débat était clos : SeductionByKamal.com, ce n’est pas moi. C’est une communauté. Un peuple. Une famille. Une grande famille de différentes races, couleurs, religions et de différents sangs. Un prodigieux mélange de culture qui fait notre union, une incroyable fusion qui fait notre FORCE.

Ou alors, les sites de séduction, c’est juste une bande de pleupleus qui donne des conseils qui vont du mauvais au consternant en s’imaginant brandir des glaives en slip.

Mais après, c’est peut-être moi qui me trompe. Je ne dois pas être sensible à la classe et l’élégance du séducteur 2014.

Mesdemoiselles, n’oubliez pas : si quelqu’un vous approche guidé par les fameux conseils de ces brillants individus, soyez prudentes :

Ayez toujours un chien assoiffé avec vous.

Le docteur Maugrin se redressa nerveusement dans son fauteuil, éclaircissant sa voix de quelques toussotements avant de soigneusement joindre ses mains pour prendre la posture qui était la sienne lorsqu’il avait des nouvelles importantes à délivrer à ses patients. Face à lui, le jeune couple sentant qu’il se passait quelque chose sembla rapetisser quelque peu dans les chaises mises à sa disposition, attendant que tombe la sentence de l’homme de science. Maugrin leur jeta tour à tour un regard grave, puis prit la parole.

"Bien, nous avons fait le tour de vos résultats d’examens… je pense que nous savons ce que Madame ici présente a.
- Ho ! Ne nous faites pas languir docteur, que se passe-t-il ? C’est une tumeur c’est ça ? Je peux déjà la sent…
- Hmmm, je crains que ce ne soit un peu plus compliqué que ça. 
- Que voulez-vous dire ?
- Hé bien… cette légère déformation du ventre, ces vomissements, moi aussi je pensais à quelque chose du genre, mais c’est bien plus grave. Je ne sais pas comment vous l’annoncer je… Madame je… je crois que vous attendez un enfant.
- Comment ? Non, c’est impossible ! Je… je n’ai rien fait pour mériter ça !
- Du calme ma chérie, je suis sûr qu’il y a une solution. Docteur, comment est-ce qu’elle a pu attraper ça ? 
- C’est assez compliqué. Pour ma part, j’ai longtemps pensé qu’il s’agissait d’une maladie tropicale : il n’y a qu’à voir Angélina Jolie, à chaque fois qu’elle met un pied en Afrique, elle en attrape deux.
- Mais nous n’avons jamais mis les pieds en Afrique !
- C’est bien ce qui m’inquiète."

0

Le médecin se leva en faisant craquer son siège de cuir, ses patients le suivant du regard alors qu’il se dirigeait vers la fenêtre pour prendre un air philosophe.

"Je crains qu’il ne s’agisse plus d’une maladie tropicale. Le virus a évolué. 
- Mais alors…"

0

Maugrin pivota sur ses talons, les yeux plissés.

"Oui : nous avons affaire à une pandémie."

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Si un jour vous vous voyez exactement cela, c’est qu’ils s’apprêtent probablement à vous bouffer le foie

Alors que nos divers médias continuent de bruisser de diverses informations plus ou moins pertinentes sur le mariage gay (l’âge des premiers mariés ou leur destination de vacances, du grand journalisme), il convient de traiter d’un sujet revenu régulièrement dans l’actualité tout au long des derniers mois et dont ces nouveaux couples vont bientôt pouvoir profiter : l’enfant.

Sujet de bien des débats, celui-ci reste profondément mystérieux : qui est-il ? D’où vient-il ? Peut-il servir de projectile face à des CRS ? Autant de questions auxquelles il convient de promptement répondre.

L’enfant

L’enfant, aussi appelé bambin, chérubin ou petite crevure est un parasite de la femelle homo sapiens. On le trouve dans la plupart des régions peuplées, bien qu’il arrive aussi de retrouver des enfants dans des zones plus sauvages, comme l’indomptable rivière, le majestueux fossé ou le fabuleux congélateur. L’enfant est présent depuis fort longtemps dans l’histoire de l’humanité, et est connu pour son caractère à la fois bruyant et casanier. La plupart des scientifiques s’accordent cependant à reconnaître que l’enfant connait bien des variations de caractère comme de forme, ce qui laisse supposer que la souche du virus est particulièrement évolutive et donc d’autant plus dangereuse.

Définition

L’enfant désigne le parasite vaguement anthropomorphe de l’homo sapiens qui tel la chenille, connait bien des évolutions au cours de sa courte vie. Telle une grosse tique, l’enfant débute sa vie dans le corps de la femme (elle-même parasite de l’homme, mais là n’est pas le sujet) où il pompe tout ce qu’il peut de ressources tel un gros goinfre vampirique. Après neuf mois à se taper un gros banquet dans maman, l’enfant décide en général de se détacher de sa réserve de nourriture pour pouvoir commencer à pomper de nouvelles ressources, à savoir le pognon et la patience d’autrui. Longtemps, l’enfant a été la victime de quantité de préjugés, puisque son apparence généralement chauve, sa grosse tête, son incapacité à se mouvoir proprement et sa volonté manifeste de manipuler autrui ont laissé penser à quantité de gens que leurs femmes venaient juste d’accoucher du professeur Xavier.

Histoire

On retrouve trace d’enfants bien avant l’invention de l’alphabet : ainsi, dès la préhistoire, alors que nos ancêtres prenaient grand soin de réaliser de fières œuvres sur les parois de leurs grottes pour raconter leurs journées, le problème des finitions se posait puisque peindre avec les mains, c’est quand même pas pratique pour les détails. L’enfant servait donc de pinceau RO #20 pour finir les cornes de l’auroch, la trompe du mammouth, ou pour faire des pénis sur le visage de Grülk pendant qu’il dormait (on estime que le niveau culturel d’une soirée d’intégration d’école d’ingénieurs a cessé d’évoluer environ 750 000 ans avant notre ère).

Toutes les civilisations ont connu des problèmes avec les enfants. En Egypte, la tradition voulait que pour être un peu tranquille, on leste les enfants avec des parpaings avant de les emmener à la rivière. Hélas, un soldat inattentif lestant le sien avec une pierre ponce par erreur provoquera un drame national, puisque l’enfant dérivant sur le fleuve local sera trouvé par une princesse Egyptienne qui l’appellera Moïse. La suite, on la connait : c’est le peuple d’Egypte qui finit sous l’eau. Les Romains subiront à peu de choses près la même chose lorsqu’un enfant échappera à leur traque et créera une nouvelle religion où, en hommage aux aventures de Moïse, son exemple, on passera aussi les enfants sous l’eau à la naissance.

Bien sûr, tous les enfants n’ont pas forcément donné de religions, à commencer par ceux de vos voisins dans le train qui s’ils continuent comme ça, vont recevoir votre châtiment divin à coups de pompe dans la margoulette avant de savoir écrire un livre saint. Cependant, la tradition ne s’est pas perdue, et de nos jours encore, l’enfant est souvent considéré comme un demi-dieu, tantôt par ses parents, tantôt par les pédagogues, créatures persuadées qu’elles sont les parents de tout le monde. Heureusement, le corps enseignant, toujours sur la brèche, continue de lutter contre ces demi-dieux en herbe en leur rappelant leur place : de petits étrons qui ne savent même pas leur table de 7.

Laissez un enfant se prendre pour un demi-dieu et voilà ce que ça donne : Percy Jackson. Vous le sentez monter, le remords, là ?

Biologie

De prime abord, l’enfant ressemble à un être humain, beaucoup plus petit, potelé, et disposant d’un énorme crâne dont ne sortent que des idées contestables et des questions stupides (en bien des choses, il ressemble à un spectateur de talk-show), on considère que l’enfant peut porter ce titre jusqu’à la puberté, sujet sur lequel nous reviendrons plus tard.  L’enfant est peu mobile, a des caractéristiques de force, de dextérité et d’endurance qui laissent supposer qu’il se rapproche plus du mage que du guerrier, mais son principal tour consiste à générer des quantités de matière fécale qui défient l’entendement, et parfois même la gravité. La légende raconte qu’ainsi, en 1191 au siège de Saint-Jean-D’Acre, Richard Coeur de Lion aurait, pour décourager l’ennemi, gavé des enfants de Nutella et de Mr Freeze pour ajouter du liquide au mou avant de les faire envoyer par trébuchet par-dessus les murailles. Si dans un premier temps, cela sembla provoquer un certain chaos dans les lignes des sarrasins, ces derniers ripostèrent en tirant une Françoise Dolto en plein milieu des tentes anglaises. Tout le monde s’accorda pour dire que les enfants devraient être interdits dans tous les conflits, politique encore bien connue aujourd’hui.

L’enfant dispose d’un système immunitaire différent du nôtre, puisqu’il s’adapte plus facilement aux différentes menaces bactériennes. Ainsi, si lorsqu’un adulte fait tomber quelque chose par terre, il invoque souvent la règle dite des "3 secondes", l’enfant est plus proche des 30 secondes, voire des 30 minutes. En même temps, l’enfant est un peu con, ce qui pose quantité de questions sur ce que peut contenir un si gros crâne. Certains érudits prétendent que celui-ci ne servirait en fait qu’à ennuyer maman durant l’accouchement, ce qui est relativement crédible tant emmerder le monde semble être l’activité favorite de l’enfant, juste après se mettre à pioncer n’importe où.

Comportement

Si la plupart des experts s’accordent à dire que le comportement de l’enfant va de "déplorable" à "consternant", il semblerait que les capacités de manipulation du bambin lui permettent de se placer sous la protection d’adultes et ainsi éviter par leur simple présence le courroux qui devrait s’abattre sur lui lorsqu’il saute sur le canapé devant les vendeurs de chez But. Plus narquois qu’espiègle, le caractère de l’enfant est complexe à parfaitement reproduire puisqu’il ressemble à celui d’un candidat de la Roue de la Fortune sous acide : il saute d’une activité à l’autre, et dès que l’on pense qu’il a trouvé de quoi s’occuper 5 minutes sans emmerder le monde, hop, il décide aléatoirement d’une autre activité qu’il veut faire, là, tout de suite, comme l’achat d’un nouveau château Playmobil ou l’assemblage d’un Messerschmitt Me 262 (l’enfant est taquin et pleure très fort lorsque vous lui annoncez que non, papa n’a pas de Messerschmitt au garage). Cette complexité apparente force donc les scénaristes de cinéma à inventer d’autres comportements aux enfants. Ainsi, dans un film, lorsque papa et maman s’enguirlandent, l’enfant et sa coupe au bol blonde apparaissent toujours au milieu de la cuisine pour lâcher une phrase comme "Moi je veux pas que vous vous battiez, vous vous aimez, faites la paix et vivons heureux !" avant de tourner le dos pour courir vers sa chambre, laissant derrière lui les adultes frappés par la belle vérité sortie de la bouche de leur progéniture se réconcilier.

Alors que dans la vraie vie, en pleine engueulade, le petit Théo se contenterait d’arriver avec des traits de feutre sur la gueule pour annoncer qu’il vient d’utiliser son spirographe pour décorer le canapé neuf du salon. Éventuellement, il ajoutera qu’il a faim et mangerait bien des frites, mais ça, c’est uniquement s’il n’a pas été strangulé d’ici là.

Vous le reconnaissez ? Dieu que vous êtes vieux.

Structure sociale

L’enfant étant un parasite, il recherche avant tout la compagnie d’autres êtres. Lorsque ses parents sont trop éloignés pour qu’il puisse tenter de boire leur âme, il se regroupe avec d’autres enfants comme lui pour errer en bande et s’adonner à des activités aussi passionnantes que jouer à trois petits chats ou faire de la balançoire dans un pneu (hélas non relié à un véhicule). L’Etat ayant depuis longtemps pris la mesure des dégâts que pouvaient causer ces petits êtres si laissés en liberté, il a créé des lieux pour les regrouper sobrement appelés "écoles", le terme de "stalag" étant trop connoté. Le principe est pourtant le même : les enfants sont enfermés, surveillés, et quelqu’un leur répète régulièrement que s’ils veulent faire ce qu’ils veulent plus tard, ils doivent travailler dès aujourd’hui : une formulation courtoise, mais ferme du célèbre "Le travail rend libre".

Il n’est pas rare de voir des enfants cheminant sous la garde de professeurs des écoles dans les rues de nos cités, et chacun sait qu’il faut s’en tenir à distance : l’un d’entre eux pourrait décider de s’accrocher à vous, et telle la tique là encore, une fois cela fait, les choses deviennent relativement compliquées. N’oubliez pas qu’il est possible de se prémunir de ce genre d’incidents en vous habillant avec goût : les enfants n’en ayant aucun, ils restent à bonne distance des êtres civilisés.

Ce qui, à côté de ça, explique la relative fécondité des amateurs de tuning et des blogueuses mode, mais là n’est pas le sujet.

Communication

L’enfant hurle. Ses cordes vocales étant probablement aussi disproportionnées que son crâne, il en profite, même si la science ne parvient pas à expliquer comment d’aussi petits poumons peuvent expulser autant d’air (on pense que le même phénomène qui s’applique aux intestins touche d’autres organes). Il communique généralement par questions comme "Pourquoi ?" "Quand est-ce qu’on arrive ?" ou "Tu lis sérieusement le Figaro ?" ou se contente de manifester des besoins comme "Pipi", "Caca" ou "Let me drink your very soul" (si vous lui demandez de répéter, il vous dira "Je veux aller à Vesoul" mais nous savons tous que ce n’est pas crédible, ne vous laissez pas feinter).

Paradoxalement, l’enfant dispose d’une incroyable capacité à rendre con autrui, ce qui donne ce fameux spectacle de l’enfant répétant inlassablement la même chose, parole ou geste, et se son parent à côté répétant "Non, Bichon !" pour la 687e fois des fois que  Bichon n’ait pas entendu les 686 fois précédentes et qu’il suffise en fait de lui dire non pour qu’il arrête de mordre la jambe du Monsieur, et non de lui mettre un coup de clé à molette pour lui apprendre. L’enfant rend aussi autrui très con en le forçant à lui donner plein de surnoms, voire à dire "Oukilémignonlebébéiléhouiléhoulebébé ?" alors que non seulement ledit bébé ressemble à un Shar Pei fraîchement tondu pour avoir couché avec les allemands, mais qu’en plus, tout le monde sait où il est ce foutu bébé, vous croyez vraiment qu’il va vous répondre en vous donnant sa latitude et sa longitude ?

Lorsque l’enfant n’a plus la force de hurler, il pleure. Lorsqu’il n’a plus la force de pleurer, il gémit.

Parfois, il parle, mais c’est extrêmement rare, et uniquement pour vous baratiner : ne vous laissez pas avoir.

Un seul des deux est capable d’apprendre la propreté

Cycle de vie

L’enfant n’a que deux buts dans la vie : vous faire acheter ce putain d’oeuf Kinder quand vous êtes juste venu chercher le pain, et tenter de reproduire son espèce maudite.  Pour ce dernier point, l’enfant dispose de deux options :

  • le rayon gamma

Lorsque l’enfant trouve un couple susceptible d’accueillir un autre parasite comme lui-même, il tente de faire des choses mignonnes pour attirer l’attention sur lui. Puis, sitôt qu’il a l’attention de la femelle, il tire un puissant rayon gamma invisible à l’oeil nu pour influencer les pensées de celle-ci qui se met à marmonner "horloge biologique", "fonder une famille" et "kilémignon". Si à ce stade le mâle du couple n’a pas traversé la fenêtre la plus proche en hurlant "Géronimo", on peut considérer que c’est foutu : l’enfant a accompli sa mission.

  • la métamorphose

Telle la chenille urticante que vous trouvez dans vos plantes et à qui vous ne laissez la vie que dans l’espoir qu’un jour elle devienne un beau papillon (vous êtes faible), l’enfant tente de gagner du temps en faisant croire qu’il est kikinou et laissant l’espoir aux adultes qu’il peut-être plus qu’un ver rosâtre et bruyant. Si son rayon gamma n’a pas suffit à provoquer l’apparition d’autres parasites autour de lui, et que ses parents ne l’ont pas noyé en le lestant avec le collier en pâte à sel qu’il a offert à maman pour la fête des mères, il lui reste donc l’option de se métamorphoser lors de cette phase majestueuse que l’on nomme courtoisement "puberté". Là encore, tel la chenille, l’enfant va se créer un cocon pour y disparaître et commencer sa mue. L’enfant étant incapable de tisser proprement un cocon au sens propre depuis l’interdiction de 1874 de les faire travailler dans les usines textiles, il leur faut donc se draper de toutes les merdes qu’ils trouvent : posters de Justin Bieber, t-shirt "Swag" ou coupes de cheveux contestables. Dès lors, leur corps se met à muter horriblement pour essayer de copier l’apparence d’un homo sapiens classique. Cela fait, ils pourront se lancer à l’assaut d’autrui et l’obliger à porter un parasite, mais nous reviendrons une autre fois sur l’abominable passage que l’on nomme adolescence, lorsque la créature est entre deux stades.

L’enfant ayant accompli sa mission, un nouveau cycle peut recommencer, et une fois encore, le monde trembler.

F.A.Q

Ma femme a des envies de fraises, soupire longuement en me tenant la main et je l’ai vue s’arrêter plusieurs fois au rayon poussette, est-elle atteinte ?

Allez immédiatement vérifier son compte Doctissimo : si elle a une signature pleine d’images abominables, c’est qu’elle est foutue. Sinon, il est en effet possible qu’elle soit juste manipulée par le professeur Xavier. Surtout cette histoire de poussettes, c’est assez suspect.

Un enfant a-t-il vraiment besoin d’un papa et d’une maman ? L’important, n’est-ce pas qu’il ait avant tout de l’amour ?

L’important, c’est surtout que vous ayez une batterie de Super 5 et des pinces crocodiles. Avec ça, vous pouvez cadrer un peu le marmot, sinon à 17 ans, il quittera la maison pour faire une énorme connerie, comme par exemple faire de l’art contemporain. Et ce en portant votre nom, et ça, jamais.

Existe-t-il un moyen de se débarrasser du parasite avant que tel un alien, il ne sorte de moi ? Je ne suis pas le lieutenant Ripley, hein.

De toute manière, le fusil à impulsions marche très mal sur ces petits êtres. La méthode la moins douloureuse consiste à l’enfumer tel un renard : attention par contre, lorsqu’il sortira, il tentera probablement de fuir, alors soyez rapide avec le sac en plastique.

Comment dois-je appeler mon enfant à naître ? Théo ? Léa ? Léo ? Téa ? Enzo ? Hugo ? Emma ? 

Vous pouvez aussi commencer par découvrir le monde magique des mots de plus de deux syllabes.

Cet article est un ramassis de conneries. J’ai moi même été un enfant.

Chacun ses problèmes.

Je suis encerclé ! Je… [bruits de tirs] ils sont partout autour de moi ! [détonations] Bon sang, il en arrive d’autres ! J’ai besoin de renforts !

Ah non :  c’est vous qui avez choisi de devenir instit.

La parité, c’est important.

Non, c’est vrai : ici, il y a peu, nous distribuions de bons conseils grâce au désormais célèbre site "Art de Séduire" afin d’aider les lecteurs malheureux à trouver l’âme sœur à l’aide d’accroches aussi élégantes que "Combien coûte ton cul ?". Si personne n’aura ici le moindre doute quant à la surpuissante efficacité de cette technique (je salue ici tous ceux qui ont gagné +6 en charisme grâce à l’audacieuse stratégie), j’imagine bien que mon lectorat féminin a pu en prendre ombrage.

Par jalousie je suppose, quoi d’autre ?

Aussi, lectrices, il ne saurait être question de ne pas vous faire profiter à votre tour de fameux conseils afin de mieux comprendre l’homme, cette créature à la fois mystérieuse, fascinante et plutôt velue (hors boys band). C’est pourquoi nous traiterons aujourd’hui d’un ouvrage trop méconnu et vous étant destiné, Mesdemoiselles (Mesdemoiselles hétérosexuelles, je précise : les autres, à l’heure qu’il est, vous devez cuver votre champagne pour célébrer votre nouveau droit de faire tourner les serviettes avec votre dulcinée) :

Ce que veulent les hommes

On aurait pu s’en arrêter à la couverture, en fait

Ce fantastique ouvrage écrit par "trois célibataires" (ne vous demandez pas pourquoi) explique sans rire dès sa couverture vouloir "briser l’omerta pour nous révéler ce que les hommes ont dans la tête et dans le cœur". Une omerta, donc, qui après s’être faite tataner la margoulette par cet ouvrage du courage, révélera tous les secrets pour que vous, viles femmes, n’ayez plus à relire 5 fois le SMS que vous venez de recevoir pour savoir si ":)" cache en fait une discrète révélation sentimentale.

C’est ça. Faites semblant que c’est pas vous.

Mais plutôt que d’étudier tout le livre, allons donc en voir la synthèse sur le fameux site "Heureuse en amour" (si, si) où une rédactrice a pris grand soin d’en tirer la substantifique moelle avant de conclure :

Une chose est sûre, ce livre a un peu changé ma vision des hommes mais également celle du couple. La vérité n’est pas toujours facile à entendre, mais elle est nécessaire pour nous permettre d’aborder les relations entre hommes et femmes avec plus de réalisme et de sérénité. Je me servirai très certainement de tout ce que j’ai appris pour réajuster certaines attitudes face aux hommes et ainsi améliorer nos rapports communs.

C’est vous dire si la qualité est au rendez-vous, puisque notre experte a été toute chamboulée de ces révélations et va donc désormais suivre les bons conseils de l’ouvrage. En attendant, enfilez votre scaphandre à médiocrité,  il est temps de plonger dans l’abysse.

A quoi pense un homme?Quand un homme rencontre une femme qui lui plait, il la place tout de suite dans une de ces catégories:
-femme avec qui il pourrait avoir une relation sérieuse.
-femme avec laquelle il n’aura qu’une passade.
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En effet : le mâle n’a pas d’amies, de relation de boulot voire de connaissances. Lorsqu’il rencontre une femme qui lui plait, la première chose qu’il se dit c’est "Palsembleu, comment diable vais-je culbuter la gourgandine ?" suivi de "Et où vais-je l’enterrer après coup ?".

Si la réponse à la première question est souvent floue, celle à la seconde est généralement "Dans la forêt de Rambouillet". Bien qu’il soit aussi tout à fait possible de répondre cela aux deux questions, mais nous entrons alors dans un domaine qui ne sera pas du goût de tous les promeneurs.

Bref. Et puisque ce chapitre s’intitule "à quoi pense un homme", sinon ?

Ah bah rien. Soit.

Faisons fi de cet oubli et passons donc à la suite : "Dix principes à retenir sur un homme", et prenons-en quelques-uns au hasard.

Principe n°4: Les hommes ont tendance à profiter des femmes qui les laissent faire. Un homme profitera d’une femme qui dit oui à tout mais il ne restera pas avec elle.

Ou alors, c’est simplement que quand les gens ont la personnalité d’une endive, 99% de la population reste rarement avec, le dernier 1% étant principalement composé de descendants de Léguman. Surtout quand les gens disent vraiment oui à tout en fait.

"On se fait un ciné ce soir ?
- Ouiiiiii ! Hihihi !
- Okay, on se fait un petit film d’action alors ?
- Ho ouiiii, hihihi !"-
Tu veux aller voir quoi ?
- Ouiiiiii ! 
- Hein ?
- Ouiiiii !"
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Ce type de conversation s’achève généralement avec la question "Veux-tu un parpaing dans la gueule ?" mais là n’est pas le sujet.

Principe n°5: En matière de sexe, les hommes croient à la règle du deux poids, deux mesures.Un homme n’envisage pas une relation sérieuse avec une femme qui couche avec lui trop vite. Il n’aura plus envie de la connaître si elle se donne facilement à lui.

Lectrice, toi qui a un jour eu une relation sérieuse avec un homme avec qui tu avais osé folâtrer le premier soir, sache que ton concubin était en fait un espion alien ou quelque chose du genre (les tentacules auraient dû te mettre sur la voie). Car c’est connu, pour une relation sérieuse, Mesdemoiselles, vous n’avez rien d’autre à proposer que votre cucu (je rappelle que ces conseils sont certifiés conformes par le site "Heureuse en amour" et sa rédactrice convaincue dixit elle-même). Sitôt que vous l’avez partagé avec un mâle, celui-ci se dresse fièrement sur le lit, éclate d’un rire diabolique puis hurle vers les cieux, le torse gonflé par la fierté "Je l’ai euuuu !" ; l’homme bondit alors vers la fenêtre la plus proche tel un predator ayant un nouveau crâne à la ceinture et disparaît dans la nuit.

Ou se vautre puisque vous habitiez au 5e, et la police se demandera des jours durant pourquoi le mort avait ce sourire béat, bien qu’un rapprochement avec son absence de slip puisse être faite par les enquêteurs les plus hardis.

Bref, les filles, n’oubliez pas : il n’y a qu’une chose à connaître chez vous, et ce n’est pas vraiment votre personnalité. Et Heureuse en amour approuve ce message, c’est pas beau ça ?

Homme en vue subjective

Principe n°7:Les hommes sont naturellement enclins à coucher avec de nombreuses femmes. Ce n’est pas dans la nature de l’homme d’être fidèle. Quand il aime une femme il doit s’efforcer de refréner ses pulsions pour ne pas la perdre.

Le mot "naturellement" est lâché : "C’est pas ma faute, c’est la nature qui l’a voulu". Messieurs, retenez bien cette phrase : avec elle, vous pourrez tromper quantité d’écologistes et d’amoureuses de la culture bio en toute impunité. Et si vous êtes vraiment joueur, vous pourrez même faire passer votre soumission à Dame Nature comme un acte militant. Quand bien même Dame Nature s’appellait Cynthia, avait 18 ans aux dernières nouvelles, et vous soumet drôlement moins depuis qu’elle sert d’engrais à un joli bosquet. Encore un geste écolo : vous êtes forts alors.

Principe n°8:Les hommes ont du mal à interpréter le discours des femmes. Si une femme veux discuter avec un homme, elle doit aller à l’essentiel pour lui faire saisir le message.

En effet : l’homme est un peu con. Ou alors, c’est juste qu’il regarde vos seins pendant que vous parlez, et puis le match va commencer. Rappelez-moi qui a écrit ce livre ? Ah, oui : trois célibataires. Je me demande bien pourquoi.

Du coup, il est temps, je crois, de passer à la suite : La première rencontre. Non parce que ça se travaille : comment faire bonne impression ? Comment rayonner au coeur de la soirée alors que ses yeux se perdront dans les vôtres ? Mais si, c’était vos yeux. Rhoo, allez quoi. Bon, bref : comment ?

Quand il la rencontre, un homme ne se projette pas dans une relation sérieuse avec:

Une femme trop timide.
Une femme trop directe et franche.
Une femme qui parle de sexe ouvertement.
Une femme facile.
Une femme saoule.

Il serait donc de bon ton que notre femme se contente de glousser et rougisse à la moindre évocation de la chose, puisque nom d’une pipe, femme, vous devez êtres de gentilles oies blanches. Pas d’alcool, pas de sexe, et de préférence ne pas fuir ou aller de l’avant : il faut attendre d’être cueillie tel un brin de muguet attendant patiemment dans la rosée du matin que Maurice le jardinier aviné vienne lui arracher la tronche en complimentant ses grosses clochettes de son haleine au saucisson.

Oui, vous avez le droit de soupirer de bonheur rien qu’à cette vision quasi-onirique. Allez-y, j’attends avant de poursuivre l’article. 

C’est bon ? Fort bien : reprenons.

Que doit faire une femme quand un homme qui lui plait l’aborde?

L’accueillir avec joie.

Pensez à toujours vous munir d’un collier de fleurs exotiques à placer autour du cou du mâle pour bien lui faire comprendre qu’ici, tu es le bienvenu, homme blanc. Toi avoir amené verroterie ? 

Et que doit-elle faire si un homme qui ne lui plait pas l’aborde?

Reconnaître l’effort qu’il lui a fallu pour venir la voir.

Voilà. Donc même si un gros relou vient vous emmerder, Mesdemoiselles, merci de lui remettre un bon point pour le féliciter. Et au bout de dix bons points, vous pouvez éventuellement lui remettre une photographie dédicacée de Patrick Sébastien.

Après, pas sûr que le message passe : si en plus il est content, n’hésitez pas à sortir le pistolet à clous.

Et puisque je vous sens enthousiastes, continuons dans la série de la classe et de l’élégance :

Comment obtenir le numéro d’un homme à la fin d’une conversation?
Lui donner son numéro. (NDLOC : le vôtre, pas le sien, sinon ça devient vite problématique)
Lui demander son numéro (s’il hésite à le donner, il n’est pas intéressé).

0

N’oubliez pas les filles : d’abord vous donnez votre numéro. Et ensuite, éventuellement, c’est à lui de décider s’il vous le donne ou non.  Et non, vous ne pouvez pas juste lui demander, sinon vous prenez aussitôt feu. Oui, le problème de la combustion spontanée est situé sur le chromosome X. Alors comme en plus vous en avez deux, ça prend d’autant plus vite, c’est une sorte d’allume-barbecue biologique. Ah, c’est pas facile, mais bon, hein, vous allez pas commencer à gueuler en plus. Je suis sûr que ça peut vous servir dans plein de situations.

Bon, mettons. Mesdemoiselles, vous arrivez à la fin du rendez-vous en un seul morceau, et mieux encore, vous pensez que ce mâle en vaut peut-être la peine. Que faire ? Va-t-il vous appeler ? Devez-vous l’appeler ? En tout cas, quoiqu’il arrive, la conversation téléphonique finit par arriver (non parce qu’il n’existe aucun autre moyen de communication au XXIe siècle démerdez-vous).

Que doit faire une femme au cours du premier appel?
Ne pas être trop bavarde
0

Règle numéro 1 : Ta gueule. Règle numéro 2 : Pense très fort à la règle numéro 1, mais en silence alors.

L’exemple à suivre

Manquerait plus qu’elle apprécie de discuter avec Monsieur, nan mais ho ! Elle se croit où ? On t’appelle pour que tu ramènes tes fesses, pas pour que tu racontes ta vie ! On t’a déjà dit qu’on en avait rien à faire du reste, alors tu vas pas commencer à nous le seriner, dis !

Le rendez-vous est arrêté ? Mesdemoiselles, vous avez attendu patiemment qu’il vienne vous trouver en soirée et maintenant il vous propose une sortie en tête à tête, comme par exemple une invitation à la fête annuelle du plus gros mangeur de saucisses ? En route pour encore plus de romantisme !

Ce qu’une femme doit dire lors du premier rendez-vous
Elle ne doit pas critiquer le lieu de rendez-vous choisi par l’homme (s’il lui demande avant, elle peut l’aider à choisir pour qu’il connaisse ses préférences).
0

L’homme a choisi. L’homme ne commet pas d’erreur. L’homme ne rit pas de ses bêtises. Dis-donc, tu veux qu’on reparle de la règle numéro 1 ?

Elle ne doit pas être trop bavarde.

Hé bin la revoilà la règle numéro 1. On l’avait déjà oubliée.

Elle doit éviter les sujets trop sérieux ou graves.

En effet, l’homme n’est pas là pour parler politique, religion, science ou je ne sais quel autre sujet chiant : femme, on attend de toi que tu parles d’arcs-en-ciel, de lapins, de poneys et éventuellement, mais uniquement si vous sentez que ça se passera bien, de licornes. On espère pour vous que vous n’avez d’ailleurs pas fait d’études, non parce que sinon, ça fait un peu prétentieuse. Si vous pouviez baver un peu en roulant des yeux pendant le repas, ce serait nickel.

Sinon, c’est moi où cette partie s’appelait "ce qu’une femme doit dire" mais ne comprend que des choses à éviter ? Sûrement un problème de maîtrise des négations. Non parce que non, ça veut un peu dire oui, quand même, hein ? Non ? C’est bien ce que je dis.

Ce qu’une femme doit faire lors du premier rendez-vous
Elle doit laisser l’homme payer l’addition (si les dépenses se poursuivent plus tard elle peut proposer de participer aux frais.
Mais elle ne doit pas inviter l’homme chez elle après le rendez-vous car ils risquent d’aller trop vite et de tout gâcher.

Encore une fois, rien le premier soir où il s’en ira en éclatant d’un rire diabolique, fenêtre, chute, slip. Souvenez-vous. Pour le reste, tout cela ressemble méchamment à un guide écrit par Tata Louisette au XIXe siècle. Vous en voulez la preuve ? Mettons encore : le repas se passe bien, et vous avez adoré cette soirée au concours du plus gros mangeur de saucisses ; que faire à présent ? Écoutons Tata Lo… nos trois célibataires de choc expliquer de quoi il retourne :

Contrairement à la femme qui se projette très vite l’homme reste réaliste et sait rapidement si la relation peut devenir sérieuse ou non.

Compris bande de rêveuses ? Vous êtes complètement à côté de la plaque : le réalisme est livré par UPS une semaine après les coucouilles lors de la gestation, permettant au mâle de pouvoir analyser sereinement la relation alors que vous, créatures de l’enfer, vous en êtes encore à vous rouler par terre en gloussant à l’idée de faire des bébés.

L’homme étant grand prince (évidemment, que croyez-vous ?), il laisse cependant filtrer des signes pour dire s’il veut du sérieux ou non. Prenons ceux qui signifient que son intérêt pour la femelle est limité : quels sont-ils ?

Il ne la sort pas régulièrement

Nous ne parlons ici ni de sa kikoute (allons, bande de forbans) ni de son cocker, mais bien de sa dulcinée. Car la femme, il faut la sortir et c’est toute une histoire : et vas-y que je gratte à la porte, et que je grogne parce qu’il n’y a plus de macarons dans ma gamelle, et que je rentre avec les pattes pleines de boue et de vernis pour en foutre partout… non. Il faut régulièrement l’emmener faire le tour du quartier marquer son territoire sinon c’est le souk à la maison.

Merci, Heureuse en amour. Merci, Ce que pensent les hommes. D’autres indices pour savoir si un homme n’est pas sérieux ?

Il disparaît sans prévenir et elle n’entend plus parler de lui.

Il est vrai qu’en général, quand il disparaît c’est qu’il n’est que moyennement intéressé (au bout de 20 ans qu’il est parti chercher des clopes par exemple, vous pouvez tout à fait commencer à vous interroger). Bien sûr, il se peut aussi qu’il s’agisse d’un ninja, auquel cas c’est parfaitement normal qu’il disparaisse de temps à autres, mais dans ce cas il est facile de le distinguer d’un mâle lambda, par exemple à cause de son goût prononcé pour les collants. Pensez à verrouiller le tiroir où vous rangez les vôtres sinon il va encore s’en faire une cagoule avant de lancer des shurikens sur la Twingo du voisin. Ces ninjas sont vraiment intenables.

Ces petites attentions qui le rend dingue d’elle!
Elle lui montre qu’elle s’intéresse à sa vie.
Elle le soutient et l’encourage en toutes circonstances.
Elle lui fait des compliments sur son apparence et sa manière d’être.
Elle lui offre des petits cadeaux de temps en temps.
Elle lui fait à manger ou livrer un repas de temps en temps.
Elle s’occupe autrement quand il n’est pas disponible.
Elle n’essaie pas d’aller trop  vite et ne le force pas à s’engager.

Bref, soyez sa mère.

Non mais en même temps, vous vous doutiez que c’était un ninja quand vous l’avez rencontré la première fois, non ? Le fait qu’il soit faible en groupe de 500 mais super fort en groupe de 1 ? Sa capacité à jeter des boules de phosphore devant lui pour un oui ou pour un non ? Tout de même ?

Mais assez ! Passons à la partie qui, si j’en crois ce texte, fera rougir les friponnes qui me lisent : le sexe.

Si. Là aussi, ils ont des conseils.

Une femme doit-elle coucher le premier soir?
Si elle veut du sérieux, NON.Il va la prendre pour une femme facile, pensera qu’elle agit ainsi avec tous les hommes et n’arrivera plus à se projeter dans une relation sérieuse avec elle. Il est conseillé d’attendre au moins le 5ème rendez-vous avant de céder aux avances d’un homme.

Avant le 5e rendez-vous, vous êtes une vilaine coquine. J’aime toute la précision de ce genre de conseil : pensez à compter le nombre de rendez-vous. Ne le faites pas quand vous en avez envie, ce serait mal : vérifiez votre agenda, téléphonez à votre meilleure amie, regarde votre horoscope, appelez Orly et si la tour de contrôle vous donne son feu vert : couchez.

Sinon, rentrez chez vous et regardez Derrick.

Quelle genre de femme attire un homme physiquement?
Une femme sexy, à l’aise dans sa tête et dans son corps.

Il est vrai que pour le sexe, ça aide d’être sexy. Et il parait que pour vivre, il faut être vivant (sauf si vous êtes une liche ou Grégory Lemarchal, auquel cas vous sortez plus de disques mort que vivant).

Du grand art.

Passons les conseils sur l’art de copuler avec son prochain : je vous laisse libre d’y trouver votre bonheur. Non : le mieux, c’est la partie "Après l’amour" dans laquelle on trouve des morceaux de bravoure. Après l’amour, donc ?

Il tient à elle un minimum pour rester et s’endormir à ses côtés. (si un homme s’endort après l’amour il est impossible de l’en empêcher, c’est physique)

Voilà. Alors sachez-le : l’homme fonctionne d’une manière bien étrange. Après l’amour, satisfait, son organisme profite de ses derniers râles pour envoyer toute l’énergie restante dans son corps vers son rectum ; il relâche alors dans l’atmosphère son énergie sous forme vaporeuse dans un ultime mais néanmoins tonitruant pet, se tourne sur le côté, puis s’endort. RIEN ne peut l’en empêcher. C’est physique on vous dit. 

Alors c’est ballot, surtout que dans le passage juste avant, on nous disait que l’homme aimait "faire l’amour dans des lieux insolites.". Du coup ça doit être un peu le bordel cette affaire, on doit retrouver des mecs endormis partout. 

"Hé bien Berthier, merci d’être venu à cette réunion. Je vous raccompagne à l’ascenseur ?
- Volontiers.
- Parfait, tenez il arr… MAIS ? Qu’est-ce que c’est que ça ? Que fout ce type tout nu à roupiller dans la cabine ?
- Je crois que c’est Mauricet Monsieur, de la compta. Il n’y peut rien : il a une relation au travail.
- Non mais ça commence à bien faire ! L’autre jour j’ai retrouvé Martinot en train de pioncer dans un conduit d’aération ! Et Francis dans le bac à verre !
- Ah non mais Francis, on est d’accord, il est fou. M’enfin bon, je pense qu’il se dit que c’est correct, surtout depuis la fois où vous…
- JE M’ÉTAIS JUSTE ENDORMI AVEC CETTE CHÈVRE DANS LES BRAS D’ACCORD ? CA N’A AUCUN RAPPORT ET IL N’Y A AUCUNE PREUVE !"
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Heureusement, le site n’hésite pas à enfoncer le clou. Quid si le mec n’a pas envie de rester là ?

Il ne tient pas à elle et trouvera la force de se rhabiller pour reprendre sa liberté.

Il "trouvera la force de se rhabiller". L’homme va ramper sur le sol en serrant très fort fesses et dents, se tortillant comme un gros vers en essayant d’enfiler ses chaussettes sans laisser s’échapper le peu d’énergie qu’il lui reste. Puis, il rampera à demi-nu dans les couloirs avoisinant jusqu’à regagner la rue où, avec un peu de chance, il parviendra à héler un taxi. 

C’est terrible. On dirait qu’on nous parle d’un baleineau échoué.

Mais, il n’y a pas que le sexe dans la vie : comment se comporter pour garder ce brillant mâle que vous avez su conquérir ? Par exemple, lorsqu’il revient d’une soirée avec vos amis ? Mais si, vous savez déjà ce qu’il faut faire. Souvenez-vous : 

Une femme ne devrait pas trop questionner un homme quand il rentre d’une soirée avec ses potes car cela gâche le plaisir qu’il a de la retrouver.

Règle numéro 1 : le retour.

"Bonsoir chérie !
- Bonsoir mon choubidou.Tu as passé une bonne soirée avec tes amis ?
- NAN MAIS HO ! TU TE CROIS OU ? CA TE REGARDE ? De toute façon j’en ai marre tu t’intéresses toujours à ma vie, c’est dégueulasse, maintenant je n’ai plus de plaisir à te retrouver, je retourne boire des bières avec les copains !"

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Encore une fois : écrit par trois célibataires. Hmmmm. Mais pourquoi donc ?

Quand vous retrouvez ceci à la maison, c’est qu’il est temps d’en partir

Le match de foot à la télé. 

Ne jamais déranger un homme pendant son match! Si une femme annule ses projets pour que son homme regarde son match, il aura une haute estime d’elle. Un homme aime que sa petite amie regarde un match avec lui, mais en silence!

Si elle pouvait aussi décapsuler les bières, ce serait cool. A noter qu’elle doit le faire en silence : la femme ne peut pas commenter le football. Elle n’en comprend pas les règles. A ce qu’il paraît que si l’on répète trois fois la règle du hors-jeu à une femme en moins de 5 minutes, sa tête explose.
Non mais genre. Bientôt, elles vont aussi croire qu’elles peuvent jouer au foot. Pfff.

Et donc, l’auteur de cette synthèse a trouvé ces commentaires pertinents. Intéressant : je serais curieux de savoir ce qu’elle ne trouve pas pertinent, du coup.

Les sorties en couple
Un homme n’aime pas être invité par sa femme à des sorties en couple car il doit faire attention à ses faits et gestes et se sent jugé par les amis de celle-ci.
Il fait l’effort de venir pour faire plaisir mais il aime que ça en finisse au plus vite.
Un homme se sent plus détendu et lui même quand il organise des sorties en couple avec ses amis.
Une femme doit se montrer indépendante et ne pas chercher constamment l’attention de son homme pendant une sortie.

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Mesdemoiselles, vos amis sont relous : merci de libérer Monsieur de ces derniers. Par contre, ses amis à lui sont forcément cools : merci de fermer votre gueule (ça alors ! Cette règle numéro 1 est décidément bien utile) quand ses amis sont là pour qu’il puisse pleinement en profiter. Et faites péter les crackers, ça fait faim, là.

Les présentations officielles
Une femme doit tout faire pour s’entendre avec la mère de son homme car il déteste avoir à choisir entre les deux femmes qu’il porte dans son coeur.

Plus haut je disais "Soyez sa mère", grossière erreur : "Soyez le bras droit de sa mère" serait plus exact. 

Attendez, comment pourrait-on être encore plus rétrograde ? Ah, je sais :

Le mythe de la femme au foyer
Bien qu’un homme aime une femme forte et indépendante il reste accroché au mythe de la femme au foyer.
Il aime:
qu’elle prenne soin de son intérieur.
qu’elle l’aide à s’habiller.
qu’elle lui fasse à manger.
C’est à travers ces petits gestes qu’il se rend compte de l’amour qu’elle lui porte.

"Forte et indépendante", comprendre "Suffisamment forte pour porter le bac à linge et suffisamment indépendante pour se barrer quand les copains sont là". En effet, ça se tient, il manquait juste deux-trois mots.

Et, oui, l’amour se mesure à la fréquence à laquelle vous passez l’aspirateur. Rrrrr, passion.

L’érotisme, allégorie.

Allez, passons en revue la suite et accélérons : il y aurait trop à dire.

Une femme ne doit pas entamer une discussion sérieuse quand un homme n’est pas disponible.

Elle doit attendre sur le bas côté et éventuellement lui envoyer des SMS pour lui signaler qu’elle a quelque chose à lui dire. Par exemple, attendre qu’il ait fini sa partie de PES avant de lui annoncer que vous êtes enceinte. Il y a des priorités.

Quand un homme et une femme vivent ensemble, ça les rend plus proches.

Et quand on met deux biscuits l’un à côté de l’autre, ils sont l’un à côté de l’autre. La vache, on peut dire qu’ils ont "brisé une omerta" nos bons auteurs. Vite, remettez-les tabous, c’est trop d’un coup !

Horrible vérité n°1: Les hommes se servent des femmes pour coucher car ils détestent être en manque.

Alors que les femmes font du tricot et on en parle plus.

Horrible vérité n°2: Les hommes trompent les femmes qu’ils aiment par besoin de variété sexuelle.

Oui, c’est automatique. Ah mais on a déjà essayé d’enfermer un mec pour voir ce qu’il se passait et commet il variait les plaisirs : au bout de 3 semaines sans nouveauté, son corps se met à développer d’étranges pouvoirs de téléportation pour aller courir la gueuse "par besoin".  L’armée s’en servirait à l’heure actuelle, mais pour l’instant, les résultats sont encore aléatoires : la plupart des sujets tests ont été retrouvés au zoo.

Horrible vérité n°5: Les hommes n’ont aucune inclination naturelle pour le mariage.

Alors que les femmes, si : saviez-vous que lors de l’accouchement, le plus difficile à faire sortir après une petite fille était la robe et le bouquet allant de pair ? 

Conclusion: le désir sexuel est à la source de tout acte masculin!

Sans oublier le football, la bière et bien évidemment sa maman.

Voilà. Je vous remets la conclusion de la damoiselle qui a étudié ce livre pour Heureuse en amour ?

Une chose est sûre, ce livre a un peu changé ma vision des hommes mais également celle du couple. La vérité n’est pas toujours facile à entendre, mais elle est nécessaire pour nous permettre d’aborder les relations entre hommes et femmes avec plus de réalisme et de sérénité. Je me servirai très certainement de tout ce que j’ai appris pour réajuster certaines attitudes face aux hommes et ainsi améliorer nos rapports communs.

Et le plus beau ? 

C’est que ce livre a trouvé un éditeur et est vendu en échange de vrai argent pour vous aider, vous, les femmes.

Remarquez, il y a une vraie réflexion derrière ce bouquin : je suis encore en train de chercher qui on prend le plus pour un con.

Elle s’appelait Estefania.

Je l’avais rencontrée à une soirée à l’ambassade d’Argentine, alors qu’elle osait à peine toucher à sa coupe de champagne, debout à quelque pas du piano. Elle était venue ici suite à une mission ministérielle l’invitant à faire la promotion des arts de son pays en notre belle contrée. J’étais là parce que j’avais volé une invitation sur un vieux Monsieur qui, à cette heure, gisait couvert d’hématomes au fond d’une poubelle. Elle parlait un français mâtiné du curieux accent de son pays lui donnant des airs d’étudiante gênée de chercher ses mots lorsque nous venions à parler peinture. Elle était plutôt cubisme. J’étais plutôt impressionnisme. Elle me demanda en espagnol si je ne préférerais pas continuer notre conversation dans sa langue. Je lui répondai dans son idiome si elle ne préférerait pas la poursuivre dans ma voiture.

Nous allâmes au restaurant, où nous continuâmes à échanger longuement avant que je ne me permette, en référence au piano auprès duquel je l’avais rencontrée plus tôt, d’aller en jouer un morceau d’un groupe populaire anglais qu’elle semblait apprécier sur l’instrument qui trônait dans un coin de la salle après avoir glissé quelques billets à l’artiste occupant alors le tabouret voisin pour qu’il me permette de me dégourdir librement les doigts sur les touches. Elle sourit. J’en fis autant. Je revins à la table et poursuivit avec elle notre conversation passionnée jusqu’à ce que le dernier client quitte les lieux. Alors qu’il ne restait plus que nous, elle me demanda si je préférais aller chez elle ou chez moi. Je lui répondis que je n’étais pas ce genre d’homme. Elle sourit plus encore. Un peu moins lorsque Diego, bien campé derrière elle, lui colla le chiffon imbibé de chloroforme sous le nez.

Quelques heures plus tard, derrière la cuisine du restaurant, un certain M. Guttierez me remettait mon enveloppe habituelle pour ma participation à notre petite organisation de trafic d’organe.

Alors que je comptais les billets en tirant sur mon cigare dans la petite ruelle jouxtant l’endroit, Diego me dévisagea longuement.

"Patron, c’est quoi votre truc ?
- Le champagne. Quand elles vident très lentement la coupe, c’est généralement le signe qu’elles ne boivent que peu, ce qui signifie des reins de qualité à la revente.
- Non, je veux dire… pour les femmes ? 
- Ah, ça Diego, j’ai un truc. 
- Un truc ?
- Evidemment. Et puisque je suis de bonne humeur, tant cela fait une amatrice de cubisme en moins alentour, je vais le partager avec toi.  Mon truc, c’est www.artdeseduire.com.
- Un site web ? Leurs conseils sont si bons que ça ?
- Ah non ; c’est justement ça mon truc : tant qu’il ne va pas sur ce site, tout homme peut avoir tant de la classe que ses chances avec le beau sexe. Sinon, il se transformera lentement en créature mi-homme mi-kronenbourg.
- Oh…"

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Il y eut un bref moment de silence, alors que je constatais que Guttierez, fidèle à sa réputation, avait bien mis le compte.

Diego, lui, se demanda intérieurement s’il pouvait effacer d’ici son historique internet.

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Plus que du sniper, artdeséduire.com s’approche plutôt de la délicatesse du B-52

Art de séduire fait partie de ces sites qui, une fois découverts, vous font pétiller les rétines pour quantité de raisons différentes. Ainsi, nous avions déjà parlé des fieffés larrons occupant l’endroit précédemment suite à un article comparant séducteurs façon "art de séduire" et snipers (les deux partageant un certain goût de l’observation d’autrui depuis les fougères, une vie de solitude et une certaine volonté de vider son chargeur dans son prochain). Sauf que depuis, artdeseduire.com a remis le couvert pour distiller des conseils essentiels aux mâles désœuvrés afin que, eux aussi, puissent trouver l’âme soeur. Et encore une fois, la qualité est au rendez-vous.

Arrêtons-nous donc sur plusieurs articles :

Vous êtes invité à une soirée et ne savez pas comment aborder une jeune fille sans faire de la combustion spontanée ? Pas de problème :

5 techniques efficaces pour faire des rencontres en soirée

Parfait, vous avez réussi à aborder la jeune fille ? Art de séduire, c’est avant tout la classe, aussi nos conseillers vont à l’essentiel :

Le meilleur opener pour immédiatement sexualiser une conversation

La bougresse vacille devant tant de charme ? Elle est bluffée par votre élégance ? Parfait ! Vous n’avez plus qu’à aller chez vous, par exemple pour jouer au Scrabble.

Comment éviter la résistance de dernière minute chez vous ?

A ce stade, les titres ont probablement déjà suffi à vous permettre de comprendre toutes les richesses que artdeséduire.com pouvait déployer. Aussi, ne tardons pas plus et allons droit au but : Messieurs, prenez des notes, Mesdemoiselles, tentez de rester calme devant l’Hiroshima de romantisme qui se profile. Amis gays, par contre, je crains que vous ne soyez déçus : artdeséduire vous a oublié,s je suis sûr que vous le regrettez déjà. Mais, allons-y.

Messieurs, la soirée bat son plein et la plèbe s’agite autour de vous, quand soudain, vous repérez la jeune fille de vos rêves. Elle est là, magnifique, un verre à la main, à regarder la ville s’endormir par les fenêtres alors que mille idées se croisent dans sa tête (que celui qui a ricané se dénonce) alors que la musique masque les conversations autour d’elle. Diable, elle est si intimidante dans sa robe de soirée : comment l’approcher ? Pas de problèmes : nos coachs ont la solution.

On va commencer par une de mes préférés, inventée par Joshua Pellicer : le drive-by. « Drive-by » se traduit plus ou moins par « à emporter », « en passant ». Ça peut être un compliment ou un neg joueur : un abordage court qui met en place une dynamique de jeu dont vous partez immédiatement sans maintenir l’interaction. Les gens vont penser à vous en votre absence, et auront des réactions très positives à votre retour.

Ça n’est pas clair, le drive-in, comme à Mac Donald, tout ça ? Alors prenons un exemple de phrase de nos experts à sortir pour aborder la douce créature :

Hey ! :) Tu m’attends une seconde ? Je reviens dans un instant. T’as le droit de penser à moi en attendant, tant que ça reste propre.

Je vous laisse assimiler tranquillement la chose. Non, je ne blague pas, c’est bien tiré du site. Oui, Même le smiley. Vous vous souvenez de la célèbre accroche "Ton père, c’est un voleur, il a pris toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans tes yeux" (vous pouvez tout de même remplacer "étoile" par "trou noir" si vous parlez à une candidate de télé-réalité), utilisée massivement lors des soirées d’élection de Miss Tuning sur le parking de Shoppy ? Félicitations, vous venez de découvrir le niveau juste en dessous. Bravo Messieurs : nul doute que la damoiselle aura "des réactions très positives à votre retour", comme par exemple, positive à la ganja pour essayer d’oublier votre répartie moisie. Bon, techniquement, c’est du positif quand même, ils n’ont pas tort.

Mais bon : je serais malhonnête de ne pas partager les autres conseils mis à votre disposition pour faire chavirer des coeurs. Par exemple :

Une première façon de vous faire apprécier serait la reconnaissance. Il s’agit de vous souvenir d’au moins un détail sur chaque personne. Même pas son nom ! Son nom, vous avez le droit de l’oublier

Car oui : le nom de la personne que vous tentez de séduire, ce n’est finalement bien important : autant montrer directement que vous n’êtes là que comme un gros morfalou. Mise en situation.

"Salut euh…
- Oui, salut ?
- Alban ? Maurice ? François ?
- Sylvie.
- Ahahaha, oui heu, bon je… je me disais… (raaah, bon sang, vite, il me faut un détail sur elle pour l’épater et lui montrer que je m’intéresse à elle)… ah oui, c’est toi qui a un gros cul, non ?"

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Si avec ça, son coeur ne chavire pas aussitôt, je ne sais pas ce qu’il lui faut. Mais nos larrons, eux le savent mieux que personne, car il existe une arme ultime : l’humour !

Une autre technique, que vous connaissez tous, est la création de private jokes. En combinant avec les détails que vous connaissez, cela peut être vraiment très efficace. L’humour est l’un des signes de valeur sociale les plus importantes et l’un des plus puissants aphrodisiaques.

Ah ! De l’humour, j’entends bien, mais alors quel genre de private joke, pourriez-vous illustrer ? Non parce que ce n’est pas bien clair, là, tout de suite.  Dans l’exemple suivant, l’auteur explique qu’il a par exemple appris que la jeune fille qu’il tentait de séduire avait un chien nommé "Spiff". Un nom qui en dit déjà long, mais passons sur les moqueries et observons plutôt le genre d’humour irrésistible qui est proposé. Mesdemoiselles, scotchez vos côtes, je vous transmets la blague telle quelle.

Spiff le chien, juste après avoir entendu ladite blague.

"Il va mieux Spiff ?
- Hein ? Mais on vient de se rencontrer et je suis pas rentrée chez moi, comment tu veux que je sache ?
- Je sais pas, il aurait pu avoir la courtoisie de t’appeler pour éviter que tu t’inquiètes. (pause) C’est ce que fait mon ornithorynque."
(il/elle rit).
"Je te le présenterai, c’est un type cool. Il s’entend mal avec mon rat jongleur par contre. Un peu jaloux, je crois. Etc."
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Pour rappel, en cas d’explosion inopinée votre cage thoracique sous l’impact drolatique du bon mot, le numéro à composer est le 15 (du moins si vous me lisez du pays du fromage, sinon vous risquez de crever, soyez un peu autonomes, sacrebleu).

Personnellement, j’ai ouï dire que c’est après avoir lu ce genre de blague que M. Carambar a décidé d’arrêter les siennes. Non parce que de deux choses l’une :

  • soit la jeune fille rit, auquel cas, il est temps de l’emmener derrière l’étable avec un fusil
  • soit elle fait ce que toute jeune fille raisonnable qui entend cette blague fait : elle reste impassible, quitte la pièce d’un bon pas, rentre chez elle préparer son dossier d’inscription pour le cursus d’astrophysique le plus proche, prend 8 ans pour passer un double doctorat tout en se formant à 17 sports différents puis, cela fait, elle intègre le prochain départ pour la station spatiale internationale. Une fois là-haut, loin de la Terre, elle s’enfermera dans un sas et s’autorisera un long hurlement de douleur avant d’éclater en sanglots, seule issue à un calembour aussi pourri. Elle peut aussi intégrer la Marine Nationale pour commander un sous-marin d’attaque et vaporiser votre demeure dans le feu nucléaire, mais ça, c’est juste si elle a un côté taquin.

Bien, vous êtes consternés ? Attendez un peu, et allons donc monter le niveau d’un cran, ceci n’étant qu’une mise en bouche. Mettons : la damoiselle a apprécié votre approche hardie et vous trouve irrésistiblement drôle ? Il est grand temps de lui faire comprendre que vous n’êtes pas vraiment là pour discuter avec elle, puisqu’en bon mâle, vous vous contentez de baver en marmonnant "fifille", le tout en roulant des yeux fous. Vous pensez que j’exagère ? Hohoho, naïfs que vous êtes, laissez-moi vous emmener à l’article "sexualiser une conversation" :

Aujourd’hui pour ceux qui veulent du rapide, on a décidé de partager notre technique de drague la plus efficace. Fatale.

J’imagine qu’il s’agit là d’une technique audacieuse et subtile visant à se mettre sur le fil du rasoir pour expliquer à quel moment l’intrépidité devient lourdeur, surtout en sachant qu’il s’agit d’un "opener", à savoir la première phrase que vous allez utiliser pour aborder une damoiselle, je suis curieux de savoir quelle habile stratag…

« Combien coûte ton cul ? »

Je…

Pardon ? Ai-je bien lu ? Qu’ouïs-je ? Visiblement, chez artdeséduire, on a la séduction légère et délicate : je suis sûr qu’après le fabuleux calembour précédent, les damoiselles sur ce blog se pâment devant une approche si classe. Il est vrai qu’un homme qui s’approche de vous pour vous susurrer à l’oreille "Combien coûte ton cul", ça donne tout de suite des palpitations de désir, j’en conviens (moi-même, tant de charme, cela me ferait presque regretter mon ennuyante hétérosexualité). D’ailleurs, pourquoi le susurrer quand tout le coin peut profiter de votre classe naturelle ?

Vous pouvez la jouer de manière très théâtrale, en parlant à table, en parlant au bar, suffisamment fort pour qu’on vous entende.

C’est vrai qu’il serait bête qu’une seule personne dans un rayon d’un kilomètre ne connaisse pas votre subtilité naturelle, apte à faire passer Jean-Marie Bigard pour un philosophe grec. Heureusement, chez artdeséduire.com, on est malin : après avoir bien précisé que la cible pourrait mal prendre la chose (alors là, je m’étonne !), il est expliqué qu’il faut désamorcer la situation, tel un puissant meneur de débat. Comment ? Facile !

Ce que vous devez comprendre, c’est que quelle que soit la réponse de la fille, vous devez la ramener dans votre monde, dans votre réalité C’est votre jeu, votre script qu’il va falloir dérouler. En improvisant un peu en fonction du sien, évidemment… Le but, c’est de basculer très rapidement sur la raison d’être de l’opener : créer une conversation Et l’avantage de cet opener, c’est qu’il va aider à sexualiser très vite.

Hmmm, tout cela semble terriblement maléfique, vous auriez un exemple mes bons amis ? Pas de problème, explication via un dialogue entre deux amis qui viennent de poser la question à une malheureuse qui, à cet instant précis, doit être en train de chercher sa bombe lacrymogène.

« Si on te demande ça, c’est parce qu’on a besoin d’un avis extérieur. En fait ça part d’une vanne quand on était en école. Si tu devais te faire attraper par un mec de l’école, ce serait qui ? 
- Et on a vite étendu cette question à l’univers des stars, des acteurs, des chanteurs. Surtout à Gérard Depardieu. La vraie question c’est de savoir combien tu acceptes pour coucher avec Gérard Depardieu.»

Subtil en effet, une explication complémentaire pour mettre une cerise de bon goût sur ce gâteau de classe ?

La fille va rentrer dans votre jeu. Elle est soulagée, vous ne la prenez pas complètement pour une pute. Elle va pouvoir se mêler à la conversation. 

Le port du casque est obligatoire si vous posez la question en agglomération, sauf autorisation préfectorale

Ça va, ce n’est pas complètement, juste un peu. Il n’y a donc aucun problème, qu’est-ce qu’une jeune fille pourrait trouver à redire à être prise un peu pour une pute ? Je veux dire, c’est tout de même un métier intéressant quand on y pense, trop peu de conseillers d’orientation pensent à mettre cette carrière en avant, bande de petits conservateurs, je suis très déçu.

En tout cas, je ne sais pas vous, mais moi je suis rassuré à l’idée de savoir que ce site ne me prend pas complètement pour un con. J’ai ouvert les yeux, et je suis sûr que vous aussi, chères lectrices. Et pas seulement pour vous les arracher à la cuiller pour arrêter de lire ce site, arrêtez. Remettez immédiatement cet ustensile dans votre pot de glace, dites-donc ! Vous vous croyez où, hein ?

Cela dit, nos amis envisagent que la fille puisse mal prendre la chose malgré tout (c’est très étonnant, j’insiste, c’est une femme nom de nom, que pourrait-elle reprocher à la chose ?), et proposent donc une astuce très efficace pour se sortir d’une bien mauvaise situation et remettre la bougresse dans le droit chemin.

Oh ça va, rien de grave… Quand tu vois ce qu’une émission comme Le Bachelor fait aux femmes… C’est cruel… Quand tu vois le dernier film pour Louis Vuitton, La fille de joie tu peux te demander si la figure de la pute n’est pas de retour après des films comme l’Apollonide et la série Maison Close. Du coup on se demandait avec mon pote blabla.

Comprendre : "Oh, ça va, je te traite comme une pute mais c’est dans les médias, alors tu vas pas non plus faire la gueule dis-donc ?"

A ce stade, il est évident que non seulement la conversation est parfaitement récupérée, mais qu’en plus, la damoiselle doit être en train de convulser au sol devant tant de bonheur. Ou alors, c’est qu’elle n’y met vraiment pas du sien, nom d’une pipe ! Heureusement que dans "artdeséduire", il y a "art" et "séduire", histoire de bien mettre en avant la notion de subtilité du concept, parce que bon, hein. D’ailleurs, divers conseils vous sont donnés pour faire durer la conversation de manière tout aussi délicate histoire de devenir le nouveau Georges Clooney local :

"Et sucer ? C’est combien pour sucer ?"
"Et embrasser ? Tu prendrais combien pour embrasser un inconnu ? "
Là vous pouvez enchaîner sur la note qu’elle se donne en bisous : «Sur une échelle de 1 à 10, tu embrasses bien comment ?». Ça vous permettra de lui proposer de vérifier sa note un peu plus tard dans la soirée… lors d’un CONTROLE SURPRISE !)
"Et escort, tu as déjà pensé à faire escort girl ? Tiens, sérieusement, on ne t’a même pas demandé ce que tu faisais de tes journées… Laisse-moi deviner… Tu es mannequin pour serre-tête… Tu as de belles oreilles…"

Des fois qu’elle n’ait pas encore bien saisi l’aspect prostitution, autant insister. N’hésitez pas à lui parler du taux de TVA applicable et autres, pour plus de passion, rrrr, grands fous. Quant au "contrôle surprise", nul doute qu’il se terminera à Fleury-Mérogis, quartier des délinquants sexuels, où notre Don Juan en herbe pourra répondre à des questions à peu près similaires lorsque Jojo "Le boucher de Montreuil" voudra lui aussi appliquer les techniques lues sur son site. Et lui aussi aime les contrôles surprises pour ses évaluations trimestrielles mais c’est un prof sympa, on a le droit de pomper. Tiens ? Hmmm, j’ai l’impression d’avoir écrit quelque chose, mais en fait non. Lire ce site me rend tout chose. Sûrement le pouvoir universel de la séduction.

Soit : mettons que vous ayez échappé tant à Jojo à la prison et que, plus incroyable encore, la damoiselle soit sous votre charme, que faire en vous rendant chez vous ?

Pas de problème, tout est prévu avec l’article "Match à domicile : comment éviter la résistance de dernière minute."

Vous êtes donc arrivés chez vous, avez ouvert la porte pour dévoiler votre domicile un sourire complice aux lèvres, et êtes allés chercher des rafraîchissements. Quels sont les pièges qui font qu’elle risque, en substance, de hurler "VITE, LA FENÊTRE !" avant de la traverser, chutant de 5 étages pour ne pas à avoir à passer plus de temps avec vous (remarquez, vu tout ce qu’elle a subi jusqu’ici, visiblement, elle est déjà morte cérébralement) ?

Même si vous êtes beau gosse, bien habillé et que votre déco d’intérieur a été refaite par le fils de Valérie Damidot et Philippe Starck, si vous puez ou si votre appartement sent mauvais, c’est fini pour vous.

Pour ceux qui auraient encore des doutes sur la qualité du site, notez que les goûts de Valérie Damidot sont cités en exemple. Cela veut déjà en dire long. En tout cas, sage conseil pour les vieux mâles : quand la jeune damoiselle commence à se tenir la gorge entre deux calebutes sales étalés sur le clic-clac, que sa peau se rougit et que des cloques y apparaissent, c’est qu’il est bon d’aérer, espèce de petite usine à gaz moutarde. Mais bon, supposons que ça ne pue pas : comment occuper ces instants complices entre vous ? Je préfère ne pas vous copier coller les passages où l’on vous propose de déguster du Nutella et du champagne, tant chacun sait que toute personne qui fait cela voit un champenois défoncer sa porte et passer les lieux au lance-flammes parce que bon, quand même, il ne faut pas déconner, aussi intéressons-nous plutôt aux exemples de bonnes soirées à passer ensemble :

Photographie instagram d’un jour de lessive dans une résidence étudiante

L’enchaînement de sketchs courts, de vidéos comiques sur Youtube

Moui. Alors Youtube, c’est quand même un peu la spirale de l’enfer : quelqu’un va dire "Agad’, agad’ tu vas voir c’est trop marrant !". Tout ce petit monde va regarder la vidéo et ne pas se marrer, avant de dire "J’en connais une autre trop bien." et ainsi de suite durant trois plombes, jusqu’à ce que finalement, tout le monde admette ouvertement se faire chier.

Bref avec ça, au mieux votre invitée repart poliment, parce que Youtube, elle l’a aussi à la maison, au pire se pend pendant un sketch de Cyprien, Norman ou autre prénom mystérieux.

Une autre option ? Pas de souci !

Les photos de vacances

Parce que oui : il y a pire que Youtube. Vous installer devant un PC pour faire une soirée diapo, soit l’avatar des moments chiants depuis l’invention du projecteur. Vous pourrez ainsi raconter des choses chiantes à quelqu’un, lui conter des moments rigolos qui ne feront pas rire parce que la personne n’y était pas, et vous perdre vous-même dans le flot de votre récit décousu pour cause de "Attends, c’était où ça ?" "Tiens, pourquoi cette photo est sur le côté ?" ou le célèbre "Raaah, comment il s’appelait, lui ?" alors que tout le monde s’en fout puisque personne ne le connait. Connaissez-vous une seule personne qui hurle "Chouette !" lorsque vous proposez une soirée Powerpoint ? Parfait : alors gardez vos photos de vacances pour vos vieux jours. Ou allez visiter des abattoirs roumains, je ne sais pas, mais faites quelque chose.

Enfin, mettons que malgré tout, vos activités excitantes comme un tableau Excel la rendent folle : un mot de la fin, artdeséduire.com ?

Tips bonus :

Capote à portée de main parce que si vous ratez la fenêtre de tir, elle va se mettre à réfléchir, et réfléchir, c’est mal… 

Hé bien je crois que tout est dit.

Je n’ai plus rien à ajouter.

Merci, artdeséduire.com.

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Elle s’appelait Mairin.

Je l’avais rencontrée à un vernissage au Grand Palais. Elle avait ce rire discret qui, loin des exclamations ouvertement hypocrites des autres invités feignant de s’esclaffer au moindre mot des personnalités présentes, était à la fois honnête et communicatif. Elle était Irlandaise, et était en France suite à un échange Erasmus, afin d’étudier la littérature de notre beau pays. Elle avait un avis assez tranché sur bien des auteurs et, loin d’analyser chaque virgule de leurs textes, elle essayait de voir dans les livres l’expression d’une pensée cristallisée sur papier, l’écho de l’imagination d’un esprit nous ayant quitté depuis bien longtemps. Son curieux discours, presque spiritiste, avait quelque chose d’intrigant. Nous restâmes à discuter sous les hauts plafonds de l’auguste bâtiment durant un long moment, tant et si bien que ce fut finalement la sécurité qui nous demanda de sortir avec les derniers traînards.

Elle eut une exclamation plaintive en constatant que le dernier métro était parti depuis bien longtemps, et qu’elle allait devoir prendre un taxi. Je lui proposai ma voiture, et l’espace d’un instant, je crois que je vis dans son sourire un signe m’invitant à ne pas l’amener à M. Guttierez. Engoncés dans la banquette arrière à poursuivre notre conversation sous la lumière changeante des lampadaires défilant autour de notre véhicule, nous ne nous arrêtâmes que lorsque nous fûmes arrivés au bas de son immeuble. Je lui souhaitai bonne nuit en feignant le désintérêt le plus total, et elle réagit en se collant à moi, me chuchotant à l’oreille que si je ne montais pas, elle se retrouverait malheureuse à lire son ouvrage de chevet, de…

Mairin eut à peine le temps de sentir le canon du Maüser s’insérer dans notre étreinte au niveau de son estomac qu’il y eut trois détonations sourdes, avant qu’elle ne glisse au sol dans un bruit mou.

Elle venait de m’avouer lire Guillaume Musso.

Il ne fallait pas exagérer non plus.

Et tant pis pour ses reins.

Simone de Beauvoir disait "On ne nait pas femme, on le devient".

Jean-Paul Sartre, qui n’était pas le dernier pour la déconne, avait ajouté la première fois qu’il avait entendu la célèbre maxime dans la bouche de sa femme qui n’était plus toute jeune "On ne nait pas moche, on le devient" ; le calembour lui valut un vigoureux coup de clé anglaise dans la margoulette, provoquant chez lui un strabisme qui devint sa marque de fabrique. Il ne fit, dès lors, plus de remarque désobligeante, et n’osa pas non plus demander ce que sa femme pouvait bien faire avec pareil outil de mécanique dans son sac à main ; parti bouder dans son coin en grommelant la pipe en bouche, la légende raconte que c’est en maugréant sur le fait qu’on ne l’y reprendrait plus qu’il inventa l’existentialisme.

Ah, si seulement Jean-Paul avait eu internet ! Que n’aurait-il pas pu s’instruire et ainsi mieux comprendre sa douce et tendre, trouvant les mots les plus justes pour la faire rêver, rougir et rire et l’emportant dans un tourbillon de séduction ! Non, quelle malchance : il n’eut pas la chance de connaître un site dont nous avions déjà parlé ici, et expliquant les choses les plus mystérieuses de ce monde : ausujet.com. Et à l’approche des beaux jours, il me parait de bon ton d’aider mes lecteurs à pouvoir mieux se faire comprendre de l’autre moitié de l’humanité (celle qui lit Public en cachette) en disséquant l’un des nombreux articles disponibles dans cette mine de la connaissance.

Souvenez-vous : nous avions déjà appris grâce à celui-ci comment devenir un ninja, ce qui permettait déjà de se rapprocher des femmes d’une certaine manière, par exemple en les observant perché depuis les toits des avenues marchandes ou en les pistant à partie de leurs excréments tel un fier trappeur d’orient ("Vous sentez ce petit goût de Häagen-Dazs ? Ca sent la soirée pyjama pilou, nous approchons mes amis !"), mais avouons-le, la chose à ses limites, tant la femelle homo sapiens a des réticences à trouver attirants la plupart des individus mettant des collants sur leur têtes, à l’exception bien sûr des braqueurs et autres preneurs d’otages, principalement en raison du syndrome de Stockholm, méthode de drague relativement déconseillée par la plupart des tribunaux ainsi que par le GIGN pour des raisons qui leur sont propres.

Alors, aujourd’hui, essayons de comprendre comment aborder une fille, et ce, sans utiliser de harpon (souvenez-vous que le capitaine Achab est mort célibataire), pour qu’enfin, mes lecteurs et lectrices vaguement hétérosexuels (je suis désolé que mes lecteurs à la sexualité réprouvée par l’Eglise ne puissent pas profiter des fabuleux conseils distillés ici, je suis sûr que ça va leur manquer) puissent passer un été serein fait de flirt délicat et de romance profonde

Figure 1 : Entamer une romance profonde en apprenant à une étudiante les principes de WoW grâce au Wifi de la bibliothèque universitaire

Vous êtes prêts pour une leçon de vie ? Alors fort bien  : ausujet.com, nous vous écoutons religieusement. Expliquez-nous tout.

Comment aborder une fille? Ceci est une bonne façon d’aborder une fille dans un cadre public sans avoir l’air d’un obsédé. Vous pouvez rencontrer des femmes partout. Vous pouvez même rencontrer votre future femme à attendre à un arrêt d’autobus

Oui, car aborder une fille est une chose, mais si vous le faites en roulant des yeux fous, la bave aux lèvres et vêtu d’un long imperméable dont dépassent vos jambes velues, il y a de fortes chances que la bougresse utilise son taser sur vos parties les plus intimes, ce qui n’est pas considéré, même par ausujet.com, comme le signe d’un amour naissant (contrairement à la bombe à poivre, puisque si vous parvenez à vous abriter derrière un pavé de boeuf au moment du tir, vous avez une petite chance de pouvoir l’impressionner grâce à vos talents de cuisinier éclair).

A noter que l’on peut rencontrer des femmes partout, MÊME à un arrêt d’autobus, ce qui est tout de même incroyable. Je ne savais pas qu’elles étaient tolérées dans les transports en commun : sinon en général, elles se regroupent, gloussent et après on ne peut plus lire paisiblement son intégrale de Proust dans le bus, comme chacun sait. Mais passons, et allons donc voir comment opérer pour approcher sa proie sans la faire fuir.

1. Vous devez sortir de chez vous et vous efforcer de trouver des filles! La plupart des filles intelligentes et élégants ne font pas du porte à porte pour chercher des conquêtes.

Apparemment, la fille ne serait pas, contrairement à ce qu’affirment certains, un nuisible domestique : elle ne profite pas de la nuit tombée pour s’infiltrer chez vous, vous obligeant le matin à les chasser de votre lit. Je dis bien "apparemment" puisque lorsque l’on est un homme de ma trempe doté d’une touchante modestie, c’est un vrai problème ; je travaille d’ailleurs actuellement à une version améliorée de la lampe anti-moustiques avec une statue brillante échelle 1:1 de Ryan Gosling posée devant ma porte et qui envoie du 220 quand on la touche (avec même un petit bac pour récupérer les cadavres en-dessous, comme sur le modèle original contre les volants nocturnes), mais ce n’est pas encore tout à fait au point, puisque certaines survivent et râlent un peu, empêchant l’honnête homme de dormir, voire l’obligeant à se lever avec un fusil de chasse pour restaurer la sérénité du silence nocturne. Mais je m’égare comme trop souvent.

Oui, donc, disais-je : la fille ne se cacherait pas naturellement chez vous à en croire ausujet.com, qui tient à préciser qu’il est généralement inutile de fouiller ses placards pour voir si une ne s’y serait pas cachée par le plus grand des hasards. Mais bon, à en croire le même site et ses étranges formulations, certaines feraient du porte à porte (pas la plupart des intelligentes et élégantes, mais une minorité et toutes les autres, si). C’est quand même pratique, reconnaissons-le. Enfin : mettons que vous soyez du genre à faire des efforts et que vous sortiez de chez vous ; que faire maintenant ?

2. Entrez dans un lieu public comme une école et observez bien les filles

Logiquement, la police devrait passer vous chercher quelques minutes plus tard en utilisant les mots "pédophile" et "pervers" dans les qualificatifs du procès verbal de votre arrestation. Les jeunes filles des écoles élémentaires sont généralement très prudes, comme beaucoup à 9 ans, et ne se montrent que rarement sensibles à votre charme. Cependant, si par le plus grand hasard, vous tombiez dans une école de commerce (ce qui n’est pas vraiment un lieu public, mais vous avez peut-être de l’argent et ça reste une école) et ce en début d’année, vous pouvez utiliser la formule magique "Mais si, c’est obligatoire pour l’intégration" juste après avoir expliqué à une jeune étudiante poumonnée ce que vous attendiez d’elle : grâce à la magie de l’abrutissement des masses, beaucoup de gens sont prêts à faire beaucoup de choses pour "s’intégrer", n’hésitez donc pas. D’ailleurs, si c’est une falucharde, c’est encore mieux, mais n’oubliez pas dans ce cas que coucher avec quelqu’un en état de mort cérébrale ne compte pas (si vous ne savez pas ce qu’est un faluchard : soyez heureux, mais si vous savez déjà ce qu’est une mort cérébrale, alors vous avez déjà pas mal cerné le sujet).

La faluche a aussi eu ses heures sombres (non, je ne parle pas du coma éthylique)

3. Recherchez à maintenir le contact visuel

Déplacez-vous autour d’elle si elle tourne la tête grâce à de fougueux entrechats, et n’hésitez pas à courir si elle tente de s’enfuir. Pour sûr, comme l’annonce le site vous n’aurez pas "l’air d’un obsédé". 

4. Souriez. Évitez de vous montrer trop sur de vous, sinon vous allez avoir l’air prétentieux, mais vous ne devez pas avoir peur non plus. Certaines filles aiment les gars timides. Mais la plupart d’entre elles veulent un gars qui n’a pas peur parfois de sortir des sentiers battus.

 Particulièrement lorsqu’il s’agit d’enterrer leur corps : ça a quelque chose d’assez excitant.

5. Abordez la fille avec confiance, n’utilisez pas des phrases toutes faites pour entamer la conversation (des phrases que vont tout de suite comprendre que vous êtes là pour du sexe, romance, ou des rencontres. …), cela fonctionne rarement. Un simple "Bonjour, comment allez vous ce soir?" devrait briser la glace. Ou, si vous êtes un adolescent, quelque chose de moins formel comme "Hé, comment ça va?" ou "Hé, Quoi de neuf?" suffira. Être poli et amical facilite toujours les choses.

Le site propose donc des phrases toutes faites pour les plus jeunes, afin de s’adapter à son public, remplaçant le ringard "bonjour" par un "hé !" de bon aloi ; on complétera donc avec, si vous êtes un vrai jeune, un "S’lut, ç’va ? Huhuhuh… haaaan morteeeelle cette soirée !", si vous êtes une racaille "Ho Mad’mazelle ! Mad’mazelle ! Vazy réponds ! Réponds vazy c’est bon tu m’allumes quoi *crachat au sol* ça va ? Bien ou bien ?", ou "" si vous êtes le mime Marceau.

C’est dans ces moments là que l’on félicite ce dernier d’avoir appris à mimer les relations charnelles seul, ses techniques de drague n’ayant pas toujours été pleinement efficaces. C’est ce que l’on a appelé "L’onanisme artistique", même si cette appellation sert aujourd’hui à désigner une bonne partie de l’art contemporain.

6. Attendez les signes qui montrent qu’elle est intéressée: rire (à vos blagues), jouez avec ses cheveux etc …Si elle fait un contact physique, comme vous toucher le bras tandis qu’elle rit, c’est un bon signe.

Attention cependant : si elle rit à vos blagues, pourtant nulles, elle a peut-être juste un humour contestable, et mieux vaut alors lancer du phosphore à ses pieds pour disparaître dans un rire maléfique avant que la situation ne dégénère. De la même manière, les nuances sont importantes : si elle vous touche le bras puis le brise en trois morceaux grâce à sa maîtrise du krav-maga, il n’est pas pleinement certain qu’elle soit folle de vous. Contentez vous de rester digne et de balancer le phosphore qui resterait encore de vos précédentes rencontres de l’autre main avant de vous replier. Vous reviendrez plus tard l’assommer à coups de plâtre (mais après être devenu un ninja grâce au même site, donc, tout cela est parfaitement cohérent).

7. Comprenez bien ses allusions si elle n’est pas intéressée. Si elle est occupée, ou si votre génie comique n’est pas apprécié, dites quelque chose comme: "C’était un plaisir de vous rencontrer" ou "c’était sympa de te rencontrer" et arrêter le massacre. Si vous vous imposer trop directement, il se pourrait que certaines femmes se sentent menacés.

Tout comme la langue française à la lecture de ce site. Qui, par ailleurs, n’hésite pas grâce à une habile rubrique "Astuces" à distiller d’autres précieux conseils pour faire fondre votre cible comme neige au soleil (ou coke sous museau).

Si elle rit devant un film de Franck Dubosc, même sanction : une porte dans la face

Hygiène: Lavez vous, brossez vous les dents, nettoyer vos oreilles, couper vos ongles, arrachez les poils de votre nez. Les femmes remarquent tous les défauts, soyez sûr de bien les cacher.

Elles peuvent donc aisément remarquer que vous êtes un homme, faites bien attention.

Habillez vous correctement: demandez à votre sœur ou votre mère pour obtenir des conseils, portez des chaussures propres, sentez bon, mais n’y allez pas trop fort avec la lotion après-rasage et l’eau de Cologne.

Si vous demandez des conseils pour aller draguer à votre mère, méfiance : vous finirez probablement avec des bretelles, une chemise à carreau et l’air relativement stupide (tout dépend de l’âge de votre maman). Cela dit, si vous souhaitez draguer une hipster, cela peut marcher. Vous pouvez même carrément demander conseil à mémé pour qu’elle vous transforme en prince du vintage, et là, laissez-moi vous dire qu’entre deux morceaux de Lana Del Rey, elles tomberont dans vos bras et n’hésiteront pas à indiquer sur Foursquare que c’est la soirée de leur vie.

Sinon, pour draguer une hipster, vous pouvez juste vous promener avec un gros appareil photo. En général, ça suffit.

Si une fille est toute seule, ne lui faites pas remarquer qu’elle l’est, et méfiez-vous si elle est dans un groupe d’amis car vous finirez par avoir à impressionner plus d’une fille.

Mufasa l’avait bien dit : jamais tout le troupeau d’un coup.

Pour les garçons, n’oubliez pas que les filles ont naturellement une vision plus large des choses que les hommes. Quand une fille regarde de son côté, elle pourrait essayer de vous observer. À l’inverse, soyez prudent si vous regardez une fille plus que la normale et vous pouvez voir les côtés de ses yeux: elle peut probablement vous voir tout aussi bien que vous le pouvez!

La femme est donc en réalité un caméléon : grâce à ses yeux habilement placés des deux côtés de son visage, elle peut vous observer même lorsque vous n’êtes pas en face d’elle. Attention donc à ne pas se curer le nez, tripoter sa braguette ou s’enfoncer des buritos dans les narines (je vous connais) pendant qu’on ne vous regarde pas : la bête vous regarde TOUJOURS. Heureusement, elle est comme le T-Rex : si vous ne bougez pas, elle ne vous verra pas.

Vous pouvez donc combiner tous ces conseils, une fois votre cible abordée, avec une autre série de conseils du même site : Comment savoir si elle m’aime ?

1. Entonnez une petite conversation. Cela va vous aider à apprendre des petites choses qui vous seront utile dans l’avenir. 

Vous avez abordé la fille ? Bien, maintenant, hardi petit ! Il est temps de la faire céder à votre charme naturel en entamant une petite conversation avec elle afin de cerner à qui vous avez affaire. Elle peut par exemple vous révéler son goût pour les comédies (proposez-lui un cinéma), Coldplay (trouvez-lui deux places de concert) ou pour le troisième Reich (offrez-lui une photo dédicacée de Marine en bikini). Si vous n’avez pas de conversation, et que vous aussi, vous ne comprenez pas en quoi on utilise le verbe "entonner" pour une conversation, à part si l’on est le Chevalier Blanc, contentez-vous de dire "Hey, on fait comme dans Drive ?" : vous passerez pour un fieffé cinéphile, son petit coeur craquera, et vous pourrez rester trois heures sans parler, elle trouvera ça génial.

Un autre signe pour savoir si elle vous aime si elle rit d’une blague normalement ennuyeuse ou stupide. 

 N’importe quel sketch de Jean-Marie Bigard fera l’affaire. Si elle y rit, coincez-lui la tête dans une porte : elle ne vous mérite pas.

 Elle peut ne pas être en mesure de vous regarder droit dans les yeux et peut rire beaucoup.

Par corollaire, si vous faites fumer un pétard à Mimie Mathy, elle se met à aimer tout le monde.

3. Remarquez si elle vous touche plus souvent que vos amis (elle essaie sans cesse de toucher votre main ou quelque chose dans ce genre). Si elle trouve des excuses pour le faire, alors vous êtes probablement sur la bonne voie.

"Arrête d’essayer de me toucher les seins" est une excuse que la femme sort régulièrement pour saisir votre main entre ses petits doigts et qui doit donc signifier qu’elle vous aime très fort secrètement. Enfin, j’imagine, faisons confiance à ce site de qualité.

4. Observez comment elle vous regarde. Si elle vous aime, elle vous fixera du regard pendant un certain temps [...] Vérifiez si ses yeux s’illuminent quand elle vous voit ou entend votre nom.

Oui enfin si ses yeux s’illuminent, c’est probablement un T-1000.

Figure 2 : un T-1000 vous regarde tendrement

5. Regardez ses amies. Si vous voyez la plupart de ses amies vous regardent et sourient ou rigolent, cela signifie qu’elle s’est confessée à ses amies sur votre sujet.

Ou que vous avez la braguette ouverte. Mais cela dit, elle a peut-être confessé ce fait à ses amies, ce n’est pas entièrement faux.

6. Attention à la demoiselle en détresse. Si vous êtes dehors et la fille que vous aimez est proche et commence à dire haut et fort: "J’ai froid!", C’est une allusion subtile qu’elle veut que vous lui donniez votre pull. C’est un geste très doux, surtout si vous voulez montrer à la fille que vous l’aimez.

Malheureux, là il y a désaccord : jamais, au grand jamais, il ne faut se montrer serviable avec une dame, à part si vous êtes sûr d’avoir monté un plan plus diabolique que le sien : donnez-lui votre pull et vous deviendrez son meilleur ami gay. Non, la vraie technique, lorsqu’elle dit "J’ai froid!" consiste à ne la laisser sortir du frigo que lorsqu’elle sera enfin prête à signer ce foutu papier où elle vous lègue sa fortune.

Coups: Si elle essaie de vous frapper (par exemple, une «gifle» sur le bras), alors elle a probablement des sentiments pour vous. Si vous faîtes semblant d’avoir mal et que la fille semble amusée, alors elle vous aime. Si vous faîtes semblant d’être blessé et que la fille semble un peu inquiète, elle vous considère juste comme un ami.

Et si vous faites une hémorragie, il y a de fortes chances qu’elle ne vous aime pas.

Mais heureusement, le site sait comment faire pour ne pas pousser ses lecteurs au harcèlement sexuel maintenant que la loi sur le sujet est levée :

Il y a des filles qui font semblant de vous oublier, de vous détester de ne pas apprécier votre compagnie et de râler, alors qu’elles pensent tout le temps à vous.

Elles peuvent aussi dire à ses amies et même à ses meilleures amies qu’elles ne vous aiment pas et aimeraient ne plus avoir à vous supporter, elles pourraient vous critiquer à chaque fois qu’on aborde un sujet sur vous, ou bien parler à ses amies en vous critiquant et en les poussant à dire des mauvaises remarques sur vous juste pour le plaisir d’entendre parler de vous.+ et aussi pour que personne ne cache qu’elle vous aime.

Outre cette incroyable maîtrise des accords, on notera la capacité de l’auteur à rassurer son lectorat : "Oui, elle a peut-être dit à toute la ville que vous étiez une petite merde, mais c’est probablement parce qu’elle vous aime secrètement. C’est dans la poche !".

Alors, si avec tout cela mes bons lecteurs, vous ne parvenez pas à faire tomber la douce dans votre escarcelle et à lire dans ses yeux humides l’amour pur qu’elle vous portera instantanément, si malgré tout la bête s’enfuit et préfère d’autres compagnies à celle de l’excellent homme de goût que vous êtes, puisque vous lisez ce blog, permettez-moi de vous proposer un ultime article :

Comment fabriquer une poupée vaudou ?

 Car à défaut de gagner son coeur, vous avez encore le droit d’être mauvais perdant. Et tout le monde ne maîtrise pas forcément les objets contondants.

A part Simone de Beauvoir et moi, cela s’entend.

Merci, ausujet.com.

J’ai toujours aimé les analyses fines et pertinentes.

Si c’est l’une des raisons pour lesquelles je ne lis jamais Le Figaro, c’est aussi celle qui me pousse à admirer la horde de nouveaux experts qui envahissent nos médias pour faire part d’explications poussées sur le fonctionnement de notre société : sexologues autoproclamés dont les connaissances se basent sur leur vision de la dernière soirée mousse chez Michou, psychosociologues dont les propos ressemblent plus à une oeuvre de tautologie qu’à une interprétation pertinente de comportements modernes, ou autres mots en -logue qui signifient qu’un amateur se déclare expert du jour au lendemain et que sa tribune est vérité (exemple : "un blogue"), autant de choses qui me font rêver.

Aussi, lorsqu’en ce beau dimanche, je suis tombé sur l’interview d’un certain Gilles D’Ambra, psychologue vantant les mérites de son dernier livre (qui date un peu, mais je m’étonne que personne n’y ai réagi) permettant de mieux comprendre les hommes, je m’attendais là encore à quelque chose de haut niveau. "Nenni", me glisseraient de facétieux lecteurs amateurs de pinaillages ; "Un psychologue, c’est quelqu’un avec une vraie formation, une vraie expérience et un diplôme : il s’agit d’une profession réglementée, contrairement à celles que vous citiez ci-dessus ; voilà qui est gage de sérieux et qui donnera sûrement lieu à une analyse pertinente, vil pessimiste".

Et en effet : le bon Gilles s’empresse de montrer dans son propos de qualité chez Doctissimo que ce n’est pas un rigolo à l’analyse facile. Ho que non.

Réponse : "Parce qu'ils fuient les greluches qui lisent ce genre de trucs"

Je vous propose donc de lire ensemble ce fabuleux monument de psychologie qui fera date ; Sigmund, accroche toi à ta coke.

Pourquoi les hommes sont lâches en amour ? C’est la question à laquelle répond le psychologue Gilles d’Ambra dans son livre.

Notez que nous commençons très fort : directement, il ne s’agit pas de parler des hommes lâches en amour, ou de cas précis, non ; il s’agit de tous les mettre dans le même sac. L’homme est un lâche dès qu’il s’agit de relations sentimentales : il se cache, se fait porter pâle, et parfois même s’enfuit en Amérique du sud pour y devenir éleveur de chevaux dans la pampa afin d’échapper à Lola, la correspondante bavaroise qui venait de lui confesser son amour. Si l’on suit l’analyse de Gilles, qui je le rappelle, traite de TOUS les hommes sans distinction, les gays doivent avoir de gros soucis et être une sorte de communauté d’autistes qui refusent de se fréquenter par peur mutuelle. Diantre.

Mais son ouvrage est surtout un guide pour aider les femmes à comprendre ces messieurs, pour construire un couple solide, basé sur le partage. Doctissimo l’a interrogé sur les recettes pour comprendre le sexe opposé.

Ah. Soit, soit : il ne s’agir donc ici que de traiter du cas des hommes hétérosexuels, pour que les femmes puissent enfin comprendre et dompter ces créatures mystérieuses : pourquoi rechignent-ils à faire les boutiques avec elles en gloussant ? Qu’est-ce qui les fascine dans les soirées foot et bières ? Et pourquoi n’aèrent-ils pas après leur traditionnel concours de pets post-choucroute ? Autant de questions que le sieur d’Ambra doit aborder, du moins, je le suppose, s’il s’agit de tout révéler sur le sexe fort aux membres du sexe faible (on appelle ça de la trahison mon petit Gillou ; passer des informations à l’ennemi, c’est très mal, tu es bon pour le peloton, Mata Hari). Une occasion pour les lectrices de ce blog, interdites de lecture lors d’un article précédent, de se venger céans en s’emplissant les mirettes d’informations pertinentes obtenues directement auprès d’un professionnel.

Attention mesdemoiselles : première question.

Doctissimo : Vous affirmez que les hommes sont lâches en amour. Est-ce vraiment la règle ?

Gilles d’Ambra : Vous savez, le courage des hommes, c’est un mythe, les femmes sont bien plus courageuses. Les hommes sont courageux quand il s’agit d’aller chasser le mammouth ou de faire la guerre, et parce qu’ils sont bourrés de testostérone et en groupe. Mais dès qu’il s’agit d’amour, ils deviennent lâches. Prenez l’exemple de la rupture : lorsqu’ils n’aiment plus, ils vont se taire et attendre que leur compagne s’en rende compte

Voilà : première règle à connaître, tous les hommes sont identiques. Tous. Sans exception ; en fait, c’en est à se demander à quoi nous servent nos psychologues, et pourquoi ils ont besoin de s’entretenir individuellement avec leurs patients, puisqu’en réalité, quand on en a vu un, on les a tous vu. Je rappelle que le charmant garçon qui fait cette analyse est un professionnel du secteur, hein. Non, je sais, on ne le dirait pas comme ça, mais si, si. Il a peut-être même une clientèle : brrrr.

Mais revenons au sujet : les hommes sont courageux dès qu’il s’agit de guerre ; ils ne fuient jamais, n’ont jamais peur, et pour peu qu’ils soient en groupe, ils partent même coller des grenades dans des nids de mitrailleuse en rigolant (vous ne pouvez pas comprendre ça les filles : c’est comme le concours de celui qui pisse le plus haut, c’est une sorte de private joke, mais directement située sur le chromosome Y). A l’inverse, aucun mâle ne plaque jamais sa nana ; il se contente soudainement de devenir muet ; du genre vous lui demandez où il a rangé le saucisson, et là, le bougre se contente de ne rien dire, alors qu’il y a deux minutes, il causait encore nonchalamment de son amour pour la charcuterie : point de maladie mystérieuse là-dessous , il a tout simplement perdu l’usage de la parole. Le signe ultime comme quoi il compte rompre (et si vous ne rompez pas dans les deux semaines, sa langue se nécrose et tombe).

Non, jamais un homme ne plaque sa nana. Ça ne s’est jamais vu : il ne peut pas. Il laisse l’autre faire et se tait. Si l’une d’entre vous prétend que ça lui est pourtant déjà arrivé, c’est que c’est une menteuse. En même temps, quelle femme ne l’est pas ? 

Le Mime Marceau a passé des années à tenter d'expliquer à sa nana qu'il voulait la plaquer

Par contre, en suivant ce raisonnement pas du tout caricatural, mesdemoiselles, n’hésitez pas : pour pimenter un peu vos aventures nocturnes, criez lui  "Prends-moi comme tu prendrais un nid de mitrailleuse !" ; et là, vous le verrez motivé comme jamais vous sauter dessus avec le visage noirci au charbon. Par contre, assurez-vous de ne pas avoir de grenades dans la maison : il pourrait mal l’interpréter.

Doctissimo : Mais l’homme a tout de même changé depuis l’aube de l’humanité ? 

Gilles d’Ambra : Pas tant que ça.

Wongo wongo. Homme pas trop changer : toujours mettre slip en fourrure avant de trouver femelle de la tribu des Poux Fhiasses pour venir réchauffer homme dans grotte. Faire parade amoureuse : proposer "Toi vouloir dernier verre de sang de mammouth ?", puis glisser poudre magique du chaman qui fait dormir dedans ; enfin, ramener femelle en traînant par les cheveux jusqu’à grotte, avant accouplement sur peau d’ours. Wongo.

Autre possibilité : "Depuis l’aube de l’humanité, il y a toujours des types qui font des analyses de daube, ça n’a pas trop changé". Auquel cas, j’approuve.

D’ailleurs il y a plus de gènes communs entre un homme et un singe qu’entre un homme et une femme.

C’est pour ça que Wongo parfois être turgescent au zoo. Singe mieux que femme : est très tendre quand il épouille et suffisamment évolué pour pas porter Wayfarer. Zoophilie très tentante.

On peut voir des similitudes entre les types d’hommes et les races de singes.

Bien que cette phrase soit probablement approuvée par une certaine frange de l’extrême-droite (oui je parle de frange, mais comme j’ai parlé de Wayfarers avant, l’enchaînement est parfaitement logique), notez que ce genre de propos serait considéré comme honteux si le mot "homme" était remplacé par "femme". Mais comme ce n’est pas le cas, le type a même le droit à une interview sur Doctissimo et à de la publicité pour son livre.

Par exemple :

L’orang-outan : il vit seul, il râle dès qu’on lui demande quelque chose, il n’aime pas sortir. A réserver aux femmes indépendantes qui n’ont pas besoin de trop d’affectif

Bref, vous pouvez aisément le remplacer par un petit jouet en plastique fonctionnant à pile. Encore une fois, on aurait inversé le tout et écrit "Elle vit seule, elle râle dès qu’on lui demande quelque chose et n’aime pas sortir. A réserver aux hommes indépendants qui ont juste besoin d’un plan cul régulier ou d’une ménagère", on aurait hurlé. Mais là, non.

Le gorille : issu d’une famille nombreuse, il est très social et agréable à vivre. C’est un bon vivant. Pour celles qui recherchent une relation stable et familiale 

Parfois aussi, il vous défonce la gueule parce que vous avez fait tomber la banane qu’il convoitait. Il est comme ça, le gorille. Un peu taquin, mais avec de grosses mains (et souvent dans la margoulette). Mais il vous aime, hein.

Le chimpanzé : il vit beaucoup avec ses amis et il est susceptible et individualiste. Pour les femmes éprises de liberté.

Il manque à cette liste "le ouistiti : il est tout petit, il a l’air un peu con mais il vous fait marrer", "le paresseux : il n’en branle pas une, mais au moins, vous êtes sûre de le retrouver là où vous l’avez laissé" ou encore "le nasique : il a un grand nez, mais on sait toutes ce que ça veut dire, hihihihi". Quel dommage que notre fin analyste s’en soit arrêté ici dans ses métaphores animales.

C'est vrai que le gorille a l'air sociable, en fait

Doctissimo : Hommes et Femmes seraient donc restés identiques depuis la nuit des temps ? 

Gilles d’Ambra : Non, bien sûr que non. Aujourd’hui, les femmes sont heureusement pour elles plus autonomes, elles n’ont plus besoin des hommes pour faire leur vie.  Et les mâles ont donc totalement perdu leurs repères. Ils ne savent plus comment aborder les femmes, et en deviennent souvent encore plus lâches.

On ne sent pas du tout le fait que le type compte vendre son livre à des femmes : "Hahaha, bien sûr que non : les femmes ont super évolué, ce sont des êtres formidables. Par contre, les hommes sont restés de gros cons, eux ils ne pigent toujours rien à rien. A part moi bien sûr, c’est même pour ça que j’ai écrit un livre dans lequel je vous explique tout."

Mais effectivement, l’homme a perdu tous ses repères dans le monde moderne ; il ne sait plus comment s’y prendre avec les femmes. Alors des fois, il en a marre, il laisse tout tomber, et il tente de l’attraper dans un Sofitel. Mais là encore, ça prête à controverse : comment un être aussi lâche qu’un homme aurait-il pu aborder une femme ? Logiquement, il aurait dû s’enfermer dans la salle de bain en hurlant "Allez-vous en vilaine femelle, vous me faites peur, j’en perds tous mes repères, hiiiiii, ne vous approchez pas de la porte où je pleure !".

Doctissimo : Pensez-vous que dans un couple, une femme peut réussir à faire changer un homme ? 

Gilles d’Ambra : On ne peut pas changer la nature profonde de quelqu’un comme ça. Lorsqu’une femme se met avec un homme en se disant "avec moi, ça va être différent", cela se termine toujours mal. Quand vous achetez des chaussures, vous les prenez à votre pointure, même si après elles vont se faire à votre pied ! Avec un homme, c’est pareil ! Il faut prendre la bonne pointure !

Là, nous sommes tous d’accord : on ne peut pas changer un homme ; le faire devenir fidèle, lui faire arrêter la bière, lui apprendre à baisser la lunette des WC ou à arrêter de secouer les draps en hurlant "La vache, celui là il fouette" lors que son transit se fait difficile… autant de choses auxquelles il faut renoncer d’entrée de jeu.

Doctissimo : Et selon vous, quelle est la clé d’un couple qui fonctionne ?

Gilles d’Ambra : Il n’y a pas de recette miracle. Mais il faut avant tout de la réciprocité. C’est la stratégie gagnante à terme. Le but est de ne pas essayer de battre l’autre, mais de jouer le jeu de la relation à deux, de respecter l’autre, et de ne pas jouer au plus malin : la franchise est essentielle.

Attendez, on la refait :

"Question : Selon-vous, quelle est la clé d’une relation ?

Réponse : Jouer le jeu de la relation."

Aaaaah, ouais, pas con. D’autres conseils, sinon ? "Pour vivre heureux, vivez contents" ? "Soyez francs pour dire la vérité" ? "Trop de whisky, caca kaki"? Nom d’une pipe, ce n’est plus un psychologue, c’est Monsieur de la Palice sous ecstasy. La suite, vite, je me meurs, je veux en apprendre plus sur moi, pauvre mâle.

Avec ce livre, vous pouvez vous aussi devenir un fin analyste moderne

Doctissimo : Vous parlez de franchise, mais vous conseillez de ne pas tout dire.

Gilles d’Ambra : Il faut être honnête, ne pas raconter d’histoires, mais ça ne signifie pas se lâcher et exprimer tout ce qui nous passe par la tête ! Il ne faut pas tout dire, mais il faut jouer franc jeu.

Quel caméléon, cette fois on dirait du Jean-François Copé tellement c’est empli de bonne foi : "La franchise, c’est bien, mais il faut bien faire attention à ne pas tout dire". Le terme "mensonge par omission" est donc officiellement placé dans les instruments servant la franchise : bravo, c’est du grand art. Ma mauvaise foi et moi avons envie de vous adouber chevalier du pipeau.

Un exemple, peut-être, histoire d’aller jusqu’au bout du concept ?

Prenez l’infidélité par exemple. A la base, je ne pense pas que cela soit l’idéal dans le couple. Car entretenir une deuxième relation, mentir, cela va à l’encontre justement de la franchise et de la réciprocité. Mais un "dérapage" ponctuel, un "accident" est possible et ne doit pas forcément remettre en cause la relation ni d’un côté ni de l’autre. 

"A la base, je ne pense pas que cela soit l’idéal dans le couple." ; après les lapalissades, les euphémismes : quelle maîtrise des figures de style, je pleure des larmes de sang tant la jalousie fait battre mon petit coeur de mâle arriéré.

En tout cas, c’est un excellent exemple de confiance dans un couple : les filles, faites bien attention à ne pas dire à votre partenaire que vous copulez avec Pedro, le chilien du 5e qui fait la sécurité à l’entrée du Macumba ; c’est ça, la franchise.

Je rappelle que ce livre est un recueil de conseils pour aider ces dames à mieux comprendre et garder leurs hommes : si avec ça, elles ne finissent pas toutes à la rue avec un tabouret dans l’oeil, c’est à n’y plus rien comprendre. Mais il est vrai que je n’ai aucun diplôme de psychologie, tout cela doit m’échapper. Trop subtil, sûrement.

Doctissimo : Et comment faire pour garder son homme ?

Odieux Connard : Ne surtout pas lire ce livre

Gilles d’Ambra : Pour que la relation dure longtemps, il faut arrêter de la vivre comme si elle était un bien de consommation jetable ! Car aujourd’hui de nombreux couples vivent leur relation uniquement dans l’immédiat sans projeter plus loin que la semaine suivante. L’amour, c’est le désir de l’autre, la tendresse, mais c’est aussi partager et construire des choses ensemble, lancer des projets. C’est s’engager réellement, même si ce n’est pas forcément pour la vie.

"Pour que la relation dure longtemps, il faut qu’elle soit durable" suivi de "Pour vivre à deux, il faut vivre ensemble". Cet homme a un don ; on ne parle même plus de talent à ce niveau-là.  Je crois que je vais faire un don à Notre-Dame-du-Nawak pour qu’ils fassent faire un vitrail à son effigie. Et les pèlerins en manque d’analyses de qualité s’y rendront en masse pour s’agenouiller devant cet avatar de verre qui les contemplera de son piédestal drapé dans ses certitudes.

Il n’empêche que je suis de mauvaise foi : maintenant, j’en sais plus sur moi, dans ma condition de pauvre homme. Merci de ta subtile analyse, Gilles d’Ambra. Que l’on peut retrouver dans "Pourquoi les hommes sont lâches, Petit traité de psychologie masculine à l’usage des femmes qui aiment encore les hommes", ouvrage qui pour moins de 20€, vous permettra de devenir une véritable experte en psychologie masculine. Je suis sûr que vous vous demandez déjà pourquoi il ne se trouve pas dans votre bibliothèque.

Cependant… attendez, attendez, si je relis cette histoire… au tout début, ce fin expert nous disait qu’un homme ne pouvait plaquer une femme, ou pire, lui parler. Mais alors, qui suis-je, que suis-je pour virer au matin des filles de mon lit en marmonnant "Vous êtes gentilles mais maintenant, cassez-vous si vous ne voulez pas ramasser un coup de pelle" ?

J’en suis tout chamboulé : je crois qu’il me faut un psy.

Et je crois que je sais déjà à qui m’adresser. Quelle puissance décidément.

Frotte-frotte.

Le petit bruit de Martha s’employant à faire resplendir le parquet du bureau n’est qu’à peine audible lorsque l’on est concentré. Et je le suis : froissant le papier du Monde entre mes mains, bien installé à mon bureau, je m’applique à faire défiler devant moi les derniers articles sur l’actualité, prétexte scandaleux pour en réalité jeter de discrets coups d’oeil à la croupe rebondie de la jeune femme appliquée à cirer une latte de plancher récalcitrante. De temps à autres, je feins tout de même un certain intérêt pour ma lecture supposée être l’un des journaux les plus réputés de France, tentant d’oublier que c’est de son ventre maudit qu’est sorti le site de non-information Le Post, sorte d’allégorie de l’absence complète de talent, de goût et d’éthique.

Or, cette semaine, comme tous les organes de presse de France et de Navarre, Le Monde a longuement disserté sur l’affaire  Dominique Strauss-Khan, sujet qui a en a passionné plus d’un : crime odieux ? Machination galactique ? Irrespect de la présomption d’innocence ? Mépris de la plaignante ? Une foule immense s’est jetée dans l’arène des commentateurs et des théoriciens, chacun y allant de son avis sur le sujet. Personnellement, mon opinion sur la chose est assez limitée : on pourrait la résumer à "Méfiez-vous des femmes de ménage".

Souvenez-vous, Dreyfus ! L’histoire d’un français accusé d’un crime monstrueux qui se retrouve au trou pendant que la presse nationale se déchaîne autour de sa culpabilité ou de son innocence, le pays tout entier se divisant sur la question : vous allez me dire que ça n’a aucun rapport, mais, hé ! Qui se souvient de comment toute l’affaire a commencé ? En septembre 1894, c’est Marie Bastian, une femme de ménage, tiens donc, qui alors qu’elle nettoie consciencieusement les bureaux de l’ambassade d’Allemagne, trouve dans une poubelle un mystérieux bordereau déchiré indiquant que quelqu’un balance des infos aux teutons (informations sur le frein hydraulique du canon de 120, recette du pain perdu, etc). C’est de sa trouvaille que partira toute l’affaire.

Fanny Kaplan, celle qui tira sur Lénine, et dont le chemisier devint le symbole de quantité de femmes de ménage de par le monde

Quelques années plus tard, rebelote ! Le 2 février 1933, Christine et Léa Papin, deux braves bonnes, probablement en mission commandée pour une puissance étrangère, tuent leurs patronnes : là encore, hop, la France s’émeut, disserte autour de ce qu’il s’est passé, la presse puis le cinéma s’en empare, et le crime est si terrible qu’il retentit jusqu’à l’étranger ; incroyable coïncidence, c’est le même jour qu’Adolf Hitler fait interdire tous les journaux opposés au régime en Allemagne, probablement pour éviter que l’on ne découvre qu’encore une fois, les bonnes étaient en mission commandée pour le pays de la choucroute. Dans les années qui suivent, certains soldats retrouvés à moitié fou sur le bord de diverses routes d’Europe jurent avoir été attaqués par une Panzerdivision totalement féminine aux uniformes alambiqués qui aurait pour héraldique un bouclier frappé d’un plumeau et d’une saucisse marqué "Groß Ménache !". Bien que l’on trouve trace de tels récits de la guerre d’Espagne à l’opération Wacht am Rhein, aucun document officiel n’a jamais permis de confirmer l’existence d’une telle armée. Pendant presque 70 ans, soucieuses de ne pas se dévoiler plus avant, les bonnes se font oublier.

Jusqu’à cette semaine, donc : au même moment, une femme de ménage accuse le président du FMI de viol, alors qu’une bonne de l’autre côté des Etats-Unis expliquait qu’elle manipulait le gouverneur de Californie grâce à un fameux chantage autour d’un enfant illégitime.

Coïncidence ? Complot mondial ? Je laisse ce débat à tous les experts qui se sont succédés sur les plateaux de télévision cette semaine pour disserter sur du rien ("J’y étais pas mais je sais comment ça s’est passé"). Car le plus intéressant, c’est en fait la méta-affaire, c’est à dire, tout ce qu’il s’est dit autour : faut-il parler de la vie privée des hommes politiques, quel rôle ont les médias, et quelle place pour les femmes, dans tout ça, bordel…

Et c’est donc Christophe Deloire, directeur du centre de formation des journalistes (ça veut déjà en dire beaucoup), dans Le Monde, qui a ouvert les hostilités avec classe et bon goût (au point d’amener plus de 4200 lecteurs à relayer l’article sur Facebook) en traitant de "l’omerta des médias sur DSK"  :

 Pour parler de la vie politique, les médias français alignent traditionnellement une cohorte d’éditorialistes, rebaptisés depuis peu "commentateurs", là où les Anglo-Saxons, avec tous leurs défauts, préfèrent lancer leurs enquêteurs pour livrer au public le maximum de révélations. Or de la soif de vérité factuelle les démocraties ne se portent jamais mal.

Voilà ; la "soif de vérité factuelle" , c’est le terme poli pour parler des critiques faites à la France ces derniers jours : si vous n’avez pas suivi, sachez que le grand reproche qui a été fait a été que nos grands médias ne s’intéressent pas à la vie sexuelle des hommes politiques, que ce soit DSK ou autre. Il est tout de même bon de lire sous la plume d’un type en charge de former des journalistes que oui, la vie sexuelle des gens est un facteur important dans la vie démocratique. Auquel cas, on pourrait donc qualifier Gala, Voici ou Closer de "journaux d’investigation", à ranger  sur la même étagère que le New York Times, le Spiegel ou le Canard Enchainé.

Et c’est là que l’affaire DSK est belle : certains petits malins ont décidé de s’en servir de cheval de Troie pour faire passer leurs idées, expliquant que si depuis des années, ils s’intéressaient à qui mettait son trilili dans qui (ou dans quoi, soyons fous : souvenez-vous de cette folle nuit passée avec Renato le poulpe sur le sable humide de la plage de la Baule), c’était UNIQUEMENT pour le bien de la Démocratie, avec un grand D comme Devoir.

Voilà : ça c'est du vrai journalisme !

Aucun rapport avec du racolage pourri pour inciter les collégiennes et les salons de coiffure à s’abonner.

J’espère que Public aura le prix Pulitzer cette année, dites donc.

La décence commune en l’espèce, c’est le respect des personnes, bien entendu, mais surtout le refus de l’hypertrophie verbale, une obsession de la soumission aux faits. Cette décence devrait prohiber le commentaire vaseux qui se croit libre parce qu’il ne s’autorise que de lui-même.

En tout cas, il faudra m’expliquer où commence le respect des personnes si on ne les autorise pas à avoir une vie privée. "Nan mais Michel, on te respecte et on respecte ta vie, tout ça, mais faudrait que tu nous dises quelle position tu as effectué avec Sonia, la petite stagiaire de la compta. Arrête de dire qu’on est de gros obsédés : oui, on l’est, mais juste par les faits. Bon, reprenons : est-ce que tu l’as prise sur la photocopieuse, et si oui, est-ce que tu as activé la copie couleur ou noir et blanc ? ".

Quant à l’hypertrophie et aux commentaires vaseux, venons-y.

En 2006, je fus l’auteur avec Christophe Dubois d’un livre d’enquête sur le caractère aphrodisiaque du pouvoir, Sexus politicus (Albin Michel), qui traitait aussi des coups bas sous la ceinture dans la vie politique. Pour la première fois, un chapitre intitulé "L’affaire DSK" évoquait le comportement hors normes de celui qui n’était pas encore directeur général du FMI, et révélait ses risques inconsidérés pour un homme d’Etat, ses vulnérabilités. Les scènes racontées ne relevaient pas que de la séduction de salon.

C’est beau. Critiquer l’hypertrophie et les commentaires vaseux pour se fendre d’une tribune qui est prétexte à rappeler qu’on a sorti un livre sur le sujet. Ouvrage qui parlait "pour la première fois" de "l’affaire DSK" dès 2006. Si la Modestie décide un jour de s’incarner sur Terre, nul doute qu’elle prendra la forme de Christophe Deloire.

A noter que paradoxalement, l’apôtre des "faits" explique que son ouvrage traite de "risques" et de "vulnérabilité", ce qui, par définition, consiste à traiter de choses qui ne sont pas arrivées. Mais, faisons fi de la mauvaise foi, et allons jusqu’au bout du raisonnement, en nous disant que ces théories dignes de "commentateurs" devaient donc être basées sur des faits avérés et étudiés. Oui, puisque "Les scènes racontées ne relevaient pas que de la séduction de salon". Comment ça "que" ? Vous voudriez dire que vous auriez aussi disserté sur des scènes de séduction de salon, c’est-à-dire révélatrices de rien mais qui permettaient de tartiner le bouquin de détails intimes n’ayant d’autre intérêt que jouer de voyeurisme ? Voilà qui fait rêver.

Enfin, puisque le brave homme dit cela, c’est donc qu’il y a aussi autre chose, des faits probablement plus révélateurs, qui eux, éclairent sous un jour nouveau toute cette affaire et… tiens ? Tiens, c’est curieux : ces faits si révélateurs, qui justifieraient tout, il n’en parle pas. Il dit juste qu’ils sont dans son livre : comme c’est subtil ! Enfin pas aussi subtil que le fait suivant : le bon monsieur s’étend dans Le Monde pour expliquer qu’il savait depuis 2006 des choses incroyables ; mais alors peut-il nous expliquer pourquoi il ne s’est pas étendu de la même dans la presse de l’époque pour révéler ces faits qui, semble t-il, impliquaient des choses bien plus graves que de simples amourettes intimes ?

Je vous résume la chose : "Ahaha, je suis journaliste ! Et j’ai un scandale énorme à révéler : vite, n’en parlons surtout pas aux journaux !". Pour rappel, nous sommes bien en train de parler du directeur du centre de formation des journalistes. Je crois que je commence à comprendre bien des choses sur la crise du métier.

Depuis dimanche 15 mai, j’ai décliné toutes les propositions d’interviews, ne voulant pas ajouter mes commentaires à ceux de spécialistes n’ayant rien vu, rien su, rien lu, ni bavarder sur la séduction en politique (hors sujet), ni resservir des informations publiées il y a cinq ans.

"C’est pour ça que j’ai décidé d’écrire une tribune entière dans laquelle j’explique que j’avais tout vu, su et lu, et que je bavardais de le séduction en politique (le thème de mon livre) dans des informations que j’ai publiées il y a cinq ans."

Mon héros.

Rien que le bandeau résume le niveau de la chose.

Mais une nouvelle fois l’actualité nous oblige à poser la question de l’utilité des journalistes. A quoi servent-ils ?

C’est en lisant ce genre de personnes qu’en effet, je me pose la question. J’hésite entre "Présenter Euromillions" ou "Parler du dernier fabricant de santons de La Creuse". Enfin, non, je suis mauvaise langue : ils font aussi d’excellentes tables basses.

En publiant Sexus politicus, Christophe Dubois et moi avons transgressé un tabou. Le fallait-il ? La question mérite débat, et il est parfaitement concevable de s’offusquer sur le principe.

"En écrivant notre livre, nous avons franchi toutes les frontières, nous étions jeunes et fougueux ; le lendemain du jour de parution, je me souviens avoir traversé Paris en skate ; alors que je taguais "Prout" (vous ai-je dit que je ne respectais aucune convention ?) sur le Sacré Coeur, j’entendis les cris de la foule offusquée par les limites politiquement correctes que nous avions franchies : les hommes hurlaient de colère, les femmes s’évanouissaient, et le Pape s’était mis en tête d’appeler à la Croisade contre nous."

Mais oui les enfants : vous aviez franchi tous les tabous. Ou alors, vous aviez juste fait une compilation d’anecdotes plus ou moins privées et plus ou moins connues. Présenter les faits derrière les ragots. Si ma concierge me parle durant trois plombes de qui a couché avec qui, que la personne soit connue ou non, elle ne brise pas de tabous (par contre elle me les brise un peu).

Introduisions-nous en France les méthodes du journalisme anglo-saxon et/ou crevions-nous une bulle de secrets privés ? Les lecteurs, y compris les responsables politiques, par leur nombre et leurs réactions, ont manifestement considéré que le dévoilement était légitime, notamment si on ne le recouvrait pas d’une couche de morale.

J’aime les gens qui font les questions et les réponses. "Changions nous la face du monde avec nos actions ? Oui. Ça vous dérange si je me caresse un téton pendant que je vous parle ?"  Et de préférence, en expliquant que les gens ont lu en "nombre" et en ont eu moult "réactions", du simple quidam au responsable politiques, tous trouvant que pareille production était oeuvre de salut public. C’est vrai que ça a méchamment fait avancer la Démocratie.

A la parution du livre, les médias, quoique diserts sur l’ensemble du livre, se sont montrés plus que discrets sur les informations concernant Dominique Strauss-Kahn. Bien sûr, il eût fallu le cas échéant vérifier, pousser plus loin les enquêtes. Beaucoup, là encore, ont préféré le commentaire au scoop. Comme en témoignent les taux d’audience ou les ventes des médias qui privilégient les révélations, le journalisme plaît lorsqu’il nous révèle le monde, les gens, plutôt que de poser devant nos yeux et nos oreilles un voile de logorrhée subjective.

Tous les médias de l’époque en ont évidemment parlé… et incroyable : aucun n’a évoqué DSK alors qu’il y avait dedans, je cite "un scoop".

C’est connu : les médias détestent les scoops. Quand ils en reçoivent un, ils font "Rhooo, pffff, non, c’est nul, je préférerai qu’on parle de rien, c’est bien, le rien ; en plus les scoops, c’est naze, puisque ça nous attire de l’audience et donc du pognon, et ça, ça nous intéresse vraiment pas". En 2006, en plus, je rappelle le contexte : l’UMP est au pouvoir (ah, ça nous rajeunit pas !), Dominique Strauss-Khan est candidat pour avoir l’investiture du Parti Socialiste, et là, pouf, selon notre bon monsieur Deloire, un énooooorme scoop permettant de le discréditer atterrirait sur la table et… personne ne l’exploiterait. Y compris les médias opposés à lui.

C’est tellement crédible. "Ce n’est pas que nos informations étaient sans intérêts, c’est une omerta vous comprenez ! Un complot !"

Si demain les Français, lecteurs ou électeurs, nous accusent une nouvelle fois d’avoir gardé un secret entre soi, d’avoir accepté chez les puissants ce que nous refusons aux humbles, que leur répondrons-nous ? Que nombre d’entre nous ne savaient pas ou n’ont pas cherché à savoir ? Nous ne pouvons pas donner aux citoyens des raisons de penser que nous leur mentons, même par omission. Il ne s’agit pas ici de trancher l’affaire de la chambre du Sofitel, simplement d’affirmer, une fois encore, que nous devons avoir l’ambition de dire rien que la vérité, mais toute la vérité.

Si demain, les français posent ce genre de question, je sais ce que notre héros pourra leur répondre : "Ouais, nan mais ouais, je savais, mais en fait j’ai préféré ne rien écrire dans les journaux pour plutôt en faire un livre ; quand j’écris dans les journaux comme aujourd’hui, c’est justement pour vous informer que j’ai écrit un livre, vous comprenez." et là, si les français ne le brûlent pas sur le champ en faisant cuire des merguez sur sa dépouille rôtie, ils répondront sûrement "Tu te foutrais pas un peu de notre gueule dis-donc ?". Et ensuite, ils le brûleront quand même, parce que bon, hein, faut pas déconner, et puis les merguez, c’est bon.

"Si personne ne parle de ce que je raconte, ce n'est pas parce que c'est nul, mais parce que c'est un complot"

Enfin d’ailleurs, ce raisonnement n’a pas lieu d’être, si on suit la logique du Monsieur :

- soit comme il l’affirme, son bouquin a été lu partout en France, auquel cas, les français n’ont aucune raison de penser qu’on leur a caché l’information, et il n’y a donc aucune omerta (une loi du silence imposée par une mafia à tout le monde sans exception, pour rappel), auquel cas, Christophe Deloire est en train de mentir.

- soit personne n’a lu son bouquin, et dans ce cas, le seul mec en tort, c’est celui qui a écrit son supposé scoop dans un bouquin intimiste plutôt que dans un journal et qui raconte derrière que son livre a été un succès qui a créé le débat. Auquel cas, Christophe Deloire est en train de mentir.

Hmmm… j’hésite.

Les médias doivent-ils lever le pied sur les révélations, afin d’éviter un accident électoral, ou au contraire accélérer en plein carrefour ? C’est une question essentielle pour la démocratie. Donner un coup de frein serait une faute de conduite, avec le risque de donner le sentiment qu’on protège le "système". Bien conduire, pour un journaliste, c’est avancer vite sans donner de coups de volant. En tout cas, le dérapage incontrôlé "lécher, lâcher, lyncher" nous fait risquer la sortie de route.

Voilà la morale de cette histoire : il faut toujours plus de révélations. Soit !

Mais entre les lignes, il faut donc lire "brisons le tabou sur la vie privée !" (si vous avez encore un doute, je vous rappelle que tout l’article disserte autour d’un livre qui soi-disant était une grande avancée puisque parlant du sexe et de la dragouille chez les politiciens). C’est vrai que c’est ça, la vraie révolution dont la démocratie a besoin : savoir si X a trempé sa biscotte avec Y. Et si Z préfère les filles ou les garçons, et en sus couche avec plusieurs personnes à la fois.

Toute cette histoire est donc au final supposée expliquer que si on s’était plus intéressé à la vie sexuelle des hommes politiques, on en serait pas là. Tiens ?  Un type qui court à droite à gauche (dans le cas de DSK, je vous laisse profiter des mille sens de lecture possibles) serait donc automatiquement un violeur potentiel ? A l’inverse, un filou n’ayant jamais eu les faveurs des gueuses serait forcément incapable de passer à l’acte ? Et quand bien même, si c’était prévisible par je ne sais quel recours à la magie noire, si l’on suit le raisonnement comme quoi il fallait se méfier de ces "vulnérabilités", qu’aurait-on dû faire ? Ne pas le nommer à un poste à responsabilités, comme le disent certains ?

"Ah, non monsieur : d’après nos fichiers, vous pouvez être un violeur potentiel : on ne va pas vous nommer au FMI.
- Bon, bin tant pis. Sinon, je fréquente des femmes en dehors de mes fonctions au FMI, donc c’est pas grave ?
- Non, non : ce qui nous emmerde, ce n’est pas qu’une femme se fasse violer : c’est que ce soit le directeur du FMI. Avec d’autres fonctions, c’est moins grave."
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Formidable. Et ce qui est génial, c’est que ça fait une semaine que ce genre de raisonnement emplit téléviseurs et radios sans que personne ne remarque qu’il y a comme des trucs vaguement incohérents dedans. Enfin ; ne volons pas la vedette à notre héros, et revenons au sire Deloire, qui semble persuadé que le sort du monde libre se joue sur un coït. Parce que bon, moi je pensais que l’on pouvait faire ce que l’on voulait dans sa chambre à coucher tant que ça n’empiétait pas sur la vie publique ("Française, français : j’ai choisi de former un gouvernement uniquement à partir de mes maîtresses") et/ou la légalité ("Tiens, je vais violer quelqu’un, c’est ma vie privée, venez pas m’emmerder !"). Mais notre homme a sûrement raison ; aussi, puisqu’il considère que la vie privée et l’intimité sont les deux ennemis de la Démocratie, je lui propose de donner l’exemple sur le champ : révélez-nous les noms de toutes les personnes avec qui vous avez couché ! C’est pas du voyeurisme, hein, c’est pour la France. Et puis sinon, vous pensez quoi de la Toupie Javanaise ? Vous préférez ça ou la position du Hollandais Volant ? Sinon, ça vous dérange pas si moi et mon équipe de tournage on vient dans votre chambre à coucher ? Rassurez-vous : tout comme vous, une fois qu’on aura un scoop sur vos pratiques intimes, on ne diffusera pas ça dans les journaux : on fera plutôt un DVD vendu à la Fnac à côté de votre livre.

Je suis sûr que la Démocratie s’en portera mieux.

Un modèle d'éthique : les français méritent la vérité

Mais, allons ! Trêve de plaisanteries douteuses, il serait bien cruel de ne s’en prendre qu’à notre pauvre monsieur alors que d’autres ont aussi carburé pour surfer sur la vague pour défendre aussi leur propre cause cette semaine, comme par exemple : le féminisme. Parce qu’il y avait une femme impliquée dans l’affaire, donc, en avant !

Et cette fois-ci, c’est Gisèle Halimi qui s’y colle, dans Le Monde toujours, présentée comme avocate et féministe, deux métiers à part entière. Je cite son morceau de bravoure sur le fait que certains partisans de la théorie du complot soupçonnent la femme de chambre d’avoir participé à un coup monté (je vous laisse à vos grivois jeux de mots) :

"[...] la jeune femme employée de l’Hôtel Sofitel de New York qui accuse Dominique Strauss-Kahn d’agression sexuelle "dit la vérité"."Comment voulez-vous croire qu’une simple femme de ménage, noire, mère célibataire de surcroît, ne dise pas la vérité ? Quel serait son intérêt ?"

C’est bon les mecs, inutile d’enquêter : une femme de ménage, noire et mère célibataire ne peut pas mentir. Si elle essaie, pouf pouf, elle change de couleur (ou de sexe, ou de conjoint, ou de métier, au choix ; voire, son enfant disparaît dans un nuage de souffre) : c’est très pratique ! Après les histoires de cul qui font avancer la Démocratie, voici l’autre nouvelle du jour : votre sexe, votre couleur de peau, votre métier et votre situation familiale vous permettent ou non de mentir. Dans le cas présent, donc, c’est tout simplement impossible. Et c’est une féministe & avocate qui le dit, autrement dit, une spécialiste de la défense argumentée dans les deux cas.

Quant à l’intérêt, effectivement ; elle n’en a aucun. Même pas l’argent (sur Terre, les gens travaillent par passion uniquement), si tentative de filouterie il y avait eu : il est impossible de corrompre une femme de ménage noire et mère célibataire. Si vous lui tendez de l’argent, il se désintègre automatiquement grâce au champ de force anti-corruption qu’elles intègrent automatiquement. Du coup, c’est un peu chiant pour les pourboires, mais quelque part, ça en fait un peu des golgoths de ménage.

Mais l’aimable dame ne s’en est pas arrêtée là dans sa vision du monde, et a embrayé :

Elle se dit "persuadée que si cette affaire était arrivée en France, on n’en aurait rien su". 

C’est vrai. En France, on est méchants. On protège tellement la vie privée de nos hommes politiques qu’ils ont droit de faire ce qu’ils veulent : quand un journaliste apprend qu’un homme politique viole, tue, boit dans le crâne de ses ennemis et sacrifie des vierges à Odin, il se décide à écrire un article sur le tricot. Si Gisèle avait pris deux minutes pour consulter les archives de journaux ou demandé à son copain Google, elle se serait probablement souvenue de ce conseiller d’un rayonnant premier ministre, qui, un soir qu’il se promenait à 4h du matin, aperçut une jeune fille sur le bas-côté ayant besoin d’aide. Alors qu’il baissait la vitre pour lui demander de quoi elle avait besoin, quelle ne fut pas sa surprise de découvrir que le verrouillage automatique de sa berline merdouillait et avait ouvert la portière à la pauvrette ! La voyant monter à bord, il se dit que, tant pis, il allait faire un peu de route avec. Las ! Les policiers un peu plus loin, qui l’attrapèrent avec une prostipute mineure dans sa voiture, rigolèrent très fort lorsque le bon monsieur leur conta cette histoire.

Réunion de l'association "Les amis de Dominique"

Et curieusement, toute la presse aussi ; et pourtant, c’était un type moins visible qu’un DSK, et ce n’était pas un viol. Alors un scoop sur une personnalité en vue pour un crime plus grave encore, on imagine mal la presse s’en priver.

Comme quoi, cette semaine, il y a ceux qui ont parlé de complot politique. Et ceux qui ont expliqué que ceux qui parlaient de complot participaient eux-même à un complot médiatique. Toute ces histoires, ça me perd ; il va falloir que je me recentre sur le coeur du sujet et que j’en parle à Martha : après tout, elle a sûrement un avis sur la question.

Posant mon journal, je me tournais donc vers la jeune femme qui était occupée à ranger ses derniers instruments dans son sac, dont dépassaient nonchalamment quelques embouts de produits ménagers et autres plumeaux. Tentant vainement de la regarder dans les yeux lorsqu’elle se retourna, je sortais mon portefeuille.

"Tenez Martha, c’est pour vous. Merci pour le ménage.
- Ho, je vous en prie M. Connard, c’est toujours un plaisir de…"
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Martha arbora subitement une moue interrogative en contemplant les billets que je venais de glisser dans sa main.

"… Mais ? M. Connard ? Ce ne sont pas des euros, ce sont des…
- des Reichsmark, ma petite. N’est-ce pas la monnaie de votre pays, ma chère Martha, ou peut-être devrais-je dire… Colonel Martha Von Knecht, de la Panzerdivision Groß Ménache !"

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Elle me regarda avec un air parfaitement interloqué.  Les pieds sur le bureau, je savourais mon calembour tout comme son étonnement, fouillant dans le même temps la poche de mon veston pour voir si je n’aurais pas quelques véritables euros à lui donner.

C’est à ce moment précis qu’elle sortit un lüger de son sac avec une vitesse quasi-surhumaine avant de le tourner vers moi. Au travers de ses dents serrées, elle jura :

"Scheiße !"


Hooo, non. Ça y est, c’est aujourd’hui.

Sur nombre de blogs, dans quantité de réseaux sociaux, chacun y va de sa petite blague : "Haha, je préfère les 364 jours de l’homme !" ou "Tu feras la vaisselle demain chérie !", alors que dans le petit monde politique, chacun parle d’égalité, de parité, et d’autres avancées majeures de nos sociétés démocratiques.

Ce 8 mars, c’est la Journée de la Femme.

Heureusement, l’Eglise, qui n’est pas la dernière pour la déconne, s’est débrouillée pour que cette année, le 8 mars soit aussi la date de Mardi Gras : autant vous dire qu’aujourd’hui, ce sont les anorexiques qui vont en chier, mais passons.

Que disais-je ? Ah, oui : la journée de la femme, longue succession de calembours machistes et de réclamations féministes qui s’affrontent de l’aube au crépuscule ou jusqu’à ce que Twitter plante ; et pourtant, c’est tout de même une sacrée date que celle-ci : surtout que d’après l’ONU, ce serait le 100e anniversaire de la mise en avant des femmes le 8 mars, et cette année le thème serait en sus « L’égalité d’accès à l’éducation, de formation et de la science et la technologie: vers un travail décent pour les femmes ».  Un thème particulièrement percutant, surtout quand l’on constate le niveau du site de la journée de la femme, qui laisse en effet supputer que certaines n’ont eu le droit ni à un minimum d’éducation, ni à une basique formation sur les nouvelles technologies. Cela dit, je suis mauvaise langue : même avec un doctorat en informatique, je ne suis pas sûr que Valérie Damidot soit capable de faire quelque chose de bon goût, par exemple, mais nous sortons du contexte ici étudié.

 

Souvenez-vous la dernière fois que Ségolène Royal a voulu s'intéresser à internet

Bref, aujourd’hui, c’est un peu la grosse fête, puisque si je résume, nous célébrons la Journée de la Femme, le 100e anniversaire de cette folle aventure, et par-dessus tout, Mardi Gras (si vous souhaitez ne rien rater, et festoyer le tout d’un coup d’un seul, habillez-vous comme Marine Le Pen : vous célébrerez ainsi les femmes, les déguisements, le gras et bien évidemment les idées vieilles d’un siècle). Mais en dehors de cela, au cours de cette belle journée, qu’est-ce qui est mis en avant pour lutter contre les inégalités hommes-femmes ?

Je vous enjoins à lire la prose du bon Ban Ki-Moon, secrétaire général aux Nations Unies, qui explique les choses à mettre en avant aujourd’hui lorsque l’on viendra vous demander ce que sont les grands thèmes de cette journée. Et parmi les questions de l’accès à la technologie de nos amies dénuées de chromosomes Y, ou de leur rapport à la science, le sympathique Ban veut que l’on rapproche les femmes de :

La téléphonie mobile et Internet, par exemple

Mais enfin ! Ban, mon petit Ban, conçois tu vraiment qu’il faille rapprocher femmes et téléphonie mobile ? Es-tu conscient, galopin, que 78% des heures de forfait mondiales sont utilisées par des midinettes se racontant leurs dernières aventures lycéennes, ou analysant avec joies des milliers de textos ("Jennifer, Brian a mis "kiss", au lieu de "biz", tu crois qu’il est amoureux de moi ?") ? Les femmes sont un fléau encore plus grand depuis que l’on leur a donné accès à la téléphonie mobile ; déjà que naturellement, elles sont capables, telles les abeilles, de faire circuler une information entre elles à une vitesse laissant supposer qu’elles ont un esprit de ruche et fonctionnent par essaim (enfin ça, c’est plus au moment des soldes), les nouvelles technologies ont encore accéléré cet abominable processus. Quant à internet… Ban ! Mais nom d’une pipe ! Lis-tu des blogs, parfois ? Ne te souviens-tu pas de ta petite camarade, Sung-Yu, à Séoul ? Mais si, souviens-toi, celle qui racontait très fort toute sa vie en cours de mathématiques ; bon, tu la visualises bien ? Maintenant, imagine qu’on lui refile un mégaphone ; voilà, c’est ça donner accès aux femmes à internet : c’est courir le risque qu’elles n’ouvrent un blog ou ne se créent un compte sur des réseaux sociaux.

Dramatique. Mais je mets ça sur le compte de ta méconnaissance du sujet, sinon, jamais tu n’aurais écrit :

L’accès à ces outils, ainsi qu’à l’éducation et à la formation, peut aider les femmes à rompre le cycle de la pauvreté, à lutter contre l’injustice et à exercer leurs droits.

Donne accès à ta fille de 15 ans à la téléphonie mobile, tu vas voir, le cycle de la pauvreté, si ça t’en sort, galopin. Que puis-je faire, Ban, si ce n’est t’inviter à ne pas brider ton regard (et là, je pouffe), sur la société moderne ?

Bref.

Mais je serais de bien mauvaise foi (et ce n’est pas mon genre) si je ne m’intéressais pas à la conclusion du secrétaire général :

La création, cette année, de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme (ONU-Femmes) est la preuve que nous sommes résolus à concrétiser nos aspirations. Ce n’est qu’en garantissant aux femmes la participation à part entière et à part égale à tous les domaines de la vie publique et privée que nous pouvons espérer bâtir la société viable, pacifique et juste que promet la Charte des Nations Unies.

Nous avions déjà abordé, sur ce blog, la question de l’ONU-Femmes ; abordons donc, aujourd’hui, un autre grand thème porté aux nues en ce jour, et brièvement évoqué dans les précédentes lignes sous la forme de "participation à part entière et à part égale à tous les domaines de la vie publique et privée" : la parité.

 

Internet ET le téléphone ? Les filles s'éclatent trop en centre d'appels

Puisque tout de même, voilà bien une avancée qui n’est que peu contestée : face à un déséquilibre de fait dans notre société (inégale répartition hommes/femmes dans les entreprises, institutions, etc), nous avons mis en place des lois favorisant le rapport 1 homme pour 1 femme. Ce qui en soi, paraît logique. A part en Afghanistan, mais c’est juste parce que l’on entend que trop peu Isabelle Alonso se plaindre qu’un bidasse sur deux ne soit pas une bidasse, et que les mâles font rien qu’à garder tous les FAMAS pour eux. Salauds.

Mais la parité, en cette belle journée de la femme, représente pourtant la plus belle incarnation du sexisme, qui, d’après mon dictionnaire, est "la discrimination basée sur le genre". Ainsi, à compétences égales, on considère que c’est votre entrejambe qui fait la différence ; c’est ce qu’on appelle la classe, bien que je laisse ce sujet d’érudition à mon bon ami Georges Abitbol. Si, ayant le choix entre deux personnes, vous en favorisez une en vous basant sur sa couleur de peau, c’est de la discrimination, et c’est très mal. Si vous le faites en vous basant sur sa religion, c’est tout autant de la discrimination, et c’est tout aussi mal. Mais si vous le faites sur le sexe, c’est toujours de la discrimination, certes, mais c’est très bien. C’est youpi, même.

Ainsi donc, mesdemoiselles, on vous explique avec force discours que pour obtenir l’égalité de traitement avec les hommes, vous devriez exiger d’être traitées comme des femmes avant tout. Et d’être recrutée pour vos seins, et non pour vos connaissances ; pour ma part, c’est précisément ce que je fais lorsque je choisis mes secrétaires, et curieusement je ne passe pas pour un formidable féministe : je crois qu’on me discrimine. Il faudra que j’enquête.

La parité crée ainsi d’improbables situations, particulièrement lors d’élections : la loi obligeant l’alternance un homme/une femme, on se retrouve avec des candidatures où, parfois, certains candidats (mâles, s’entend, puisque comme bien des domaines, la politique est majoritairement masculine) se retrouvent bien incapables de concourir puisqu’ils n’avaient pas de femmes voulant se présenter avec eux. A l’inverse, mettons que deux femmes décident de se présenter, parce qu’elles ont les compétences, l’envie, la motivation, les idées… non, interdit. Elles DOIVENT trouver un homme, et l’une d’entre elles doit dégager, parce que merde, des femmes qui se présenteraient sans un homme pour les cornaquer, ce serait proprement scandaleux. Merci, la parité. De la même manière, si un groupe de femmes compétentes se présente à une élection de liste, et qu’elles n’ont que des mâles incompétents (je ne veux pas entendre que c’est un pléonasme, petites succubes) pour les assister, et bien qu’importe : elles ont obligation de les prendre et de les mettre en avant au nom de leur chromosome Y, et non de leurs aptitudes. Si la représentation citoyenne est avant tout question de sexe, alors Berlusconi est le plus grand démocrate d’Europe.

Imaginons la situation suivante, et là, attention, regardez bien sur votre carte d’identité si vous êtes un monsieur ou une madame, c’est important :

Vous souhaitez vous présenter aux élections cantonales qui approchent (si, si, je vous jure) ; fiers défenseurs des citoyens, vous vous dressez fièrement et vous présentez sans plus attendre pour être candidat : votre programme est formidable, mais il vous manque un suppléant, obligatoire pour l’élection. Or, deux personnes sont prêtes à partir à l’aventure avec vous :

1 – Si vous êtes une femme, ces deux personnes sont : Marie Curie et Steevy du loft

2 – Si vous êtes un homme, ces deux personnes sont : Benjamin Franklin et Loana

Et bien vous avez l’obligation de virer le premier, au motif qu’il est du même sexe que vous : c’est vrai quoi, deux personnes du même sexe sur une affiche, ça ferait jaser. Heureusement, grâce à la loi sur la parité visant à mieux représenter les citoyens, vous aurez la joie, mesdemoiselles, de faire campagne avec quelqu’un qui pense que Clémenceau a toujours été un porte-avions, et pour vous messieurs, vous disposerez d’un formidable range-tracts. A n’en point douter, vos citoyens se sentiront mieux défendus par quelqu’un du même sexe qu’eux : c’est vrai, quoi, merde : quelle femme pourrait se sentir représentée par Benjamin Franklin ? Ayant un kiki, il ne peut donc pas raisonnablement avoir les mêmes aspirations sociales, ce serait aberrant.

 

"Ah non madame, vous n'avez pas le droit de vous présenter avec votre amie. Steevy sera un choix bien plus pertinent pour la société française"

L’égalité républicaine (ce truc tellement ridicule qu’il est gravé sur le fronton de chaque mairie), pourrait laisser supposer que l’on considère les gens comme des citoyens, et non comme des propriétaires de chromosomes X ou Y en plus ou moins grand nombre ; mais comme le disait un haut responsable politique, un jour que nous dissertions ensemble autour d’une table branlante dans une arrière salle enfumée, alors que je l’interrogeais sur la parité et sa capacité à instaurer des quotas de représentation de sexe, quand la chose est interdite pour la couleur de peau ou la religion : "Tu sais, Odieux : on peut fermer les yeux sur la couleur de peau, la religion, les opinions de quelqu’un… mais on ne peut jamais fermer les yeux sur son sexe."

Probablement un type qui fait l’amour lumières allumées.

Et c’est bien là toute la beauté de la journée de la femme : au motif qu’il faut que ces dames obtiennent l’égalité parfaite, on commence par les considérer avant tout comme des femmes, et ensuite seulement comme des citoyens comme les autres.

Ça doit être ça, ce que l’on appelle des "citoyens de seconde zone".

Manquerait plus qu’on leur file internet ; elles pourraient, je ne sais pas moi, finir sur ce blog : ce serait une preuve définitive de leur mauvais goût.

 

 

 

 

 

Ce week-end, vous étiez appelés au don.

C’est vrai, on a tous envie d’agir : quand on voit ces regards suppliants, quand on  parle de ces indispensables greffes qui semblent ne jamais arriver, quand on constate de visu ces handicaps lourds, ces graves dégénérescences… on a tous envie de décrocher notre téléphone pour faire quelque chose.

Ce week-end, c’était possible, ce week-end…

C’était Miss France.

Ah, s’il est bien un week-end dans l’année où, mesdemoiselles, bien plus que pour la journée de la femme, vous êtes bien représentées, c’est bien celui-là. Et cette année, petites gâtées, vous n’avez non pas eu une, mais bien deux miss pour défendre votre sexe et porter haut les couleurs de la féminité dans les médias ! Non, arrêtez de pleurer, je comprends votre joie, mais là vous faites couler votre mascara, c’est immonde. Allez, reprenez-vous les filles.

Lecteurs, lectrices, n’étant moi-même qu’un homme dont la galanterie s’efface lorsque les ambassadrices de l’élégance française s’expriment, permettez-moi aujourd’hui de vous rendre un fier service : transcrire par écrit les premières interviews respectives de nos deux Miss, afin que vous puissiez boire leurs paroles. Vous auriez pu aller voir vous-même les vidéos, mais je vous connais sacripants : vous surfez sur le web au boulot, et vous ne pouvez pas mettre le son trop fort. Alors, inutile de me remercier, et retrouvez ci-après les propos de nos élues en version tapuscrite, comme on dit.

 

Si on pose cette couronne sur votre tête, c'est que vous venez officiellement de toucher le fond

Commençons avec Miss France

Il s’agit de Laury Thilleman, 19 ans, 1m79 (ce qui lui permet de manger sur la tête de la plupart d’entre vous, un atout formidable), et accessoirement Miss Bretagne, célèbre région de France connue pour ses terroristes adeptes des attentats à la crêpe. Selon les lois d’internet, comme toujours, nombreux seront les mâles à crier au boudin et à jurer que jamais ils n’approcheraient tel bestiau, avant de s’en retourner se reproduire avec un rouleau de sopalin non sans avoir auparavant passé deux niveaux sur World of Warcraft. A noter qu’en bonne ambassadrice de la France qu’on aime, notre damoiselle est diplômée d’un "bachelor en management". Oui, moi aussi, ça me laisse songeur. N’oubliez jamais les enfants : plus il y a de mots anglais dans un intitulé français, plus ça sent le vol de poules. Que dire d’autre ? Sa biographie officielle nous annonce qu’elle est "naturelle, spontanée, dynamique". Effectivement. Ils auraient dit "Socialement, c’est une sorte de chacal barbu", j’aurais été étonné aussi. Il ne manque que "généreux", et on fait le Puissance 4 des poncifs. Allez, je ne vous fais pas patienter plus avant : en route !

Ho, éventuellement, je rajouterai peut-être un ou deux propos personnels en rouge. Mais juste pour faciliter votre compréhension d’un éventuel jargon technique de Miss, hein, rien de trop surchargé. Sur ce, sus à la retranscription de cette vidéo !

L’interview est réalisée en duplex, Claire Chazal dans les locaux de TF1 où elle a établi son nid, et Laury Thilleman dans un grand hôtel parisien où elle a passé la nuit. Naturelle et spontanée comme nous l’avons vu plus haut, Laury pose très simplement dans un fauteuil doré la couronne posée sur le crâne et l’écharpe bien ajustée. Son sourire (lui aussi naturel et spontané) n’est pas sans rappeler Francis Huster.

Claire Chazal : Merci beaucoup d’être avec nous Laury Thilleman

Laury Thilleman : … Bonjour (NdOC : elle met du temps à répondre, apparemment, il y a une liaison un peu lente. J’ai pas dit que c’était forcément la technique qu’il fallait remettre en cause, attention)

CC : Alors on a vu votre émotion, heu, hier soir au moment du heu, couronnement, d’abord comment s’est passée cette première matinée, pas trop fatiguant ? (NdOC : demande lui plutôt ce qu’elle a fait cette nuit, cette coquinette !)

LT : Non, c’est vrai queee j’ai peu dormi (NdOC : Ah ! Je l’savais ! Ah ça a dû y aller la toupie javanaise !) mais heu, l’excitation (NdOC : Tu m’étonnes…) fait queee, que j’étais très en forme ce matin heu, de bonne heure, on a commencé avec, avec des séances photos et c’était très plaisant de, de se retrouver heu… voilà sous… sous les objectifs, heu… ça s’est très bien passé.

CC : Alors est-ce que c’est important pour vous Laury que ce soit la Bretagne qui soit couronnée ? (NdOC : Nan mais Claire Chazal, quoi. Et cette femme est sélectionnée régulièrement pour interviewer le président. Tu crois qu’elle va te répondre quoi ? "Non, les bretons, c’est trop des cons, en fait, moi je suis de Maubeuge" ?)

LT : Bah bien sûr, j’suis vraiment très fière de ma région et (NdOC : Tu mens ! Tu n’as pas défilé avec une bigouden, jeune effrontée !)… et d’la représenter après 49 ans sans avoir été heu… heu… ouais bin représentée par, par une Miss France (NdOC : Mais comment la Bretagne n’a t-elle pas sombré sans cela ?) et, c’est un honneur pour moi et… et j’remercie vraiment toutes les personnes tous les bretons qui… qui m’ont soutenue mais également toutes leees… tous les, tous les français qui ont été présents heu, lors de ce couronnement. (NdOC : Mais pas tous les français qui ont voté pour toi ! Raaah, truie pourpre ! C’est comme ça que tu me remercies pour mes votes ! La prochaine fois, je donnerai au Téléthon, tiens, et tu seras bien attrapée.)

CC : Alors on a entendu tout à l’heure que vous disiez "c’est une belle année qui m’attend", qu’est-ce que vous voulez faire de cette couronne, dans l’immédiat ? (NdOC : "Mais, la balancer, parce que ça me gratte trop la tête en fait")

LT : Dans l’immédiat, déjà donc heuuu…. voilà rendre aux gens c’qui… ‘fin…c’qui… c’qui m’ont, c’qui m’ont donné c’est-à-dire heu… me… me rendre Miss France me rendre ambassadr… ambassadrice et heu… bon après, dans la suite, bien sûr, j’espère, j’espère me servir de cette couronne pour… pour faire passer des messages (NdOC : C’est une couronne, c’est pas un téléphone, hein) et heu… et… et me présenter dans je sais pas, des associations p’têtre qui m’tiennent à coeur donc j’ai j’ai quelques idées déjà en tête (NdOC : profites en bien. Non, je dis ça comme ça, aucun sous-entendu, pourquoi ?) heu… on verra par la suite heu comment ça va s’passer.

"Si Miss France utilise l'influence de sa couronne magique pour me demander de partir, je le ferai"

CC : Voilà en tout cas mettre un peu entre parenthèses vos études, sans doute ?

LT : … pardon ? (NdOC : Mais si ! Le truc que t’es OFFICIELLEMENT *clin d’oeil* supposée faire *clin d’oeil appuyé*)

CC : Vous mettrez donc forcément un peu entre parenthèses vos études ? (NdOC : Fais lui un clin d’oeil ! Vas y Claire !)

LT : Oui, forcément, donc j’en ai parlé déjà avec heu, avec l’administration heu, avant de partir heu pour l’concours, yyy z’étaient vraiment enchantés deee… bin de de c’qui m’arrivait (NdOC : Oui, j’imagine leur tête en fait. J’imagine même les explosions de rires à la seconde où tu as fermé la porte du secrétariat, jeune ingénue) et heu forcément donc cette année heu je vais mettre entre parenthèses heu, mon année heu, déjà entamée et puis heu… pour la reprendre heu… de plus belle heu… l’année prochaine ? Hi hi !

CC : Voilà donc vous voulez exercer une fonction dans le management sans doute ? (NdOC : Non, en fait, elle veut être docteur en physique nucléaire. Mais elle a passé un "bachelor en management" par erreur)

LT : Heu, alors j’envisage heu plus de travailler plutôt dans la communication et l’audiovisuel (NdOC : Chut, vous entendez ? Si, tendez l’oreille, ce cri de goret qui dit "JE VEUX TRAVAILLER A LA TELE ! JE VEUX ETRE CELEBRE !") mais heu les études que je suis actuellement me heu me serviront certainement pour heu, pour cette vocation (NdOC : attends, ça sert à quelque chose, un Bachelor en Management, à part à caler une table ?) là, hi hi, mais également mon titre de Miss France heu… m’apportera beaucoup j’pense pour heu, pour c’que j’veux… c’que j’envisage de faire plus tard (NdOC : "LA TELE, HIIIIIIIII !")

CC : En tout cas on vous souhaite une… bonne chance, une très belle année de Miss France 2011, merci beaucoup, Laury Thilleman, d’avoir été avec nous, et bon courage pour la fin de cette journée qui va être aussi très chargée (NdOC : en schnouf) on le suppose

LT : Merci beaucouuup !

Décidément, quelle ambassadrice ! Je suis sous le charme.

Mais ne nous attardons pas plus, et arrêtons nous sur le cas, je cite, "historique" de notre seconde représentante hexagonale : Miss Nationale, un titre qui, vous en conviendrez, sent la borne kilométrique, les panneaux de la DDE et les aires de poids lourds où quelques routiers urinent en rang le long de quelques frêles arbres jouvenceaux.

Et notre damoiselle se prénomme Barbara Morel, a 21 printemps et mesure 1,75m. Jusque là, rien d’incroyable me direz-vous, mais dixit sa biographie officielle, la bougresse est en 2e année "technique de commercialisation" (ce qui permet de devenir chef du rayon slips chez Auchan, tout de même). Loin de tous les clichés sexistes, "elle adore le shoping, le lèche-vitrine et la presse féminine." ; d’accord. Inutile que je commente, je crois. Par ailleurs, elle est "passionnée par les films d’animation comme Avatar". Ho nom d’une pipe, je crois qu’on tient une gagnante là les enfants. Je… que… que dire d’autre ? "Sa couleur, le blanc, symbole de pureté et d’innocence." Hoooo ! Hoooo ! Arrêtez ! N’en jetez plus ! Dans tous les cas, sachez qu’elle représente la Provence, le pays des cigales, de la lavande, et de Taxi.

Petite précision : pour distinguer Miss France de Miss Nationale, c’est facile : Miss Nationale dispose d’une croix de Lorraine sur l’écharpe (véridique), symbole de la résistance face au concours Miss France tombé aux mains d’Endémol (véridique aussi). Bref, Barbara Morel ne le sait pas, mais elle vient de rejoindre les F.F.I du réseau "Chapeaux moches et France libre". Durant ses premières heures de Miss, elle devrait apprendre à faire sauter une ligne de chemins de fer, à poignarder une sentinelle ou un videur de chez TF1, ou même à envoyer des messages radios comme "J’aime les poneys et les arc-en-ciel" (ça reste une Miss, hein), à Londres.

 

Un partisan de Geneviève de Fontenay s'apprête à faire sauter la ligne Paris-Sedan pour empêcher Miss France d'aller y inaugurer le festival du plus gros mangeur de saucisses. Un geste terrible.

Allez, hop, à l’interview mes bons !

L’interview est menée de fronts par moult mains tenant tout autant de micros ; au vu du plan de la caméra, on ne sait pas s’il y a des gens au bout des dites mimines, mais je soupçonne personnellement qu’il ne s’agisse que de membres tranchés agités par une Geneviève de Fontenay ventriloque pour faire croire que des gens s’intéressent à son élection. Au milieu de tout ce capharnaüm, Barbara répond bien volontiers aux questions, qu’hélas, on entend pas toujours (on n’entend que les réponses, posées en fond sonore de divers plans successifs, et uniquement certaines questions). Je tenterai de remplacer les questions manquantes en les devinant moi-même à partir des réponses pour ne pas trop vous perdre.

Question manquante : Il parait que vous vous êtes défoncée au LSD juste après votre couronnement, c’est vrai ?

Barbara Morel : Je suis très loin de la terre, là. Je, je crois que j’vous ai tous quittés, hi hi hi !

Question manquante : Pourquoi vous être présentée au casting de Miss Nationale, et non pas à celui de "Oui-Oui va aux putes" ?

BM : C’est un choix de coeur que j’ai fait donc heu, j’ai suivi ma déléguée régionale (NdOC : Quand on suit bêtement les gens, on appelle pas ça un choix, mais une volonté d’animal laineux), qui a suivi Mme de Fontenay et heu… je crois au destin donc heu… je me suis pas posé de questions (NdOC : Noooon ?) et heu… je… Fontenay, c’est quand même aussi une identité, c’est un symbole… et pour moi donc j’ai préféré le fond à la forme. (NdOC : le fond… à la forme… on parle bien d’un concours de beauté, là ?)

Journaliste (Ou Mme de Fontenay ventriloque) : Quelle image vous, voulez-vous donner de Miss Nationale ?

BM : Je… je bé… je pense que si… je… j’ai été élue c’est pour ce que je suis, passque je suis restée moi, du début à la fin, chuis quelqu’un de très simple (NdOC : Nooooon, allez, arrête, tu me fais marcher ! ), de très naturel. Je voudrais montrer à toutes les jeunes filles quiii… qui rêvent de… de princesses de… de féérie de… pour leur montrer que bin ça… ça peut arriver à tout le monde (NdOC : Tu es devenue une princesse ? Tu trouves vraiment que Geneviève ressemble à une fée ? Tu aurais envie de la voir nue avec de petites ailes dans le dos ? Tu as déjà pensé à appeler SOS Cannabis ?). Je suis une fille (NdOC : Ho !), vraiment, heu, de… des plus quelconque, j’veux dire j’fais pas partie des plus jolies filles de de, de mon, de mon IUT (NdOC : et tu as remporté le concours de Miss Nationale ? Tu n’es donc pas la plus belle fille de la nation ? Lapidons-là !), je… mais j’ai été élue donc heu, ce, ce rêve est accessible vraiment à toutes les jeunes filles. (NdOC : Tu te rends compte que toutes les jeunes filles ne rêvent pas d’inaugurer la foire au boudin de Dunkerque ? Parce que v’la le conte de fée, bon)

Attention ! Passage interview Geneviève de Fontenay (il y a du montage !)

J(OMdFv) : Est-ce que vous vous êtes assurée qu’il n’y avait pas de photos sexy sur le web de Barbara Morel ? (NdOC : Comprendre "Avez-vous tapé "Barbara Morel buttsex with drunken panda" sur Google ?")

Geneviève de Fontenay : Non, non, sûrement pas, elle a pas des photos sexy (NdOC : Alors là, c’est quand même dégueulasse de dire ça ! Et pourquoi elle pourrait pas en avoir, d’abord ? La traiter de boudin, comme ça, au pied levé, c’est honteux !). Pas l’genre de la famille (NdOC : Ah non mais Geneviève, on peut poser nue sans ses parents en fait, ce n’est pas considéré comme une activité familiale) et tout, c’est une fille très bien, avec des parents qui… qui est entourée par tous les notables de la région et tout (NdOC : Oui, je l’ai vue une fois dans "Gros bourrage à la photocopieuse du Conseil Régional", un truc génial sur Youpor… heu, hem), non… J’ai aucun soucis… j’ai aucun, aucun soucis.

J(OMdFv) : Si vous aviez un conseil à donner, pour l’année qui s’ouvre, à donner à Barbara ?

GdF : Et bien qu’elle soit digne dans toutes circonstances, qu’elle ne fasse justement pas, qu’elle n’ait pas des attitudes quiii… soient contraires à l’image, à cette belle image…

Allez, revenons à notre Miss, je sens que vous êtes impatients.

Question manquante : Franchement, avoir le titre de Miss Nationale, ça vous donne pas envie de vous pendre ? Vous n’avez aucun amour propre ? Vous avez déjà pensé à l’euthanasie ?

BM : Je sais que ça va être difficile pour moi passsqueeee que Mme de Fontenay fait justement un concours heu… indépendant, donc je sais que ça va attiser beaucoup de curiosité (NdOC : Tu aimerais bien, mais non, même pas.), maintenant… heu, avec la force de Mme de Fontenay, je pense que j’ai pas de problèmes à me faire, je sais qu’elle sera là pour me protéger. (NdOC : Elle prendrait même une balle pour toi avant de chanter le thème de Bodyguard sur les genoux s’il le fallait, tu sais).

Que dire, si ce n’est qu’avec de telles Miss, la France est bien représentée ? Mesdemoiselles, les représentantes féminines du pays font honneur à votre double chromosome X. M’est avis qu’encore deux ou trois déclarations de ces deux là et on vous retire à toutes le droit de vote, parce que bon, faut pas déconner quand même.

 

Femme apprenant qui sont ses ambassadrices

Heureusement, rassurez-vous, ce week-end, il y a une autre ambassadrice de la France qui a fait honneur au beau sexe. Une sacrée Miss aussi. La première Dame de France pour être exact, qui comme chacun sait, ne surjoue jamais quoi que ce soit. Aussi, dernièrement, en visite en Inde dans une usine de production de matériel spatial, elle n’a pas hésité à montrer, grâce à ses habituelles réflexions enthousiastes, que la femme était un être décidément fort profond  :

Je cite : "Les satellites, on dirait des objets"

Bon allez, ça suffit les conneries, les filles, allez chercher vos cartes d’électrices et foutez les au feu : au vu de vos représentantes, je crois qu’on peut définitivement dire que vous n’êtes pas fiables.

L’été est là, et avec lui, son cortège de magazines regorgeant de fabuleux tests.

Conçus par des experts en Q.C.M, ces derniers sont si perfectionnés qu’ils permettent de révéler sur vous plus de choses que des années de psychothérapie : "Où en est votre libido ?" ; "Savez-vous écouter autrui ?" ; "La mode et vous ?", autant de sujets qui passionnent les foules et motivent quantité de touristes qui iront entourer des A,  des B, des triangles et des ronds afin de tout savoir de leur face cachée, occupant ainsi leurs esprits alors que le soleil de la côte colorera doucement de cuivre leurs épidermes.

Ce blog étant une de vos lectures estivales, il serait bien inconvenant de n’y trouver aucun test apte à vous instruire sur vous-même. Aussi, permettez-moi de vous proposer le grand test de l’été, classique parmi les classiques et donc indispensable à toute littérature qui se respecte :

"Quel type de séducteur êtes-vous ?"

Oui, ça s’adresse aux messieurs (hétérosexuels, mais Têtu est déjà-là pour les autres). Les filles, n’allez pas me dire que vous n’avez pas déjà une pile de magazines proposant "Quelle dragueuse êtes-vous ?" en kiosque, alors bon, hein. Je ne vais pas non plus vous priver de ces lectures sur papiers glacés dont la seule emplette participe à la relance du pays. Je suis un patriote, moi.

Mais ne digressons pas plus, et revenons-en à notre grand test, qui comme tous les tests, ne sera pas prévisible à 5km. Vous avez de quoi noter (attention, entourer les réponses sur son écran est déconseillé) ? Alors allons-y.

Si vous n'avez pas de tablettes, portez un costard. Même à la plage.

"Quel type de séducteur êtes-vous ?"

1 -Vous voilà arrivé en vacances ; vous avez monté vos valises dans la chambre de votre hôtel, entreposé avec soin vos slips sur les étagères prévues à cet effet, et êtes redescendu dans le hall de l’établissement. Soudain, vous l’avez aperçue au bar, vos yeux particulièrement attirés par :

A – Ses beaux yeux clairs, qui ne sont pas sans rappeler la couleur des mers du sud.

B – Ses nibards.

C – Son Ipad.

D – Sa position hors du champ des caméras de sécurité de l’hôtel.

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2Profitant du fait que vous auriez bien besoin vous-même d’un rafraichissement au bar de l’hôtel après le déballage de vos bagages, vous vous asseyez à proximité et vous demandez au barman de lui servir un verre de votre part ; vous lui commandez :

A – Ce qu’elle désire, vous vous êtes assis à côté d’elle et lui avez demandé quel était son cocktail favori en lui proposant de lui offrir.

B – Un redbull, elle va avoir besoin d’énergie avec moi, huhuhu.

C – Vous consultez "1001 cocktails" sur votre Iphone.

D – N’importe quoi pourvu que vous puissiez y glisser du GHB.

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3 – Elle accepte votre invitation et sirote doucement ce que vous venez de lui offrir, avant de vous demander ce qui lui vaut l’honneur d’être ainsi servie par un inconnu :

A – Le plaisir de faire sourire une belle femme.

B – "Je ne suis pas un inconnu, je suis même une star dans les boîtes de nuits de Maubeuge."

C – "J’ai créé le groupe Facebook "si 1000 personnes cliquent sur "j’aime", j’offre un verre à la prochaine meuf que je croise."

D – Diable, le GHB ne semble pas faire effet. Vous seriez vous trompé de verre ? Vous faites semblant de rien lorsque l’octogénaire quelques mètres plus loin s’effondre après avoir fini sa consommation.

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4 – Elle vous donne son prénom : Anya. Elle travaille dans la communication, en tant que graphiste au sein d’une petite entreprise parisienne. Chaque année, elle vient ici se ressourcer, loin de la grisaille de la capitale ; hélas, son récit s’interrompt lorsque l’astre céleste, alors à demi-masqué par un nuage, l’aveugle de l’un de ses rayons :

A – Vous vous saisissez du parasol déporté voisin et le tournez aussi vite que vous pouvez afin de protéger son visage parfait de cette clarté soudaine.

B – "Je fais souvent cet effet là !"

C – Vous avez une application pour ça.

D – Vous vous saisissez du parasol déporté voisin et le tournez aussi vite que vous pouvez tout en faisant une référence de bon goût sur le qualificatif dudit objet et la Pologne.

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Protéger et séduire

5 – Mise à l’aise par votre réaction, elle se prend à vous demander votre nom à son tour ainsi que votre emploi :

A – Vous répondez à sa question avec honnêteté, clarté et simplicité.

B – Vous répondez à sa question avec honnêteté, clarté et simplicité, vous ajoutez par ailleurs le modèle de votre voiture dans la conversation.

C – Vous répondez à sa question avec honnêteté, clarté et simplicité, jusqu’à ce qu’elle demande en quoi consiste votre métier, puisque vous vous lancez alors dans des explications sans fin sur l’informatique, les bases de données et le kernel 32.

D – "Je m’appelle Juan et je suis multimilliardaire, accessoirement mécène de la mode et recruteur de mannequins."

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6 - Elle vous parle de son petit ami, qui ne la rejoindra que dans deux jours puisqu’ayant des vacances décalées :

A – Ah oui, et que fait-il dans la vie ? (Ah, voilà qui tombe mal !)

B – Ah oui, et que fait-il dans la vie ? (Bon, s’il n’est pas militaire, ça devrait aller, vous pourrez lui casser la gueule)

C – Ah oui, et que fait-il dans la vie ? (Vous faites une recherche Facebook)

D – Ah oui, et que fait-il dans la vie ? (Maintenant que vous avez le nom de son ami, vous craignez qu’il n’ait un "accident" en voulant rejoindre la côte)

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7 -Regardant sa montre, elle vous signale qu’elle doit s’éclipser. Elle glisse dans ses excuses de départ que cependant, elle sera à la plage  du Mauroy ce soir avec quelques amis pour une petite fête. Le message étant limpide, vous vous préparez dans la journée en :

A – Rêvant de sa beauté, de ses fossettes lorsqu’elle sourit, de sa manière de passer la main dans ses cheveux… tout en cherchant quelques compliment de bon aloi utiles pour la soirée.

B – Faisant la vidange de la 206, et en m’assurant que tous les néons fonctionnent sous l’habitacle.

C – Mettant à jour votre statut Facebook , Twitter, Myspace, Wink…

D – Remplissant votre sac de plage pour ce soir : serviette, boissons, tenue de rechange, préservatifs, gros caillou et brouilleur de portables.

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8Le soir venu, vous voici rendu à la plage du Mauroy ; autour d’un feu, quelques personnes s’amusent, chantent et discutent, parmi lesquelles Anya. Vous vous approchez et :

A – Saluez poliment la compagnie, en donnant votre prénom et en retenant celui de chacun pour mieux vous intégrer.

B – Saluez tout le monde d’un "Ouesh, ça va ou bien ?" avant de tenter de coller une main aux fesses d’Anya.

C – Demandez s’il y a des joueurs de World of Warcraft dans l’assemblée.

D – Jaugez les copines d’Anya : s’il y en a une seule de mieux cambrée, vous changez aussitôt de cible.

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Si vous pensiez avoir un ticket avec Lara Croft, c'est qu'il est grand temps de vous réveiller et d'aller au travail

9 - Rapidement, la situation devient alarmante : le groupe comprend un jeune homme doué  pour la guitare et le chant, et qui n’a de cesse de faire vibrer tant son instrument que le cœur de ces dames. Vous :

A – Vous dites que vous n’auriez pas dû choisir de jouer de l’accordéon au conservatoire. Vous tentez de jouer un morceau vous même, mais n’atteignez évidemment pas le niveau de l’artiste local. Au moins, vous aurez essayé.

B – Dites que si c’est pour écouter de la musique, vous avez un set de basses de ouf’ dans la 206 ainsi que l’intégrale de David Guetta.

C – Collez votre téléphone contre la guitare de l’individu en lançant votre application identifiant automatiquement les morceaux en train d’être joués.

D – Prétextez vous lever pour aller saisir une bouteille et marchez lourdement sur la main de l’ennemi en invoquant une maladresse. Sans ses doigts, il devrait représenter un niveau de menace moins élevé.

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10Anya se lève en s’excusant poliment et se dirige vers les toilettes de la plage. Quelques minutes après qu’elle soit revenue, vous vous y rendez pour vous soulager d’un besoin pressant, et découvrez dans la cuvette un monstrueux colombin semblant être pointé vers vous, tel un doigt accusateur ; face à l’hostile étron, vous :

A – Vous demandez comment Anya a pu survivre à pareille puanteur ; quel terroriste a bien pu ainsi souiller ce lieu d’aisance ? La damoiselle fut bien courageuse de ne pas défaillir devant la bête. Pourtant, au fond de vous, à la fraicheur moite de l’objet, vous savez qui est la coupable. Mais un vrai gentleman doit couvrir les agissements de sa dulcinée. Si jamais quelqu’un d’autre va aux toilettes et découvre ce truc que même la marée ne saurait emporter vers les égouts, vous vous accuserez pour protéger Anya.

B – Trouvez qu’il est tout à fait anormal qu’un petit cul pareil puisse produire pareil cigare : vous vous attelez donc à produire un baleineau encore plus monstrueux pour bien rappeler qui est le chef, le tout en poussant si fort que vous craignez que vos cris n’attirent l’attention de vos compagnons restés sur le sable.

C – Prenez le monstre en photo et l’envoyez aussitôt sur Facebook avant de marquer votre ami Rémi sur l’image. Vous êtes décidément trop drôle.

D – Figé devant ce coprolithe gros comme un cuisseau de Gérard Depardieu, vous n’en retournez pas moins la situation à votre avantage lorsque vous retrouvez votre place près du feu en accusant le guitariste d’être à l’origine de ce golem fécal ; avant même qu’il ne  puisse nier quoi que ce soit, vous racontez comment vous l’avez vu se rendre aux toilettes tout à l’heure avant d’en ressortir l’air à la fois soulagé et coupable, comme cherchant du regard d’éventuels témoins de son immonde forfait.

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11 – La soirée avance, l’alcoolémie monte alors que le niveau des bouteilles – et celui des conversations – descend ; vous :

A – Vous assurez que personne ne fait de coma éthylique et prenez le parti d’être le capitaine de soirée.

B – Vous lancez dans un concours de boisson afin de montrer que vous êtes bien le plus fort des mâles présents.

C – "Et là, si tu souffles vers l’écran, hop ! Il peut te dire si tu es au dessus du niveau légal du pays où tu es géolocalisé !"

D – Vous proposez aux garçons déjà bien entamés de se lancer avec vous dans une course nocturne à la nage vers la bouée qui clignote, là-bas. Évidemment, une fois qu’ils se sont tous élancés à l’eau, vous faites demi-tour et retournez trouver les filles autour du feu. Demain, la police retrouvera les cadavres emplis d’eau salée et de vodka sucrée de six idiots ivres incapables de reconnaître une supposée bouée clignotante à 50 mètres d’un phare à 5 kilomètres.

Attention à ne pas noyer des gens du côté de Miami, sinon vous aurez affaire à lui

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12 – Il est grand temps de retourner à l’hôtel ; Anya a un peu bu, mais tient encore debout. Vous :

A – la raccompagnez jusqu’à la porte de sa chambre, où vous la laissez après vous être assuré qu’elle allait bien : on ne profite pas d’une jeune fille sous les effets de l’alcool.

B – la raccompagnez jusqu’à la porte de sa chambre, avant de lui demander si elle ne vous inviterait pas à prendre un dernier verre.

C – la raccompagnez jusqu’à la porte de sa chambre, avant de lui demander si vous ne pourriez pas rentrer voir son Ipad.

D – la raccompagnez jusqu’à la porte de sa chambre, avant de vous souvenir que vu ce qu’elle a produit dans les toilettes de la plage, son logis est peut-être occupée par une odeur de souillure tout aussi lourde et méphitique qui ne serait pas sans rappeler le gaz moutarde. Vous la chargez donc sur votre dos, direction votre chambrée, plus saine et aérée.

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13 - Alors que vous ne vous y attendiez pas, elle vous saisit le visage et vous embrasse avant de faire basculer la porte de la chambre devant laquelle vous êtes d’un coup de pied bien senti. Vous :

A – Êtes effectivement surpris, mais ne vous laissez pas gagner par l’ivresse des sens ; voilà un moment de grâce, de romantisme… mais pourtant, sûrement dû à l’alcool ; ses sentiments sont faussés par les litres de whisky Lidl -River cola qu’elle a absorbés à la plage. Vous déposez un simple baiser sur son front et la bordez en lui expliquant que demain, elle réalisera à quel point vous avez fait ce qu’il y avait de mieux pour elle.

B – La pelotez en marmonnant diverses grossièretés.

C – Cliquez sur "J’aime".

D – Lui expliquez qu’elle a intérêt à se calmer avec les portes ; vous profitez de cet élan d’autoritarisme pour prendre votre meilleur accent germanique, sortir vos menottes et votre cravache et lui enseigner la discipline toute la nuit. Les filles sobres sont souvent vachement moins compréhensives de la chose. En partie lorsque vous annoncez que vous filmez le tout "pour les archives du Reich".

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14 - Le lendemain matin, Anya :

A – Vous trouve à sa porte avec le petit déjeuner et de quoi l’aider à faire passer la gueule de bois.

B – Se réveille en humant l’odeur de cigarette que vous êtes en train d’achever. "Alors, heureuse ?", marmonnez vous d’un air confiant.

C – A un nouvel ami Facebook.

D – Se réveille nue dans un terrain vague de Sedan.

Se réveiller dans les Ardennes, c'est, disons, particulier.

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15 – Dans la journée, elle tente de vous appeler pour parler de la veille, vous :

A – Décrochez

B – Raccrochez

C – Votre téléphone fait niveau à bulle, sabre laser, ordinateur, PDA, mais pas téléphone

D – Vous pouvez me rappeler à quel moment ai-je dit que je lui laissais mon numéro ?

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Bien, nous arrivons à la fin du test ; collectez donc vos notes, additionnez vos lettres… et voyons les résultats :

Si vous avez une majorité de A : Vous êtes le meilleur ami gay

Romantique, idéaliste, attentionné, soucieux de sa personne… votre gentillesse n’a d’égal que votre naïveté ; vos cibles comprennent vite que vous êtes tout à fait inoffensif et que vous leur portez trop d’attention pour qu’elles aient besoin de faire le moindre geste à votre égard. Bien sûr, elles viennent 5 à 6 fois par an chez vous afin de pleurer sur votre épaule en vous expliquant qu’elles aimeraient bien savoir où trouver quelqu’un qui s’occupe vraiment d’elles et ne les considère pas que pour leur cul ; pourtant, avant même que vous réagissiez, elles sortiront avec Régis, un militaire à la mâchoire proéminente et au front bas qui se servira d’elles comme table basse lorsqu’il regardera le foot.

La phrase que vous entendez le plus souvent lorsque vous trouvez le courage d’avouer vos sentiments : "Tu sais, je ne voudrais pas perdre notre belle amitié".

Si vous avez une majorité de B : Vous êtes le dragueur beauf

Qu’il faille tourner les serviettes, faire la chenille ou imiter les canards danseurs, vous êtes l’homme de la situation. Pour vous, une femme est un trophée que l’on aime à brandir de temps en temps devant ses amis, et qui doit être l’accessoire de votre suprême virilité. Amateur de belles carosseries en tous domaines, vous êtes l’incarnation de la classe, de l’élégance et du bon goût, quelque part entre Men’s Health et Auto Plus. Vous êtes à la fois le mâle dominant et un homme dominé, puisque vous êtes totalement dépendant des femmes : sans elles, vous vous sentez penaud, et surtout, vos slips ne se lavent plus tout seuls. C’est à croire qu’ils sont de mèche.

La phrase que vous utilisez le plus souvent pour préparer vos plans drague : "Bon les gars, ce soir on va au Macumba : ya d’la meuf de 17 ans bien fraiche et ferme ; pis comme la musique est forte, ça s’entend pas qu’on dit des conneries. En plus ce soir, c’est soirée mousse, ça va trop donner !"

Si vous avez une majorité de C : Vous êtes le geek suprême

Vous êtes un homme du XXIe siècle, fils de la technologie et de l’internet. Les filles avec lesquelles vous êtes allé le plus loin ont des noms qui se finissent en .gif ou en .jpeg. Vous avez bien essayé de vous marier une fois sous World of Warcraft, mais il s’est avéré que cette guerrière Elfe était en fait un mécanicien velu du Minnesota. Depuis, vous continuez votre quête désespérée d’un amour partagé autour de passions communes, celle d’une romance qui fleurirait tant et si bien qu’au moins 200 personnes cliqueraient sur "j’aime". Un jour, vous rencontrerez une jeune fille qui partagera votre passion de l’informatique et des nouvelles technologies, et ce jour là, vous pourrez fonder un foyer, un endroit où vous aurez un chat du nom de "Link", une fille nommée Arwen et un garçon répondant au doux nom d’Harry.

La phrase que vous utilisez le plus souvent pour draguer : "C’est quoi ton profil Facebook ? T’as Gtalk ? Tu as déjà vu les OAV Evangélion ? Je t’ai pas déjà vue sur Youporn ?"

Je mens : en réalité, les geeks ont trop la côte

Si vous avez une majorité de D : Vous êtes le sombre connard

Nonobstant les conventions et la morale, vous êtes devenu un maître du pragmatisme en toute chose. Votre objectif n’est pas de vous poser, ce qui serait un signe de faiblesse, mais bien de profiter pleinement des faiblesses de la nature humain pour combler vos besoins et sentir votre ego boursoufflé se gonfler en se nourrissant du désir d’autrui pour votre personne. Vous avez compris depuis longtemps que le beau sexe n’attendait plus des mâles quelque attention, mais seulement de l’action et une bonne remise en place. Vous n’êtes pas machiste, non, seulement un homme du monde qui a su s’imprégner d’expériences sociales au point de comprendre la vraie nature des femmes : si vous voulez prendre une forteresse, nul besoin de la bombarder de fleurs jusqu’à ce qu’elle se rende ; un bélier fera bien l’affaire, pourvu qu’il ne fasse pas dans le détail. Votre plus gros problème reste le nombre improbable de plaintes déposées à votre endroit dans moult commissariats de France et de Navarre. Mais avec quelques amis au ministère, il n’est nul malentendu qui ne saurait se régler.

La phrase que vous utilisez le plus souvent lors de vos soirées romantiques : "Il va falloir que je pense à acheter une voiture avec un plus grand coffre."

Sur ce, la ville rose m’attend, permettez moi donc de prendre quelques jours de repos. Ho, et pour les petits malins qui ont répondu "D" à chaque fois : j’insiste, vous n’êtes que de sombres connards, pas d’odieux ; pour cela, il vous reste bien du chemin à faire.

Quant à ceux qui ont massivement répondu A : désolé les gars. Ou alors, vous êtes des filles pleines de mauvaise foi qui ont fait le test.

Inutile de nier.

On ne me la fait pas.

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