La parité, c’est important.

Non, c’est vrai : ici, il y a peu, nous distribuions de bons conseils grâce au désormais célèbre site « Art de Séduire » afin d’aider les lecteurs malheureux à trouver l’âme sœur à l’aide d’accroches aussi élégantes que « Combien coûte ton cul ?« . Si personne n’aura ici le moindre doute quant à la surpuissante efficacité de cette technique (je salue ici tous ceux qui ont gagné +6 en charisme grâce à l’audacieuse stratégie), j’imagine bien que mon lectorat féminin a pu en prendre ombrage.

Par jalousie je suppose, quoi d’autre ?

Aussi, lectrices, il ne saurait être question de ne pas vous faire profiter à votre tour de fameux conseils afin de mieux comprendre l’homme, cette créature à la fois mystérieuse, fascinante et plutôt velue (hors boys band). C’est pourquoi nous traiterons aujourd’hui d’un ouvrage trop méconnu et vous étant destiné, Mesdemoiselles (Mesdemoiselles hétérosexuelles, je précise : les autres, à l’heure qu’il est, vous devez cuver votre champagne pour célébrer votre nouveau droit de faire tourner les serviettes avec votre dulcinée) :

Ce que veulent les hommes

On aurait pu s’en arrêter à la couverture, en fait

Ce fantastique ouvrage écrit par « trois célibataires » (ne vous demandez pas pourquoi) explique sans rire dès sa couverture vouloir « briser l’omerta pour nous révéler ce que les hommes ont dans la tête et dans le cœur« . Une omerta, donc, qui après s’être faite tataner la margoulette par cet ouvrage du courage, révélera tous les secrets pour que vous, viles femmes, n’ayez plus à relire 5 fois le SMS que vous venez de recevoir pour savoir si « :) » cache en fait une discrète révélation sentimentale.

C’est ça. Faites semblant que c’est pas vous.

Mais plutôt que d’étudier tout le livre, allons donc en voir la synthèse sur le fameux site « Heureuse en amour » (si, si) où une rédactrice a pris grand soin d’en tirer la substantifique moelle avant de conclure :

Une chose est sûre, ce livre a un peu changé ma vision des hommes mais également celle du couple. La vérité n’est pas toujours facile à entendre, mais elle est nécessaire pour nous permettre d’aborder les relations entre hommes et femmes avec plus de réalisme et de sérénité. Je me servirai très certainement de tout ce que j’ai appris pour réajuster certaines attitudes face aux hommes et ainsi améliorer nos rapports communs.

C’est vous dire si la qualité est au rendez-vous, puisque notre experte a été toute chamboulée de ces révélations et va donc désormais suivre les bons conseils de l’ouvrage. En attendant, enfilez votre scaphandre à médiocrité,  il est temps de plonger dans l’abysse.

A quoi pense un homme?Quand un homme rencontre une femme qui lui plait, il la place tout de suite dans une de ces catégories:
-femme avec qui il pourrait avoir une relation sérieuse.
-femme avec laquelle il n’aura qu’une passade.
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En effet : le mâle n’a pas d’amies, de relation de boulot voire de connaissances. Lorsqu’il rencontre une femme qui lui plait, la première chose qu’il se dit c’est « Palsembleu, comment diable vais-je culbuter la gourgandine ? » suivi de « Et où vais-je l’enterrer après coup ?« .

Si la réponse à la première question est souvent floue, celle à la seconde est généralement « Dans la forêt de Rambouillet« . Bien qu’il soit aussi tout à fait possible de répondre cela aux deux questions, mais nous entrons alors dans un domaine qui ne sera pas du goût de tous les promeneurs.

Bref. Et puisque ce chapitre s’intitule « à quoi pense un homme« , sinon ?

Ah bah rien. Soit.

Faisons fi de cet oubli et passons donc à la suite : « Dix principes à retenir sur un homme« , et prenons-en quelques-uns au hasard.

Principe n°4: Les hommes ont tendance à profiter des femmes qui les laissent faire. Un homme profitera d’une femme qui dit oui à tout mais il ne restera pas avec elle.

Ou alors, c’est simplement que quand les gens ont la personnalité d’une endive, 99% de la population reste rarement avec, le dernier 1% étant principalement composé de descendants de Léguman. Surtout quand les gens disent vraiment oui à tout en fait.

« On se fait un ciné ce soir ?
- Ouiiiiii ! Hihihi !
- Okay, on se fait un petit film d’action alors ?
- Ho ouiiii, hihihi ! »-
Tu veux aller voir quoi ?
- Ouiiiiii ! 
- Hein ?
- Ouiiiii ! »
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Ce type de conversation s’achève généralement avec la question « Veux-tu un parpaing dans la gueule ? » mais là n’est pas le sujet.

Principe n°5: En matière de sexe, les hommes croient à la règle du deux poids, deux mesures.Un homme n’envisage pas une relation sérieuse avec une femme qui couche avec lui trop vite. Il n’aura plus envie de la connaître si elle se donne facilement à lui.

Lectrice, toi qui a un jour eu une relation sérieuse avec un homme avec qui tu avais osé folâtrer le premier soir, sache que ton concubin était en fait un espion alien ou quelque chose du genre (les tentacules auraient dû te mettre sur la voie). Car c’est connu, pour une relation sérieuse, Mesdemoiselles, vous n’avez rien d’autre à proposer que votre cucu (je rappelle que ces conseils sont certifiés conformes par le site « Heureuse en amour » et sa rédactrice convaincue dixit elle-même). Sitôt que vous l’avez partagé avec un mâle, celui-ci se dresse fièrement sur le lit, éclate d’un rire diabolique puis hurle vers les cieux, le torse gonflé par la fierté « Je l’ai euuuu ! » ; l’homme bondit alors vers la fenêtre la plus proche tel un predator ayant un nouveau crâne à la ceinture et disparaît dans la nuit.

Ou se vautre puisque vous habitiez au 5e, et la police se demandera des jours durant pourquoi le mort avait ce sourire béat, bien qu’un rapprochement avec son absence de slip puisse être faite par les enquêteurs les plus hardis.

Bref, les filles, n’oubliez pas : il n’y a qu’une chose à connaître chez vous, et ce n’est pas vraiment votre personnalité. Et Heureuse en amour approuve ce message, c’est pas beau ça ?

Homme en vue subjective

Principe n°7:Les hommes sont naturellement enclins à coucher avec de nombreuses femmes. Ce n’est pas dans la nature de l’homme d’être fidèle. Quand il aime une femme il doit s’efforcer de refréner ses pulsions pour ne pas la perdre.

Le mot « naturellement » est lâché : « C’est pas ma faute, c’est la nature qui l’a voulu« . Messieurs, retenez bien cette phrase : avec elle, vous pourrez tromper quantité d’écologistes et d’amoureuses de la culture bio en toute impunité. Et si vous êtes vraiment joueur, vous pourrez même faire passer votre soumission à Dame Nature comme un acte militant. Quand bien même Dame Nature s’appellait Cynthia, avait 18 ans aux dernières nouvelles, et vous soumet drôlement moins depuis qu’elle sert d’engrais à un joli bosquet. Encore un geste écolo : vous êtes forts alors.

Principe n°8:Les hommes ont du mal à interpréter le discours des femmes. Si une femme veux discuter avec un homme, elle doit aller à l’essentiel pour lui faire saisir le message.

En effet : l’homme est un peu con. Ou alors, c’est juste qu’il regarde vos seins pendant que vous parlez, et puis le match va commencer. Rappelez-moi qui a écrit ce livre ? Ah, oui : trois célibataires. Je me demande bien pourquoi.

Du coup, il est temps, je crois, de passer à la suite : La première rencontre. Non parce que ça se travaille : comment faire bonne impression ? Comment rayonner au coeur de la soirée alors que ses yeux se perdront dans les vôtres ? Mais si, c’était vos yeux. Rhoo, allez quoi. Bon, bref : comment ?

Quand il la rencontre, un homme ne se projette pas dans une relation sérieuse avec:

Une femme trop timide.
Une femme trop directe et franche.
Une femme qui parle de sexe ouvertement.
Une femme facile.
Une femme saoule.

Il serait donc de bon ton que notre femme se contente de glousser et rougisse à la moindre évocation de la chose, puisque nom d’une pipe, femme, vous devez êtres de gentilles oies blanches. Pas d’alcool, pas de sexe, et de préférence ne pas fuir ou aller de l’avant : il faut attendre d’être cueillie tel un brin de muguet attendant patiemment dans la rosée du matin que Maurice le jardinier aviné vienne lui arracher la tronche en complimentant ses grosses clochettes de son haleine au saucisson.

Oui, vous avez le droit de soupirer de bonheur rien qu’à cette vision quasi-onirique. Allez-y, j’attends avant de poursuivre l’article. 

C’est bon ? Fort bien : reprenons.

Que doit faire une femme quand un homme qui lui plait l’aborde?

L’accueillir avec joie.

Pensez à toujours vous munir d’un collier de fleurs exotiques à placer autour du cou du mâle pour bien lui faire comprendre qu’ici, tu es le bienvenu, homme blanc. Toi avoir amené verroterie ? 

Et que doit-elle faire si un homme qui ne lui plait pas l’aborde?

Reconnaître l’effort qu’il lui a fallu pour venir la voir.

Voilà. Donc même si un gros relou vient vous emmerder, Mesdemoiselles, merci de lui remettre un bon point pour le féliciter. Et au bout de dix bons points, vous pouvez éventuellement lui remettre une photographie dédicacée de Patrick Sébastien.

Après, pas sûr que le message passe : si en plus il est content, n’hésitez pas à sortir le pistolet à clous.

Et puisque je vous sens enthousiastes, continuons dans la série de la classe et de l’élégance :

Comment obtenir le numéro d’un homme à la fin d’une conversation?
Lui donner son numéro. (NDLOC : le vôtre, pas le sien, sinon ça devient vite problématique)
Lui demander son numéro (s’il hésite à le donner, il n’est pas intéressé).

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N’oubliez pas les filles : d’abord vous donnez votre numéro. Et ensuite, éventuellement, c’est à lui de décider s’il vous le donne ou non.  Et non, vous ne pouvez pas juste lui demander, sinon vous prenez aussitôt feu. Oui, le problème de la combustion spontanée est situé sur le chromosome X. Alors comme en plus vous en avez deux, ça prend d’autant plus vite, c’est une sorte d’allume-barbecue biologique. Ah, c’est pas facile, mais bon, hein, vous allez pas commencer à gueuler en plus. Je suis sûr que ça peut vous servir dans plein de situations.

Bon, mettons. Mesdemoiselles, vous arrivez à la fin du rendez-vous en un seul morceau, et mieux encore, vous pensez que ce mâle en vaut peut-être la peine. Que faire ? Va-t-il vous appeler ? Devez-vous l’appeler ? En tout cas, quoiqu’il arrive, la conversation téléphonique finit par arriver (non parce qu’il n’existe aucun autre moyen de communication au XXIe siècle démerdez-vous).

Que doit faire une femme au cours du premier appel?
Ne pas être trop bavarde
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Règle numéro 1 : Ta gueule. Règle numéro 2 : Pense très fort à la règle numéro 1, mais en silence alors.

L’exemple à suivre

Manquerait plus qu’elle apprécie de discuter avec Monsieur, nan mais ho ! Elle se croit où ? On t’appelle pour que tu ramènes tes fesses, pas pour que tu racontes ta vie ! On t’a déjà dit qu’on en avait rien à faire du reste, alors tu vas pas commencer à nous le seriner, dis !

Le rendez-vous est arrêté ? Mesdemoiselles, vous avez attendu patiemment qu’il vienne vous trouver en soirée et maintenant il vous propose une sortie en tête à tête, comme par exemple une invitation à la fête annuelle du plus gros mangeur de saucisses ? En route pour encore plus de romantisme !

Ce qu’une femme doit dire lors du premier rendez-vous
Elle ne doit pas critiquer le lieu de rendez-vous choisi par l’homme (s’il lui demande avant, elle peut l’aider à choisir pour qu’il connaisse ses préférences).
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L’homme a choisi. L’homme ne commet pas d’erreur. L’homme ne rit pas de ses bêtises. Dis-donc, tu veux qu’on reparle de la règle numéro 1 ?

Elle ne doit pas être trop bavarde.

Hé bin la revoilà la règle numéro 1. On l’avait déjà oubliée.

Elle doit éviter les sujets trop sérieux ou graves.

En effet, l’homme n’est pas là pour parler politique, religion, science ou je ne sais quel autre sujet chiant : femme, on attend de toi que tu parles d’arcs-en-ciel, de lapins, de poneys et éventuellement, mais uniquement si vous sentez que ça se passera bien, de licornes. On espère pour vous que vous n’avez d’ailleurs pas fait d’études, non parce que sinon, ça fait un peu prétentieuse. Si vous pouviez baver un peu en roulant des yeux pendant le repas, ce serait nickel.

Sinon, c’est moi où cette partie s’appelait « ce qu’une femme doit dire » mais ne comprend que des choses à éviter ? Sûrement un problème de maîtrise des négations. Non parce que non, ça veut un peu dire oui, quand même, hein ? Non ? C’est bien ce que je dis.

Ce qu’une femme doit faire lors du premier rendez-vous
Elle doit laisser l’homme payer l’addition (si les dépenses se poursuivent plus tard elle peut proposer de participer aux frais.
Mais elle ne doit pas inviter l’homme chez elle après le rendez-vous car ils risquent d’aller trop vite et de tout gâcher.

Encore une fois, rien le premier soir où il s’en ira en éclatant d’un rire diabolique, fenêtre, chute, slip. Souvenez-vous. Pour le reste, tout cela ressemble méchamment à un guide écrit par Tata Louisette au XIXe siècle. Vous en voulez la preuve ? Mettons encore : le repas se passe bien, et vous avez adoré cette soirée au concours du plus gros mangeur de saucisses ; que faire à présent ? Écoutons Tata Lo… nos trois célibataires de choc expliquer de quoi il retourne :

Contrairement à la femme qui se projette très vite l’homme reste réaliste et sait rapidement si la relation peut devenir sérieuse ou non.

Compris bande de rêveuses ? Vous êtes complètement à côté de la plaque : le réalisme est livré par UPS une semaine après les coucouilles lors de la gestation, permettant au mâle de pouvoir analyser sereinement la relation alors que vous, créatures de l’enfer, vous en êtes encore à vous rouler par terre en gloussant à l’idée de faire des bébés.

L’homme étant grand prince (évidemment, que croyez-vous ?), il laisse cependant filtrer des signes pour dire s’il veut du sérieux ou non. Prenons ceux qui signifient que son intérêt pour la femelle est limité : quels sont-ils ?

Il ne la sort pas régulièrement

Nous ne parlons ici ni de sa kikoute (allons, bande de forbans) ni de son cocker, mais bien de sa dulcinée. Car la femme, il faut la sortir et c’est toute une histoire : et vas-y que je gratte à la porte, et que je grogne parce qu’il n’y a plus de macarons dans ma gamelle, et que je rentre avec les pattes pleines de boue et de vernis pour en foutre partout… non. Il faut régulièrement l’emmener faire le tour du quartier marquer son territoire sinon c’est le souk à la maison.

Merci, Heureuse en amour. Merci, Ce que pensent les hommes. D’autres indices pour savoir si un homme n’est pas sérieux ?

Il disparaît sans prévenir et elle n’entend plus parler de lui.

Il est vrai qu’en général, quand il disparaît c’est qu’il n’est que moyennement intéressé (au bout de 20 ans qu’il est parti chercher des clopes par exemple, vous pouvez tout à fait commencer à vous interroger). Bien sûr, il se peut aussi qu’il s’agisse d’un ninja, auquel cas c’est parfaitement normal qu’il disparaisse de temps à autres, mais dans ce cas il est facile de le distinguer d’un mâle lambda, par exemple à cause de son goût prononcé pour les collants. Pensez à verrouiller le tiroir où vous rangez les vôtres sinon il va encore s’en faire une cagoule avant de lancer des shurikens sur la Twingo du voisin. Ces ninjas sont vraiment intenables.

Ces petites attentions qui le rend dingue d’elle!
Elle lui montre qu’elle s’intéresse à sa vie.
Elle le soutient et l’encourage en toutes circonstances.
Elle lui fait des compliments sur son apparence et sa manière d’être.
Elle lui offre des petits cadeaux de temps en temps.
Elle lui fait à manger ou livrer un repas de temps en temps.
Elle s’occupe autrement quand il n’est pas disponible.
Elle n’essaie pas d’aller trop  vite et ne le force pas à s’engager.

Bref, soyez sa mère.

Non mais en même temps, vous vous doutiez que c’était un ninja quand vous l’avez rencontré la première fois, non ? Le fait qu’il soit faible en groupe de 500 mais super fort en groupe de 1 ? Sa capacité à jeter des boules de phosphore devant lui pour un oui ou pour un non ? Tout de même ?

Mais assez ! Passons à la partie qui, si j’en crois ce texte, fera rougir les friponnes qui me lisent : le sexe.

Si. Là aussi, ils ont des conseils.

Une femme doit-elle coucher le premier soir?
Si elle veut du sérieux, NON.Il va la prendre pour une femme facile, pensera qu’elle agit ainsi avec tous les hommes et n’arrivera plus à se projeter dans une relation sérieuse avec elle. Il est conseillé d’attendre au moins le 5ème rendez-vous avant de céder aux avances d’un homme.

Avant le 5e rendez-vous, vous êtes une vilaine coquine. J’aime toute la précision de ce genre de conseil : pensez à compter le nombre de rendez-vous. Ne le faites pas quand vous en avez envie, ce serait mal : vérifiez votre agenda, téléphonez à votre meilleure amie, regarde votre horoscope, appelez Orly et si la tour de contrôle vous donne son feu vert : couchez.

Sinon, rentrez chez vous et regardez Derrick.

Quelle genre de femme attire un homme physiquement?
Une femme sexy, à l’aise dans sa tête et dans son corps.

Il est vrai que pour le sexe, ça aide d’être sexy. Et il parait que pour vivre, il faut être vivant (sauf si vous êtes une liche ou Grégory Lemarchal, auquel cas vous sortez plus de disques mort que vivant).

Du grand art.

Passons les conseils sur l’art de copuler avec son prochain : je vous laisse libre d’y trouver votre bonheur. Non : le mieux, c’est la partie « Après l’amour » dans laquelle on trouve des morceaux de bravoure. Après l’amour, donc ?

Il tient à elle un minimum pour rester et s’endormir à ses côtés. (si un homme s’endort après l’amour il est impossible de l’en empêcher, c’est physique)

Voilà. Alors sachez-le : l’homme fonctionne d’une manière bien étrange. Après l’amour, satisfait, son organisme profite de ses derniers râles pour envoyer toute l’énergie restante dans son corps vers son rectum ; il relâche alors dans l’atmosphère son énergie sous forme vaporeuse dans un ultime mais néanmoins tonitruant pet, se tourne sur le côté, puis s’endort. RIEN ne peut l’en empêcher. C’est physique on vous dit. 

Alors c’est ballot, surtout que dans le passage juste avant, on nous disait que l’homme aimait « faire l’amour dans des lieux insolites.« . Du coup ça doit être un peu le bordel cette affaire, on doit retrouver des mecs endormis partout. 

« Hé bien Berthier, merci d’être venu à cette réunion. Je vous raccompagne à l’ascenseur ?
– Volontiers.
– Parfait, tenez il arr… MAIS ? Qu’est-ce que c’est que ça ? Que fout ce type tout nu à roupiller dans la cabine ?
– Je crois que c’est Mauricet Monsieur, de la compta. Il n’y peut rien : il a une relation au travail.
– Non mais ça commence à bien faire ! L’autre jour j’ai retrouvé Martinot en train de pioncer dans un conduit d’aération ! Et Francis dans le bac à verre !
– Ah non mais Francis, on est d’accord, il est fou. M’enfin bon, je pense qu’il se dit que c’est correct, surtout depuis la fois où vous…
– JE M’ÉTAIS JUSTE ENDORMI AVEC CETTE CHÈVRE DANS LES BRAS D’ACCORD ? CA N’A AUCUN RAPPORT ET IL N’Y A AUCUNE PREUVE ! »
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Heureusement, le site n’hésite pas à enfoncer le clou. Quid si le mec n’a pas envie de rester là ?

Il ne tient pas à elle et trouvera la force de se rhabiller pour reprendre sa liberté.

Il « trouvera la force de se rhabiller« . L’homme va ramper sur le sol en serrant très fort fesses et dents, se tortillant comme un gros vers en essayant d’enfiler ses chaussettes sans laisser s’échapper le peu d’énergie qu’il lui reste. Puis, il rampera à demi-nu dans les couloirs avoisinant jusqu’à regagner la rue où, avec un peu de chance, il parviendra à héler un taxi. 

C’est terrible. On dirait qu’on nous parle d’un baleineau échoué.

Mais, il n’y a pas que le sexe dans la vie : comment se comporter pour garder ce brillant mâle que vous avez su conquérir ? Par exemple, lorsqu’il revient d’une soirée avec vos amis ? Mais si, vous savez déjà ce qu’il faut faire. Souvenez-vous : 

Une femme ne devrait pas trop questionner un homme quand il rentre d’une soirée avec ses potes car cela gâche le plaisir qu’il a de la retrouver.

Règle numéro 1 : le retour.

« Bonsoir chérie !
- Bonsoir mon choubidou.Tu as passé une bonne soirée avec tes amis ?
- NAN MAIS HO ! TU TE CROIS OU ? CA TE REGARDE ? De toute façon j’en ai marre tu t’intéresses toujours à ma vie, c’est dégueulasse, maintenant je n’ai plus de plaisir à te retrouver, je retourne boire des bières avec les copains ! »

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Encore une fois : écrit par trois célibataires. Hmmmm. Mais pourquoi donc ?

Quand vous retrouvez ceci à la maison, c’est qu’il est temps d’en partir

Le match de foot à la télé. 

Ne jamais déranger un homme pendant son match! Si une femme annule ses projets pour que son homme regarde son match, il aura une haute estime d’elle. Un homme aime que sa petite amie regarde un match avec lui, mais en silence!

Si elle pouvait aussi décapsuler les bières, ce serait cool. A noter qu’elle doit le faire en silence : la femme ne peut pas commenter le football. Elle n’en comprend pas les règles. A ce qu’il paraît que si l’on répète trois fois la règle du hors-jeu à une femme en moins de 5 minutes, sa tête explose.
Non mais genre. Bientôt, elles vont aussi croire qu’elles peuvent jouer au foot. Pfff.

Et donc, l’auteur de cette synthèse a trouvé ces commentaires pertinents. Intéressant : je serais curieux de savoir ce qu’elle ne trouve pas pertinent, du coup.

Les sorties en couple
Un homme n’aime pas être invité par sa femme à des sorties en couple car il doit faire attention à ses faits et gestes et se sent jugé par les amis de celle-ci.
Il fait l’effort de venir pour faire plaisir mais il aime que ça en finisse au plus vite.
Un homme se sent plus détendu et lui même quand il organise des sorties en couple avec ses amis.
Une femme doit se montrer indépendante et ne pas chercher constamment l’attention de son homme pendant une sortie.

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Mesdemoiselles, vos amis sont relous : merci de libérer Monsieur de ces derniers. Par contre, ses amis à lui sont forcément cools : merci de fermer votre gueule (ça alors ! Cette règle numéro 1 est décidément bien utile) quand ses amis sont là pour qu’il puisse pleinement en profiter. Et faites péter les crackers, ça fait faim, là.

Les présentations officielles
Une femme doit tout faire pour s’entendre avec la mère de son homme car il déteste avoir à choisir entre les deux femmes qu’il porte dans son coeur.

Plus haut je disais « Soyez sa mère« , grossière erreur : « Soyez le bras droit de sa mère » serait plus exact. 

Attendez, comment pourrait-on être encore plus rétrograde ? Ah, je sais :

Le mythe de la femme au foyer
Bien qu’un homme aime une femme forte et indépendante il reste accroché au mythe de la femme au foyer.
Il aime:
qu’elle prenne soin de son intérieur.
qu’elle l’aide à s’habiller.
qu’elle lui fasse à manger.
C’est à travers ces petits gestes qu’il se rend compte de l’amour qu’elle lui porte.

« Forte et indépendante« , comprendre « Suffisamment forte pour porter le bac à linge et suffisamment indépendante pour se barrer quand les copains sont là« . En effet, ça se tient, il manquait juste deux-trois mots.

Et, oui, l’amour se mesure à la fréquence à laquelle vous passez l’aspirateur. Rrrrr, passion.

L’érotisme, allégorie.

Allez, passons en revue la suite et accélérons : il y aurait trop à dire.

Une femme ne doit pas entamer une discussion sérieuse quand un homme n’est pas disponible.

Elle doit attendre sur le bas côté et éventuellement lui envoyer des SMS pour lui signaler qu’elle a quelque chose à lui dire. Par exemple, attendre qu’il ait fini sa partie de PES avant de lui annoncer que vous êtes enceinte. Il y a des priorités.

Quand un homme et une femme vivent ensemble, ça les rend plus proches.

Et quand on met deux biscuits l’un à côté de l’autre, ils sont l’un à côté de l’autre. La vache, on peut dire qu’ils ont « brisé une omerta » nos bons auteurs. Vite, remettez-les tabous, c’est trop d’un coup !

Horrible vérité n°1: Les hommes se servent des femmes pour coucher car ils détestent être en manque.

Alors que les femmes font du tricot et on en parle plus.

Horrible vérité n°2: Les hommes trompent les femmes qu’ils aiment par besoin de variété sexuelle.

Oui, c’est automatique. Ah mais on a déjà essayé d’enfermer un mec pour voir ce qu’il se passait et commet il variait les plaisirs : au bout de 3 semaines sans nouveauté, son corps se met à développer d’étranges pouvoirs de téléportation pour aller courir la gueuse « par besoin« .  L’armée s’en servirait à l’heure actuelle, mais pour l’instant, les résultats sont encore aléatoires : la plupart des sujets tests ont été retrouvés au zoo.

Horrible vérité n°5: Les hommes n’ont aucune inclination naturelle pour le mariage.

Alors que les femmes, si : saviez-vous que lors de l’accouchement, le plus difficile à faire sortir après une petite fille était la robe et le bouquet allant de pair ? 

Conclusion: le désir sexuel est à la source de tout acte masculin!

Sans oublier le football, la bière et bien évidemment sa maman.

Voilà. Je vous remets la conclusion de la damoiselle qui a étudié ce livre pour Heureuse en amour ?

Une chose est sûre, ce livre a un peu changé ma vision des hommes mais également celle du couple. La vérité n’est pas toujours facile à entendre, mais elle est nécessaire pour nous permettre d’aborder les relations entre hommes et femmes avec plus de réalisme et de sérénité. Je me servirai très certainement de tout ce que j’ai appris pour réajuster certaines attitudes face aux hommes et ainsi améliorer nos rapports communs.

Et le plus beau ? 

C’est que ce livre a trouvé un éditeur et est vendu en échange de vrai argent pour vous aider, vous, les femmes.

Remarquez, il y a une vraie réflexion derrière ce bouquin : je suis encore en train de chercher qui on prend le plus pour un con.

« Plus haut, Diego, plus haut !« 

Le pauvre serviteur, engoncé dans sa blouse à double rangée de boutons, réajusta péniblement ses gants en caoutchouc avant de pousser un peu plus fort la manette commandant la poussée hydraulique. Là, en haut du laboratoire, les portes du toit achevaient lentement de s’ouvrir sur un ciel noir alors que la plate-forme montée sur un bras articulé continuait de s’élever dans un bruit sourd. Essuyant les gouttes de pluie tombant par l’ouverture sur ses lunettes de soudeur, il se tourna finalement vers son maître.

« Êtes vous-sûr Monsieur ? Nous risquons beaucoup en…
- Depuis quand as-tu un avis ? As-tu oublié qui t’a sorti de ton pays pour te fournir un emploi ? Allons, plus haut ! Nous avons besoin de la foudre !« 
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Au loin, le tonnerre gronda, donnant l’impression qu’une immense boule destructrice roulait là-haut, quelque part, au-dessus des nuages, dans un vacarme infernal. Diego observa attentivement son employeur, guettant le moment où celui-ci lui donnerait le signal d’abaisser la manette devant permettre de rendre la vie à la chose tout en haut de la plate-forme, actuellement inerte et battue par la pluie, attendant son heure.

Et puis soudain, il y eut un flash suivi d’un bruit assourdissant, si fort que plusieurs éprouvettes situées à proximité éclatèrent ; Diego fut lui-même projeté au sol, entraînant avec lui la manette qu’il devait activer ; levant les yeux, il lui parut alors que la foudre n’était pas seulement tombée sur la petite plate-forme dépassant du laboratoire : un véritable pont électrique s’était formé entre les cieux et celle-ci, comme si l’éclair était incapable de se retirer après avoir frappé sa cible ; dans une sorte de grésillement ressemblant au vrombissement d’un million d’abeilles, celui-ci se débattait en envoyant tant de puissance sur sa cible que plusieurs voyants situés sur le bras articulés explosèrent ; dans la folie de ces instants, Diego fut persuadé qu’il pouvait entendre distinctement son maître rire à gorge déployée d’une manière parfaitement diabolique alors que sa « science » s’opérait.

Finalement, le bras articulé s’effondra brusquement, et tout s’arrêta en un instant : l’éclair disparut, le bourdonnement s’arrêta, et la plate-forme fila vers le sol à folle allure avant que les systèmes de sécurités pneumatiques ne l’amortissent. Diego nota que l’obscurité s’était faite dans le laboratoire ; en se relevant doucement, il écarta le rideau occultant situé derrière lui pour constater par la fenêtre que tout le quartier semblait dans la même situation. Il se retourna brusquement lorsqu’il entendit son maître marcher d’un bon pas vers la cible foudroyée, son rire n’étant plus désormais qu’une sorte de ricanement nerveux, presque un hoquet. Il vit alors l’homme s’approcher de la bâche située sur la plate-forme pour la soulever, avant de s’exclamer :

« Elle est vivante… VIVANTE !« 

Et Diego ne put qu’approuver :

Là, sous la couche de tissu roussie, la petite Box avait à nouveau sa diode passée en vert. Son maître était de retour sur internet : il allait pouvoir faire des trucs passionnants comme regarder des vidéos à la con, lire des blogs aux articles trop longs ou même regarder le Grand Journal.

C’est d’ailleurs sur ce dernier point qu’il s’aperçut qu’il y avait un problème : la box semblait retransmettre des émissions venues d’un monde parallèle.

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Car en effet, hier soir, il y avait Tristane Banon au Grand Journal. Non pas que sur ce blog, on s’intéresse à l’affaire DSK, mais plutôt que l’on aime la méta-affaire, entendre par là tout ce qu’il y a autour de parfaitement absurde et que curieusement, personne ne commente jamais. Alors que pourtant, c’est plutôt surpuissant. C’en est d’ailleurs à se demander si, depuis 4 mois, la plupart des intervenants n’ont pas recours à des produits dopants ou à Nadine Morano un coach mauvaise foi, tant le niveau reste parfaitement surpuissant.

Par exemple, donc, personne n’a réagi au fait que Tristane Banon vienne, accompagnée de son avocat, parler au Grand Journal d’une tentative de viol. Pas même les associations féministes.

"Tout de suite, le viol de la semaine. Et ensuite Ariane nous montrera une vidéo rigolote piquée sur Youtube avec un chien qui pète"

Je ne sais pas moi, pourtant, c’est vaguement curieux : aller dans une émission de divertissement (ce n’est pas moi qui le dit : c’est la rubrique à laquelle est classée l’émission sur la page de Canal +) pour people ayant quelque chose à vendre (un livre, un spectacle, une campagne électorale) parler de comment on a failli se faire violer quelque part entre une pub pour de la lessive et une blague d’Ariane Massenet, ce n’est pas vraiment ce que l’on peut appeler le top du top du sérieux. Surtout quand c’est pour au final se faire dégager parce que c’est l’heure du « Daily Mouloud« .

« Bonjour Tristane, racontez-nous votre affaire, ça nous intéresse, regardez, on va tous prendre un air grave pour dire qu’on rigole pas.
- D’accord, alors je vais vous expliqu…
- Oui c’est très intéressant, mais en fait, on va vous diffuser des images de Dominique Strauss-Khan sur écran géant avec vous en gros plan en médaillon. Attention : ce n’est pas du tout pour voir si vous allez pleurer pour faire de l’audience, c’est juste que vous êtes très jolie en médaillon.
- Certes mais je…
- Super, maintenant, Jean-Michel Aphatie va analyser l’interview de DSK, parce que bon, en fait, vous on s’en tape, c’est lui qui nous intéresse.
- Oui, maintenant, je vais raconter ma version : c’est moi la gentille et lui le méchant.
- Ah, ça c’est de l’information ! Allez, on passe au Daily Mouloud ! »
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Voilà. On parle de viol comme du dernier spectacle d’Arthur, le tout en rajoutant un peu de pathos histoire de, et là, vous n’entendez plus une seule association féministe, pourtant véhémentes la veille, lorsque DSK était à TF1. Comme quoi, si le viol est un sujet trop sérieux pour qu’on en rigole, il suffit de le passer dans une émission de divertissement pour que l’on s’en moque : bravo mesdames. A l’heure où vous faites tourner une pétition pour refuser la « banalisation du viol« , et où vous vous insurgez contre les « remarques machistes« , on attend toujours votre réaction quand, pendant que la damoiselle était sur le plateau, le « Daily Mouloud » posait la question « Alors, Claire Chazal, elle est bonne ? » .

Là encore, inexplicablement, aucune voix nulle part pour souligner l’aspect totalement absurde de la chose. Et mon ami Google ne me renvoie lui non plus aucune remarque sur le sujet : tout le monde a trouvé ça parfaitement normal. Ou alors, tout le monde prend bien soin de ne pas regarder le Daily Mouloud, ce qui me paraîtrait bien plus raisonnable.

J’aime quand, les commentateurs et commentatrices de la veille, qui réclamaient « la justice égale pour tous » et la fin du « mépris » font bien attention à ne pas appliquer le même traitement pour cette émission que celui de la veille sur TF1, surtout que là, ils ont ouvertement fait caca sur la cause de ces dames. Bravo les enfants : quelle pertinence.

A cet instant de mon propos, j’en soupçonne un ou deux de supposer que je défends la cause de notre blonde amie, faisant les gros yeux aux vilains qui rigolent des viols, parce que flûte, c’est pas rigolo. Ce serait bien mal me connaître jeunes gens, car justement, durant l’émission, il y a aussi eu du très, très gros niveau sans que personne ne réagisse, puisque là encore, ça semblait parfaitement normal à tout le monde sans raison apparente.

Puisque tout comme notre gros Dominou, par exemple, Tristane a expliqué avoir, je cite, « perdu sa légèreté » depuis les faits en 2003 (ce qui ne signifie pas seulement manger trop de granolas, hein), avant d’ajouter, un peu plus tard, toujours au sujet de sa tentative de viol :

J’en ai parlé une fois, à tort, d’une façon beaucoup trop légère chez Ardisson. (…) J’étais là pour faire la blonde qui parle de politique et c’est seulement 2 ou 3 minutes avant l’antenne qu’on m’a prévenue qu’on allait parler de Dominique Strauss-Kahn

Comme quoi, on peut perdre toute sa légèreté et rester légère. Et surtout, on constatera le formidable raisonnement : « Nan mais si j’en ai parlé avec légèreté, c’est parce qu’on m’avait pas prévenue à l’avance que j’allais en parler« . Bin oui, parce que les traumatismes, faut être prévenu en amont, pour se souvenir de faire la gueule et avoir le temps de se frotter les yeux avec un oignon. Sinon, on se fend la poire autour de la table. Je rappelle que sur le plateau du Grand Journal, il y a pourtant du monde autour de la table, mais personne n’a relevé cette formidable incohérence. Surtout lâchée quelques minutes après avoir dit « DSK est un mauvais acteur : on voit bien que tout était préparé à l’avance !« . Comme quoi, la préparation est un droit pour certain et une faute pour d’autres. Vilain Dominique. En plus, c’est nul, tout le monde est de son côté, c’est connu.

Samantha avait elle aussi perdu toute légèreté

Pourquoi par principe, le doute profite à l’accusé et pas à la victime? 

S’est interrogée Tristane. Là encore, personne n’a relevé en soulignant que le doute, en général, on l’applique plutôt à l’accusé puisque c’est lui qui risque quelque chose. Mais bon, on en était plus à ça près.

Cependant, ce soir là, un autre phénomène paranormal s’est produit : Jean-Michel Aphatie a décidé de faire le comparatif ultime : retrouver les propos en commun entre DSK s’excusant et Clinton s’excusant lors de l’affaire Lewinsky, pour trouver 14s en commun dans leurs deux discours puisque, incroyable, les deux s’excusent, y compris devant leurs femmes. Troublant. Mais, soyons fous, pourquoi pas ; sauf que derrière, le même journaliste se plaint que DSK n’a pas donné assez de « détails« , la veille, lors de son interview.

C’est beau : un journaliste fait le parallèle avec l’affaire Lewinsky, où, pour rappel, toute la presse française se foutait allègrement des Etats-Unis en disant « Halala, les gros nazes, ils veulent tous les détails, alors que bon, les détails ne regardent pas le public ! » ; hop, aujourd’hui, finies les leçons d’éthiques, on dit « Raaah, l’enfoiré, il nous a pas dit ce qu’il avait fait !« . Mais oui, évidemment, c’est tellement important de savoir qui s’est imbriqué comment ! On imagine bien, un dimanche soir à 20h15, quelqu’un expliquer à une audience historique « Et bien ma chère Claire, je vais tout vous expliquer : j’ai attrapé la petite par la tête, et je lui ai chatouillé la glotte avec ma teub », moment d’une légèreté (perdue) telle qu’il devrait trouver sans soucis sa place dans un spectacle de Jean-Marie Bigard.

Les détails, il n’y a aucune raison que DSK les donne : après tout, s’il dit que c’était une relation consentie, ce qu’il se passe entre gens consentants n’a pas à être sur la place publique. Donc s’il veut être un peu cohérent, la seule version détaillée qu’il doit donner, ça doit être pour les enquêteurs. Et quand bien même, de toute manière : qu’est-ce que la presse ou le public ferait de ces « détails« , comme ils sont appelés ? Encore une fois, la question « viol ou non » est relayée au second plan, remplacée par du « des détails sur le sexe !« . Et là non plus, tiens, je n’ai entendu personne hurler au scandale.

Surtout que derrière, on a le droit à toute une série de questions plus ou moins innocentes du genre « Roooh, il est resté très vague l’enfoiré, il parle de « faute morale », mais il ne dit pas ce que c’est ! » ; ouais, et juste après, il s’excuse auprès de sa femme. Attention, Jean-Mimi, je vais t’aider, puisque c’est vrai que le vilain Dominou n’a pas fait un gros dessin pour expliquer le lien de cause à effet : il a trompé sa femme, il n’est pas très fier. N’hésite pas à me rappeler si tu as d’autres questions pertinentes de ce genre, puisqu’apparemment, malgré la foule des intervenants/chroniqueurs sur votre plateau, il n’y en a encore pas assez pour trouver la solution d’une énigme qui n’aurait même pas sa place chez le Professeur Layton.

Oui mais voilà : c’est tellement mieux de dire « Holala, il ne raconte pas, c’est quand même bizarre !« . Ouais.

Heureusement, en matière d’interrogations à deux sous, le magazine Elle n’était pas en reste, puisqu’il avait demandé à plusieurs féministes de donner les questions qu’elles auraient voulues voir posées au bon Dominique. Curieusement, ce sont à 97% des questions qui partent du postulat « Il est coupable« , ce qui est particulièrement subtil. Parmi tout ce petit monde, il y avait d’ailleurs mon association préférée, le fameux « Collectif féministe contre le viol » (le pire ennemi de l’Association pour les viols collectifs et sa célèbre présidence tournante)  On commence donc avec Clémentine Autain.

« Pourquoi vous êtes-vous excusé auprès du FMI ? Si vous n’êtes pas coupable de quoi que ce soit, de quoi vous excusez-vous ? »

Le truc trop subtil : « Si vous n’êtes pas coupable, pourquoi vous excuser ? Hein ? HEIN ? » ; parce que non, c’est un fait : il n’avait pas du tout à s’excuser d’avoir, par exemple, créé une vieille crise à la tête du FMI, et donné une bien mauvaise image de directeur général. Mais oui Clémentine ! Vous avez raison : seuls les coupables s’excusent. J’imagine que vous-même, quand vous bousculez quelqu’un dans la rue sans le faire exprès, vous lui dites « Va te faire enculer« , et surtout pas « Excusez-moi« , car vous n’êtes pas coupable et voulez bien le signaler. Vous avez raison.

On attend toujours les réactions des féministes sur cette personne donnant une image déplorable de la femme

D’ailleurs, du coup, c’est très beau : d’un côté, on a ce discours, et de l’autre : Tristane Banon qui explique que DSK ne s’est pas excusé auprès d’elle ou de Nafissatou Diallo : oui mais les enfants, visiblement, excuses = coupable, alors il va peut-être pas se suicider comme ça. Là encore, il va falloir vous mettre d’accord.

Au tour d’Audrey Pulvar

« Ce rapport était-il tarifé ? Si non, vous soutenez avoir eu un rapport sexuel (oral) avec une inconnue, en moins de 10 minutes, non tarifé sans la moindre contrainte ? »

Si j’étais DSK, je répondrais juste « Connaissez-vous Jean-Edouard et Loana ?« 

Allez, Rokhaya Diallo, que je ne connaissais pas jusqu’alors, participe à son tour

« Comment vivez-vous le fait que la crédibilité de Nafissatou Diallo ait été mise en cause très rapidement et qu’elle ait payé d’avoir menti par le passé, alors que vous n’avez de votre côté pas fait l’objet d’enquête similaire? Comment vivez-vous ce traitement de faveur alors que vous étiez accusé? »

C’est vrai que c’est bizarre. Il n’y a eu une enquête que d’un seul côté, et il n’y en a eu aucune sur DSK. D’ailleurs, il n’a même jamais été arrêté ou interrogé. Et aucune précédente affaire de tentative de viol n’est ressortie. Et non, Tristane Banon n’existe pas.

Les derniers mots iront bien sûr au collectif « Osez le féminisme« , ici représenté par son porte-parole, Thalia Breton dans Le Nouvel Observateur :

Ça montre bien que les violences faites aux femmes sont traitées comme un fait-divers, un feuilleton médiatique, mais pas comme un fait de société. Les violences faites aux femmes sont minorées

Effectivement : à tel point qu’on en parle dans des émissions de variétés entre deux chroniques pour amuser la galerie et dans lesquelles on se fout allègrement de votre gueule. Mais que là, on ne vous entend surtout pas vous exprimer, hein, attention : faudrait pas avoir des revendications trop constantes.

Ho, et non, je ne vais pas parler de la prestation de notre ami le joyeux DSK lundi soir : d’autres s’en sont déjà chargés bien avant moi, n’allons pas rejoindre ces fameux analystes pour le coup. Que l’on ne pense pas que je prenne parti pour le bougre pour autant : vu les fréquentations de ce garçon, je crois que nous n’avons définitivement pas les mêmes valeurs (à vous de retrouver si je parle de Martine Aubry ou non). Je voulais surtout souligner les réactions et non-réactions absurdes autour de l’affaire.

Personnellement, j’attends la suite avec impatience. Un truc du genre « Nafissatou vient témoigner dans D&Co« , qui sera salué par les associations féministes, tant une femme battue qui en reçoit une violée, ça fait avancer la cause.

Sophie n’existe pas.

En fait, paradoxalement, si : elle est tangible. Mais c’est à peu près tout. Elle n’est pas laide, sans être particulièrement belle, une sorte de Madame Tout-le-monde qui passe inaperçue dans la plupart des cas ; quelque part, Sophie aurait pu sombrer dans l’illégalité et s’y faire une place, tant il est presque impossible de se souvenir d’elle après son passage : cependant, elle n’a jamais pu s’y résoudre. Ou plutôt n’y a t-elle jamais pensé.

Sophie n’est ni bonne, ni mauvaise : elle se décrit comme franche et détestant l’hypocrisie, défonçant les portes ouvertes de son puissant bélier de lapalissades, avec une bonne foi et une candeur ravissantes qui tendent à pencher vers une véritable méthode Coué. Bien sûr qu’elle bave sur le dos d’autrui, mais jamais beaucoup. Et puis, uniquement sur ceux qui l’ont mérité. Elle aime bien Scène de Ménage sur M6. Ca lui rappelle Chouchou et Loulou, là, le truc sur la 2, avec Alexandre Dujardin. Elle ne s’intéresse pas à la politique, et réagit plutôt aux faits divers ; elle adore les détails, mais n’aime pas quand ils montrent des morts ou des gens faméliques au 20h, parce qu’elle mange devant la télévision et que ça lui coupe l’appétit.

En fait, vous pourriez remplacer Sophie par Valérie ou par Laure, ce serait la même chose. Ce sont de purs fruits de notre société, dont le seul but dans la vie est de ne surtout, surtout pas sortir du lot. D’être normaux. De suivre les conventions. D’être en couple, d’avoir une maison, une barrière blanche, deux enfants qui s’appelleraient Théo et Zoé, et pourquoi pas un Chien.

Vous ne vous êtes jamais demandé si vous n’étiez pas le seul être conscient du coin ? Que tous les autres n’étaient que des personnages inconscients peuplant votre vie pour lui donner un semblant de réalisme ? Sophie et consorts ont choisi leur voie : si Shakespeare voyait le monde comme une scène, de fait il aurait là pléthore de figurants ne demandant qu’à être oubliables à merci.

To bitch or not to bitch, that is the question, hein, dites.

Alors bon sang de bois, pourquoi cette truie sans personnalité continue t-elle de la ramener sur comment vous devriez mener votre vie ?

Notre société comporte en son sein une mystérieuse brigade de gens particulièrement ennuyeux qui ne perdent pas une opportunité de vous expliquer que vous faites de mauvais choix, ou mieux, que vous avez un problème. Par exemple, le grand hobby de Sophie va être d’aller trouver ses copines célibataires pour leur demander pourquoi elles sont seules, et leur donner quelques bon conseils pour réussir, comme elle, à avoir un couple incroyablement chiant dans lequel le plus grand moment d’excitation qui soit est quand Monsieur pète sur le sofa avant de demander si on baise, parce que bon, on est vendredi, et que le vendredi soir, logiquement, ça copule.

Aussi, magie d’internet, on peut donc trouver quantité de conseils de Sophie et consorts traînant de-ci de-là visant à expliquer à leurs semblables (mais pas trop) comment faire pour rejoindre la secte des gens qui ont une vie de merde.

Aujourd’hui, donc, nous nous arrêterons sur un bel article crypto-rebelle de « elle raconte » portant le titre plein de folie de « Célibataire… et alors ? » ; puisque chacun sait que « célibataire » est un gros mot chez Sophie & co (que diraient les gens s’ils savaient ! Vite, il faut retrouver quelqu’un ou je serai la risée de Brenda et Gertrude ! Je dois me marier et avoir des enfants avant elles !) ; aussi, découvrons ensemble ce que signifie « célibataire » par opposition à « couple » chez nos amies du coin.

Après plusieurs années en couple et de concubinage, vous voici de retour sur « le marché ». Fini les soirées en amoureux devant un bon film, les sorties romantiques à deux, les textos fougueux (enfin au début en tout cas)..

Voilà : votre couple a déjà intérêt à avoir duré plusieurs années, hein, parce que sinon c’est tout pourri, mais bon : on constate surtout que c’est la fin d’activités passionnantes comme « les soirées en amoureux devant un bon film » ; parce que comme chacun sait, les gens amoureux adorent se faire des soirées cinéma, afin de se prouver leur amour. « Je t’aime mon choubidou – moi aussi mon amour, maintenant ta gueule, j’adore ce passage« . Comme premier exemple à citer, il y en avait peut-être d’autres, mais on fait avec ce que l’on peut. Passons.

En attendant de retrouver chaussure à votre pied (quitte à devoir mettre une semelle…), un conseil : profitez!!

Conseil typique de Sophie : retrouvez quelqu’un, quitte à ce qu’il ne vous aille pas. Mesdemoiselles, on s’en tape que vous soyez heureuses ou pas, hein, l’important, c’est que vous ayez un couple qui tient à peu près la route, et de préférence rapidement. Parce que merde, vivre seule, c’est vraiment trop la honte, quoi ! Vous imaginez ? Devoir réussir à ne reposer que sur vous-même, prendre un peu confiance en vous, ne pas dépendre d’autrui… non, quelle situation merdique. Ce serait proprement intolérable.

J’en profite pour rappeler que si un mec écrivait « Les filles, il vous faut retrouver un mec… quitte à vous forcer un peu !« , on le qualifierait d’enfoiré de machiste et on ouvrirait la cage d’Isabelle Alonso, non sans l’avoir précédemment titillée avec des tasers pour l’exciter et nourrie uniquement de yaourts durant plusieurs semaines. Mais là, comme c’est un truc de filles, hihihi, c’est « tellement vrai« .

Heureusement, l’article nous propose de découvrir toutes les choses bien qu’une célibataire peut faire, contrairement à lorsqu’elle est en couple, et effectivement, c’est tout de même assez révélateur :

1/ Vous allez avoir un « chez-vous ». Un petit nid douillet que vous aurez patiemment aménagé pour vous y sentir le mieux possible. Il n’aimait pas vos tentures ? Vous allez enfin pouvoir en remettre !

En effet : si vous habitez avec un mec, c’était forcément « Chez lui » et pas « Chez vous » : manquerait plus qu’une femelle se croie chez elle. Par ailleurs, c’est forcément le mâle qui choisit la déco : si une damoiselle essaie ne serait-ce que d’accrocher un cadre au mur, elle se prend aussitôt une chaise sur la gueule dans un hurlement guttural, et doit promptement s’excuser et ne surtout pas essayer d’aménager un petit chez soi. Non, ça, c’est pour les célibataires. A partir du moment où on a un mec, il faut fermer sa gueule, car le son de la voix d’une femme est sur une fréquence qui énerve naturellement le mâle.

Cela dit, il est vrai que Valérie Damidot a été une femme battue. Remarquez, vu comment elle décore, moi aussi je… hmmm, non rien, rien.

2/ Vous allez avoir le rythme de vie que vous voulez ! Envie de rentrer d’une soirée à 2h du matin sans prévenir qui que ce soit ? Pas de problème ! Vous voulez vous coucher à 20h si vous en avez envie, faites-le, il n’y a plus personne à attendre.

Envie de vous coucher tôt ? C’est interdit quand on est avec Monsieur ! C’est lui qui décide à quelle heure tout le monde va au lit, ce qu’on y fait, et dans quel ordre (non parce que des fois, il y en a qui inversent un peu tout et ça devient vite le bordel). Par ailleurs, le fait d’avoir votre propre vie est aussi particulièrement mal vu, puisque ça supputerait que vous prenez des initiatives, ce qui est très mal.

Mieux vaut donc « attendre » le retour de l’être aimé chez soi, et de préférence, en faisant chauffer la popote. Parce que, hein, c’est pas comme si vous aviez un travail.

3/ Il vous reprochait de trop laisser trainer vos affaires ? Désormais, même si vous étiez loin d’être une bordélique, vous n’êtes plus obligée de ranger le moindre vêtement laissé par hasard sur un bout de canapé.

Car non, la femme ne peut pas être bordélique : le rangement est dans ses gènes. Des équipes de scientifiques n’ont pas hésité à faire des tests, en observant à l’abri derrière une vitre sans tain ce qu’il se passe lorsqu’une femme est lâchée dans une pièce contenant divers objets connus pour faire réagir les doubles chromosomes X : naturellement, elle va rabaisser la lunette des WC (même si elle ne s’en sert pas), ramasse les slips sales, repasse les chemises et passe la serpillière. Alors que dans le même cas, le mâle lâché dans le même milieu hostile va pisser deux mètres à côté de la cuvette, humer les slips pour voir s’il peut les remettre, s’asseoir sur la chemise pour l’aplatir un peu et se mettre la serpillière sur la tête avant de chanter l’intégrale des cantiques de l’OM.

Définitivement, le gène du bordel est sur le chromosome Y. Mais comme la femme est là pour ranger, il faut quand même reconnaître que la nature est bien faite.

Ah bah il peut vous reprocher de laisser traîner un pull

4/ Vous allez pouvoir discuter avec votre meilleure amie tout au long de la nuit si ça vous chante sans avoir peur de gêner votre copain (ex).

Votre « besta », pour rappel, puisque les femmes sont obligées d’avoir une hiérarchie de leurs amies avec une place unique pour une amie désignée par le titre honorifique de « meilleure« , celle à qui il faut ab-so-lu-ment raconter toute sa vie (et celle des autres) en détails. Mais par contre, il ne faut pas oublier que votre meilleure amie n’est peut-être pas une grosse pintade, contrairement à vous, et que si vous lui envoyez toute la nuit des « Ma bestouye, sava ? Hihihi ! :)« , vous risquez de recevoir en retour « Tu me réveilles encore une fois, je t’explose le museau. T’es peut-être célibataire mais moi la nuit je dors parce que j’ai un métier et une vie, je n’ai plus 14 ans. Maintenant, étouffe-toi avec ton oreiller s’il te plaît ;)« .

5/ Vous vous cassiez la tête pour trouver LE cadeau d’anniversaire ou de Noël pour lui faire plaisir ? Plus besoin de courir les magasins ou d’organiser des weekend surprises qui tombent à l’eau. OUF !

Oui parce que, c’est un fait relativement méconnu, mais en cas de célibat, vous perdez aussi tous vos amis. Vous devenez seule au monde, et vous vous inventez juste un ami imaginaire que vous appellerez Wilson pour passer le temps et lui raconter plein de chose la nuit pendant qu’il essaie de pioncer (il finira d’ailleurs lui aussi par vous quitter). Ho, et non, les femmes n’ont pas de parents à qui faire des présents en dehors de leur copain, car comme chacun sait, lorsqu’une famille voit naître une fille au lieu d’un garçon désiré, la bougresse est déposée sur un radeau et envoyée sur le fleuve le plus proche en attendant d’être recueillie par un magasin Pimkie pour lui faire son éducation.

La vie est décidément impitoyable.

6/ Ses potes venaient au moins une fois par semaine jouer à la console ou regarder un satané match de foot. Vous êtes enfin libérées de ceux que vous qualifiez comme « parasites » !

Ah, les ordures ! Cet enfoiré invitait des potes que vous n’aimiez pas… quel dommage que vous n’ayez jamais appris à vous servir d’une poignée de porte ! Sinon, vous auriez pu aller squatter chez vos copines pour regarder des films en bouffant de la glace dans votre pyjama en  pilou. Mais, ah ! A la place, il vous faut supporter ces parasites. Ce n’est pas comme si vous aviez votre avis à donner, ou que vous puissiez vous aussi inviter des gens.

Vous êtes une femme : votre rôle dans ces moments là est de servir de table basse et de ne pas faire tomber le saladier de chips d’un malheureux coup de cul, sinon ça va très mal se finir.

7/ Fini les déjeuners de famille à rallonge. Le neveu de 4 ans qui hurle mais que tout le monde trouve A.DO.RAAABLE, la nièce de 6 ans qui ne connait pas le mot « bonjour ». Plus de questions « A quand un petit bébé? » ou « Tu t’occupes mal de mon fils, regarde comme il est pale ! »

Décidément, ne pas savoir utiliser une poignée de porte est toujours un handicap relativement nase : sans l’aval de monsieur et de sa famille, impossible de s’enfuir ! Si seulement vous saviez dire « A 14h, on décolle, ta famille me lourde ». Par ailleurs, sachez qu’il existe des solutions simples à vos problèmes :

- Pour les neveux, il suffit d’une bonne bouteille d’éther et d’un peu de coton, nul doute que vous passerez un moment de calme lorsque les marmots seront en train de voir leurs neurones se désintégrer à petit feu en ronflant (la dose que vous avez mise était peut-être un peu forte, mais la tête qu’ils ont faite en reniflant valait le coup, ils ne sont plus à 5 points de QI près de toute manière)

- Pour belle-maman, répondez lui dans l’ordre « Je m’occupe déjà d’un gros bébé, dès qu’il aura coupé le cordon, j’y penserai » puis « Dis donc radasse, j’suis ni sa bonne, ni ta gouvernante » ; nul doute que vous passerez beaucoup moins de temps à table dans sa famille.

A noter que les gens comme Sophie sont capable d’écrire ce genre de choses, mais sont les premiers à ennuyer tout le monde à table en disant « Hihihi, à quand le bébé ? » ou « Huhuhu, c’est pour quand le mariage ? » . En effet, ce sont deux étapes obligatoires dans le monde des gens à la vie pré-calculée. D’ailleurs, si mesdemoiselles, vous répondez « Je ne veux pas d’enfants« , on vous répondra « Tu n’aimes pas les enfants ? » ; auquel cas, n’oubliez pas de renchérir : « Quand vas-tu héberger une famille de roumains ? » , et lorsque l’on vous dira « Bah, non, j’ai pas envie !« , continuez d’un « Pourquoi, tu as quelque chose contre les roumains ?« 

Les gens qui ont une vie programmée à l’avance s’étonnent toujours de trouver des gens qui n’ont pas décidé de vivre entre des bornes pour les 70 prochaines années. Ce n’est pas « normal« .

8/ Il détestait vos sous-vêtements Petit Bateau alors que vous, vous vous trouviez trop sexy dedans. Vous allez enfin pouvoir vous faire plaisir !

Encore une fois, notons : si Monsieur n’aime pas, il ne faut pas. La femme célibataire a le droit de prendre des décisions. La femme en couple, non : elle se contente de baisser les yeux et d’obéir, avant d’aller faire les carreaux avec sa peau de chamois. C’est bien normal.

J’insiste, mais tout cela est formidablement beau : un homme eut écrit cela, de sombres nuées empliraient le ciel, et bientôt, le tonnerre du féminisme se ferait entendre. Mais là, comme c’est une nana, aucun souci : après tout, comment pourrait-on accuser une demoiselle de tenir des propos rabaissant ses semblables ? Je ne sais pas, ce serait comme un homme féministe, ce serait tout bonnement ridicule. Heureusement que tout cela est impossible, ouf.

Pourquoi aller chez Ikea quand vous avez tout ce qu'il vous faut à disposition ? Et tellement plus classe.

9/ Vous mouriez d’envie de faire un piercing sur la langue mais lui trouvait ça « vulgaire »…surtout vis à vis de beau papa et belle maman. Plus besoin de jouer la petite fille modèle.

C’est vrai, votre but dans la vie est avant tout de faire plaisir à monsieur et à ses parents. Il ne faudrait pas que vous essayiez de faire des choses qui vous plaisent mais qui puissent être désapprouvées, malheureuses. Je tiens à le préciser, si vous doutiez encore une fois de ma théorie, voici qui est fait : on ne parle pas des parents de la damoiselle dans le propos, car elle n’en a tout simplement pas. Élevée chez Pimkie on vous dit.

On dirait un épisode de « Rémi sans famille« , mais coaché par une sorte de Vitalis Hilton, dirais-je, et dans lequel Joli-Coeur serait plus une grosse pintade qu’un petit singe.

Mais je m’égare.

10/ Vous allez voir qui vous voulez : mecs, filles, vous êtes libre. Envie d’être seule avec un mec ? Plus de comptes à rendre !

Et vous pouvez même faire autre chose avec que jouer à la marelle ou raconter des blagues à Toto, ce que l’auteur semble mystérieusement avoir oublié dans le passage qui s’ensuit :

Alors, ça ne vous donne pas envie ? Et si vous me dites « Mais..qui me prendra dans ses bras le soir avant de m’endormir ? » ou « Avec qui je retrouverai une vie sexuelle aussi riche ?« 

J’ai bien une réponse, mais elle est très égocentrique.

 je ne dirai qu’une chose : tout vient à point à qui sait attendre. Si ce n’était pas lui, c’en est un autre.

Parce qu’encore une fois, votre seul but dans la vie mesdemoiselles, c’est d’attendre qu’un homme vienne faire tout ce qui a été indiqué ci-dessus : vous prendre chez lui sans que ce soit chez vous, imposer sa loi, vous faire fermer votre grande bouche et vous trimbaler partout avec lui en vous demandant de rendre des comptes si vous faites ou dites quoi que ce soit.

Bref, à avoir une belle vie de merde (enfin vous, hein, moi ça me va tout à fait de vous avoir comme table basse).

Mais dans le monde magique des figurants du monde réel, ce qui est important, ce n’est pas de faire des choses qui vous plaisent : c’est d’être à tout prix avec quelqu’un parce que c’est ça qui est « normal« , juste avant le bébé et le chien, et que la réussite de sa vie se calcule à l’aune de sa banalité.

En fait, la prochaine fois que vous croiserez Sophie en soirée, soyez-sympa ; quand elle vous sortira ses énormités sur le modèle social à suivre, pensez à lui présenter vos amies les pinces crocodiles et votre batterie de R19 :

Pour une fois dans sa vie, il lui arrivera quelque chose d’étonnant.

J’ai toujours aimé les analyses fines et pertinentes.

Si c’est l’une des raisons pour lesquelles je ne lis jamais Le Figaro, c’est aussi celle qui me pousse à admirer la horde de nouveaux experts qui envahissent nos médias pour faire part d’explications poussées sur le fonctionnement de notre société : sexologues autoproclamés dont les connaissances se basent sur leur vision de la dernière soirée mousse chez Michou, psychosociologues dont les propos ressemblent plus à une oeuvre de tautologie qu’à une interprétation pertinente de comportements modernes, ou autres mots en -logue qui signifient qu’un amateur se déclare expert du jour au lendemain et que sa tribune est vérité (exemple : « un blogue« ), autant de choses qui me font rêver.

Aussi, lorsqu’en ce beau dimanche, je suis tombé sur l’interview d’un certain Gilles D’Ambra, psychologue vantant les mérites de son dernier livre (qui date un peu, mais je m’étonne que personne n’y ai réagi) permettant de mieux comprendre les hommes, je m’attendais là encore à quelque chose de haut niveau. « Nenni« , me glisseraient de facétieux lecteurs amateurs de pinaillages ; « Un psychologue, c’est quelqu’un avec une vraie formation, une vraie expérience et un diplôme : il s’agit d’une profession réglementée, contrairement à celles que vous citiez ci-dessus ; voilà qui est gage de sérieux et qui donnera sûrement lieu à une analyse pertinente, vil pessimiste« .

Et en effet : le bon Gilles s’empresse de montrer dans son propos de qualité chez Doctissimo que ce n’est pas un rigolo à l’analyse facile. Ho que non.

Réponse : "Parce qu'ils fuient les greluches qui lisent ce genre de trucs"

Je vous propose donc de lire ensemble ce fabuleux monument de psychologie qui fera date ; Sigmund, accroche toi à ta coke.

Pourquoi les hommes sont lâches en amour ? C’est la question à laquelle répond le psychologue Gilles d’Ambra dans son livre.

Notez que nous commençons très fort : directement, il ne s’agit pas de parler des hommes lâches en amour, ou de cas précis, non ; il s’agit de tous les mettre dans le même sac. L’homme est un lâche dès qu’il s’agit de relations sentimentales : il se cache, se fait porter pâle, et parfois même s’enfuit en Amérique du sud pour y devenir éleveur de chevaux dans la pampa afin d’échapper à Lola, la correspondante bavaroise qui venait de lui confesser son amour. Si l’on suit l’analyse de Gilles, qui je le rappelle, traite de TOUS les hommes sans distinction, les gays doivent avoir de gros soucis et être une sorte de communauté d’autistes qui refusent de se fréquenter par peur mutuelle. Diantre.

Mais son ouvrage est surtout un guide pour aider les femmes à comprendre ces messieurs, pour construire un couple solide, basé sur le partage. Doctissimo l’a interrogé sur les recettes pour comprendre le sexe opposé.

Ah. Soit, soit : il ne s’agir donc ici que de traiter du cas des hommes hétérosexuels, pour que les femmes puissent enfin comprendre et dompter ces créatures mystérieuses : pourquoi rechignent-ils à faire les boutiques avec elles en gloussant ? Qu’est-ce qui les fascine dans les soirées foot et bières ? Et pourquoi n’aèrent-ils pas après leur traditionnel concours de pets post-choucroute ? Autant de questions que le sieur d’Ambra doit aborder, du moins, je le suppose, s’il s’agit de tout révéler sur le sexe fort aux membres du sexe faible (on appelle ça de la trahison mon petit Gillou ; passer des informations à l’ennemi, c’est très mal, tu es bon pour le peloton, Mata Hari). Une occasion pour les lectrices de ce blog, interdites de lecture lors d’un article précédent, de se venger céans en s’emplissant les mirettes d’informations pertinentes obtenues directement auprès d’un professionnel.

Attention mesdemoiselles : première question.

Doctissimo : Vous affirmez que les hommes sont lâches en amour. Est-ce vraiment la règle ?

Gilles d’Ambra : Vous savez, le courage des hommes, c’est un mythe, les femmes sont bien plus courageuses. Les hommes sont courageux quand il s’agit d’aller chasser le mammouth ou de faire la guerre, et parce qu’ils sont bourrés de testostérone et en groupe. Mais dès qu’il s’agit d’amour, ils deviennent lâches. Prenez l’exemple de la rupture : lorsqu’ils n’aiment plus, ils vont se taire et attendre que leur compagne s’en rende compte

Voilà : première règle à connaître, tous les hommes sont identiques. Tous. Sans exception ; en fait, c’en est à se demander à quoi nous servent nos psychologues, et pourquoi ils ont besoin de s’entretenir individuellement avec leurs patients, puisqu’en réalité, quand on en a vu un, on les a tous vu. Je rappelle que le charmant garçon qui fait cette analyse est un professionnel du secteur, hein. Non, je sais, on ne le dirait pas comme ça, mais si, si. Il a peut-être même une clientèle : brrrr.

Mais revenons au sujet : les hommes sont courageux dès qu’il s’agit de guerre ; ils ne fuient jamais, n’ont jamais peur, et pour peu qu’ils soient en groupe, ils partent même coller des grenades dans des nids de mitrailleuse en rigolant (vous ne pouvez pas comprendre ça les filles : c’est comme le concours de celui qui pisse le plus haut, c’est une sorte de private joke, mais directement située sur le chromosome Y). A l’inverse, aucun mâle ne plaque jamais sa nana ; il se contente soudainement de devenir muet ; du genre vous lui demandez où il a rangé le saucisson, et là, le bougre se contente de ne rien dire, alors qu’il y a deux minutes, il causait encore nonchalamment de son amour pour la charcuterie : point de maladie mystérieuse là-dessous , il a tout simplement perdu l’usage de la parole. Le signe ultime comme quoi il compte rompre (et si vous ne rompez pas dans les deux semaines, sa langue se nécrose et tombe).

Non, jamais un homme ne plaque sa nana. Ça ne s’est jamais vu : il ne peut pas. Il laisse l’autre faire et se tait. Si l’une d’entre vous prétend que ça lui est pourtant déjà arrivé, c’est que c’est une menteuse. En même temps, quelle femme ne l’est pas ? 

Le Mime Marceau a passé des années à tenter d'expliquer à sa nana qu'il voulait la plaquer

Par contre, en suivant ce raisonnement pas du tout caricatural, mesdemoiselles, n’hésitez pas : pour pimenter un peu vos aventures nocturnes, criez lui  « Prends-moi comme tu prendrais un nid de mitrailleuse ! » ; et là, vous le verrez motivé comme jamais vous sauter dessus avec le visage noirci au charbon. Par contre, assurez-vous de ne pas avoir de grenades dans la maison : il pourrait mal l’interpréter.

Doctissimo : Mais l’homme a tout de même changé depuis l’aube de l’humanité ? 

Gilles d’Ambra : Pas tant que ça.

Wongo wongo. Homme pas trop changer : toujours mettre slip en fourrure avant de trouver femelle de la tribu des Poux Fhiasses pour venir réchauffer homme dans grotte. Faire parade amoureuse : proposer « Toi vouloir dernier verre de sang de mammouth ?« , puis glisser poudre magique du chaman qui fait dormir dedans ; enfin, ramener femelle en traînant par les cheveux jusqu’à grotte, avant accouplement sur peau d’ours. Wongo.

Autre possibilité : « Depuis l’aube de l’humanité, il y a toujours des types qui font des analyses de daube, ça n’a pas trop changé« . Auquel cas, j’approuve.

D’ailleurs il y a plus de gènes communs entre un homme et un singe qu’entre un homme et une femme.

C’est pour ça que Wongo parfois être turgescent au zoo. Singe mieux que femme : est très tendre quand il épouille et suffisamment évolué pour pas porter Wayfarer. Zoophilie très tentante.

On peut voir des similitudes entre les types d’hommes et les races de singes.

Bien que cette phrase soit probablement approuvée par une certaine frange de l’extrême-droite (oui je parle de frange, mais comme j’ai parlé de Wayfarers avant, l’enchaînement est parfaitement logique), notez que ce genre de propos serait considéré comme honteux si le mot « homme » était remplacé par « femme« . Mais comme ce n’est pas le cas, le type a même le droit à une interview sur Doctissimo et à de la publicité pour son livre.

Par exemple :

L’orang-outan : il vit seul, il râle dès qu’on lui demande quelque chose, il n’aime pas sortir. A réserver aux femmes indépendantes qui n’ont pas besoin de trop d’affectif

Bref, vous pouvez aisément le remplacer par un petit jouet en plastique fonctionnant à pile. Encore une fois, on aurait inversé le tout et écrit « Elle vit seule, elle râle dès qu’on lui demande quelque chose et n’aime pas sortir. A réserver aux hommes indépendants qui ont juste besoin d’un plan cul régulier ou d’une ménagère« , on aurait hurlé. Mais là, non.

Le gorille : issu d’une famille nombreuse, il est très social et agréable à vivre. C’est un bon vivant. Pour celles qui recherchent une relation stable et familiale 

Parfois aussi, il vous défonce la gueule parce que vous avez fait tomber la banane qu’il convoitait. Il est comme ça, le gorille. Un peu taquin, mais avec de grosses mains (et souvent dans la margoulette). Mais il vous aime, hein.

Le chimpanzé : il vit beaucoup avec ses amis et il est susceptible et individualiste. Pour les femmes éprises de liberté.

Il manque à cette liste « le ouistiti : il est tout petit, il a l’air un peu con mais il vous fait marrer« , « le paresseux : il n’en branle pas une, mais au moins, vous êtes sûre de le retrouver là où vous l’avez laissé » ou encore « le nasique : il a un grand nez, mais on sait toutes ce que ça veut dire, hihihihi« . Quel dommage que notre fin analyste s’en soit arrêté ici dans ses métaphores animales.

C'est vrai que le gorille a l'air sociable, en fait

Doctissimo : Hommes et Femmes seraient donc restés identiques depuis la nuit des temps ? 

Gilles d’Ambra : Non, bien sûr que non. Aujourd’hui, les femmes sont heureusement pour elles plus autonomes, elles n’ont plus besoin des hommes pour faire leur vie.  Et les mâles ont donc totalement perdu leurs repères. Ils ne savent plus comment aborder les femmes, et en deviennent souvent encore plus lâches.

On ne sent pas du tout le fait que le type compte vendre son livre à des femmes : « Hahaha, bien sûr que non : les femmes ont super évolué, ce sont des êtres formidables. Par contre, les hommes sont restés de gros cons, eux ils ne pigent toujours rien à rien. A part moi bien sûr, c’est même pour ça que j’ai écrit un livre dans lequel je vous explique tout.« 

Mais effectivement, l’homme a perdu tous ses repères dans le monde moderne ; il ne sait plus comment s’y prendre avec les femmes. Alors des fois, il en a marre, il laisse tout tomber, et il tente de l’attraper dans un Sofitel. Mais là encore, ça prête à controverse : comment un être aussi lâche qu’un homme aurait-il pu aborder une femme ? Logiquement, il aurait dû s’enfermer dans la salle de bain en hurlant « Allez-vous en vilaine femelle, vous me faites peur, j’en perds tous mes repères, hiiiiii, ne vous approchez pas de la porte où je pleure !« .

Doctissimo : Pensez-vous que dans un couple, une femme peut réussir à faire changer un homme ? 

Gilles d’Ambra : On ne peut pas changer la nature profonde de quelqu’un comme ça. Lorsqu’une femme se met avec un homme en se disant « avec moi, ça va être différent », cela se termine toujours mal. Quand vous achetez des chaussures, vous les prenez à votre pointure, même si après elles vont se faire à votre pied ! Avec un homme, c’est pareil ! Il faut prendre la bonne pointure !

Là, nous sommes tous d’accord : on ne peut pas changer un homme ; le faire devenir fidèle, lui faire arrêter la bière, lui apprendre à baisser la lunette des WC ou à arrêter de secouer les draps en hurlant « La vache, celui là il fouette » lors que son transit se fait difficile… autant de choses auxquelles il faut renoncer d’entrée de jeu.

Doctissimo : Et selon vous, quelle est la clé d’un couple qui fonctionne ?

Gilles d’Ambra : Il n’y a pas de recette miracle. Mais il faut avant tout de la réciprocité. C’est la stratégie gagnante à terme. Le but est de ne pas essayer de battre l’autre, mais de jouer le jeu de la relation à deux, de respecter l’autre, et de ne pas jouer au plus malin : la franchise est essentielle.

Attendez, on la refait :

« Question : Selon-vous, quelle est la clé d’une relation ?

Réponse : Jouer le jeu de la relation.« 

Aaaaah, ouais, pas con. D’autres conseils, sinon ? « Pour vivre heureux, vivez contents » ? « Soyez francs pour dire la vérité » ? « Trop de whisky, caca kaki« ? Nom d’une pipe, ce n’est plus un psychologue, c’est Monsieur de la Palice sous ecstasy. La suite, vite, je me meurs, je veux en apprendre plus sur moi, pauvre mâle.

Avec ce livre, vous pouvez vous aussi devenir un fin analyste moderne

Doctissimo : Vous parlez de franchise, mais vous conseillez de ne pas tout dire.

Gilles d’Ambra : Il faut être honnête, ne pas raconter d’histoires, mais ça ne signifie pas se lâcher et exprimer tout ce qui nous passe par la tête ! Il ne faut pas tout dire, mais il faut jouer franc jeu.

Quel caméléon, cette fois on dirait du Jean-François Copé tellement c’est empli de bonne foi : « La franchise, c’est bien, mais il faut bien faire attention à ne pas tout dire« . Le terme « mensonge par omission » est donc officiellement placé dans les instruments servant la franchise : bravo, c’est du grand art. Ma mauvaise foi et moi avons envie de vous adouber chevalier du pipeau.

Un exemple, peut-être, histoire d’aller jusqu’au bout du concept ?

Prenez l’infidélité par exemple. A la base, je ne pense pas que cela soit l’idéal dans le couple. Car entretenir une deuxième relation, mentir, cela va à l’encontre justement de la franchise et de la réciprocité. Mais un « dérapage » ponctuel, un « accident » est possible et ne doit pas forcément remettre en cause la relation ni d’un côté ni de l’autre. 

« A la base, je ne pense pas que cela soit l’idéal dans le couple. » ; après les lapalissades, les euphémismes : quelle maîtrise des figures de style, je pleure des larmes de sang tant la jalousie fait battre mon petit coeur de mâle arriéré.

En tout cas, c’est un excellent exemple de confiance dans un couple : les filles, faites bien attention à ne pas dire à votre partenaire que vous copulez avec Pedro, le chilien du 5e qui fait la sécurité à l’entrée du Macumba ; c’est ça, la franchise.

Je rappelle que ce livre est un recueil de conseils pour aider ces dames à mieux comprendre et garder leurs hommes : si avec ça, elles ne finissent pas toutes à la rue avec un tabouret dans l’oeil, c’est à n’y plus rien comprendre. Mais il est vrai que je n’ai aucun diplôme de psychologie, tout cela doit m’échapper. Trop subtil, sûrement.

Doctissimo : Et comment faire pour garder son homme ?

Odieux Connard : Ne surtout pas lire ce livre

Gilles d’Ambra : Pour que la relation dure longtemps, il faut arrêter de la vivre comme si elle était un bien de consommation jetable ! Car aujourd’hui de nombreux couples vivent leur relation uniquement dans l’immédiat sans projeter plus loin que la semaine suivante. L’amour, c’est le désir de l’autre, la tendresse, mais c’est aussi partager et construire des choses ensemble, lancer des projets. C’est s’engager réellement, même si ce n’est pas forcément pour la vie.

« Pour que la relation dure longtemps, il faut qu’elle soit durable » suivi de « Pour vivre à deux, il faut vivre ensemble ». Cet homme a un don ; on ne parle même plus de talent à ce niveau-là.  Je crois que je vais faire un don à Notre-Dame-du-Nawak pour qu’ils fassent faire un vitrail à son effigie. Et les pèlerins en manque d’analyses de qualité s’y rendront en masse pour s’agenouiller devant cet avatar de verre qui les contemplera de son piédestal drapé dans ses certitudes.

Il n’empêche que je suis de mauvaise foi : maintenant, j’en sais plus sur moi, dans ma condition de pauvre homme. Merci de ta subtile analyse, Gilles d’Ambra. Que l’on peut retrouver dans « Pourquoi les hommes sont lâches, Petit traité de psychologie masculine à l’usage des femmes qui aiment encore les hommes« , ouvrage qui pour moins de 20€, vous permettra de devenir une véritable experte en psychologie masculine. Je suis sûr que vous vous demandez déjà pourquoi il ne se trouve pas dans votre bibliothèque.

Cependant… attendez, attendez, si je relis cette histoire… au tout début, ce fin expert nous disait qu’un homme ne pouvait plaquer une femme, ou pire, lui parler. Mais alors, qui suis-je, que suis-je pour virer au matin des filles de mon lit en marmonnant « Vous êtes gentilles mais maintenant, cassez-vous si vous ne voulez pas ramasser un coup de pelle » ?

J’en suis tout chamboulé : je crois qu’il me faut un psy.

Et je crois que je sais déjà à qui m’adresser. Quelle puissance décidément.

Ça y est : les vacances scolaires sont là.

Alors que les coffres se remplissent peu à peu de valises, tentes et autres canots gonflables, les écoliers profitent enfin d’un repos bien mérité après une dure année de labeur. Si les boîtes de nuit ouvrent leurs portes aux jeunes disposant d’un baccalauréat flambant neuf soucieux de le fêter (ils ne découvriront que dans deux mois que ce sont les seules portes qui s’ouvriront jamais grâce à leur diplôme de fin de lycée), elles ne sont que l’avant-goût d’un été qui s’annonce plein de surprises.

Pourtant, comme chaque année à la même époque, c’est aussi la saison des abandons : des propriétaires peu scrupuleux profitent de leur départ en vacances pour attacher leurs animaux de compagnie devenus trop encombrants aux arbres des aires d’autoroutes, brisant des milliers de petits coeurs : Scrappy le labrador regarde la Peugeot 404 de son maître s’éloigner, sans réaliser que c’est la dernière fois qu’il a l’occasion de humer les effluves de friteuse de son vieux pot d’échappement pétaradant ; Bobby le Saint-Bernard, trop occupé à renifler ce nouvel arbre auquel il est désormais lié, ne voit pas la famille Margot s’éloigner de lui, le petit Théo agitant une main dans un signe d’adieu tout en larmoyant, l’autre bras fermement tenu par son père, alors qu’il quitte son ami de toujours pour regagner contre son gré le parking voisin ; et Pitchoune, ô, joyeuse Pitchoune ! Qui donc a bien pu coller cette petite femelle yorkshire dans le sanibroyeur de l’aire de la Jument Verte ? Nul ne le sait.

Oui : cette année encore, des milliers seront abandonnés par ceux qui autrefois leur avaient ouvert les portes de leurs maisons ; chiens courageux, chats paresseux, furets joueurs ou hippopotames berserks : autant de sympathiques animaux de compagnie qui sentiront peser sur eux la solitude lorsque la nuit tombera. Mais il ne convient pas de parler de ceux-ci, non : le vrai drame, cette année, c’est encore tous ceux qui abandonneront leurs compagnes infidèles quelque part en forêt sur la route des vacances. Et pas besoin de les attacher à un arbre en plus : le sens de l’orientation d’une femme moderne suffit à là paumer des semaines entières, même au milieu du parc Monceau. Pratique.

Pour plus d'originalité, vous pouvez abandonner votre chien sur une aire avec jardin japonais

Cependant, afin d’éviter cette terrible situation, je vous propose aujourd’hui, messieurs (filez mesdemoiselles, ce n’est pas pour vous, vous allez vous faire du mal), de suivre les conseils de Men’s Health (le magazine du bien-être masculin que nous avions déjà étudié ici), afin de vous assurer que vous n’ayez pas à abandonner madame ; pour ce faire, je vous propose donc de vous arrêter sur plusieurs articles essentiels :

- 6 façons d’empêcher son infidélité, et ainsi ne pas avoir à abandonner votre mie, ou alors, il vous faudra un autre prétexte

- 7 signaux d’alertes pour juger de sa fidélité, des fois que le premier article n’ait pas suffi

- 4 conseils pour contrôler sa colère, pour gérer la situation si un des signaux d’alertes précédemment évoqués est passé au rouge

Oui, ils ont obligation de tout numéroter ; le magazine a dû être fondé par une sorte de comptable sous stéroïdes. Brrr. Mais ne tergiversons pas et passons aux premiers conseils pour éviter que madame n’aille courir le damoiseau ; je cite : « Voici les facteurs d’infidélité les plus fréquents et les meilleurs moyens de lui ôter l’envie de vous tromper. » 

La génétique 
La science est formelle ! Il existe bien un gène de l’infidélité. Les chercheurs de l’hôpital universitaire Saint-Thomas à Londres affirment même qu’une femme vous trompe à 44 % pour des raisons génétiques.

Merde alors, l’infidélité est génétique ! Comme la délinquance alors ? Nous l’ignorons, mais donc, la femme est contrôlée à 44% par ses gènes (et à 30% par les livres de Guillaume Musso) ; elle peut être tranquille dans son salon à se faire un Scrabble, soudain, elle entend un gène lui crier de sa petite voix fluette « Qu’eeeeest-ce que tu fous ? Tu joues au Scrabble avec Jérôme, alors que dehors, il y a tant de beaux éphèbes qui t’attendent ? Pense à ces torses ruisselants, à ces muscles puissants couverts de sueur et de saindoux, à ces mentons piquants qui… je… ho, attends ! Regarde là, tu peux faire « Bichon » en 6 lettres, dont une compte triple ! » (la femme peut faire deux choses en même temps, rappelons-le).  Mais alors, si c’est un gène, vite, Men’s Health, que faire ? Dois-je faire mordre ma femme par une araignée radioactive pour modifier son ADN ? Puis-je ramener une araignée de Fukushima en cabine ? Et quand bien même, comment savoir si la mutation ne va pas plutôt filer un cucu velu à ma dulcinée ?

Pas de panique, la réponse est là :

La solution : Elle réside heureusement dans le problème : le sexe. « Les quantités élevées d’ocytocine qui inondent son cerveau pendant une relation sexuelle sont en quelque sorte l’antidote à cette malencontreuse hérédité, explique Terry Burnham, chercheur en génétique. Cela inhibe l’activité des chromosomes qui ont été identifiés comme porteurs du gène de l’infidélité. » Attention quand même : selon une étude publiée dans la revue Biological Psychology, vos ébats doivent durer plus de cinq minutes pour que l’ocytocine fasse cet effet.

Ho. Ho, je vois, il faut donc copuler, souvent et longtemps, pour feinter la génétique : c’est vrai que du coup, votre copine a moins de chances de vous tromper si vous l’enfermez dans la chambre toute la journée. A noter que vous avez désormais une nouvelle réplique culte pour draguer :

« Bonjour mademoiselle, quelle belle soirée n’est-ce pas ? Dites moi, je me disais… vous ne voudriez pas que j’inonde votre cerveau d’ocytocine, là, comme ça, au pied levé, hop ? »

Si avec ça vous ne passez pas pour un gentleman, inquiétez-vous.

Le calendrier Il est déjà coupable de ses sautes d’humeur et de ces nuits que vous passez sur le canapé parce qu’elle est outrageusement irritable : son cycle menstruel peut également être responsable de ses envies de papillonner. Tout cela viendrait de l’évolution, selon les chercheurs de l’institut Kinsey de l’Indiana. Les hauts et les bas hormonaux qui vont avec son cycle menstruel réveillent un instinct primitif qui stimule son désir et son excitation tout en la poussant à rechercher des partenaires d’un soir. C’est entre le dixième et le dix-huitième jour de son cycle, lorsque ses niveaux d’estradiol sont au plus haut que ses instincts de prédatrice risquent de s’éveiller. Pour vous aider dans vos calculs : le cycle commence le premier jour des règles. 

Le calendrier, responsable ? Celui de La Poste, le moche avec des chatons ? Le facteur, j’en étais sûr ! Mais attendez, vous voudriez dire qu’encore une fois, tout le corps de la femelle n’est qu’un appel constant à l’infidélité ? Qu’il est conçu pour aller gambader vers d’autres herbages, tel le mouton joyeux dans les pâtures ? Mais bon sang, quelle solution puis-je…

Bionic Woman, ou l'histoire d'une femme modifiée par des scientifiques pour arrêter de courir le jouvenceau (on lui coupe les jambes)

La solution : Faites-la transpirer. Des chercheurs de l’université Jagiellonian de Cracovie, en Pologne, ont découvert que les taux d’estradiol chutaient dès lors qu’une femme faisait du sport deux fois par semaine. Sinon, gardez un oeil sur le calendrier et profitez de cette période pour transpirer… au lit.

Hein ? Le sexe, encore ? Ce serait donc la solution à tous les problèmes du monde ? Merci Men’s Health : je sens que grâce à ça, je vais pouvoir régler plein de trucs : infidélité, mauvaise humeur, problèmes de couples, note médiocre en classe, faim dans le monde.… Merci ! Mais dites m’en plus, quels sont les autres causes de l’infidélité ?

La reconnaissance Ou plutôt le manque de reconnaissance et de gratifications. Vous l’avez déjà vue partir à la recherche d’une paire de chaussures comme une lionne en quête de nourriture ? C’est en réalité à la recherche d’une gratification qu’elle est partie. Or, si elle en manque de votre part (bref, si vous ne lui montrez jamais qu’elle compte pour vous), il y a de fortes chances qu’elle aille chercher de la valorisation ailleurs. 

Vous êtes sûre qu’on parle des femmes là ? Non parce que la petite créature en manque d’affection qui va donner de l’amour à des pantoufles, en général, on l’appelle plutôt « Rex » que « Chérie ». Mais bon, faisons confiance : nous traitons ici d’un magazine moderne, qui sait comment il faut traiter les femmes pour faire de ses lecteurs des gentlemen appréciés pour leur élégance, leur classe et leur bon goût. Hein ? Ho, dites ? Allez ? Sans rire ? Vous déconniez, là, non ?

C’est ainsi que 80 % des femmes ont justifié leur infidélité lors d’une étude de l’université du Maryland. « Elles avaient une aventure pour compenser une relation dans laquelle elles ne se sentaient ni écoutées ni valorisées », explique Michael Farell, auteur de l’étude. 

Oui, mais 100% des femmes étant de mauvaise foi d’après une étude du Odioso Cabrón Institute de Grenade, j’en déduis que l’excuse « Je ne me sentais pas écoutée : je lui avais demandé de ramener du chocolat aux noisettes, et il m’a ramené du chocolat au lait : du coup, j’étais obligé de prendre le TGV pour aller faire l’amour à Ramón, vous comprenez » est un peu pourrie.  Heureusement, Men’s Health a la solution pour qu’une femme se sente valorisée et appréciée à sa juste valeur :

La solution : Si vous n’avez pas été complètement à la hauteur récemment, rattrapez le coup avec ce truc tout simple : le cerveau peut assimiler 600 mots par minute mais le débit moyen est de 150 mots. Et quand le cerveau est en dessous de la courbe, il s’égare. Pour garder toute son attention, interrompez-la pour la paraphraser toutes les 30 secondes. Fastidieux, certes, mais elle aura vraiment l’impression d’être écoutée !

Donc je résume : pour qu’une femme se sente appréciée, il faut lui parler comme à un gros légume. Et de préférence, « l’interrompre pour la paraphraser toutes les 30 secondes » :

« Doudou, devine ce qui m’est arrivé au bureau aujourd’hui ! 
- Dis-moi tout mon amour.
- J’étais au local photocopieuse, quand soudain…
- Hmmm tu veux parler de la pièce où il y a l’appareil qui duplique des documents.
- … heu, oui, quand soudain, Benoît entre avec du café sur sa chemise
- Benoît passe le seuil du local de l’appareil qui duplique des documents avec une substance psychoactive étalée sur son haut ? Ça alors ! 
- Dis- moi, tu me prendrais pas pour une andouille ?
- Si je te prends pour une spécialité charcutière à base d’intestin de porc ? Bien sûr que non ma chérie, continue de me parler de… de… heu… hein ? Tu disais ? »

La photocopieuse, centre de toutes les intrigues érotiques qui se respectent

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Ah oui, là c’est certain, elle va se sentir écoutée et mise en valeur. Un peu comme le psy que vous payez une fortune à dire « Hmmm hmmm » pendant qu’il dessine des kikis sur son bloc-notes. Quel beau métier (attention, j’exagère : certains dessinent aussi des voitures).  Néanmoins, enchaînons tout de même sur le point suivant.

La promiscuité Comme pour les salaires, les hommes sont toujours en tête quand il s’agit de mettre des coups de canif dans le contrat. Mais l’écart diminue peu à peu. Ainsi, 52 % des infidèles sont des hommes (voir encadré), ce qui nous laisse quand même avec 48 % d’infidèles à talons hauts… et pas mal de doutes. C’est la culpabilité qui serait responsable de cette différence. Mais la culpabilité n’a qu’un temps : elle diminue à mesure que votre chérie se rapproche de votre futur concurrent au travers d’une activité commune. 

Attention, donc, votre copine risque de vous tromper si jamais elle fréquente des gens. Particulièrement si elle a une activité commune avec eux, comme, à tout hasard, baisouiller. Comment enrayer ce fléau ?

La solution : Elle veut prendre des cours de tango ? Lancez-vous sur la piste avant qu’elle ne se fasse embarquer par un autre.

Excellente solution : ne la laissez jamais seule. Suivez la en permanence. Elle veut faire du tango ? Faites du tango. Elle veut faire de la couture ? Faites de la couture. Elle veut faire caca ? Devancez -la (puis éclatez d’un rire diabolique ponctué de bruits d’eaux depuis l’autre côté de la porte).

Et si jamais elle commence à comprendre que vous ne la suivez partout que parce que vous n’avez aucune confiance en elle, utilisez la stratégie dite du couple fusionnel : « Mais c’est parce que nous devons tout faire à deux mon choubidou« . Frottez vous un oignon contre les yeux si vous manquez de persuasion.

La cybertentation Ça commence par un chat innocent sur un forum de jardiniers amateurs et ça finit au lit.

Alors, oui, là, en effet, c’est un vrai problème international : les vortex spatio-temporels sur les chats de Jardiland. Vous discutez tranquillement de la meilleure pelle avec une assistante commerciale, et paf, vous vous retrouvez dans un hôtel avec une jeune fille désapée devant vous. Non, il n’y a pas de phases intermédiaires.  Je connais un mec, il était tranquille en train de causer du prix des graines de bégonias, et paf, il s’est retrouvé tout nu dans une chambre de Sofitel. Une histoire terrible.

Eh oui, Internet est devenu le plus grand pourvoyeur de relations adultérines depuis l’invention du téléphone portable. L’anonymat du forum facilite le passage au chat, et peu à peu les discussions ne tournent plus autour de la greffe du pêcher, mais autour du péché de chair. Sans parler des forums carrément dédiés au sexe. Lors d’une étude sur le sujet réalisée à l’université de Floride, il s’est avéré que les deux tiers des femmes qui s’y rendaient finissaient par rencontrer leur correspondant et que 89 % couchaient avec lui.

Encore une fois, on remercie les scientifiques qui sont arrivés à la conclusion que les gens qui se rendaient sur les forums de sexe, venaient s’occuper de sexe. Je sais, ce n’est pas toujours évident (par exemple les utilisateurs des forums hardware.fr ne parlent pas toujours carte graphique, surtout dans le topic images, hein bande de coquinous), mais il fallait bien une université entière pour réaliser qu’il y avait un rapport plus ou moins direct entre le sujet d’un site et le sujet que les gens y trouvaient.

La solution : Bain chaud et caféine. Les taux de cortisol (l’hormone du stress qui attaque la libido) baissent de moitié après 8 minutes dans la baignoire. Et selon les chercheurs de l’université du Michigan, les couples qui boivent 2 à 4 cafés par jour ont 50 % de chances en plus de faire l’amour plus de 7 fois par mois. Sans oublier que les buveurs de café auraient 73 % de problèmes d’érection en moins que les autres. Ce soir, expresso et bain moussant !

Petit rappel : si vous vivez dans une série américaine, vous avez l'obligation d'entourer le bain de dizaines de bougies

J’ai essayé et je vous le recommande : une fois plongée dans un liquide plus ou moins caféiné (attention quand même : remplir une baignoire de Nespresso coûte un peu cher), et de préférence lestée avec les cailloux, la damoiselle un peu stressée  (elle se débat beaucoup au début, mais il faut être ferme) finit par se calmer. Au bout de 8 minutes, quand vous la sortez de l’eau avec un treuil, elle est même parfaitement détendue, et ne dit plus non à rien. Simple et efficace. Merci pour tous ces conseils ! Mais je me permets quand même de faire le point :

Résumons ; pour que votre copine ne vous trompe pas, selon Men’s Health, il faut :

  • L’empêcher de sortir et la surveiller en permanence
  • Lui faire l’amour. Tout le temps.
  • Lui couper tous moyens de communications avec l’extérieur
  • Si rien de tout ça ne marche, la plonger 8 minutes dans l’eau

Vous avez tout saisi ? Vous commencez à vous demander si Wolfgang Priklopil avait un abonnement à ce magazine ? Moi aussiBien, alors passons à la suite : « Voici une liste de 7 attitudes qui vous permettront de juger sa fidélité. »

- Indice : Elle se met en colère quand vous la soupçonnez. 
- Verdict : Non coupable 
« C’est typique du symptôme dit de la méprise d’Othello », selon le psychologue Perry Buffington. « Plus elle clame son innocence, plus elle s’indigne de ne pas être crue. » Et n’allez pas croire que cette colère est destinée à vous leurrer. « Les femmes réagissent de façon plus émotionnelle que les hommes quand elles disent la vérité », affirme le docteur Buffington. « Si elle mentait, elle essayerait plutôt de vous embrouiller en utilisant ses armes de séduction. »

La femme est incapable de simuler, c’est connu : c’est une sorte de Francis Huster constant. Ainsi, si elle se met à parler très fort en faisant les gros yeux en vous disant « Non, je ne te trompe pas » , vous pouvez la croire sur parole. Et laisser sortir ce monsieur tout nu du placard, celui qui n’est en fait qu’un ami qui passait par là et qui a soudain perdu tous ses vêtements, et qui était donc en train d’en chercher de nouveaux dans la penderie quand vous l’avez surpris. Non, si elle avait voulu vous mentir, elle vous aurait montré ses seins en mettant sa bouche en cul de poule (un peu comme un avatar Facebook, en fait). Ah, une femme qui joue la comédie : ça se saurait.

- Indice : Elle parle dans son sommeil. 
- Verdict : Coupable 
Pour le psychisme, avoir une aventure est une importante source de stress qui a besoin d’être évacué. Des psychologues britanniques ont repéré certains symptômes liés au « stress de l’infidèle » : problèmes de mémoire, fragilité des gencives et troubles du sommeil – notamment somnanbulisme et somnoliquie (parler en dormant). Méfiez-vous donc si votre dulcinée se met soudainement à avoir des nuits agitées alors qu’aucune source de stress visible ne semble l’affecter dans la journée.

Dans son sommeil, elle vient de marmonner « Non, maman, je ne veux pas de chocolat » ? La truie pourpre ! Réveillez-là, puis assommez là avec une latte du sommier. Attendez qu’elle reprenne ses esprits, giflez-là, puis assommez-là à nouveau. C’est un aveu qu’elle se tape Maurice, le cuisinier du restauroute. Idem si elle a une nuit agitée après avoir mangé une monstrueuse choucroute : c’est forcément qu’elle couche avec tout un régiment de parachutistes quand vous n’êtes pas là. Diable, ce site est une véritable révélation ; je commence à me dire que les jeunes filles avisées devraient dormir avec une chaussette roulée dans la bouche si elles veulent éviter les ennuis, pour peu qu’elles fréquentent la couche d’un lecteur de ce beau magazine (ce qui en soit, mérite déjà un châtiment).

- Indice : Elle n’est plus très câline. 
- Verdict : Non coupable 
Contrairement aux idées reçues, elle ne s’éloignera pas forcément de vous s’il y a un autre homme dans sa vie. « Au contraire, elle risque même de devenir plus attentionnée », selon le docteur John D Moore. « Elle utilisera le mot « amour » bien plus souvent et sera sexuellement plus en demande. »

Non, non, ce n’est en rien un signe. Même à deux jours de vous plaquer pour Jean-Kévin, elle sera toujours aussi passionnée : une femme ne ressent pas la culpabilité, l’amour-propre ou même la douleur. Elles n’ont pas d’âme : comment voulez-vous, hein ? A l’inverse, si elle devient trop câline, pétez lui la gueule sans ménagement.

- Indice : Elle fouille VOS poches. 
- Verdict : Coupable 
« T’étais où, t’as vu qui, t’as fait quoi »… ça vous parle ? Méfiance. Les femmes infidèles deviennent souvent soupçonneuses, car elles projettes sur vous leur propre culpabilité. Le topo étant : « si je suis capable de lui faire ça, alors il peut le faire aussi ». D’ailleurs, 67% des infidèles pensent avoir été trompés eux-mêmes.

J’aime beaucoup le « VOS » en majuscules : c’est sûr que si elle fouille ses poches, c’est un peu moins suspect. En tout cas, sans vouloir chipoter, une damoiselle qui fouille vos poches, qu’elle vous trompe ou non n’est pas la question ; mettons qu’une fille vous fasse les poches station Châtelet : vous hurlez « Ah, coquine, tu me trompes ! » ? Ou vous avez autre chose à faire ? Et bien voilà. A partir du moment ou quelqu’un fouille vos poches, c’est qu’il est grand temps d’en finir. La dernière qui a fouillé mes poches, par exemple, a trouvé les clés de ma cave. Il m’a fallu agir.

Et si elle dort maquillée, dois-je me méfier ?

- Indice : Elle se transforme en fée du logis. 
- Verdict : Coupable 
Elle se met soudain à repasser vos chemises avec amour ? Il y a des chances qu’elle le fasse en repensant à un 5 à 7 torride. La majorité des femmes qui trompent se transforment miraculeusement en parfaites maîtresses de maison. D’autre part, si elle a soudain la dent dure contre un ami ou un collègue, soyez vigilant : critiquer son amant est la deuxième façon de noyer le poisson.

Elle a changé ? Elle ne laisse plus traîner ses slips avec leurs grosses traces de pneus ? Elle a enfin trié les papiers de ses impôts ? Elle change de t-shirt plus d’une fois par semaine ? C’est qu’elle vous trompe. Non, personne ne peut essayer d’être propre : c’est trop suspect. D’ailleurs, notez qu’une femme qui repasse, d’après nos experts locaux, c’est particulièrement louche : bon sang, la France est un nid de terroristes ! Même votre maman vous trompe ! Et par ailleurs, toujours d’après la prose de notre référence masculine, si votre douce s’exclame « Bernard est un con : il m’a encore insultée ce matin« , c’est qu’elle est secrètement amoureuse de lui, de son bide à bière et de son crâne pelé.  Non, Bernard ne peut pas décemment être un con. Surtout si c’est une femme qui le dit : comment quelqu’un ne disposant pas d’un chromosome Y pourrait avoir raison ? Je vous le demande.

- Indice : Ses jupes ont raccourci. 
- Verdict : Non coupable 
Si votre belle devient de plus en plus sexy, remerciez-la plutôt : tout cet étalage de charmes, c’est pour vous et personne d’autre. « Quand une femme trompe son conjoint, elle a tendance à porter des vêtements plus sobres, particulièrement devant lui », affirme le docteur Buffington. Si elle ressort les cols roulés, c’est mauvais signe…

Elle va au travail avec des jupes de plus en plus courtes ? Elle met de moins en moins de culottes ? La dernière fois qu’elle avait un entretien avec son chef de service, elle a mis 3h à se préparer pour finir par sortir avec une tenue qui n’était pas sans rappeler les plus grandes heures de l’Amicale des Amies de Frank Ribéry ? Rien à signaler, continuez à lire votre journal.

Par contre, si elle sort son col roulé au prétexte futile que « Mais Doudou, il fait moins 20« , vous pouvez commencer à balancer ses affaires dans la neige.

Je ne sais pas vous, mais moi, je suis dubitatif. Je sais, je ne devrais pas, mais allez savoir pourquoi, j’ai comme l’impression qu’on se fout de ma gueule. Passons.

- Indice : Elle travaille tard. 
- Verdict : Coupable 
Commencez à vous inquiéter si elle a une belle promotion. Certes elle passe sûrement ses heures sup au bureau et pas dans la chambre à coucher de son boss, mais une étude de l’université de Washington a prouvé que les femmes qui gagnent plus de 4000 euros par mois étaient 2 fois plus susceptibles de passer par la case adultère que les autres.

La femme ne peut pas travailler tard :  si elle le fait, c’est qu’elle vous trompe. Elle ne peut pas être médecin et avoir des urgences, avocate et travailler ses dossiers, ou même infirmière et avoir des gardes (c’est connu : toutes les infirmières sont en fait des infirmiers), non : c’est forcément qu’elle couchaille avec l’ennemi. D’ailleurs, une femme qui gagne trop d’argent est évidemment une coquine : c’est même pour ça qu’on les enfle sur les salaires en les amputant de 20 à 30% par rapport à un homme : pour les aider à rester fidèles. Oui, mesdemoiselles, on fait ça pour vous. Ca nous brise le coeur, vous savez. Tout ça, c’est votre faute.

A ce compte là, j'en connais une qui doit être super-hot

Bref ! Si avec tout ça, vous détectez que malgré tous vos efforts, votre douce amie s’en va tout de même s’enamourer d’autrui, il ne vous reste plus qu’à contrôler votre colère pour ne pas commettre un crime sale et ainsi vous retrouver en prison (ça, c’est pour les débutants). Non, il faut d’abord apprendre à vous maîtriser ; et là encore, Men’s Health va vous aider avec 4 conseils pour contrôler sa colère.

1/ La meilleure façon de contrôler ses émotions est de se donner du temps. Adoptez le bon vieux truc qui consiste à compter jusqu’à 10. Efficacité prouvée.

Par exemple, mettons : elle est en train de vous expliquer que ce n’est pas sa faute si votre Mégane tuning est abîmée alors qu’elle la ramène de Carrefour ; et bien pendant qu’elle vous explique ce qu’il s’est passé, une sombre histoire de type refusant une priorité, surtout, ne l’écoutez pas et comptez jusqu’à 10. Quand vous aurez fini, puisque vous ne l’aurez pas écoutée, persuadé que c’est sa faute, vous lui coincerez la tête dans la portière, et ce sera bien fait. Que cela ne vous empêche pas de compter à nouveau jusqu’à 10.

2/ En situation de confrontation, utilisez votre corps : le simple fait de tourner le dos ou de regarder ailleurs peut aider votre cerveau à faire redescendre la pression.

Attention à ne pas confondre « utilisez votre corps » et « utilisez vos poings« . La différence est subtile, certes, mais notable. Reprenons l’exemple précédent : votre compagne essaie de vous parler de quelque chose de difficile, et vous regarde droit dans les yeux : tournez le dos. Et si elle tente de vous faire face, tournez encore ; si vous disposez d’une chaise de bureau, vous pouvez aussi tourner très vite vous-même pour la déstabiliser. Par ailleurs, magie du tournis, vous découvrirez que 87% des hommes occupés à gerber après avoir trop tourné sur eux-mêmes ne pensent plus vraiment à s’énerver.

3/ Ne vous emportez pas entre 4 et 6 heures du matin (quand vous sortez de boîte, quoi). Votre corps sécrète alors un maximum d’hormones, dont l’adrénocorticotropine, qui limite vos capacités à garder le contrôle.

Il faut le savoir : il y a des heures pour s’énerver, c’est à dire, après six heures ou avant quatre heures du matin. Entre les deux, c’est tout bonnement indécent. Men’s Health vous prodigue donc cet excellent conseil : « Pour éviter de vous mettre en colère, évitez de vous emporter« . D’accord : merci les gars, hein. Sinon, c’est qui le mec qui vous écrit ce genre de tirades ? Non parce que Monsieur de La Palisse est mort, alors j’aimerais bien savoir si vous avez un type avec une planche ouija qui communique avec lui pour rédiger ce genre de trucs. Ça m’intéresse.

4/ Sortez. Une étude publiée dans le Journal of Psychiatry & Neuroscience révèle que l’exposition à la lumière et les exercices aérobie peuvent booster notre taux de sérotonine, le neurotransmetteur du bien-être.

Quand vous êtes énervé, sortez faire des pompes au soleil : cela vous évitera de passer vos nerfs sur l’infidèle qui partage votre vie. Par contre, s’il fait moche, ou pire, si vous vous appelez Edward et que votre peau se transforme en publicité pour Email Diamant au soleil, contentez-vous de lui refaire le museau.

Alors, je sais, tout cela parait compliqué à assimiler de prime abord, pour vous messieurs, et un peu pour vous aussi, mesdemoiselles, qui savez désormais ce qu’il vous reste à faire pour passer pour une sainte : vous habiller comme une coquine, laisser traîner vos affaires sales partout et vous énerver dès que l’on vous pose une question.

Par contre, ce que j’apprécie moyennement, les filles, c’est justement que vous ayez lu cet article alors qu’il était précisé qu’il s’adressait aux hommes. Je n’aime pas trop cette intrusion, cette attitude, ce … ce…

Raaah. Je vais compter jusqu’à 10.

Février est un mois gnan-gnan.

C’est comme ça, que voulez-vous : avec la Saint Valentin, vous avez pu constater que bien avant la semaine dernière, tout le monde vous ennuyait avec de sombres histoires de cadeaux, de bisous et autres fleurs. Rien à voir avec le commerce, comme toujours. Par ailleurs, comme si un malheur sirupeux n’arrivait jamais seul, voici que c’est aussi la saison des Enfoirés, qui comme chaque année, reviennent se battre et lutter contre la pauvreté avec toute leur « générosité » (terme générique dont j’ignore la signification tant on le met à toutes les sauces sitôt que l’on parle d’artistes). Générosité qui s’arrête dès qu’il faut prendre plus de 5 minutes pour composer une chanson soi-même : nous avons donc pour la saison 2011 une énième reprise, tant de la musique que des paroles, avec seulement quelques phrases de changées, parce que sinon c’est trop fatigant. A noter aussi que, comme à chaque fois, on trouve parmi les Enfoirés de fabuleux personnages, comme Michèle Laroque, qui vous demande de filer votre pognon pour aider les plus pauvres, mais qui jusqu’en 2010, était en exil fiscal à Las Vegas, parce que donner du fric pour aider les autres, d’accord, mais à condition que ce soit justement le fric d’autrui.

Bref ; en ce mois rose et sucré, laissez-moi faire preuve d’un peu de parité, et me tourner vers nos amies les femmes pour leur proposer de traiter un sujet qui jusqu’ici, n’avait été vu que d’un point de vue masculin : la séduction.

Car les conseils de drague sur internet ne sont pas l’apanage des mâles velus ; moult sites proposent à ces dames de comprendre ces créatures à la fois mystérieuses et peu discrètes que sont les hommes. D’où viennent ils ? Que veulent ils ? Pourquoi s’acharnent ils toujours à pisser debout et à en mettre partout plutôt que de s’asseoir ? Et il y a l’embarras du choix ! Aussi, permettez-moi de vous proposer ce jour un pot pourri de quelques articles trouvés de-ci de-là sur la vaste toile, qui vous donneront, mesdemoiselles, car vous êtes nombreuses à fréquenter ces lieux, les clés pour que les possesseurs de chromosomes Y vous tombent dans les bras. Au moins ça, oui. Hmmm. Mais commençons plutôt.

 

L'homme : subtil, délicat, complexe, léger... un vrai mystère.

Tout d’abord, intéressons-nous à « Comment séduire un homme« , fabuleux site qui affiche ainsi d’entrée de jeu le thème central qui est le sien.

Et le site est prévoyant ; en effet, avant de séduire un homme, comment en trouver un de bien ? Excellente question, à laquelle est fournie une toute aussi formidable réponse.

Du coup, comment trouver un mec bien? Sachez qu’il y a des signes qui ne trompent pas. Le mec bien a des qualités bien particulières et il y a des endroits où on a plus de chances de le rencontrer que d’autres.

« Des signes qui ne trompent pas« . C’est du sûr à 100% les filles, alors suivez bien, surtout qu’on ne trouve pas le mec bien partout, attention, il a des endroits bien particuliers où traîner. En général, le mec bien défèque aux quatre coins de son territoire pour bien marquer que ce n’est que pour lui et ses congénères. Attention donc à ne pas marcher avec vos sandalettes dans l’un des coprolithes laissés par ces charmants garçons. Mais comment reconnaître le bougre au premier coup d’oeil ?

Le mec bien fait attention à lui. Il a une belle peau: pas d’UV à outrance (signe distinctif d’un homme superficiel) ni de boutons infectés (signe distinctif d’un homme négligé) et encore moins le teint pale (signe distinctif d’un pseudo artiste torturé)

Attention donc : le mec bien n’a rien à voir avec le fait d’être bien. Il a forcément un rayonnement de sa bonté sur son physique. Méfiance donc : si ses cheveux ne sont pas blonds et qu’il n’a pas un cheval sous lui, c’est probablement un fourbe. Et s’il a une rougeur sur la peau, c’est forcément un sinistre enculé. Parfois, le matin, le mec bien a un bouton de fièvre, et il ne peut que constater qu’aujourd’hui, il sera un connard. Et je ne vous parle pas des lépreux.

Tout comme ses ongles. Il ne se les ronge pas (signe distinctif des hommes stressés) et ils sont toujours propres.

L’homme bien n’est pas stressé, et ne travaille pas dans un milieu où il se salit les mains. L’homme bien travaille dans un bureau. Les ouvriers, ça reste quand même de potentiels suppôts de Lénine : autant les éviter comme la peste. Et puis bon, ils sont rarement riches : vous n’allez quand même pas coucher avec un pauvre !

Il n’a pas la pupille dilatée (signe distinctif d »un fan de substances illicites) et n »a pas de cernes (signe distinctif d »un accroc aux jeux vidéos)

Le mec bien n’a pas de cernes, il ne travaille donc jamais tard. Le mec bien est un branleur.

Le mec bien se cache partout. Il ne se fait pas remarquer donc les filles ne le voient pas forcement. Il est vrai que les filles fantasment davantage sur un bad boy ou un beau gosse.

Hé ho ! En début d’article, on nous vendait qu’il se cachait dans des endroits bien particuliers ; c’est quoi ce revirement, là, hop ? On nous aurait menti ? Il serait donc partout ? A noter que le mec bien ne fait pas fantasmer les filles. Allons donc jusqu’au bout du raisonnement : le mec bien, gentil et attentionné, il finit « meilleur pote« , et il écoute Micheline pleurer que Brandon est un con 5 fois par mois, tout en sachant que cette dernière restera avec « pour ne pas être toute seule« , et que si jamais Brandon la plaque pour Sylvie, celle avec les gros seins, elle viendra pleurer chez le mec bien qu’elle en a marre des salauds et qu’elle veut un type bien, avant d’aller entamer dès le lendemain une relation avec Gunthar, le vigile serbe psychotique du Franprix.

Justement, le site a aussi prévu le coup : Quels sont les bad boys à éviter ? 3 exemples !

 

Les Bad Boys : un gage constant de qualité

Non parce qu’il y a des bad boys fréquentables. Comme celui en photo pour illustrer l’article, le bien nommé Robert Patachon, alias Edward, le vampire dark-mais-kikinou-qui-boit-pas-de-sang-humain-et-qui-brille-au-soleil. Il est assez clair qu’il n’y a pas grand-chose à en craindre. A part ses sourcils, peut-être. Bref, quels sont les trois types de galopins à éviter, mesdemoiselles ?

Au début de votre relation, vous avez eu la surprise de constater qu’il vous avait menti sur certains « petits » points. Il avait des excuses plus ou moins convaincantes et vous avez laissé passer. Aujourd’hui, les mensonges sont de plus en plus gros et les excuses deviennent de moins en moins crédibles, si ce n’est inexistantes

Il faudrait donc éviter les menteurs ? Vous voulez dire, les mecs à qui, un jour vous demanderez « Mon choubidou, qu’est-ce que tu as regardé chez moi en premier ? Qu’est-ce que tu as préféré ? » et qui vous répondront « Tes yeux mon amour. Et j’ai beaucoup aimé ton sens de l’humour« .

Hé bin, ça va faire un sacré tri dans l’humanité.

La bonne réponse étant « Tes loches » suivi de « Quand tu as enfin arrêté de causer« . Ingénues que vous êtes. Mais donc, second bad boy à éviter ?

Le séducteur n’a qu’une chose en tête: entrer en contact ou être contacté par la gent féminine. C’est une obsession chez lui, il aime plaire, il sent que cela lui donne de l’importance. Il a comme un radar: dès qu’il voit ou qu’il sent qu’une fille lui plait un peu, il ne peut s’empêcher d’essayer de la faire craquer. Forcement, il en veut toujours plus et, un jour, il finit par vous tromper.

Le séducteur serait donc à éviter, tant il a l’habitude de foncer sur tout ce qui est vaguement féminin : en soirée, il bondit sur vos amies. En vacances, il passe son temps à offrir des verres au bar. A la montagne, il poursuit les chèvres en poussant des râles de jouissance ; en un mot comme en cent, il n’est pas sortable. A noter qu’il peut essayer de vous tromper discrètement, en vous pipotant un peu.

Il va également créer une espèce de  routine comme allonger sa journée de travail. Et quand il rentrera, il vous donnera plein de détails sur ce qui se serait passé au travail, ou pas. Un homme qui n’a rien à se reprocher ne s’amuse pas à raconter des choses très précises.

Notez la dernière phrase : un mâle innocent ne peut être précis. Il a beau essayer, il y a un champ de force qui l’en empêche ; s’il raconte une anecdote précise, c’est qu’il vous trompe. Par exemple, s’il vous explique que quand il était gamin, il avait un teckel prénommé Schnaps, c’est incroyablement suspect : ce petit enfoiré s’amuse à vous raconter des choses précises ! Il y a forcément baleine sous gravier ; était-ce un teckel ou bien une top-model suédoise ? S’appelait-elle vraiment Schnaps ? Avait-elle réellement uriné contre la balançoire du jardin ? Autant de question qui en disent long : une histoire trop précise est une histoire suspecte. Un homme est forcément grossier en toutes choses.

Contrairement à cette analyse, qui est très subtile.

Heureusement, dernier conseil pour vous mesdemoiselles, et dernier bad boy à éviter comme un rabouin dans le métro :

Le dealer ment sur ses journées de travail et sur la manière dont il règle ses factures. A part si vous êtes du même monde que lui, il ne vous avouera pas facilement ses activités. Il en va de même avec tous ceux qui ont des activités dangereuses et illégales (impliquant armes, prostitution etc.)

Le dealer. Oui, les filles, il faut éviter les dealers et les gens qui trempent dans des activités illégales, puisque curieusement, la relation devient vite compliquée, surtout lorsque Pedro vous demande si, par amour, vous ne voudriez pas prendre l’avion pour aller voir ses cousins colombiens en vacances à Londres, le tout en vous collant 600 grammes d’une mystérieuse poudre blanche dans le rectum.

Ça peut vous paraître une lapalissade, mais tout le monde ne lit pas « Comment séduire un homme » ; sinon, Florence Cassez se serait méfiée de ce mystérieux vendeur de voitures mexicain qui roulait en véhicules de luxe et disposait d’une formidable villa qui la nuit, résonnait de curieuses voix en provenance de la cave (un peu comme chez moi, en fait). Maintenant, vous voilà prévenues, mesdemoiselles.

 

Ah, si Florence avait lu "Comment séduire un homme" !

Alors évidemment, si jamais vous vous étiez déjà mise en couple avec un fameux dealer, et qu’un soir, après vous avoir avoué sa flamme, il avait ajouté « et si tu tentes de me plaquer, je te balance au fond de la Seine avec des chaussures en béton« , « Comment séduire un homme », qui est décidément un site bien prévoyant, vous propose 5 façons pour larguer son mec par SMS. Classe.

La manière la plus pratique de mettre un terme à une relation – surtout si elle fut de courte durée – c’est d’envoyer un texto.

Le texto, arme ultime : ainsi, on peut en quelques lignes, faire passer un message simple comme « Jean-Jacques, tu es une merde ;-) » ou « Boris, c’est fini entre nous, lolilol xptdr« . Le site n’explique pas comment, par la suite, réagir aux textos vengeurs ou demandant des explications plus poussées que des mâles pourraient envoyer. Ah si : il explique qu’il faut éteindre son portable.

Et donc, ça arrête les textos ? Je… heu… hem. Bon, on va faire comme si on avait rien lu.

A noter que dans les exemples de SMS types, visiblement, il y a obligation de faire des rimes ; bordel, plaquer son mec par texto, c’est déjà pas bien glorieux, mais alors en faisant du slam, c’est pire : on doit avoir l’impression de se faire jeter par Grand Corps Malade. Exemple :

J’eu aimé un homme autrefois mais depuis de l »eau a coulé sous les ponts

et je vais devoir lui faire part de ma désillusion.

Désolée mais l’envie de continuer à marcher à tes cotés

me manque désormais.

Bonne route.

Formidable SMS, qui permettra en sus de montrer à votre désormais ex que non seulement vous ne voulez plus de lui, mais visiblement vous avez aussi décidé de rejeter le passé antérieur en même temps. Si c’était un SMS pour plaquer Maître Capello ou Bertrand Renard, c’est donc doublement cruel. Sans-coeur !

Mais le SMS n’est pas seulement un outil de rupture, non, c’est désormais l’instrument culte de toute une génération (les filles ne niez pas : on sait que vous dragouillez par SMS, et pire encore, que vous relisez 20 fois chaque texto pour en faire 30 interprétations différentes – « Han il a dit « bises » et pas « bisous » !« ); il suffit pour s’en convaincre d’aller voir le site girls.fr, que vous aviez déjà découvert au travers d’un formidable roman photo ; cette fois-ci, figurez-vous que le diable de site prodigue aussi de formidables conseils pour que nos jeunes damoiselles arrivent à trouver l’homme qu’il leur faut, même en terrain difficile.

 

Je vous ai dit qu'il y avait un nouveau roman photo chez girls.fr ?

En effet, comment draguer en classe ? Il existe une méthode simple qui…

Attendez, attendez, on est en train d’apprendre à nos chères têtes blondes à dragouiller en cours plutôt qu’à écouter fidèlement les exploits de nos ancêtres les gaulois ? Voyons voir ça…

La meilleure technique de drague en cours est celle du texto.

Ho bordel. Avec en plus une petite illustration sur « Comment cacher son portable discretos derrière son agenda relevé pour que le prof, il puisse pas voir, hihihi« . Bon, je ne sais pas ce qui est le plus ennuyeux : qu’un site s’adressant aux adolescents leur recommande de ne rien branler en cours, ou qu’il ne soit pas foutu de savoir que les adolescents sont beaucoup trop bêtes pour être capables de se servir d’un téléphone discrètement en classe. On retrouve pêle-mêle :

- la méthode « huhu, j’ai mis le vibreur BZZZZZ y a que BZZZZZ moi BZZZZ qui BZZZZZ l’entend, BZZZZZ », méthode qui ne laisse que deux solutions à l’enseignant : soit un élève a un téléphone sur lui en vibreur, soit une élève est en train de prendre bien du plaisir avec son ami Yucki le petit canard. Attention : l’un et l’autre ne sont pas fondamentalement incompatibles.

- la méthode « hihi, je vais relever mon livre discrètement pour envoyer des textos de derrière« , méthode qui suppute qu’il existe un seul élève au monde qui ait besoin de poser son livre sur sa table de manière parfaitement verticale pour travailler et non pour planquer un truc louche.

- la méthode « héhé, je vais mettre le téléphone sur mes genoux, trop la feinte », méthode qui s’arrête sitôt qu’on entend le cliquetis du clavier ou le bruit du gros doigt plein de gras de l’adolescente contre son écran tactile, ou simplement que l’on constate qu’elle regarde incroyablement discrètement sous sa table en permanence.

Je rappelle aux enseignants la méthode brevetée : attendre que l’élève range discrètement son portable dans sa pochette/chaussette à votre approche (les adolescents trouvent cela à la mode, profitez-en) et dire « Je suppose que c’est votre gomme dans cette pochette ? » ; l’élève étant fondamentalement bête et mauvais menteur, il répondra « Heuuu oui, c’est ma gomme« . Dès lors, vous n’avez plus qu’à vous en saisir en vous exclamant « une si grosse gomme doit formidablement rebondir contre les murs !« . Ne vous reste plus qu’à savourer le cri de terreur du marmot, suivi de ses sourds sanglots qui compléteront à merveille le bruit de plastique explosant contre le mur où vous avez accroché cette si belle carte de l’Union Européenne. En cas d’élève rebelle, n’hésitez pas à vous défendre en invoquant le fait que vous étiez persuadé que c’était une gomme, puisqu’il vous l’avait dit. Et que vous ne pensiez pas qu’en sus d’amener du matériel interdit dans l’enceinte de l’établissement, ce brave élève oserait vous mentir. Vous pouvez dès lors vous poser en victime, en enseignant brisé à la confiance trahie. Avec un bon jeu d’acteur, vous pourrez même obtenir un congé pour vous en remettre.

Mais revenons à nos moutons : la drague. Puisque girls.fr vous propose des conseils pour séduire dans un autre lieu original : le cinéma.

Draguer au cinéma ?
Le cinéma est un lieu propice au rapprochement. C’est sans doute le contexte le plus adapté pour un premier baiser… à condition de déjà connaître son partenaire ! Comment faire alors ? C’est simple : avant que le film ne soit commencé, achète un pot de pop-corn salé et va t’asseoir à côté de ta cible. Croques-en un, et exclame-toi : « Beurk, je me suis trompée, ils sont salés! », tout en lui tendant ton pot : « Tu les veux ? Moi je n’aime pas quand ils sont salés… »

Excellent conseil. Même si c’est un coup à se prendre une balle dans la tête. Et ce n’est que justice. Par ailleurs, n’hésitez pas à choisir un film propice à l’emmerdement maximum : pour séduire, mieux vaut que l’autre ne vous réponde pas « ta gueule, j’écoute » lorsque vous lui susurrerez que vous l’aimez depuis toujours. La plupart des films français feront l’affaire, mais ceux impliquant Romain Duris sont d’autant plus recommandés.

 

Parce que parfois, "Chuuuut !" ne suffit pas

Mais girls.fr dispose de bien d’autres articles de qualité comme comment draguer un mec ? Et je ne résiste pas à l’envie de vous citer ce passage :

Parle par négations !
La suggestion ne concerne pas seulement le physique, cela vaut aussi pour ce que tu dis. Une petite technique, c’est de parler en utilisant la forme négative. Au lieu de lui dire : « Tu me plais », dis-lui « Je ne suis pas insensible à tes charmes. » Plutôt que « Tu veux boire un verre ce soir ? », dis-lui « Sache que je ne suis pas opposée à boire un verre avec toi… » Tu fais ainsi le premier pas, tout en lui donnant l’impression que c’est lui qui est en train de te conquérir.

Ça promet d’être compliqué.

« Bonjour mademoiselle, comment vous…
- Je ne vous salue pas.
- Je… ha. Il y a un problème ?
- Il n’y a pas de problème.
- Bon, alors ça va. Je me présente, je m’appelle Kevin, et vous ?
- Je ne m’appelle pas Jacqueline. »
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Etc. Espérons que jamais ce site ne tombe entre de mauvaises mains.

« B’soir mad’moiselle, ça vous dirait une petite partie de jambes en l’air avec mes douzes potes et moi dans la cave de mon immeuble ?
- Non !
- Vas-y, comment tu nous chauffes avec tes négations ! Aaah, je l’ai toujours dit, elles disent non mais elles pensent oui ! Merci, girls.fr !
- Mais, mais au viol bordel ! »

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Rassurez-vous, dans la série « Comment maquer votre adolescente avec un psychopathe« , girls.fr continue de faire très fort avec son test « ton mec est-il un manipulateur ? » ; une petite liste de question est proposée à la lectrice, et si elle répond « oui » à 16 interrogations sur 20, alors elle doit « se méfier« . En dessous , c’est tout bon, inutile d’avoir le moindre doute, la confiance est de mise. Même à 15 questions positives sur 20.

Misère.

Heureusement, d’autres sites relèvent le niveau, comme aufeminin.com et sa section pour les d’jeun’z, teemix. Ainsi, on trouve divers conseils pour que ces damoiselles attirent l’attention de nos jeunes éphèbes

La bonne attitude ?
Fais-toi remarquer grâce à de petits détails. Va dans votre café fétiche avec un bouquin (si possible que tu es vraiment en train de lire !), porte des boucles d’oreilles rigolotes ou un sac aux couleurs de ton groupe préféré…

Objectif ? Donner au garçon-de-tes-rêves un prétexte pour débuter la conversation. Tu es une fille qui a des passions (= tu es donc passionnante).

Il y a quand même des livres avec lesquels on ne rencontre personne

Mais oui, tout à fait ! Excellent conseil ! Attention en effet à bien choisir le livre que vous allez prendre, histoire de savoir de quoi il parle ; le coup classique est de se saisir à la volée d’un ouvrage de la bibliothèque familiale et de se retrouver bien embêtée ; cependant, cela n’empêche pas les rencontres :

« Salut, je peux m’asseoir là ?
- Oui, hihihi (vous êtes une fille qui lit Teemix, vous devez glousser)
- J’ai vu que tu lisais le même bouquin que moi. Il te plaît ?
- Heu… oui, je… j’aime bien le personnage central. Ses réactions, son point de vue, tout ça.
- Oui, moi aussi, il a un côté attachant. Je ne connais pas beaucoup de filles qui pensent comme toi. »
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De là, la conversation s’engage doucement, les premiers échanges se font, on rit, on rêve, on parle de longues heures… Ah, vous avez bien fait votre choix avant de partir ! Ce « Mein Kampf » a l’air d’être un livre sympa pour être lu par un garçon si mignon!

Mais, tout cela parait bien loin de vous, et je vous comprends : à l’heure qu’il est, vous me lisez sur un ordinateur ou un quelconque support numérique et vous vous interrogez légitimement : depuis votre terminal, comment séduire, là, tout de suite ? Pas d’inquiétudes mesdemoiselles, tout est prévu : elleraconte.com vous propose 9 trucs pour draguer via le net !

Conseil N°4 :
Personne ne vous interdira de chasser plusieurs lapins à la fois, au contraire multipliez vos chances, en revanche, n’hésitez pas à vous noter toutes les infos sur chaque profils. Car rien de plus désolant de se mêler les pinceaux ou de plus se souvenir dès le lendemain. (ex : Thomas aime les voitures et le rnb, mais déteste l’hypocrisie…)

Ah oui, prenez des notes, parce que je ne sais pas qui est ce Thomas, mais il m’a tout l’air d’être un personnage fondamentalement complexe ; les voitures, le rnb… ah, que de songes érotiques vous attendent à l’idée de le retrouver à bord de sa 206 tunée ! Par ailleurs, n’oubliez pas mesdemoiselles : une personne qui se définit, comme 98% des candidats de télé-réalité par « je déteste l’hypocrisie » est une personne qui n’a aucune existence tangible. Non parce que ce poncif, mine de rien, revient à se définir comme « détestant se faire attaquer au lance-flamme » ou « ne pas aimer se faire traiter de porc borgne dans le dos« . On appelle ça une lapalissade. Pour le coup, je pense qu’il y a moyen de se passer de notes pour Thomas. En fait, je pense qu’il y a même moyen de se passer de Thomas.

Conseil N°8 :
Ne bluffer pas votre futur conquête par une fausse photo d’une top modèle. Mettez une vraie photo de vous.

C’est vrai. Vous devriez avoir honte de faire ça les filles, c’est quand même scandaleux, et le respect de l’autre ? Laissez-moi vous copier/coller ma dernière conversation avec une jeune fille qui avait essayé de me faire le coup.

« Puce74 – Tu me trouv joli sur mon avatar ?
Odin_Connor – Pour une fille de 16 ans, tu me parais un peu vieille.
Puce74 – …
Odin_Connor – Tu me fais surtout penser à Anna Semenovitch. Je pense que tu bluffes.
Puce74 – k lol c pas ma vrai foto. Atta je la met.
Odin_Connor – Hmmm.
Puce 74 – Tu aime pas ?
Odin_Connor – Si, tu es splendide. Dis donc, tu fais plus que 16 ans, mais pas de partout, c’est rigolo
Puce74 – *smiley lol qui clignote*
Puce74 – C’ ta vrai photo toi ossi ?
Odin_Connor – Bien sûr que c’est ma vraie photo.
Puce74 – On s’est déjà vus ?
Odin_Connor – Oui, je passe à la télé des fois. Je fais une pub dans laquelle John Malkovitch essaie de me tirer mes capsules de kawa. Là sur l’avatar, c’est une photo prise par un pote pendant que je bois mon café.
Puce74 – Jon ki ?
Odin_Connor – Un mec qui connait Justin Bieber. Sinon, tu aimes le café ? Je t’invite à en prendre un. Tu vas voir, j’ai toujours un super sucre en poudre sur moi. Une fois dans ton café, tu verras, tu vas adorer. »
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La liste des conseils est encore longue et nous pourrions continuer des heures ; mais je vous laisse découvrir la suite seules, mesdemoiselles.

Comme quoi, on pourra dire que les sites de conseils de drague pour les hommes sont ridicules et sexistes.

Mais finalement, il semblerait que les femmes aient enfin réussi à atteindre la parité, au moins dans ce domaine.

Bravo, mesdames.

 

Je ne comprends pas vraiment toute cette adulation autour d’elle.

Ses coupes de cheveux improbables, ses déplacements en voiture blindée que des millions de fans et de paparazzi entourent en hurlant, ses tenues ridicules et bien souvent ultra-courtes… et je ne vous parle pas de l’argent qu’elle gagne pour ses chorégraphies proches du n’importe quoi !

Quoi Lady Gaga ? Mais non, je vous parle de l’équipe de France, moi.

Car peut-être ne l’avez vous pas remarqué, mais pendant que nos amis les lycéens vont aller plancher sur des sujets de bac tel que « Les conséquences sociales de la mondialisation« , la coupe du monde de football déferle sur nous. Articles sur l’entrainement des bleus, équipes de chercheurs du CNRS chargées de trouver de nouveaux surnoms ridicules aux joueurs, reportages télévisés suivant le périple de Christiane, qui supporte l’équipe de France depuis toujours… tout le monde est mobilisé derrière les joyeux footballeurs y compris les prostituées.

Évidemment, vous trouverez toujours quelques esprits chagrins pour aller expliquer que la coupe du monde, c’est nul et ça fait du bruit, que ça coûte de l’argent, ou même que l’équipe de France est trop nulle et qu’il vaut mieux supporter une autre équipe (en 1998, le nombre de français ayant discrètement brûlé leur maillot du Brésil dans leur jardin a participé à 0,6% au réchauffement climatique cette année là), mais là n’est pas la question.

En effet, alors que des millions de mâles vont se tourner vers leurs écrans, une bière à la main et une corne de brume dans l’autre partout à travers le monde, ce sont autant de femmes qui seront laissées de côté, abandonnées dans la cuisine tel un chiot sur la route des vacances. Entre deux « Tu peux remonter des binouzes steuplé ? » venus interrompre leur lecture du dernier Marc Lévy, ces dames entendront un langage bien mystérieux : « Hors-jeu, ya hors jeu là enculé« , « Raaah mais pénooooo ! » et autres « Nan mais chiqué ! » ; quel vocabulaire sibyllin !

Et là, vous avez toujours envie de supporter l'équipe de France ?

Rassurez-vous. Puisque la coupe du monde doit unir la planète dans une célébration commune de l’esprit d’équipe, du fairplay et des valeurs sportives et humaines, permettez-moi d’expliquer quelque peu tout cela aux dames pour que messieurs, vous ayez enfin le plaisir de voir votre petite amie battre votre record de bide à bière ainsi que votre mère traverser le séjour en faisant l’avion, le tout avec son t-shirt retourné sur le visage, vous offrant ainsi une vision qui aurait fortement inspiré Freud.

Déjà, le football, en quoi ça consiste ?

Avez-vous déjà essayé de rentrer en boîte avec Jim, votre pote un peu lourd, un peu bourré et un peu mal habillé ? Pas toujours facile, surtout si Abubackar, le videur togolais du Macumba, se montre un peu tatillon.

Et bien le foot, c’est pareil : ce sont deux bandes de dix potes qui tentent de refourguer un gars bourré dans la boîte adverse en déjouant la vigilance tant des fêtards d’en face que de leur videur. Sauf qu’ici, le type bourré dont tout le monde cherche à se débarrasser pour ne pas finir à s’occuper de ce gros lourd au lieu de draguer est figuré par un petit ballon de cuir. Les joueurs ne sont autorisés à utiliser que leurs pieds pour le mouvoir, sauf s’il venait à sortir du terrain, auquel cas, ils peuvent s’en saisir pour le ramener dans la partie. Enfin, les videurs sont représentés par les « gardiens« , un par équipe, créatures monstrueuses aux mains disproportionnées cachées sous d’immenses gants qui furent créées par le génie génétique allemand en 1943 et depuis utilisés dans ce sport où ils rencontrent un franc succès. L’équipe qui se débarrasse le plus de fois du ballon dans les buts adverses (des sortes de grosses cabanes à filets figurant la boîte de nuit) a gagné la partie.

Le spectacle dure environ 90 minutes, un peu plus si jamais les deux équipes sont à égalité et qu’il faut absolument les départager.

Au terme de cette fabuleuse aventure, les deux camps passent brièvement devant les journalistes pour faire différentes onomatopée, avant de se rendre dans les douches où ils se claqueront les fesses à coups de serviette tout en gloussant. Ils pourront alors retourner dans leur hôtel, où ils retrouveront Roselyne Bachelot, ce qui explique aussi la propension de l’équipe de France à tenter de faire durer le match ou de minimiser le séjour, les deux marchent.

Okay, mais c’est qui le monsieur tout noir sur le terrain ?

Lequel ? Nan parce qu’il y en a plein.

Celui qui a les cartons de « Un dîner presque parfait » dans la poche, là, qui touche pas la balle ?

Bravo les références les filles. Bon, lui, c’est l’arbitre, une sorte de policier municipal du terrain relativement polyvalent : il doit s’assurer que les règles du jeu soient respectées, ne pas gêner le bon déroulement de la partie et évidemment, servir d’alibi en cas de défaite d’une équipe en finissant lapidé par les supporters des perdants. Pour ce faire, il a plusieurs moyens à sa disposition : il peut arrêter temporairement la partie et faire les gros yeux à un joueur (ce qui est très difficile étant donné qu’il est souvent bénévole et qu’il doit sermonner des gens respectables gagnant chaque mois le salaire de 280 chirurgiens urgentistes puisqu’ils font rêver et que ça n’a pas de prix), lui montrer un carton peint par Valérie Damidot en jaune (ce qui pique un peu les yeux du joueurs et le sanctionne), ou pire, un carton peint en rouge par la même psychopathe (ce qui oblige le joueur à quitter le terrain pour aller se laver les yeux, ce qui arrive aussi si on lui remontre un carton jaune une deuxième fois). L’impact psychologique pour l’équipe est tel que le joueur ne sera pas remplacé sur le terrain, il faudra donc jouer en infériorité numérique.

A cet instant précis, l'arbitre a vu sa vie défiler devant lui

D’accord, mais si l’arbitre est trop vilain et qu’il est tué par le public, qui donc va être conspué ensuite ?

L’entraineur. On le reconnait facilement : il porte soit un jogging pour dire qu’il est sportif, soit un costume pour dire qu’il est important. Il reste sur le bord du terrain et crie très fort des conseils bien utiles pour aider son équipe à gagner comme « Cours plus vite ! » ou « Marque un but ! » ; il s’occupe aussi d’agiter très fort les bras pour faire rire le public lorsqu’il ne se passe rien sur le terrain. Souvent recrutés à l’école des mimes, ils peuvent ainsi rester plus de 90 minutes à remuer très fort leurs membres sans jamais se fatiguer ce qui est aussi une des choses qui a attiré Zahia chez les footballeurs.

Certes, mais alors, vu qu’on commence à entrer dans les détails, c’est quoi un hors-jeu ?

Ah, le hors-jeu. Le hors-jeu, c’est quand il y a un joueur d’une des deux équipes qui essaie de rentrer en boîte sans ses potes ; c’est à dire qu’il est tellement loin de tout le monde qu’il n’y a plus personne entre lui et le gardien de l’équipe adverse. Aussi, il est interdit de lui passer la balle ; si jamais quelqu’un le fait, l’arbitre a le droit de faire les gros yeux. Il peut aussi secouer le doigt très fort pour ponctuer ses gros yeux, ce qui peut potentiellement faire très peur à un individu normalement constitué, c’est-à-dire qui ne soit ni multimillionnaire, ni entrainé par un mime.

Le hors-jeu est l’une des règles préférées des supporters puisqu’elle leur donne un petit côté érudit (j’ai dit petit le côté) et permet de pousser de nombreux cris, le plus célèbre étant « Putain mais y avait un hors-jeu d’au moins *insérer ici un chiffre entre 1 et 10* kilomètres !« . On peut ainsi contester la validité d’un but « Y avait hors-jeu ça compte pas !« , d’une décision d’arbitrage « Mais y avait pas hors-jeu ‘tain l’est aveugle l’aut‘ », ou même commenter l’intégralité du match d’un « Ils ne sont jamais vraiment rentrés dans le jeu » de bon aloi qui ne veut pas dire grand chose mais qui fait bien. Tous les commentateurs sportifs l’utilisent, d’ailleurs, je l’ai sur mon Eugène Saccomanophone, un vieux synthétiseur que j’ai bricolé avec des réparties automatiques pour faire croire que je m’y connais en foot. Tenez, par exemple, si j’appuie l…

« Holalalalalaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa elle est paaassée à un ceeeeeeeeeeeeeeentimèèèèèèètre !« 

C’est chiant ton truc, ça fait un son affreux ! Faut que tu changes l’ampli ou que tu le répares, mais c’est horrible !

Le problème n’est pas l’ampli, crois moi.

En parlant de réparations : c’est quoi, « La surface de réparation » ?

C’est un peu le cimetière des éléphants du terrain. Quand un joueur de foot sent qu’il va mourir, c’est à cet endroit qu’il se rend. Là, il tente de s’approcher le plus possible d’un autre joueur, et lorsqu’il sent qu’il est assez proche, il simule une chute/un mauvais coup reçu/un arrêt cardiaque/une crise de paludisme. Il se met alors à se rouler par terre en se tenant la tête, et n’écarte ses doigts que pour jeter de petits coups d’œil à l’arbitre, alors que les secouristes sont encore en train de chercher où ils vont passer la bombe froide et l’éponge magique. Si l’arbitre considère qu’il y a eu une faute, il demande réparation : il y a alors un pénalty, c’est-à-dire, une séance de tir au but d’un joueur seul face au gardien adverse. A contrario, si l’arbitre dit « Francis Huster » (ce qui signifie « Relève toi, et joue au foot, tu joues vraiment trop mal la comédie« ), le joueur mourant bondit sur ses pattes (alors qu’il prétendait être paraplégique la seconde précédente) et se dirige droit vers l’arbitre pour lui expliquer que c’est scandaleux, qu’il souffre, qu’il faut sanctionner les vilains et que l’arbitre doit copier/coller le statut « y a pénalty » sur sa page Facebook et le faire suivre à au moins 20 de ses amis sinon il mourra dans les deux heures.

Un gardien tentant de déplacer son but pour tromper l'ennemi

L’affaire s’en arrête en général là pour les joueurs, bien que le défenseur des règles du jeu sache que lui recevra des menaces de mort durant au moins deux bonnes semaines au bas mot, et qu’effectivement il y aura des gens sur Facebook qui parleront de lui dans leurs statuts accolé aux mots « mort« , « meurtre« , « gégène » et « Yvette Horner« 

Mais si c’est ça un pénalty, c’est quoi un coup franc ?

Un coup franc, c’est lorsqu’un joueur a tenté de faire une petite boutade amicale à l’un des membres de l’équipe adverse (« Tiens, je t’arrache les tibias à coups de crampons si tu veux bien mon bon ami« ), et que l’arbitre stoppe le jeu et propose de donner le ballon à l’équipe dont l’un des joueurs vient de perdre les deux jambes pour compenser un peu. Dès lors, un joueur doit taper dans le ballon pour le remettre en jeu, et c’est dans ces moments là que l’on voit se dresser devant lui, s’il est trop prêt des buts adverses, le mur des kikis.

Le mur des kikis désigne une série de joueurs faisant obstacle face au joueur qui va tirer le coup franc, et qui se protègent la kikoute des mains en priant pour que le ballon ne vienne pas très fort la percuter par un malheureux coup du sort, les empêchant de s’accoupler avec des top-models plus avant. Cependant, s’ils sautillent sur place les mains sur l’entrejambe, c’est aussi pour déconcentrer l’adversaire : en 1981, c’est ainsi que Michel Platini réussira à déconcentrer les joueurs des Pays-Bas en réalisant un spectacle de ventriloquie sur un coup franc intitulé « Albert, le petit trilili qui avait peur du cuir« , représentation qu’il effectuera intégralement en hollandais au nez et à la barbe de l’arbitre et qui déconcentrera l’équipe adverse jusqu’à la fin du match. Le capitaine de l’équipe néerlandaise déclara d’ailleurs par la suite « De monoloog waarin Albert klaagt over zijn levensomstandigheden in de bodem van een slip we tot tranen toe bewogen« , et on veut bien le croire.

Rappelons que le football est considéré comme « Patrimoine immatériel de l’humanité » classé dans la catégorie « Théâtre et comédie« .

Et sinon, c’est qui le douzième homme dont parle tout le monde ? Parce que même en recomptant, ils ne sont que 11 par équipe.

En effet. Le douzième homme, c’est le cœur de la coupe du monde, puisqu’il désigne le public, celui là même qui va s’agiter au son des pets dus à des excès de houblon et acheter en quantité industrielle des produits dérivés. C’est lui qui reste hypnotisé par ces bandes-annonces au son de Carmina Burana dans lesquelles on peut voir des hommes en short couverts de sueurs se frotter les uns aux autres dans la pelouse des stades les plus célèbres du monde. C’est encore lui qui rentrera à trois heures du matin un soir de victoire de son équipe en chantant Tata Yoyo au travers des bulles de son vomi.

Oui, le douzième homme, c’est lui, et parfois, c’est votre mari.

Alors mesdemoiselles, maintenant que vous en savez un peu plus, vous avez le choix : être aux côtés de votre compagnon et de ses amis lors de ce fantastique évènement, ou plus communément, profiter que votre intime camarade soit occupé pour aller sur la plage drag…

« Hoooooooo hooooooo ! Le tââââcle irrééééééééééégulier !« 

Merde, mon saccomanophone. Je vous ai dit que je savais jouer « L’hymne à la joie » sur ce fabuleux instrument ?

Le monologue où Albert se plaint de ses conditions de vie au fond d’un slip nous a ému aux larmes
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