Ah, G.I Joe.

On ne dirait pas comme ça, mais G.I Joe, c’est tellement d’émouvants souvenirs : pas tant à cause des figurines qui, étant enfant, me permirent d’organiser mes premiers défilés militaires (si Monsieur Hasbro me lit, sachez que vos figurines ayant les doigts pliés pour y clipser des armes, cela a quelque peu brisé l’harmonie des bras tendus de ma fidèle armée mais passons) et de tenir mes premiers tribunaux populaires, non, G.I Joe, c’est tout autre chose.

Car il y a 4 ans sortait le premier volet de ce merveilleux film : l’occasion pour cet humble blog, alors dans ses premières semaines, d’initier une nouvelle rubrique intitulée "Spoiler dans la bonne humeur" puisque comme de bien entendu, le film était une sorte d’étron chaud barbouillé sur grand écran par un casting consternant. C’est donc avec une certaine impatience et un masochisme dont plus personne ne doute que j’attendais le second volet . Et comme tout est qui est mauvais vient par deux (ex : les seigneurs Sith ou les frères Bogdanov), c’est donc en ce beau printemps 2013 qu’est sortie la suite de cette belle perle vieille de 4 ans, cette fois-ci sobrement intitulée "G.I Joe : Conspiration".

Permettez-moi tout d’abord, afin que tout le monde saisisse bien toute la subtilité de l’intrigue, de vous résumer l’épisode précédent.

Duke, un militaire pas très fin intègre l’unité d’élite internationale G.I Joe, chargée de bourrer les méchants où qu’ils soient. Envoyé enquêter sur un trafic de nanomachines, il découvre que les responsables ne sont autres que son ex (devenue méchante à cause de nano-machines), son ex beau-frère "Cobra"(… bon, bref, devenu méchant par passion pour les nano-machines) et accessoirement un certain "Destro" qui, non, n’est pas son ex belle-mère histoire de rester dans le ton, mais un riche industriel spécialisé dans l’armement. Après s’être copieusement fait bourrer la gueule par Duke et ses amis, Cobra et Destro sont envoyés dans une prison secrète. Mais, c’est sans compter sur le fait que dans la bagarre, les méchants ont réussi à remplacer le président des Etats-Unis par Zartan, un de leurs agents qui a copié l’apparence présidentielle grâce aux nano-machines et à une bonne dose d’émail diamant.

Et pour ceux qui voudraient en savoir plus, l’antique spoiler est ici.

Vous avez tout saisi ? Fort bien ! Alors : spoilons, mes bons !

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L'affiche : lorsque l'explosion occupe toute la surface de celle-ci, je vous laisse deviner ce que ça veut dire

L’affiche : lorsque l’explosion occupe toute la surface de celle-ci, je vous laisse deviner ce que ça veut dire

Notre film s’ouvre donc sur l’un des endroits les plus à la mode du moment : la Corée du Nord, ce gigantesque goulag pour coiffeurs des années 80 (ou alors si ce n’est pas le cas, il faudra qu’on m’explique). A la frontière de celle-ci, un petit groupe de soldats progresse discrètement en profitant de l’obscurité : c’est Duke, le célèbre G.I Joe, et ses fameux amis : François le sniper, Ginette la commando, Maurice le soldat et The Rock le gros bourrin (étonnamment, il ne joue pas une couturière, je conviens que cela puisse vous choquer mais faites un effort tas de malandrins). Tous font bien attention de ne pas se faire repérer, car c’est connu, le Nord-Coréen a un côté taquin, et vont donc jusqu’au grillage délimitant la frontière pour faire un gros trou dedans afin de passer car ils sont là, dixit Duke, pour extrader un autochtone soucieux de passer au sud. Soit ! Mais alors comment procéder ?

Et bien c’est simple : sitôt dans la zone, nos loulous commencent par ne surtout pas se cacher, en restant à taper la discut’ dans un coin éclairé à 20 mètres d’un mirador, probablement parce qu’ils ont très envie qu’un garde local leur fasse coucou et leur apporte un kawa (le Nord-Coréen, en bon communiste, aime partager son kawa). Puis, après avoir papoté deux plombes sur des sujets divers et variés n’ayant pour la plupart rien à voir avec la mission et repéré le transfuge qui a réussi à trouver une cachette (lui) juste à côté d’eux, Duke lance l’ordre qui va bien : "François, fait diversion, vite !"

Pour les plus jeunes qui ne connaîtraient pas le sens du mot "diversion", dans le dictionnaire G.I Joe (un ouvrage facile à se procurer puisqu’il ne fait que 7 pages, dont deux à base de variantes de "fuck" et "balls"), la définition est la suivante :

Diversion /di.vɛʁ.sjɔ̃/ féminin. Action qui consiste à faire n’importe quoi pourvu que ça fasse du bruit. Exemple : "Vazy François, fait diversion en tirant dans tous les sens avec ton gros fusil : les Coréens ne nous avaient pas repérés, alors si tu pouvais les inciter à donner l’alerte, ce serait cool". Synonyme : Jérôme Cahuzac.

Et ce qui est dit est fait : c’est vrai quoi, extrader quelqu’un sans donner l’alarme, ça n’a pas la même saveur, nom d’une pipe ! Et puisque nous n’étions déjà pas assez dans une sorte d’épisode de Corky sous acide, Maurice le soldat décide pour déconner de quitter le groupe en ricanant pour aller baisser le drapeau Nord-Coréen local et faire flotter à la place le drapeau des G.I Joe : non parce que sinon, ce serait bête si les nord-coréens ne savaient pas à qui envoyer une ogive nucléaire en remerciement. J’espère qu’il a aussi mis son adresse, sait-on jamais que le colis s’égare. Attendez, je relis quand même mes notes… "G.I Joe est une organisation ultra-secrète… meugneugneu… situation de crise… meugneugneu… éviter que le monde ne bascule…" hmmm d’accord. Bon, qui c’est qui a encore oublié de lire de quoi traitait son film avant de tourner la première scène ?

En tout cas, ça commence bien.

Filons quelques temps plus tard, au pays du hamburger, alors que le président (qui est donc en fait le méchant Zartan, mais ça personne ne le sait) est occupé en salle de réunion avec tous ses conseillers et son état-major à discuter d’une situation un peu tendue : un groupe de terroristes a réussi à piquer une arme nucléaire au Pakistan, et compte visiblement s’en servir pour envoyer un message clair, voire lumineux au monde sur leurs intentions ("Arrêtez avec le Harlem Shake, nardinamouk !" ou quelque chose du genre). Une partie des présents déclare qu’il faut agir de suite, d’autres qu’il faut attendre d’en savoir plus : le président lui, explique qu’il n’est pas homme à rester assis : comment s’appelait cette unité si subtile, déjà, mais si vous savez celle qui a failli faire éclater une guerre avec la Corée du Nord il n’y a pas deux minutes tant ils étaient cons comme des bulots ? Ah oui : les G.I Joe. Envoyez-les, ce sont les meilleurs des meilleurs.

Les G.I Joe reçoivent donc le message, et alors que dans le film précédent ils étaient un organisme international, maintenant ils sont juste au service des Etats-Unis. Et d’ailleurs, sachez que les autres personnages du précédent film, à part une paire, ont tous disparu sans explication. C’est vrai : si maintenant il faut que les suites se suivent, où va le monde ? Enfin bref : les G.I Joe envoient donc sur zone toutes leurs troupes (oui, ils sont comme ça, faut pas trop les chercher) à part Ninja Noir, leur agent super secret qui est occupé ailleurs, soit une bonne dizaine de super avions de transport du futur avec de gros réacteurs qui font pschrouf qui peuvent voler ou se poser en stationnaire, ce qui est très pratique, car l’ennemi ayant été localisé dans une usine d’armement, des G.I Joe peuvent donc être largués sur le toit, sur les côtés, et un peu sur tous les angles du bâtiment en fait façon invasion de rongeurs, sauf qu’aucun défenseur n’avait pensé à disposer des tapettes avec de la testostérone en guise d’appât, la faiblesse ultime des G.I Joe. Dommage.

Mieux encore : malgré cette arrivée massive de gros transporteurs bruyants qui se posent directement sur la margoulette des terroristes locaux, aucun de ces derniers n’entend quoi que ce soit.

Les deux principaux officiers des G.I Joe : je commence à comprendre certains trucs

"Mohammed tu as pas entendu quelque chose ?
- Hein ?
- JE DEMANDAIS SI TU AVAIS ENTENDU QUELQUE CHOSE ? 
- Ah ! Non, rien : avec ce bruit de réacteur, impossible d’entendre quoi que ce soit !"

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Quelque part, ça se tient. Je soupçonne quand même un scénariste d’avoir habilement recasé la blague de la banane dans l’oreille, comme ça, discrétos, pour voir si ça passait. Et, oui, c’est passé. Dramatique, mais pas autant que la suite : poursuivons donc.

Sitôt le dernier terroriste éliminé, nos fameux héros sont plutôt contents : ils viennent en effet de prendre le contrôle de l’installation sans une seule perte, et mieux encore, l’ogive qu’ils recherchaient est bien là et n’attend plus qu’eux ! Après l’avoir soigneusement rangée dans du papier bulle et chargée dans un camion qui n’était pas là 15 secondes avant puisque notre petite armée est arrivée par voie aérienne et a curieusement décidé de ne pas repartir par le même moyen, nos loulous se mettent donc en route au travers du désert, avant de décider de s’arrêter pour la nuit pour faire la fête et picoler, parce que bon, on est jamais qu’en zone hostile avec une ogive nucléaire, qu’est-ce qui pourrait bien nous arriver ? Le Banga coule donc à flot, on sniffe des lignes de Tang et bientôt, tout le monde commence à être un peu dissipé, la rumeur courant même que quelqu’un aurait trouvé du Champomy pour épicer la soirée.

Hélas ! Alors que la fête bat son plein au coeur de la nuit, un curieux son de rotor se fait entendre : il s’agit là du chant d’amour de la flopée d’hélicoptères qui vient distribuer des roquettes sur les commandos d’élite sans défense ! Parce que non, nos guerriers n’ont rien prévu contre les hélicos : on ne leur avait pas dit que ça existait. Du coup, les explosions se multiplient autour de nos vaillants soldats, et bientôt, nombre d’entre eux meurent dans le bombardement, parmi lesquels François le sniper qui reçoit un 10 kilos d’explosifs dans sa moustache naissante, le faisant instantanément passer du statut de militaire couillu à celui d’engrais gentil. Et là, accrochez-vous : Duke, notre fier héros, apercevant une roquette filer sur ses amis décide de voir s’il ne pourrait pas l’arrêter avec ses abdominaux : hélas, ses efforts chez Amazonia ont visiblement été vains, puisque Duke en meurt (petite compensation : la roquette aussi y reste). The Rock, qui a vu son copain avoir une crampe d’estomac explosive sous ses yeux, est choqué mais ne reste pas inactif pour autant : attrapant Maurice et Ginette, il court vers un puits voisin où ce petit monde se jette pour s’abriter. Grand bien leur en prend car le ballet des hélicoptères poursuivant son oeuvre de destruction a tôt fait d’en finir avec le campement des G.I Joe, et nos 3 larrons sont donc les seuls survivants. Bientôt, ils entendent des troupes être déposées à proximité, et un certain nombre de soldats inspectent l’endroit sans pour autant les trouver (ils tirent même quelques balles dans le puits histoire de voir, mais ne touchent personne : si l’un d’entre eux avait eu une grenade, j’aurais pu rentrer chez moi plus tôt, flûte : foutues restrictions budgétaires sur la Défense !).

Mais, retournons plutôt aux Etats-Unis où nous découvrons que le faux président a caché dans sa cave le vrai président, et qu’il le maintient là sous la surveillance d’agents de Cobra qu’il a recruté pour remplacer le service de sécurité présidentiel, et qui ont tous un petit sigle "Cobra" sur le veston. Oui, le même sigle qu’utilisé dans le précédent film par Cobra en personne, comme ça, c’est un peu comme s’il leur mettait une croix gammée sur le col pour bien que tous les gens qui les croisent les trouvent vaguement suspects, ainsi que lui pour les avoir ainsi soudainement tous recrutés alors que c’est quand même le sigle d’une organisation terroriste. Heureusement, personne ne pensera à le faire remarquer du film tant chaque élément semble avoir été choisi avec soin par un scatophile particulièrement pervers. Bref, toujours est-il que faux président et vrai président ont une petite discussion que je vous retranscris ici à peu près :

"Ahahaha… alors vrai-président, tu es dég’ que je sois président pendant que toi tu moisis dans ce vieux bunker de la guerre froide situé sous une résidence de campagne du président !
- Vaguement. Que voulez-vous espèce de sombre rascal ?
- Pas grand chose… je veux juste savoir dans quelle prison secrète est enfermé Cobra… pour le faire libérer ! HAHAHAHAHA !
- Mais quel intérêt avez-vous à le faire ? Non parce que techniquement vous êtes déjà président des Etats-Unis, il a quoi à vous offrir de plus ? Si vous le laissez dans son trou, c’est tout bénéf’ pour vous non ?
- Bé heu… je… heu… que… bon ! On s’en moque, aucune importance ! Dis-moi où est cette prison !
- Vous avez pensé à le demander à vos services plutôt qu’à venir ici en prenant le risque de vous griller ? Non parce qu’en fait, eux ils le savent forcément, hein ! Vous pensez vraiment que seul le président est au courant d’une prison secrète ? Non parce que sinon, c’est compliqué d’y affecter du personnel : "Hé mec, tu commences ton boulot demain à 8h, mais je peux pas te dire où !". Vous êtes con ou bien ?
- Nom d’un petit bonhomme, quelle insolence ! Je suis très loin d’être con : sache que je suis tellement intelligent que je viens de DETRUIRE LES G.I JOE, HOHOHOHOHO ! Grâce à un plan qui va vous épater, vieux barbon : j’ai demandé à mon état-major et tous mes conseiller de les envoyer en mission pour récupérer une ogive volée, et une fois cela fait, j’ai dit qu’ils l’avaient piquée et j’ai donc envoyé l’armée les bombarder, HAHAHAHA ! J’ai gagné!
- Vous saviez que sinon vous pouviez juste signer un papier pour couper leur budget ?
- Ah merde. On a le droit ?
- Personne n’est plus maléfique que l’administration, gros naze. Maintenant, explique-moi comment tu vas t’en tirer puisque tous tes conseillers et généraux sont au courant de ta trahison ?"

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Mais le faux-président n’a pas à répondre à cette question : le script s’en est chargé pour lui en éclipsant complètement le sujet. Il n’a donc plus qu’à aller faire une annonce à la télévision dans l’heure qui suit.

"Bonsoir chers concitoyens. Je tenais à vous annoncer que l’unité d’élite dont vous n’avez jamais entendu parler puisqu’elle était secrète et dont je n’ai aucun intérêt à parler non plus, les G.I Joe, ont trahi le pays. J’ai donc organisé une grosse soirée barbecue durant laquelle aucun membre n’a survécu, voilà pour ça. Le seul survivant, un certain Ninja Noir, a été arrêté et pour ses crimes, sera donc envoyé dans la prison super secrète où nous gardons déjà le célèbre terroriste Cobra enfermé. Je profite de cette allocution pour vous informer que j’ai d’ailleurs formé une nouvelle unité super secrète pour remplacer les G.I Joe, que j’ai intelligemment nommée "Cobra", et qui utilisera le sigle de l’organisation super dangereuse qui va bien et que je suis supposé combattre. Voilà, y-a-t-il des questions dans la salle. Oui Brenda ?
- Monsieur le Président, je n’arrive pas à déterminer si je viens d’entendre votre bouche ou votre anus, pourriez-vous préciser ?"

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Laissons donc le président aux journalistes, et allons plutôt en Allemagne, où il se passe des choses intéressantes. En effet, quelque part en ex-RDA, nous découvrons que Ninja Noir a été fait prisonnier et est emmené par des militaires vers un complexe souterrain qui n’est autre que la fameuse prison secrète évoquée plus tôt, le Fleury-Mérogis du futur. Le directeur local a tôt fait d’accueillir son nouvel invité pour lui expliquer comment cela fonctionne ici : c’est facile, il n’y a que deux autres prisonniers, Cobra le vilain et Destro le méchant, le bras droit du premier, chacun enfermé dans une sorte de gros tube rempli d’un liquide qui paralyse tous leurs membres mais les maintient conscients, les rendant prisonniers de leur propre corps. Parce que oui : dans le camp des gentils démocrates, on est comme ça, on aime bien la déconne. Bref : Ninja Noir a déjà un tube qui l’attend (d’ailleurs, il n’y en a que trois en tout et pour tout : heureusement qu’il n’y a pas eu plus d’un G.I Joe fait prisonnier, sinon il allait falloir se serrer dans les tubes ce qui aurait monté l’ambiance d’un cran), et l’équipe présente commence donc à lui retirer son armure pour le…

Grâce aux nano-machines, Zartan peut aussi se déguiser en Terminator pour faire de bonnes blagues à ses amis.

Ah, oui parce que je ne vous ai pas dit : les mecs ont tout laissé à leur prisonnier, y compris son armure et de quoi planquer ses armes.

Oui, il y a un vrai entraînement derrière pour faire un aussi mauvais film, vous savez ? Enfin bref : lorsqu’ils retirent son casque à Ninja Noir, le directeur recule, étonné : il ne s’agit pas du tout de Ninja Noir, mais de Ninja Blanc, son pire ennemi et allié de Cobra ! Le directeur a donc la réaction qui va bien :

"Mon dieu, ce n’est pas le bon prisonnier ! En plus ce personnage est mort dans le film précédent, qu’est-ce que c’est que ces mecs que l’on ressort du placard sans explication ? Heureusement que le type qui fait ce spoiler avait déjà annoncé cette incohérence 4 ans à l’avance tellement c’était gros qu’ils allaient la faire !
- Ouais, mais alors, qu’est-ce qu’on fait chef ? 
- Bah heu… je suppose qu’on le met quand même dans le tube qui n’était pas pour lui sans prévenir personne de cette découverte qui signifie qu’on a toujours un Ninja Noir en liberté, ce qui intéresserait probablement l’ensemble du monde libre ?
- Okay chef, on va faire ça."

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Et ce qui est dit est fait. Sauf qu’évidemment, personne ne se doute qu’il s’agit là d’un piège (à part bien évidemment l’amiral Ackbar qui s’égosillait dans la salle au même moment en martelant son siège), puisque ce n’est pas du tout suspect, après tout. Mais sitôt plongé dans son tube de liquide paralysant, notre Ninja Blanc se met à pouffer car il en a prévu une bien bonne : il ralentit son coeur pour faire croire qu’il fait un arrêt cardiaque, une technique secrète qu’il a apprise à Koh-Lanta (Si tu as souri, tu es un très vilain personnage, je te félicite pas canaillou). Un peu étonnés, les techniciens le sortent de sa prison pour le réanimer, mais c’est là leur erreur : non seulement leur prisonnier leur refait tous leur museau à coups de tatane, mais comme le film est vraiment mauvais, il fait apparaître des shurikens qu’il n’avait pas 5 secondes auparavant, et s’en sert pour tuer les gardes qui traînaient par là. Puis, il récupère ses sabres, que le directeur de la prison avait intelligemment rangés près d’un escalier, et commence à découper tout et tout le monde pour exprimer son désarroi. Enfin, il détruit la prison de verre retenant Cobra, son maître, qui à défaut de faire apparaître un shuriken, fait apparaître un masque mystérieux tout lisse pour s’en couvrir le visage, comme ça, pif pouf. Mais oui. Cela fait, ils sont alors rejoints par un autre homme que nous découvrons : Firefly. Celui-ci est rentré dans la prison par la grande porte en envoyant de petits drones lucioles explosifs tuer les gardes restants pour ouvrir la voie afin que son maître sorte en paix. Mais, et Destro dans tout ça allez vous me dire ? Et bien le bougre attend toujours dans sa prison de verre que son maître vienne le sauver. Sauf que Cobra annonce que hahaha, non, il va plutôt le tuer parce que… heu… c’est-à-dire…

Non, rien. Comme ça, hop.

C’est vrai quoi : vous avez pour bras droit un ex-industriel de l’armement avec un réseau particulièrement important et des fonds planqués aux quatre coins du monde, pourquoi le tuer ? Non parce que je veux bien comprendre que l’acteur n’a pas resigné pour une telle daube, mais bon, en fait, en retirant cette scène, vous pouviez justement économiser et retirer une incohérence, par exemple avec Destro mourant tué par la rafale d’un garde traversant son tube de verre durant l’évasion. Ça coûtait moins cher et ça se tenait plus : mais il est vrai qu’il ne faudrait pas oublier de bien souligner combien, plus que la volonté de faire facile, il y a de la vraie incompétence derrière. C’est-à-dire que l’on a payé pour se vautrer un peu plus. C’est tout simplement beau.

Toujours est-il qu’alors que Cobra, Ninja Blanc et Firefly sortent tranquillement du complexe, victorieux, le directeur de la prison, blessé, parvient à tirer sur une conduite de gaz au moment où ils passent devant, provoquant une explosion qui aurait bien tué tout ce petit monde si Ninja Blanc n’était pas intervenu pour pousser ses amis à l’abri . Cependant, il en paie le prix, puisque son dos est léché par les flammes et ressemble alors à un mauvais steak : Cobra, après avoir achevé d’une balle le directeur rebelle, termine donc sa spectaculaire évasion en expliquant qu’il va soigner son fidèle agent comme il se doit pour qu’il ressemble à nouveau à un fier ninja et non plus à un menu Flunch. Nous reviendrons sur le sujet, mais puisque je sens bien que vous manquez d’incohérences depuis au moins trois lignes, sachez que Ninja Noir, le vrai, planqué à la sortie du complexe observe le trio sortir. Comment a-t-il su qu’il s’agissait là d’un piège visant à faire évader Cobra ? Pourquoi n’a-t-il pas prévenu, d’une manière ou d’une autre, l’équipe locale ? Et surtout, pourquoi, alors qu’il est armé, bien planqué et face aux pires ennemis qu’il ait jamais connu incapables de se défendre tant à cause de la surprise que parce que Cobra et Firefly sont occupés à soutenir Ninja Blanc blessé, n’intervient-il pas pour sauver le monde ?

Je vous laisse deviner. Attention, concentrez-vous ! Mais oui, c’est ça : rien. Juste comme ça, hop. Un peu plus et je pense qu’il leur faisait aussi la vidange et la pression des pneus pendant qu’ils s’évadaient pour être sûr qu’ils ne tombent pas en rade sur la route de la liberté. Il est comme ça Ninja Noir : trépané serviable.

Mais, assez discuté : retournons du côté du campement dévasté des G.I Joe, au petit matin alors que The Rock, Ginette et Maurice sortent de leur puits pour découvrir les cadavres de leurs amis abandonnés au soleil. Quelque peu grognons, nos larrons font le tour des corps pour récupérer les plaques d’identité, ce qu’il reste de Tang de la veille et faire la moue devant leurs amis tombés au combat, puis décident de se mettre en route pour s’éloigner du coin le plus vite possible, tant il y a un risque que l’ennemi revienne. Chemin faisant, une discussion s’engage, principalement entre The Rock et Ginette.

"The Rock, c’est toi le chef maintenant vu ton grade… que penses-tu de tout cela ?
- Qu’en tant qu’héroïne dans un film écrit avec les pieds, tu dois avoir toutes les bonnes intuitions sans aucune explication. Alors au boulot pendant que je fais ma tête de mec qui réfléchit. Hmmmrr… grrhmmmm… pas facile. 
- Bon, moi je pense qu’alors qu’on a rien vu puisque les hélicoptères volaient de nuit et qu’on a passé une bonne partie de la bataille planqués au fond d’un puits, on a été attaqués par l’armée américaine.
- Grugurummmm.. muuurgnn…. D’accord, nous n’avons pas la moindre raison de penser cela, tu es sur la bonne piste, continue ?
- Je pense toujours sans raison qu’un général seul n’aurait jamais pu donner un ordre comme celui-ci… je pense…. je pense que seul le président des Etats-Unis aurait pu demander à tous nous tuer !
- Alors qu’il nous a envoyés en mission, ce qui l’innocente immédiatement, sauf si évidemment un personnage se met à tout deviner parce qu’il a lu le script ? Bon bin super : en route alors !"

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Et comme une grosse ficelle n’arrive jamais seule, au moment même où ils terminent cette conversation, nos héros tombent nez-à-nez avec un petit aéroport au milieu de nulle part où ils pourront jouer les clandestins le temps de rentrer au pays. C’est tout de même bien fait. Ou magique. Mais c’est là en tout cas. Passons.

Ginette, malgré une nuit passée dans un puits et un bombardement sur le coin du nez a toujours une peau impeccable. Mais, quel est ton secret, Ginette ?

Pendant ce temps, ailleurs, les choses avancent : Cobra a trouvé le temps de se changer pour se trouver un imperméable de cuir qui rappellera évidemment à tout un chacun les plus grandes heures d’Hugo Boss (c’est fou comme les méchants ne s’habillent jamais en tutu), et visite en compagnie de Firefly un complexe ultra-secret, avant d’être bientôt rejoint par le faux-président des Etats-Unis, qui aime bien venir visiter des complexes terroristes clandestins pour ne pas du tout attirer l’attention sur ceux-ci. L’endroit est rempli de soldats portant le sigle de Cobra, et d’énormes satellites attendent sur des plates-formes. Nos méchants peuvent donc eux aussi se mettre à avoir des conversations complètement crédibles :

"Commandeur Cobra, les satellites Zeus seront bientôt prêts à être lancés.
- Parfait, mon plan se déroule à merveille.
- Votre plan ?
- Mais si vous savez, le plan. Le plan. Raaah, le plan ! Je vous fais des clins d’oeil depuis dix minutes bougres de cons !
- Aaaah. Ah nan mais aussi avec votre masque là, on voit pas alors bon, c’est pas facile. Nan mais je me demandais : comment on a pu s’occuper des préparatifs de votre nouveau plan puisque vous êtes seulement sorti de votre isolement depuis moins d’une journée et que le plan que vous aviez avant d’y entrer n’avait rien à voir avec celui-ci ?
- …
- …
- Haaaan ouais. Les clins d’oeil, d’accord."

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Soit. On aurait mieux fait de ne pas revenir voir ce que faisait Cobra : allons plutôt au Japon regarder s’il se passe quelque chose de plus intelligent (oui, je sais, vous non plus n’avez aucun espoir mais faites semblant les enfants). Car au sein d’un dojo, un célèbre maître ninja africain aveugle que nous appellerons donc Amadou reçoit en audience Ninja Noir. Bon, c’est un peu con puisqu’un muet qui tente d’expliquer quelque chose à un aveugle en langage des signes, ça doit prendre un moment (là encore, ils ont payé des accessoires pour grimer pépé en aveugle, alors que ça n’apporte rien à l’affaire à part un nouvel échec, j’en pleurerais de bonheur), mais là encore, la scène débute alors que le vieux maître explique que oui, il a bien compris ce que Ninja Noir lui a expliqué, à savoir que Ninja Blanc était encore vivant et qu’il avait aidé Cobra à s’évader. Amadou confie donc une mission à notre sombre héros : aller capturer le galopin et le ramener au Japon pour qu’il soit jugé pour le meurtre de son maître il y a des années. Ce sera peut-être aussi l’occasion d’en apprendre plus sur les plans de Cobra. Pour l’occasion, Amadou confie à Ninja Noir une de ses disciples pour l’aider : Jinx, personnage lui aussi parfaitement oubliable.

Ni une, ni deux, nos héros partent donc pour ce qui doit être le Tibet, puisque Cobra a envoyé Ninja Blanc se faire soigner dans un monastère là-bas auprès d’une petite vieille qui lui applique divers onguents sur le dos.

Attendez, quoi ? Cobra, le maître des nano-machines, expliquant qu’elles guérissent tout, a envoyé son meilleur agent et sauveur se faire soigner chez une mamie qui va tenter de soigner ses brûlures au troisième degré avec de la compote de pomme et des feuilles de thé ? Je… mais ? Bordel, vous aviez un album Panini des merdes à faire que vous les enchaînez ? C’est quand même, enfin… je crois qu’il vaut mieux nous concentrer très fort sur la suite, d’accord ?

Car au Tibet, donc, alors que Ninja Blanc vient à peine de cicatriser de ses blessures grâce aux soins attentionnés de la mémé locale, que voit-il passer devant sa fenêtre ? Deux ninjas rouges, les habitants du temple local, qui tombent en hurlant. Ni une, ni deux, il comprend qu’il ne s’agit pas là d’une sorte de Jackass à base de cosplay mais bien d’une attaque : il sort aussitôt pour découvrir les assaillants : Ninja Noir et Jinx ! Notre loulou les affronte, et ne succombe que lorsque Jinx lui colle un anesthésiant sous les narines, car si notre ninja préféré sait ralentir son coeur pour simuler un arrêt, il ne sait pas retenir sa respiration : c’est ballot quand même. Nos héros l’enferment donc dans un gros sac de couchage Quechua qu’ils collent à un filin qui attendait là, tendu, en plein milieu de la cour du monastère local, et sitôt cela fait, environ 2789 ninjas rouges leur tombent dessus et les encerclent.

Ah, oui : on parle bien des 2789 ninjas rouges que l’on avait pas vu jusqu’ici alors qu’ils étaient supposés être juste à côté pendant que leur héros blanc se faisait tataner ? Probablement qu’ils faisaient caca.

Enfin bref : nos héros, eux, ignorant cette foule hostile s’accrochent au filin suspendu, envoient le sac Quéchua devant eux, et filent donc le long du câble loin des méchants, qui tentent bien de les poursuivre durant 10 bonnes minutes, mais n’arrivent à rien faire d’autre qu’à se vautrer comme des bouses ou se prendre des coups de tatane, voir des obstacles dans le museau sur la route (obstacle que le sac Quéchua a réussi à esquiver puisqu’il est supposé être devant eux sur le filin, c’est quand même triste d’être un ninja et d’avoir moins de sens de l’esquive qu’un duvet). Après avoir dévalé environ 7 kilomètres de câbles en tous sens, ce qui laisse supposer que nos héros ont tranquillement installé ça en paix durant quatre jours avant leur attaque, ce qui a dû être particulièrement intéressant surtout concernant la partie qui débouchait en plein milieu de la cour du temple ninja ("Nan mais vous inquiétez pas, c’est pour EDF"), Ninja Noir et Jinx triomphent : ils ont leur prisonnier et peuvent donc rentrer au Japon pour que Ninja Blanc passe au tribunal d’Amadou.

C’est donc un peu plus tard que Ninja Blanc se trouve devant l’honorable aveugle. Sauf qu’il se passe quelque chose de peu banal : au lieu d’être puni, Ninja Blanc arrive à prouver d’une manière tout à fait absurde que je vous passe qu’il n’a jamais tué son vieux maître. Qu’au contraire : c’est parce qu’il a été accusé du meurtre qu’il est devenu si plein de haine et qu’il a fui. Mais alors, qui a bien pu tuer le vieux maître ? Là encore, pas de problèmes ou d’enquête, nos larrons se disent "Le seul qui avait intérêt à le tuer, c’était celui qui voulait faire de toi son instrument, Ninja Blanc. Le maître qui t’a recueilli… qui n’était pas du tout un asiatique : c’était Zartan, agent au service de Cobra ! Il t’a manipulé pour faire de ta haine, son arme !".

Vous pensiez que j’exagérais ? Mesdames et Messieurs : Amadou, le maître aveugle qui adore discuter avec son disciple muet

Ah oui. Et sinon, le fait que visiblement tout ça s’est passé 15 ans auparavant alors que Cobra n’est apparu que récemment ? Non ? Et accessoirement : Zartan machin, il est fort en déguisement, mais il y a un moment où ça a dû se voir quand même : il n’est pas maître d’arts martiaux, comment a-t-il pu enseigner quoi que ce soit à Ninja Blanc ?

Diego ? Appelle-moi la compta, je commence à avoir du mal à garder le compte des erreurs dans cette daube. Merci.

Enfin en tout cas, les ninjas de toutes les couleurs, sortes de Télétubbies asiatiques, décident donc de s’unir pour arrêter Cobra. Surtout que Ninja Blanc, bien introduit, peut connaître ses plans… c’est donc fortement intéressant.

Mais soyons sérieux : puisque ce film s’appelle G.I Joe, revenons tout de même aux trois G.I Joe isolés que sont The Rock, Maurice et Ginette et que nous avions laissés plus tôt alors qu’ils avaient trouvé un aéroport pour rentrer au pays. Ayant deviné par la puissance du néant scénaristique qu’ils étaient recherchés par toutes les polices des Etats-Unis, ils se font discrets et décident donc d’aller à un endroit où personne ne pensera à aller les chercher : le gymnase où The Rock a passé sa jeunesse et où les G.I Joe l’ont recruté, coin où en plus il a tous ses potes qui traînent .. bref, le premier endroit où on pensera qu’il viendra. Surtout que les services secrets ont une bonne raison de le chercher : ils ont découvert que ces trois G.I Joe avaient survécu. Mais rassurez-vous : ils ne feront rien pour les retrouver, aussi nos héros peuvent tranquillement s’installer dans le gymnase délabré et récupérer un peu d’équipement pour tenter de prouver leur théorie tout à fait crédible que le président est louche depuis quelques temps :

Pas de problème, Ginette, toujours prête à avancer à partir d’arguments foireux, étudie plein de vidéos des derniers discours du président et parvient à établir que celui-ci est un imposteur ! Comment ?

"Regardez ! J’ai pris des vidéos de lui, et depuis le 10 juin, il n’utilise plus l’expression "une sorte de" mais dit "un genre de". Par ailleurs, ses mains n’ont pas exactement la même position quand il parle ! Cela ne peut vouloir dire que deux choses…
- J’écoute.
- Soit le président a des conseillers en communication…
- Impensable.
- Soit il a été remplacé par un imposteur modifié à l’aide de nano-machines qui a pris son apparence et parvient à duper jusqu’à sa femme et ses enfants !
- HO MON DIEU ! IL FAUT FAIRE QUELQUE CHOSE !"

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Convaincus par ces preuves en carton, nos héros décident d’aller contacter le seul homme qui pourrait les aider : le général Willous, qui visiblement doit avoir faim, puisqu’en ce moment il est dans un film sur deux, et rarement des bons. En effet, le général Willous est le fondateur des G.I Joe : maintenant qu’il est à la retraite, il a peut-être moyen de les aider… mais lorsqu’ils se rendent chez lui, nos larrons découvrent que Willous ne peut pas faire grand chose : on ne l’écoute plus à Washington, il n’a plus le droit de commander la moindre unité, sa prostate commence à montrer de sérieux signes de faiblesse et cette histoire de président imposteur n’est pas la plus crédible qu’il ait entendue. Par ailleurs, sa maison est surveillée par tout ce qui est possible pour s’assurer qu’il reste calme.

J’en profite pour glisser que cette information a encore été glissée par pur goût de rajouter des étrons dans la soupe au caca : nos héros ne tiquent pas, et personne ne les repérera. Cette phrase est juste prononcée pour souligner que nos G.I Joe sont au meilleur endroit pour se faire attraper, mais que ça n’arrive quand même curieusement pas. C’est fou.

The Rock, Ginette et Maurice décident donc qu’ils ont vraiment trop besoin du général Willous pour agir : il leur faut donc une preuve que le président des Etats-Unis n’est pas le président des Etats-Unis pour le convaincre de passer à l’action. Willous, beau joueur, leur file quand même un tuyau s’ils veulent explorer cette piste : il connait un cercle de poker fréquenté par l’un des plus fidèles conseillers du chef de l’état. Ni une, ni deux, l’équipe G.I Joe va donc sur place, et au sortir de la salle de jeu, kidnappent le pauvre membre du cabinet présidentiel avant de lui expliquer comment ça va se passer.

"Salut mec, nous sommes les G.I Joe. Nous venons de t’administrer un puissant sérum qui fait que dans 5 minutes, tu t’endormiras et à ton réveil ne te souviendra de rien. Alors tu n’auras pas de problème de conscience, et nous on aura pas à t’éliminer. Maintenant, on va te dire pourquoi on t’a kidnappé : on a besoin que tu ajoutes un nom à la liste de la prochaine soirée où sera le président. Envoie un mail tout de suite à qui de droit pour arranger ça.
- Oui, ou alors je résiste 5 minutes, et ensuite vous êtes bien feintés.
- Huuuu…. on avait pas pensé à ça. Je me sens comme un sorte de gros Baboulinet, rheuuuu…"

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Malgré ce nouveau ratage, le petit homme coopère bien vite, et dès le lendemain grâce à l’invitation ainsi ajoutée à leur inventaire, nos G.I Joe envoient en infiltration Ginette en robe de soirée pour qu’elle approche le président à une réception où il se rend. La chose est aisée, tant la jeune femme sait utiliser le stratagème universel "über décolleté" qui permet d’approcher tous les hommes de goût (enfin, je crois), et est bientôt invitée à danser par le président lui-même. Récupérant un cheveu sur sa veste à cette occasion, elle l’étudie grâce à son tube de rouge à lèvre – analyseur d’ADN (ne me demandez pas où elle l’a trouvé vu que nos héros n’ont plus aucun soutien) et découvre que le président n’est autre que… Zartan, le maître du déguisement de Cobra ! Ses doutes confirmés, elle fuit bien vite, car la sécurité a repéré qu’elle n’était pas une invitée comme les autres, mais une G.I Joe. A noter d’ailleurs qu’un agent de sécurité qui, la trouvant suspecte, la suivait grâce à un micro-directionnel, n’a par contre rien trouvé de suspect quand elle a donné deux identités différentes à deux personnes différentes en moins d’une minute. Encore une fois : rajout, daube, tout ça. C’est… épuisant, quelque part. Mais impressionnant d’un autre côté. Quel talent.

Heureusement que ce n’est pas le tromblon du régiment qui a survécu, sinon il aurait fallu envoyer The Rock dans la même robe.

A la sortie, The Rock averti par Ginette que le président est un agent de Cobra est prêt à l’abattre depuis une ruelle, mais il est hélas empêché dans sa tentative par Firefly qui, sortant de nulle part, vient lui distribuer des mandales. Ce n’est que lorsque Maurice, qui glandait dans un 4×4 un peu plus loin, repère ce petit cirque qu’il oblige le méchant  à se replier en lui passant dessus avec son véhicule (mais rassurez-vous : il repart quand même en boitant juste un peu, hop). Comme quoi, c’est très surfait les 4×4.

Après cette tentative d’attentat sur le président des Etats-Unis qui ne semble pas émouvoir sa propre sécurité plus que ça, ni inciter à rechercher un peu plus activement les G.I Joe, notre troupe retourne à son gymnase pour tomber nez à nez avec… Ninja Noir, Ninja Blanc et Jinx ! Un peu troublé par cette irruption soudaine d’hommes en collants, nos héros sont un peu tendus jusqu’à ce que Jinx détaille la situation. Cette dernière explique que Ninja Blanc n’est plus méchant, qu’il va les aider à arrêter Cobra, qui l’a manipulé avec Zartan depuis le début (à une période où ni l’un ni l’autre ne se connaissaient, rappelons-le pour la beauté de la chose). Et détaille donc ce qu’il sait du plan de Cobra : ce dernier va utiliser le prochain congrès sur l’armement nucléaire organisé par le président des Etats-Unis pour faire un coup d’état à l’échelle mondiale en déployant une nouvelle arme de destruction massive bien plus terrifiante que toutes les autres : le satellite Zeus… il faut donc agir vite ! Un plan est donc rapidement organisé : d’abord, la troupe se rend chez le général Willous pour lui annoncer qu’elle a récupéré un cheveu dont l’ADN prouve que le président n’est pas le président, comme ils le supposaient : Willous est très impressionné, principalement  parce qu’un cheveu, ça faisait longtemps qu’il n’en avait plus vu un, aussi propose-t-il aux G.I Joe de les aider : il rappelle quelques vieux Joe sur le retour et propose de monter un commando pour intervenir durant le sommet sur le désarmement nucléaire. Et arme tout ce petit monde, car en réalité, sa demeure est une incroyable cache d’armes, avec même un véhicule blindé dans le garage !

Ça c’est subtil les petits amis.

Toujours est-il que le sommet sur le désarmement nucléaire va se dérouler sur un fortin sur une toute petite île seulement reliée à la terre par un ponton, et que l’endroit sera bien gardé. Il est donc convenu de procéder ainsi :

  • Ninja Blanc restera avec Cobra, qui a prévu de débarquer sur l’île pendant le sommet, histoire d’être au plus près pour intervenir au moment opportun. Il filera un déguisement à Jinx pour qu’elle se joigne à l’escorte de Cobra.
  • Maurice et Ninja Noir formeront un commando qui devra infiltrer l’endroit pour soutenir Ninja Blanc et Jinx dès que cela commencera à s’agiter
  • Willous et Ginette iront libérer le véritable président des Etats-Unis, Ninja Blanc ayant révélé dans quel coin il était planqué.
  • The Rock prendra le véhicule blindé et… heu… ira se battre avec trois chars américains qui n’avaient rien à voir avec la choucroute, en fait. Voilà voilà. Que voulez-vous que je vous dise ?

Vous avez bien suivi ? Parfait, alors allons directement voir ce qu’il se passe le lendemain dans le fameux fortin où se déroule le sommet. Dans une salle de conférence, le président des Etats-Unis reçoit les différents chefs des puissances nucléaires, et commence d’entrée de jeu en force, en expliquant que la guerre nucléaire, c’est très vilain, et qu’à ce titre, il ne tolérera pas qu’un pays sorte de cette pièce sans s’être totalement désarmé, nom d’un Francis Cabrel. Les autres chefs d’état se regardent puis, d’un commun accord, lui font un gros doigt (ils sont joueurs).

"Fort bien !" déclare donc le président en sortant la mallette nucléaire américaine. "Dans ce cas moi je vais vider mes réserves nucléaires sur vos gueules, allez hop !". Avant que qui que ce soit ne fasse une remarque scabreuse sur cette expression qui est un peu le facial de l’atome, il a tôt fait de joindre le geste à la parole et de montrer sur écran que tout son bazar est en train de partir vers ses cibles. Un peu choqués, ses interlocuteurs le traitent de fou et répliquent aussitôt en utilisant leurs propres mallettes pour tirer des missiles vers l’attaquant parce que hé, dis, tu vas te calmer ? Tu veux vraiment qu’on te ratiboise la gueule gros malin ?. Histoire de rajouter une bouse sur le scénario, on peut voir sur l’écran que tous les pays tirent leurs missiles dans toutes les directions, et pas seulement sur les USA : c’est vrai quoi, quitte à faire la guerre autant la faire contre tout le monde, c’est plus rigolo.

C’est alors que le président américain ricane et se saisissant de sa mallette, appuie sur le bouton d’autodestruction de tous ses missiles. Souriant, il ajoute "Et voilà ! Moi je suis totalement désarmé et je ne représente plus une menace, à vous les kikinous !". Les autres leaders se regardent, un peu étonnés, puis appuient tous sur le bouton d’auto-destruction pour ne pas que ça dégénère. C’est alors que les portes de la salle de conférence s’ouvrent et qu’entre Cobra, accompagné de Firefly, Ninja Blanc et d’une paire de soldats à lui (dont Jinx, habilement déguisée en ninja rouge). Tout le monde sursaute autour de la table, mais le vil terroriste les invite à rester assis.

"Restez calmes : je tenais simplement à vous informer que je me proclame maître du monde. 
- Mais encore ?
- Et bien vous venez tous de vous désarmer : vous n’avez donc plus d’armes nucléaire pour vous défendre, HAHAHAHA !
-  Oui, parce qu’évidemment on est suffisamment cons pour avoir tiré tout notre arsenal, ce qui est impossible même si on le voulait. On a encore des cartouches. Donc ton plan il pue, en fait.
- Heu… je peux ressortir de la salle et refaire mon entrée quand vous aurez tout tiré ? On dirait que vous avez rien vu et que c’était pour de la fausse, d’accord ? 
- Non.
- Bon, écoutez, vous commencez à me faire chier : le scénario n’a pas prévu cette éventualité, alors on va dire que vous êtes tous désarmés : je disais donc : HAHAHAHA ! Puisque maintenant, je suis le seul à disposer d’armes de destruction massive grâce à mes satellites Zeus que j’ai secrètement fait construire grâce à un trou dans l’intrigue pendant que j’étais en tôle ! 
- Et vous les avez envoyés dans l’espace comment ? Avec un très gros élastique ? Non parce que c’est cool de construire ça, mais sans lanceur…
- Mais vous m’emmerdez avec vos détails ! Tiens, pour la peine, je vais raser Londres et vous expliquer comment fonctionne mon arme : il s’agit d’un satellite qui largue des missiles tout simplement tellement denses qu’en touchant le sol, il rase tout sur des kilomètres sans la moindre retombée radioactive ! Je pourrais donc m’emparer de vos pays sans crainte, HAHAHA ! 
- Il n’y a pas que les missiles qui sont denses par ici. Non parce qu’à quoi ça te sert de conquérir des ruines gros malin ? Et puis quand ton missile qui rase tout sur des kilomètres va toucher une centrale, tu crois que les radiations vont rester chez elles à lire Picsou Magazine ?
- … bouhouhou, j’en ai marre d’être un méchant à chier. Je veux un câlin.
- Roooh, pépère. Allez, allez : rasez Londres Monsieur Cobra, ça ira mieux après.
- Merciiiii… snif…"

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Et en effet : en appuyant sur un bouton qui fait "pouit !", Cobra commande à l’un de ses satellites de larguer un missile lourd comme une playlist de mariage sur Londres, résultant ainsi lors de son impact avec le sol en une onde de choc telle que l’ensemble de la ville est détruite, faisant disparaître un patrimoine historique unique, tel que Big Ben ou encore Geri Halliwell.

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Détail amusant : aucun des plans sur la table n’a le moindre rapport avec l’endroit où ils se rendent. Voilà voilà.

Cobra, satisfait de cette attaque réussie, explique alors la suite de son plan : "A l’heure actuelle, partout dans le monde, mes troupes Cobra sont en train de remplacer vos drapeaux par mon étendard. Quant à vos ridicules capitales, je vais aussi les raser juste par principe puisque ça ne me sert à rien si je les contrôle à part à perdre des troupes, du temps et du butin. Mes autres satellites Zeus sont en train de se mettre en position à l’heure où je vous parle". A ces mots, Ninja Blanc semble soudain décider que le moment est venu d’intervenir (non, pendant que Cobra expliquait qu’il allait raser Londres, il se curait le nez et Jinx devait probablement être occupée à envoyer des SMS à une copine), et commence donc à distribuer du shuriken dans tous les sens, à part sur Cobra quand bien même c’est sa cible principale : il est décidément complètement con. Le grand méchant s’enfuit donc, tout comme le faux président américain, alors que les autres chefs d’états se mettent à couvert puisqu’une fusillade éclate entre Ninja Blanc, Jinx et les hommes de Cobra. Bien vite, ils sont rejoints par Ninja Noir et Maurice, qui ont réussi à infiltrer l’endroit sans trop de problèmes, puisque les gardes ne réagissaient à rien, pas même aux bruits de fusillade autour d’eux. Voilà voilà.

Pendant ce temps, Willous et Ginette arrivent en voiture à la résidence présidentielle où est retenu le vrai président : ils ont du bol parce que, alors qu’ils arrivent en mitraillant à tout va, là encore, aucun agent des services spéciaux ne donne l’alerte (il y en a même un qui se contente de se demander ce qu’il se passe alors qu’on entend clairement des rafales : je ne sais pas mec, qu’est-ce que ça peut être ? Un mec qui s’occupe en faisant péter 50 mètres de papier bulle ?). Quant aux hommes gardant le président dans l’ancien bunker anti-atomique, plutôt que de se dire "Tu entends, on dirait qu’on est attaqués ? Enfermons-nous et appelons du renfort, je doute que l’ennemi puisse enfoncer une porte blindée de 3 mètres d’épaisseur", ils décident de s’organiser à grands coups de "Séparons-nous en groupes de un et allons voir l’un après l’autre ce qu’il se passe !" : autant vous dire que leur plan ne marche que moyennement, et que c’est donc un Willous et une Ginette triomphante qui viennent libérer le président, en profitant pour lui demander une petite baisse d’impôt, là, dis, ho, hein, hé, tu nous dois bien ça, garnement.

Au même moment, loin de là, The Rock a tranquillement fini de préparer son véhicule blindé, qu’ils ont bricolé non pas avant de partir à l’assaut, mais directement sur l’unique ponton menant au lieu de réunion des plus grands dirigeant mondiaux. Oui, vous avez bien lu. Et non, il n’est pas gardé, vous l’imaginez bien. Du coup, notre héros peut passer tranquillement par là avant d’aller cacher la bête dans les fourrés de l’île, à environ 2 mètres des trois chars américains montant la garde qui évidemment, ne remarquent pas du tout le véhicule chenillé non-identifié qui approche. Puis, une fois le niveau d’absurdité suffisamment haut (il faudra que j’invente une unité de mesure, du genre le "Cage" pour ce genre de choses), notre héros passe à l’attaque : les trois malheureux chars qui n’avaient rien à voir avec la choucroute ne peuvent rien faire et se font donc dézinguer gratuitement pour le plus grand plaisir de la foule. C’est gentil d’être venus.

Hélas, au même moment, les trois méchants du film que sont le faux président des Etats-Unis, Firefly et Cobra tentent de s’enfuir. Manque de pot pour eux : Ninja Blanc transperce vite fait le président qui, en mourant, reprend son apparence de Zartan le méchant, et permet ainsi à Ninja Blanc de se sentir vengé de le mort de son vieux maître, Cobra trouve un hélicoptère qui passait par là et s’enfuit avec sans encombre (non, ils n’ont toujours pas pensé aux armes anti-aériennes : on sent que la mort de tous leurs camarades au début du film leur a appris quelque chose, l’hélicoptère doit être une sorte d’archnémésis du G.I Joe). Quant à Firefly, qui s’est retrouvé avec la valise contenant les commandes du système Zeus, il tente bien de s’enfuir en bateau, mais The Rock a tôt fait de le rattraper et de lui refaire le nez à coups de poing. Victorieux, le bougre se saisit donc du système de commande des satellites Zeus qui n’étaient évidemment qu’à une seconde de tirer, et appuie sur le bouton "stopper le tir".Ce qui fait exploser tous les satellites.

C’est un peu radical : je préfère ne pas savoir ce que fait la pédale de frein dans les véhicules de Cobra.

Cobra, sorte de Japan expo ambulante

Zartan est donc mort, le vrai président libéré, le monde sauvé et les troupes de Cobra en déroute : c’est donc une victoire pour les G.I Joe ! Bon, on a perdu Londres et l’arsenal nucléaire américain dans la bagarre alors qu’on avait des agents prêts à intervenir bien avant que tout cela n’arrive, mais quand même, c’est plutôt positif tout ça, non ? Allez, on en a assez eu pour aujourd’hui.

Une cérémonie est donc organisée, où chacun reçoit une belle médaille ainsi qu’un bisou du général Willous. Tout le monde salue donc le drapeau, fier d’être un G.I Joe parmi l’élite des trépanés mondiaux et…

FIN !

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Non, sérieusement, vous croyez vraiment qu’il y a quelque chose à ajouter ?

4 ans pour préparer un tel film, ça valait le coup.

Je ne suis pas déçu.

Vraiment.

Satan existe, et il a des places de ciné gratos.

Alors forcément, quand ce dernier est apparu devant moi l’autre soir dans moult émanations méphitiques et souffrées, c’était pour me proposer un truc immonde. Et ça n’a pas manqué : "Psst, ça te dirait d’aller voir GI Joe au cinéma ? Ça a l’air improbablement à chier". Il pouffa alors, se drapa dans sa cape et disparut en laissant derrière lui cette odeur qui est à mon nez ce qu’une déco de Valérie Damidot est à mes yeux, ainsi qu’une place de ciné.

Voyez, en temps normal, je dirais "Han, nan, vas y, la grosse bouse, je vais plutôt passer ma soirée à lire cet excellent livre sur les peintures d’Hubert Robert", mais là, nenni. GI Joe. A true American Hero. Les aventures de mecs qui ne sont rattachés à leurs slips que par un élastique fort fragile (tout personne ayant eu des GI Joe saura de quoi je veux parler).

Bref, me voilà assis confortablement dans la salle de cinéma. Depuis mon siège, je peux observer un nombre incroyable de casquettes : c’est dit, c’est donc le même public que pour Fast & Furious. Du grand cinéma d’auteur s’il en est, mais qu’importe, place à l’action  :  je vais vous économiser une place de ciné.

Laffiche du film : montres ton cul, caches ta tête
L’affiche du film : montre ton cul, cache ta tête

Notre histoire commence en 1641. Hmmm,  une histoire ancrée dans les temps anciens, voilà qui fleure bon le grand scenario. Quelque part en France, Mc Cullen, vendeur d’armes écossais, se fait emmener par des gardes suisses ou espagnols, je ne sais pas trop, mais supposément français.

Le geôlier arrive donc pour expliquer à Mc Cullen qu’il va prendre cher.


"Alors Mc Cullen, on a vendu des armes à la France, et ensuite à ses ennemis, sale traître !
- Bin, en fait, je suis vendeur d’arme, donc du coup, je vends des armes.
- Ha, fellonie ! Tu vas être puni pour ce crime !
- Vous pouvez me tuer, cochons de français, d’autres Mc Cullen prendront ma place ! Et ils vous botteront votre cul ! Ce seront mes fils, puis mes petits-fils, puis mes arrières petits fils, puis mes arrières arrières petits-fils (Mc Cullen est un peu con : s’il a des filles, son plan tombe à l’eau.)
- Nan mais en fait, on va pas te tuer, tu peux te calmer.
- Ho, pardon. C’est quoi donc, le plan ?
- On va te souder ce masque de fer sur la gueule, comme ça, plus personne n’aura à supporter ta tronche. "

Et ce qui fut dit fut fait. Diantre, quelle épopée dans le temps, j’en fus tout retourné, vous l’imaginez bien. Heureusement, pouf pouf, voyage dans le temps, nous voici dans un futur proche, où un certain Mc Cullen, vendeur d’armes, propriétaire de la société "MARS" explique à une foultitude de gradés que ses nouvelles ogives aux nanobots sont prêtes, et montre, images à l’appui, que ces dernières rongent le métal et le dissolvent à vitesse grand V. L’OTAN a passé commande pour 4 d’entre elles et va envoyer une équipe récupérer les ogives à l’usine de Mc Cullen, au Gnoulistan.

Nos deux héros sont des militaires avec des couilles grosses comme des pastèques. Il y a le baroudeur, Duke, et son meilleur ami black, Jean-Paul. Duke c’est le chef qui veut être au coeur de l’action, Jean-Paul c’est la caution humoristique qui fait des blagues. Etant donné l’originalité de ce rôle,  j’ai été étonné qu’il ne soit pas doublé par le même professionnel que celui qui fait Eddy Murphy.

Bref, nos deux héros vont chercher au Gnoulistan les fameuses ogives. Et hop, ils partent en convoi pour aller livrer leur colis. Hélas, là où ils devaient livrer la bête, personne.  Une embuscade ? En effet, habile lecteur, tu l’as bien deviné : le super avion des méchants arrive et détruit les hélicos qui escortaient le convoi, avant de péter tout ce qui a des roues dans celui-ci (oui, les méchants oublient qu’ils sont censés récupérer ce que transporte le convoi, mais heureusement, les ogives survivent quand même aux ouat’mille explosions). Puis, le vaisseau se pose, et largue des mecs en armures. Celles-ci résistent aux balles, aux grenades, aux roquettes, bref, nos deux héros se sentent un peu à poil. Mais surtout, le vaisseau à déposé Poufbrune, qui elle, ne porte pas d’armure, mais juste une tenue en cuir et un gros décolleté. A noter que visiblement, ce dernier arrête lui aussi balles, grenades et roquettes. J’en déduirai donc que les munitions de guerre sont essentiellement masculines, mais passons. Poufbrune se dirige tranquillement vers les ogives,  les récupère, et en profite pour saluer Duke.

En effet, c’est l’ex de Duke. Quelle incroyable, coïncidence, n’est-ce pas ? On sent que les scénaristes ont travaillé dur sur la question.

Mais ces retrouvailles sont vite interrompues par l’arrivée d’un autre super avion, celui des GI Joe, qui viennent péter leurs gueules aux méchants. Poufbrune doit donc se replier vers son vaisseau quand elle découvre que ses copains en armure, s’ils résistent à tout, ne résistent pas aux couteaux, shurikens et arbalètes (armes bien plus perforantes qu’une vulgaire balle ou roquette) des GI Joes, qui visiblement doivent avoir des licences d’Histoire pour utiliser de telles armes issues du folklore médiéval. Poufbrune se fait donc chipper les ogives par les gentils et ne reste pas pour voir si son décolleté marche aussi contre les armes du Xe siècle.

Larbalète, larme des combattants de demain.
L’arbalète, l’arme des combattants de demain.

Bref, nos héros et leurs ogives sont donc emmenés chez GI Joe, où ils rencontrent le grand chef des gentils : le général Hawk, qui accepte de les garder jusqu’à ce que les ogives soient en sécurité (Duke et Jean-Paul ne voulant pas abandonner la mission qu’on leur a confié). Conséquence de quoi, ils s’entrainent avec les autres GI Joe : Poufrousse (qui elle aussi, a un uniforme à décolleté obligatoire), Groblack et Ninja Noir. Jean-Paul flashe sur Poufrousse, gaffe un peu, mais au final, grâce à son humour sans borne, il pourra lui montrer ses pastèques. Et voir les siennes en retour. La nature est bien faite, tout de même, quand on y pense.

Évidemment, on découvre  grâce à une subtile scène intermédiaire (sur les 3 derniers mots, un intrus s’est glissé : sauras tu le retrouver ?) que c’est Mc Cullen qui avait commandité l’attaque, lui et sa tête de mauvais méchant. Mais comme il veut récupérer ses ogives, même chez GI Joe, et qu’apparemment Poufbrune est trop nulle pour y arriver seule, il décide d’envoyer en renfort Ninja Blanc. Je vous disais à l’instant que la nature était bien faite :  notez à quel point le dicton se vérifie, tant l’équilibe des forces du bien et du mal semble parfait, chaque gentil à son pendant chez les méchants.  Mais inutile de s’arrêter sur ces considérations, revenons en à ce passionnant film.

Nan parce que bon, les méchants, ils ont localisé la base souterraine de GI Joe au milieu du désert Egyptien, et un petit commando composé de Poufbrune, Ninja Blanc et quelques méchants soldats arrive dans la base à l’aide de… sortes de moto-foreuses, un truc du genre. A noter que la super base GI Joe, tu peux arriver en plein dans la pièce principale en perçant les murs en douze endroits dans un bruit de tonnerre, il n’y a pas un garde pour donner l’alerte. Ils ont peut être de très grosses coucouilles, mais probablement de très petits tympans.

Les méchants entrent donc, vont discrètement ("Lalala, on marche dans les couloirs déserts") jusqu’au bureau du général Hawk (qui était tranquillement en train de regarder Secret Story dans son bureau), et lui font trois choses choses très vilaines :

  • Ils tuent sa secrétaire, Poufblonde (comme ça, hop)
  • Ils lui tabassent la gueule (mais ne le tuent pas, quelle idée, tuer le chef de ses ennemis quand on est un assassin ninja)
  • Ils lui piquent sa mallette à ogives

Et le général un poil sonné donne l’alarme dans un dernier geste avant de s’effondrer. C’est donc parti pour la séquence baston, où dans le chaos le plus total, tout le monde se tape dessus, mais dans l’ordre : Poufbrune tape sur Poufrousse (notez que dans tout bon film, les filles se battent toujours entre elles. Dommage qu’elles ne fassent pas un vrai combat de fille, avec tirage de cheveux et griffures), Ninja Blanc tape sur Ninja Noir, et les autres s’occupent des méchants soldats sans noms qui finiront donc très probablement sans vie. Ce qui finit par arriver, et permet juste à Ninja Blanc et Poufbrune de s’enfuir avec les ogives comme de vulgaires voleurs de poules.

GI Joe 2 : Struggle for Cobras mask
GI Joe 2 : Struggle for Cobra’s mask

Bref, à la base, tout le monde est un peu dég’. Trop dur, GI Joe, c’est le moment de la séquence "on doit retrouver confiance en nous pour pouvoir sauver le monde". Et surtout, la séquence flashback. Car oui, nos héros ont un lourd passé.

- Ninja Noir et Ninja Blanc, par exemple. Ils étaient tous deux l’apprenti du même maître. Ninja Noir était un pauvre enfant des rues, et Ninja Blanc un petit con égoïste et déjà méchant. Ninja Blanc était plus fort, jusqu’au jour où Ninja Noir lui a mis sa branlée. Ninja Blanc était déjà pas mal humilié, mais quand il a vu leur maître applaudir Ninja Noir, il est devenu colère, et a donc buté le maître avant de s’enfuir. Ninja Noir a depuis fait vœu de silence en hommage à son défunt maître. On ose imaginer que ça n’a pas dû être facile lors de l’entretien d’embauche chez les GI Joe. D’ailleurs, Ninja Noir avait déjà été renvoyé de la chorale de son lycée à cause de ce détail. Les gens sont vraiment intolérants.

- Duke, avant, il se tapait Poufbrune, à l’époque où elle était blonde (cheveux noir = méchant ; comme l’intrigue est complexe, ça aide à se repérer), et l’a même demandée en mariage. Elle a dit "Hihihi - oui, elle un peu conne – ho oui, d’accord, super Duke, mais seulement si tu promets de protéger mon petit frère scientifique chétif, Rex, qui bosse pour je ne sais quelle raison au sein de ton unité de gros cons de bourrins au fin fond de l’Afrique". Alors Duke, il a dit ok, c’est promis.  Sauf qu’il n’a pas pu tenir sa promesse  (c’est le drame de sa vie) :

Afrique de l’Est, 4 ans plus tôt, notre héros est pris dans une fusillade dans ce qui ressemble fort à un second Mogadiscio. Il a à ses côtés Rex et Jean-Paul.

"Bon, Rex, toi qui a un prénom de chien de série allemande, tu es gentil, tu vas courir vite vite dans cette maison au milieu du champ de bataille, à ce qu’il parait qu’il y a un laboratoire dedans. Alors tu vas voir, tu récupères ce qu’il y a à récupérer et tu reviens.
- Super ton plan Duke.
- Ouais,  je sais, merci. Ho, et puis dans le doute, j’ai commandé une frappe aérienne pour dans 5 minutes sur le labo en question, alors essaie de faire vite.
- Ha. Nan, mais je veux dire, et si j’ai besoin de plus de 5 minutes pour faire ce que je dois faire ?
- Ha bin, j’ai pas prévu cette éventualité."

0

Rex s’en va, et évidemment, avant qu’il ne soit ressorti du labo selon le super plan de Duke (qui est donc censé être un des meilleurs officiers de l’armées américaine, ça se voit à ses plans), l’aviation lui colle un gros suppositoire dans sa face de scientifique. On ne retrouve jamais son corps, Duke est dégoûté mais Jean-Paul le traine vers l’hélico à grands coups de "Viens, on ne peut plus rien faire pour lui !" et autres phrases pas du tout caricaturales. Bref, à son retour aux USA, Duke va faire de la moto sans casque (Duke est un rebelle, mais un rebelle triste) dans les allées du cimetière et regarde de loin l’enterrement de Rex. Sa soeur, Poufbrune – mais blonde à l’époque – est effrondrée, Duke s’en va parce que bon, il sent bien que ça va pas être le moment de lui montrer son zizi (Duke est fan de Francky Vincent).

Je fais assez rebelle triste, là ?

"Je fais assez rebelle triste, là ?"

Bref, il semblerait que Poufbrune aie mal pris le fait que Duke aie fait larguer par inadvertance 5 tonnes de bombes sur la gueule de son frère. Halala, ces femmes, elles boudent vraiment pour un rien.

A ce moment précis du film, je crois que j’ai eu envie de faire un malaise vagal (c’est très "in") pour tenter d’échapper à la suite. Mais Satan, qui n’est pas le dernier pour la déconne, m’en empêcha donc et m’obligea à garder les yeux grands ouvert pour bien comprendre la suite. Et quelle suite.

Pendant que les héros se font des petits flashbacks sur leurs vies, les méchants s’affairent. En effet, on découvre que ce gros rabouin de Mc Cullen travaille avec un mystérieux scientifique, Cobra. Cobra, il a une bonne tête de vainqueur : il est tout défiguré, a un masque à gaz en papier alu, porte une moumoute de cheveux longs et gras (il l’a probablement achetée à la boutique des nerdz cancéreux), et fait son malin puisque c’est lui le spécialiste des nanobots dont il se sert pour tout : contrôler des gens (ses supers soldats ne connaissent pas la peur grâce à ça), guérir, enlarge your pénis, modifier l’apparence de quelqu’un, rendre plus résistant, etc. Par contre, apparamment, les nanobots ne peuvent rien ni pour sa sale gueule, ni pour sa moumoute ridicule. La technologie a des limites.

Mc Cullen et Cobra discutent donc de leur super plan : ils vont balancer de l’ogive à nanobots en plusieurs coins de la terre, sur des capitales (Paris, Pékin, etc) et une fois la terre ainsi plongée dans le chaos le plus total, il ne restera plus aux citoyens du monde qu’à se tourner vers "l’homme le plus puissant de la planète". Sans révéler qui est cet homme.

Sachant que nous sommes dans un film américain, qui cela peut il bien être ? La réponse plus loin (hmmm, j’aime ces honteux effets narratifs de bas étages, on dirait du Dan Brown)

Duke Ribéry
Notez le regard vif de Duke, qui n’est pas sans rappeler Franck Ribéry

Nos héros, pendant ce temps, ont repris du poil de la bête. Ils ont suffisemment flashbacké, et reprennent donc leur enquête, car comme le dit le général Hawk "Celui qui sait a déjà à moitié gagné" (il a trouvé "Sun Tzu EN BD !" à la Fnac).  Ils découvrent donc que les méchant s’apprêtent à faire un gros attentat sur Paris. Mc Cullen va tenir parole pour son ancêtre et botter leurs culs aux français. A noter que les GI Joe savent que c’est Mc Cullen qui est derrière les méchants. Comment ? Et bien, c’est simple, à un moment, Duke dans un couloir s’est écrié "Mais ! Et si c’était Mc Cullent qui avait volé ses propres ogives  ?" et du coup les autres ont dit "Tu as raison, c’est ça !", et donc sans preuve aucune, décident que c’est un gros bâtard de voleur.

Apparemment, chez GI Joe, on a des licences d’Histoire, mais pas de Droit. D’ailleurs, non seulement leur supposition est à chier, mais le plus navrant est peut-être bien qu’ils ont raison. C’est clair qu’un mec qui veut s’emparer de ses propres ogives discretos a plus d’intérêt à les voler aidé par son armée secrète  en attaquant l’OTAN plutôt que de changer un chiffre sur les inventaires de sa propre usine. Quand je vous disais que les Mc Cullen étaient un peu cons.

Bref, revenons à Paris, car nous nous égarons. GI Joe retrouve les méchants alors qu’ils sortent d’un laboratoire où ils ont armé les ogives, et en entament une immense course poursuite dans Paris, la camionnette des méchants (noire) se faisant courser par celle des gentils (blanche). Quand on vous dit que le scenario est si compliqué qu’on vous met des repères pour pas vous perdre. A deux véhicules, ils arrivent donc à détruire à peu près la moitié d’un arrondissement à coup de roquettes, canons lasers & co. D’ailleurs, on découvre qu’on peut faire 70 tonneaux sans ceinture, avec suffisamment de force pour détruire un véhicule blindé, et s’en sortir à peine égratigné, alors que l’on avait pas sa ceinture et que l’on portait juste un petit costume mignon. On mettra ça sur le compte du légendaire et bien utile décolleté de Poufbrune, qui décidément amortit tous les chocs.

N’empêche que GI Joe l’a mauvaise, puisque Ninja Blanc arrive à tirer une roquette sur la Tour Eiffel qui lui bouffe son métal à la base. Du coup, elle se casse un peu la gueule et les parisiens font "Ho bin nan alors !" et autres petits couinements de désarroi. En effet, ils viennent de perdre une énorme ressource sur le marché de la vente de t-shirt moches. Les nanobots devaient faire plus de dégâts, mais Duke a réussi à les arrêter. Comment ? C’est simple : Poufbrune portait à la ceinture un énooooorme coupe-circuit avec un bouton titanesque et rouge qui arrêtait les bestioles. En se jetant sur elle (probablement pour la violer à la base), il sauve donc Paris des nanobots, mais se fait aussi du coup capturer par le Ninja Blanc. Et ce sans même avoir le temps de tenter un pwët-pwët camion anodin.

Lhygiène buccale de la Tour Eiffel laisse encore à désirer
L’hygiène buccale de la Tour Eiffel laisse encore à désirer

GI Joe a donc sauvé Paris, au prix d’un arrondissement et d’une tour Eiffel. C’est raisonnable. Par contre, GI Joe a perdu Duke, et est donc bien dans la mouise.  Duke est donc emmené au Pôle Nord, là où se cache Mc Cullen, Cobra, le Père Noël et tous leurs potes. A noter qu’en arrivant au Pôle Nord, ils sont toujours habillés en parisiens (costume trois pièce, über décolleté toujours, etc) mais ne semblent pas souffrir du froid. Ils font juste un peu de buée quand ils parlent. Mais, ce n’est pas sur la banquise que se cachent les méchants. C’est… sous la banquise ! A l’aide d’un petit ascenseur, nos méchants emmènent leur prisonnier vers une base sous-marine d’un calibre assez déraisonnable. A noter que personne ne connait l’existence de cette base, malgré qu’elle soit habitée par des milliers de personne, que sa construction aie probablement nécessité un peu de moyens, et qu’elle se trouve dans un coin où il y a du passage de sous-marins au mètre carré. Mais qu’importe, il y a sûrement un gros buisson sous-marin pour la cacher d’éventuels passants.

Et notre héros est donc livré à Cobra. Ce dernier lui explique que si Poufbrune est devenue méchante, c’est parce qu’il l’a bourrée de nanobots (allez savoir comment). Et qu’à son tour, Duke va être transformé en instrument des forces du mal. Et Cobra révèle son vrai visage après avoir attaché notre GI Joe préféré (je dis ça pour vous) à sa table d’opération : il retire sa moumoute moche, son masque en papier alu et se révèle être… Rex !

*Hoooo !* fait la salle. Ca sue fort sous les casquettes, faut faire tourner les méninges.

Décidément, dans ce film, tout le monde se connait. Ils auraient pu régler leurs différents entre eux, aux cartes, mais non, faut qu’ils emmerdent toute la planète. Rex explique donc qu’il a survécu à l’explosion car le labo scientifique qu’il explorait comportait un bunker. Et que dans ce bunker, il a trouvé des tonnes d’info sur les nanobots (allez savoir ce que ça foutait à Mogadiscio, en plein milieu d’une guerre locale). Il a malgré tout été défiguré (le bunker a pris cher), mais a appris moult sur les nanobots. Et l’a eu un peu mauvaise de voir que Duke ne l’avait pas attendu dehors. Il a donc décidé de devenir méchant, comme ça, hop, et de fourrer sa soeur aux nanobots (arrêtez de me demander comment, vous êtes immondes). Oui, il a sa logique, Cobra, il faut pas lui en vouloir. C’est un garçon "différent", un peu comme Corky. Et ensuite, il s’est allié à Mc Cullen, pour qu’il finance ses travaux. Et maintenant, il va faire passer Duke du côté obscur.

Mais là, encore un rebondissement : Poufbrune a des flashbacks (c’est contagieux !). Elle se revoit dans les champs, heureuse, avec Duke, elle revoit leurs bisous, leurs câlins, la levrette du Thanksgiving  d’il y a 4 ans, leurs belles étreintes… Et grâce à la puissance de l’amooooour (c’est beau, je chialais comme une madeleine au cinéma), elle échappe au contrôle de ses nanobots quelques secondes, le temps de libérer Duke, qui pète sa tête à Cobra, pète sa tête à Mc Cullen (qui passait par là avec un chalumeau géant à la main, plus lance-flammes que chalumeau d’ailleurs, ce qui le défigure fortement), et désactive les nanobots qui rodait dans les veines de Poufbrune. Ils se font donc un gros bisous pour fêter ça.

Les GI Joe, eux, ont mis ce temps à contribution pour localiser la base secrète où Duke a été emmené, et sont donc arrivés à proximité avec leur sous-marin maison. Ils notent que la base dispose de tubes de lancements de gros missiles intercontinentaux, et ils savent que l’ennemi ne va pas tarder à s’en servir. Ils décident donc fort logiquement de ne rien faire. Ha. Genre même pas tirer trois torpilles vers les tubes ? Histoire d’éviter ce que vous êtes venus éviter ? Nan ? Bon, alors expliquez nous votre plan, GI Joe.

Le général Hawk lui même, perplexe devant son propre plan, appelle donc les scénaristes

Le général Hawk lui même, perplexe devant son propre plan, appelle les scénaristes

Le plan est simple, dit le général Hawk : on va envoyer Poufrousse, Ninja Noir et Jean-Paul dans la base pour, heu, disons… retrouver Duke. Ils sont donc envoyés sur la banquise, mais en vraie tenue de banquise, eux. Ils doivent être plus sensibles au froid (pensez, un noir, ninja lui aussi noir et une rousse). Et puis, on va envoyer ouat’mille petits vaisseaux de combat sous-marins faire une diversion (ce qui ne sert à rien, puisque la diversion, c’est au sein de la base qu’ils en auraient besoin, pour distraire les gardes. Pas sous l’eau). S’engage donc une grosse bataille sous-marine très inutile. Mais au même moment ("maiiiis que de rebondissements, holalalala", dirait Eugène Saccomano), les méchants tirent leurs missiles et mettent leur plan à exécution. Jean-Paul se saisit donc d’un avion qu’il trouve dans la base des méchants pour aller détruire les missiles, ce qu’il fait comme ça, hop (avec évidemment toute une salle de commande stressée devant un écran géant qui hurle "Ouaiiiiis" quand elle apprend après quelques secondes de silence que la mission a réussi). De leur côté, Poufrousse et Ninja Noir vont visiter la base et tombent sur Ninja Blanc. S’ensuit un duel où Ninja Noir finit par propulser Ninja Blanc au fond des eaux du Pôle Nord, non sans l’avoir bien transpercé à coups d’objets divers et variés avant (katana, shurikens, couteaux, figurines de Pénélope Cruz, courtes lames). Comme son corps a disparu, il a toutes les chances, s’il a une suite, de se retrouver dans un truc pourri genre les pêcheurs islandais qui le repêchent au fond de l’océan, son corps protégé par le froid, et hop pif pouf il se réveille, massacre les pêcheurs et veut se venger. Ca doit être facile d’être scénariste pour ce genre de film, en fait.  Mais revenosns à nos héros qui profitent de leur visite de la base pour désactiver le rayon de la mort local, sorte de gros canon laser (oui en fait, contentez vous de regarder la scène finale de Star Wars, mais sous l’eau, vous aurez la même chose) qui a endommagé le sous-marin des GI Joe méchamment (même si deux scènes plus loin, il apparaitra frais comme un gardon).

Duke et Poufbrune, de leur côté, hésitent à copuler follement, mais voyant Cobra et Mc Cullen s’enfuir en sous-marin alors que nos héros échangeaient leurs fluides bucaux, ils les poursuivent avec les même moyens. Cobra en profite pour accomplir sa transformation (c’est-à-dire qu’au lieu de porter un petit masque à gaz moche, il se met à porter un gros masque tout court. Mais tout moche aussi). Et pour pas que Mc Cullen soit en reste, il l’engage comme subordonné et grâce aux nanobots, lui transforme sa tête en tête toute brillante en métal moche (ce qui est très pratique pour mettre des posts-it ou des magnets Danette, comme sur le frigo de maman), exactement comme ce qui était arrivé à son ancêtre quatre siècles auparavant. La boucle est bouclée, unbelibibeule se dit on sous les casquettes dans la salle.

Au final, les GI Joe rattrapent le sous-marin des méchants, les arrêtent, et les mettent en prison, les galopins. Tout le monde est content, Jean-Paul se tape Poufrousse, Duke se tape Poufbrune… Bref, tout est bien qui finit bien.

Mais attendez ? Tout film de daube doit laisser entrevoir un deux, c’est quoi cette arnaque ? Rassurez-vous :

On s’aperçoit que le président des Etats-Unis, "l’homme le plus puissant du monde" (je vous avais dit que je vous donnerais la réponse) a été remplacé par un spécialiste de l’infiltration de Cobra modifié aux Nanobots pour prendre son apparence.

Hmmm, ça sent le deux. Et quand je dis ça sent, je pense à la même odeur que celle de Satan évoquée ci-dessus.

Allez, générique (avec musique techno).

Maintenant, où ai-je foutu ce damné ouvrage sur Hubert Robert ?

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