Voici venir la dernière semaine avant Noël.

Voyez comme les rues sont emplies d’enfants aux joues rougies par le froid, leurs visages ronds s’arrêtant en de grands rires devant les vitrines illuminées ;  entendez ces doux chants qui montent à vos oreilles : Mozart, Bach, René la Taupe… tous les plus talentueux artistes s’invitent sur nos trottoirs. Ah, ça, oui ! Pas de doute : il est temps de presser le pas pour aller quérir les présents qui feront le bonheur des petits, mais aussi des grands.

Cependant, comme chaque année, il est bien difficile de trouver de bonnes idées pour surprendre son prochain et tirer de lui un si doux sourire lorsque, au pied du sapin, il trouvera l’inattendu, l’attentionné, l’excellent cadeau que vous lui aurez fait. Heureusement, sur ce blog, et en cette période de Noël, le maître des lieux s’en voudrait de ne pas mettre la main à la pâte pour aider les indécis à trouver leurs ultimes cadeaux. Aussi, permettez-moi de vous présenter une brève liste d’idées qui pourront, je l’espère, vous aider.

Vous avez votre bloc-notes à proximité ? Alors allons-y.

Le Chihuaha

Attention, un seul de ces deux petits animaux a appris la propreté. Concentrez-vous.

Vos amis rêvaient d’un chien ? Offrez leur un chihuahua.

Un choix judicieux, sachez-le, tant il faut savoir que le chihuahua est dans le top 10 des animaux les plus cons du globe, juste en dessous de l’huître et du présentateur télé. Minuscule et tremblotant en permanence probablement puisque la coordination de ses quatre pattes demande déjà un effort monstrueux à son cerveau, le chihuahua a l’avantage de se dissimuler facilement dans une boîte à chaussure, ce qui est fort pratique pour l’offrir. Certes, il faut penser à faire des trous pour laisser la bête respirer, mais quand bien même, il faut au moins une semaine aux heureux destinataires du cadeau pour s’apercevoir que l’animal est mort, tant d’un point de vue tant intellectuel qu’olfactif, ça ne fait pas de grande différence avec son équivalent vivant. En général, ce qui met sur la piste, c’est qu’il n’a pas déféqué sur le tapis. Notons d’ailleurs que le chihuahua est le seul animal avec le yorkshire capable de produire des étrons plus gros que son propre corps, ce qui laisse supposer que son anus est une sorte de porte des étoiles, mais là n’est pas le sujet.

Non, en offrant un chihuahua, vous avez la garantie que non seulement par la suite, vos amis n’oseront jamais critiquer vos cadeaux puisqu’ils l’auront demandé, mais que par ailleurs, quoique vous offriez derrière, vous ne pourrez jamais faire pire que ce truc. Alors n’hésitez pas : pour Noël, faites leur payer le fait qu’ils demandent à se faire offrir un chien en les condamnant à vivre en colocation avec un chihuahua.

La culotte Edward

On attend avec impatience la version Jacob, pour créer une sorte de mise en abyme slipesque.

Vous avez dans votre entourage une jeune fille qui se transforme littéralement en flaque à la simple évocation du sieur Patachon, ou qui semble même excitée à la vue d’une choucroute ? Aucun doute possible : vous avez là l’occasion en or de faire un cadeau qui fera se joindre l’utile à l’agréable. Grâce à la culotte Edward (mais si, si), non seulement la bougresse n’aura jamais été aussi proche du vampire de ses rêves, mais par ailleurs, ses parents vous remercieront d’ainsi protéger la virginité de leur fille, car on imagine bien le pauvre bougre qui, après avoir séduit la bougresse, découvrira en face de lui le regard du Edward grognon.

Logiquement, il s’effondrera, littéralement pris de convulsions, et lorsqu’il sortira du coma, se contentera d’entrer au monastère en essayant d’oublier l’horreur à laquelle il a fait face. Chaque nuit, il cauchemardera de la vision d’horreur du gros Edward chevelu qui semblait lui reprocher sa tentative d’accouplement. Un sort terrible.

D’ailleurs, tant qu’à rentabiliser l’investissement, n’oubliez pas : à chaque fois que la jeune fille en question viendra chez vous avec ses parents par la suite, ne cuisinez que du chou. Non seulement la belle y verra une allusion à son idole, mais par ailleurs, vous pourrez savourer intérieurement le triste destin auquel vous condamnez le pauvre Edward dans les heures qui suivront.

J’attends avec impatience l’édition Gandalf avec la sortie du Hobbit, intitulée "None shall pass" ou quelque chose dans le genre.

Le DVD de Prométhéus

Rappelons qu’une suite est prévue : voilà encore un Noël de prêt.

Vous avez tous un ami relou (mais si, vous le savez mais évitez simplement de lui dire par courtoisie, bande de petits filous) qui lorsqu’il apprécie un film, ne tolère aucune critique à son égard, voire le qualifie instantanément de chef d’oeuvre pour se donner des airs d’érudit. Non parce qu’il ne peut pas simplement aimer un film : il l’a forcément compris, et y a vu tellement de choses que c’en est à se demander s’il va au cinéma sous acide, ce que, cela dit, je ne peux personnellement guère condamner dans bien des cas.

Avec Prométhéus, vous êtes sûr de lui faire plaisir : 100% des scènes ratées ou incohérentes, un côté supra-pompeux et une licence considérée comme mythique pour nombre des actuels gros consommateurs de cinéma et de séries… vous ne pourriez lui faire plus beau présent. n’hésitez pas, par la suite, à passer le repas de Noël à ses côtés pour l’écouter tenter d’inventer des sparadraps au scénario en extrapolant sur "ce qu’il n’y a pas dans le film mais qu’il faut comprendre en fait, tu vois". Si vous ne l’aimez vraiment pas, contentez vous simplement de lui lister toutes les incohérences, et regardez son cerveau se liquéfier tranquillement pour aller rejoindre le jus des huîtres.

Si vous ne savez pas à qui l’offrir, contentez-vous de trouver un ami qui a les DVD de 24. S’ils trouvaient les rebondissements de cette série crédible : c’est bon, c’est un client.

Bilbo le Hobbit

Le livre qui se termine plus vite qu’un seul des films

Si la précédente idée cadeau ne vous a pas suffi et que vous voulez quelque chose qui crée des débats encore plus casse-gueule, n’hésitez pas à offrir Bilbo le Hobbit à un fan.

Pas le film, hein, il n’est disponible qu’en salle et je sais que vous ne téléchargez jamais car vous êtes d’honnêtes citoyens. Non, je vous parle du livre, celui avec marqué dessus "Maintenant au cinéma" parce que c’est le livre du film du livre, tout ça tout ça. Après l’avoir offert, de préférence à un fan, même s’il l’a déjà lu, vous avez là non seulement une occasion de lui faire plaisir, mais aussi de disserter avec lui du sens de la vie, puisque vous pourrez alors aborder avec la cible du présent des questions aussi existentielles que "Mais dis-moi, tu n’as pas l’impression que l’on se fout un peu de ta gueule à faire 3 films à partir d’un livre qui à lui seul était deux fois plus petit qu’un seule tome du Seigneur des Anneaux ?" , "Es-tu vraiment certain qu’il faille complètement adapter un livre au cinéma ? Du genre, lorsque des nains font la vaisselle sur trois lignes dans un livre, est-ce que tu n’as pas là encore l’impression qu’en faire une scène entière, c’est juste pour rallonger la sauce et te faire payer plusieurs places au lieu d’une ?" "D’ailleurs, as-tu remarqué comme, ces deux dernières années, tous les livres ont subitement tous eu besoin de deux films pour être adapté au lieu d’un ?" "Peux-tu poser cette bûche pendant que je te parle ?".

Logiquement, la soirée devrait rapidement tourner au pugilat, ce qui mettra un peu de piment dans une fête habituellement trop calme.

Ce qui sera toujours plus intéressant que le film, donc.

Un masque de Guy Fawkes

Le masque est aussi très utile pour cacher l’acné de quantité de ses porteurs

Si vous hésitez, regardez bien sur Facebook : vous avez forcément un ami qui signe n’hésite pas à militer vigoureusement dans des groupes comme "Pour ceux qui sont contre le cancer", "Tous unis contre la torture" et plus discrètement administrateur de la page "Télécharger du p0rn gratos : les bonnes adresses". E-militant qui ne fout pas un pied dans la rue parce qu’il fait froid, pas un dans les partis parce qu’ils sont tous corrompus, et pas un dans les associations parce qu’il n’a pas le temps après 18h, il combat vigoureusement l’impérialisme depuis Facebook ou Twitter, et s’offusque publiquement contre l’inaction des masses dont il ne fait évidemment pas partie, puisqu’il soutient des groupes sur internet. Censeur des censeurs, bourreau des bourreaux mais à condition de pouvoir le faire depuis chez lui entre deux épisodes de Dexter, il saura apprécier ce présent qui lui rappellera toute sa condition d’activiste 2.0. Il passera alors la soirée de Noël à vous expliquer comment il lutte contre le capitalisme grâce à ce symbole, puis s’en retournera préparer la Révolution depuis son iMac.

Bref, de grands moments en perspective.

Voilà, n’hésitez pas à en combiner plusieurs pour gâter vos petits préférés, et surtout, n’oubliez pas de prendre des photos.

C’est qu’un type en slip Edward avec un masque de Guy Fawkes, ce serait quand même bête de le manquer.

La neige lui fouette les joues, mais qu’importe.

Serrant les rênes à s’en faire saigner les mains, Claus tente tant bien que mal de diriger son attelage dans la tempête ; lorsque l’espace de quelques secondes, les bourrasques secouant son traîneau s’apaisent, il essuie d’une main gantée ses lunettes d’aviateur usées pour les en débarrasser temporairement de l’accumulation constante de cristaux de glace. Malgré la visibilité réduite, il aperçoit encore le nez luisant de Rudolph, son renne de tête, au travers des rideaux de neige qui viennent s’écraser sur son visage. Curieusement, cette subtile lumière rougeoyante a quelque chose d’apaisant, comme un repère constant et serein dans un ciel chaotique. Hélas, cette éphémère sensation de calme s’efface en un instant, un son terrible rappelant Claus à la terrible réalité : là, derrière le tintement des clochettes, il vient d’entendre un moteur vrombir.

Ca y est, "ils" l’ont repéré.

Un claquement de cuir, une traction des lanières qui lui meurtrissent les mains, et voilà notre homme montant brusquement en chandelle ; tournant la tête à la recherche de son poursuivant, le vieil homme aperçoit l’espace d’un instant un appareil de chasse. Une fois encore, il va falloir jouer serré. Atteignant un nuage, Claus fait basculer son traîneau à l’horizontale et reprend une course presque normale, caché au sein du cumulonimbus. Avec un peu de chance, l’autre pilote pensera avoir rêvé et abandonnera promptement la poursuite.

Hélas, quelle n’est pas la surprise de notre homme lorsqu’il voit paraître à quelques dizaines de mètres derrière l’autre appareil, tel un monstre rugissant ; il pique et esquive de peu une première rafale, les balles traçantes créant un curieux spectacle en frôlant l’attelage, sorte de clignotement stroboscopique céleste. Pas le temps pour la distraction : Claus pique vers le sol avant de redresser brutalement, quelques centaines de mètres seulement au-dessus des maisons. S’il regarde au-dessous de lui, il peut apercevoir dans la campagne endormie sous son manteau neigeux quelques rares  fenêtres illuminées où paraissent d’imposants sapins. Au loin, la masse sombre d’une forêt s’élève hors de la chape blanche, laissant se perdre entre les arbres les derniers échos des clochers alentours. Il est minuit, se dit Claus. Minuit.

Le hurlement d’un moteur piquant vers lui rappelle soudain Claus à la réalité ; une nouvelle fois, les balles le frôlent, et il braque dangereusement sur sa gauche afin d’éviter la pluie d’acier. Il n’abandonne les commandes qu’un instant pour balayer de sa main gauche ses verres de lunettes qui une fois encore sont couverts de…

 

Le Noël 1943 fut particulièrement éprouvant pour le Père Noël

Claus blêmit. Au milieu des cristaux de glaces, une gouttelette écarlate, chaude et épaisse, est venue se poser. Levant les yeux, il constate que Comète et Fringant ont cessé de battre joyeusement l’air de leurs pattes. Le premier est suspendu au reste de l’attelage, inconscient, alors que le second brame en donnant des coups de sabots chaotiques de ses pattes arrières, l’un de ses membres avant ayant visiblement disparu, alors que l’autre est inerte. Avec 20% de puissance de traction en moins, les choses se compliquent sérieusement, et ces poids morts ralentissent sérieusement les autres animaux ; d’un geste, Claus actionne le largage moteur et fait choir vers le sol les deux rennes en les libérant de leurs colliers. Au travers du son des clochettes, il entend les hurlements désespérés de Fringant plongeant vers la terre dans l’obscurité en s’éloignant de son équipage. Tentant son va-tout, le vénérable ancêtre tente de nouvelles manoeuvres et même un habile Immelmann pour tenter de semer son adversaire ; mais rien n’y fait : après quelques minutes paraissant des heures, Claus voit une rafale de mitrailleuse s’écraser sur la paroi droite du traineau, faisant éclater le bois et un patin, avant de remonter dans la longueur jusqu’à Rudolph ; l’immense lame de plomb mutile ainsi la jambe droite du vieil homme, avant de faire taire définitivement Danseur, Rusé et Fougueux. Couvert de matière cérébrale de cervidé, et constatant qu’une poche de gaz contenue dans l’intestin de Rusé avait pris feu (ah, il regrettait déjà de les avoir gâtés avec des haricots la veille), Claus tente tant bien que mal de guider son attelage vers le sol dans un terrible atterrissage forcé, mais déjà, le feu remonte les lanières de cuir des rênes et vient entamer les gants du courageux conducteur qui doit lâcher prise. Les yeux balayant tant le sol toujours plus proche que l’altimètre devenu fou, l’homme au costume rouge bordé de blanc tente tant bien que mal de ressaisir les commandes enflammées pour essayer de rétablir l’assiette ; mais rien n’y fait : au son des instruments hurlant et des clochettes tintantes, des cris d’animaux et du crépitement des flammes, Claus voit les dernières mètres entre lui et le sol disparaître en un instant. Jamais la blancheur immaculée de la neige ne lui a paru si atroce ; et puis il y a le crash, les animaux s’effondrant dans une traînée cramoisie, le traîneau se retournant dans un fracas innommable…

Et plus rien.

Ainsi finit le Père Noël, l’homme qui chaque année, violait l’espace aérien de plus de 190 pays pour d’obscurs motifs. Personnage contesté suite à son goût pour l’espionnage constant des enfants, et disposant de photos de milliers d’eux sur son ordinateur personnel (soi disant pour lister les "sages" et les "vilains"), ainsi que son antisémitisme notoire, puisque ne faisant aucun cadeau aux juifs (tout le monde se souvient de sa terrible phrase prononcée à Nuremberg en 1935 "Si les juifs ne veulent pas que je descende dans les cheminées, ils n’ont qu’à y aller eux-mêmes"), il avait échappé des années durant à toutes les recherches. Bien sûr, jamais aucun pays n’avoua avoir exécuté le célèbre vieillard en traîneau, mais l’armée de l’air française reconnut avoir abattu un appareil non-identifié ayant illégalement pénétré le territoire au-dessus d’Azay-sur-Thouet dans la nuit du 24 au 25 décembre 2003. A la presse qui demanda plus de précisions sur l’incident, il fut expliqué qu’il s’agissait d’un ballon sonde s’étant égaré. Quelques magazines à scandales firent bien leurs titres sur un supposé crash du traîneau de Santa Claus, dont le corps aurait alors été emmené au Havre, équivalent français de la zone 51, mais le public cessa bien vite de se passionner pour cette histoire et passa à autre chose, un scandale chassant l’autre.

En tout cas, une seule chose resta : désormais, nous étions seuls pour nous occuper de nos présents. Qu’offrir à son âme soeur, cette truie pourpre qui râle pour un oui ou pour un non ? Quel cadeau trouver pour grand-mère Marguerite, histoire d’être sûr de toucher ses étrennes ? Diantre, comment trouver une excellente idée de cadeau alors que nous sommes dans les derniers jours avant Noël ? Pas de problèmes : votre serviteur a pensé à tout et vous propose une sélection d’articles qui vous permettront de briller lorsque votre famille les trouvera au pied du sapin. Inutile de me remercier et de vous effondrer ainsi en laissant perler sur vos joues rougies par le froid quelques larmes de joie. Je ne fais que mon devoir.

Pour bien commencer, rien ne vaut une bonne vieille lunch-box twilight

 

Qui sera la plus dark à l'heure du goûter ?

Loin d’être une classique boîte à goûter, puisqu’il s’agit d’une lunch-box (c’est anglais, donc forcément cool), cet attirail Twilight permettra au bénéficiaire de ce présent de se sentir empreint d’un pouvoir ténébreux ; en effet, tant sur la boîte box que sur le thermos qui va avec, on peut voir le visage rayonnant du plus ténébreux des vampires, Edward-Sourcils-Velus (ou Edward-Rhinoplastie, ça dépend des sources) accompagné de la phrase probablement dirigée à l’acheteur "Why are you so willing to give up your soul", ce que nous pourrions traduire grosso-modo (je sens les commentateurs tatillons approcher, filez si vous ne voulez pas découvrir la savate à vos dépens) par "Pourquoi veux tu tellement perdre ton âme ?" ; ça pète sur une boîte à goûter, tout de même, non ? Imaginez la personne à qui vous l’offrez, qui vers 16h (au collège ou sur son lieu de travail, je préfère ne même pas savoir), après avoir longuement discuté avec ses amies de qui de Edward ou de Jacob est le plus beau, pourra ainsi s’exclamer "Haaan, attendez, j’ai trop la dalle là, c’est la misère… bougez-pas, j’ai amené des choco BNs" ; dégainant ainsi sa boîte Twilight, elle pourra ainsi faire s’évanouir de jalousie toutes ses amies alors qu’elle n’hésitera pas à mettre en avant que c’est trop une ouf, tu vois, presque une vampire incomprise, tellement qu’elle est prête à donner son âme, grave. Mais par contre, il lui faut ses choco BNs à 16h. Quand elle sera une morte-vivante pour de bon, elle transportera du sang frais dans son thermos, mais dans l’immédiat, ce sera du banga. Il faut y aller par étape.

Donc, n’hésitez pas : une lunch-box Edward qui annonce qu’on est prêt à renoncer à son âme, mais pas à son goûter, c’est un présent de premier ordre. De quoi briller au grand jour. Un peu comme un vampire, quoi.

Si vous avez des amis enseignants, n’hésitez pas non plus : la matraque électrique Pro800 fera leur bonheur

 

Pensez à bien mettre la dragonne en cas d’agression

Idéale pour maîtriser agresseurs, élèves difficiles et teckels roux, la matraque électrique Pro800 vous permettra d’envoyer 800 000 volts à la cible de votre choix ; au sein d’une salle de classe, voir le petit Théo, qui venait d’expliquer à son enseignant que "Nan, vazy, qu’est-ce tu m’dis, ça va, c’est bon, arrête de m’gonfler, j’ai pas mes affaires, rien à fout‘" être frappé par un arc électrique fort imposant est un spectacle rare qui permettra de maintenir cohésion et discipline chez ces fieffés filous de 3ème D. Les cris d’agonie du malheureux se convulsant tant bien que mal et regrettant instantanément d’avoir manqué de respect au corps enseignant seront, bien évidemment, autant de raisons de se réjouir en salle des professeurs au son de ces hurlements résonnant dans les couloirs de l’établissement.  Pour les cas les plus difficiles, ceux qui, se relevant après 5 à 10 minutes d’inconscience, s’exclament "Je vais l’dire à mes parents !", vous noterez que la forme oblongue de l’objet permet de l’introduire dans des endroits bien mystérieux (l’objet est en plus doté d’une lampe, à vous les séances de spéléologie rectale d’anthologie), endroits qui se seront probablement détendus après la première dose de 800 000 volts. Il serait donc ballot de ne pas en profiter.

Vos amis de l’éducation nationale ne vous remercieront jamais assez ; par ailleurs, n’hésitez pas à personnaliser le papier cadeau en y inscrivant sur une carte accolée : "Quand il n’y a pas de gégène, il n’y a pas de plaisir", le tout signé d’un certain "Général Massu". Un tel calembour ne pourra rester sans succès.

Cependant, vos proches sont peut-être de fins mélomanes ; aussi espèrent ils secrètement trouver quelqu’un pour leur offrir le dernier album de Michael Jackson

 

Le concours de la pochette la plus moche déchaîne les passions

Sobrement intitulé "Michael" (et quelqu’un a été payé pour trouver le titre, si, si), cet album composé de chansons que la star préparait avant d’être interrompue par la mort elle-même (qui à côté de ça, ne fait jamais chier Michel Sardou ou Céline Dion, ça pue le complot) est présenté comme "son premier album posthume", il y en aura donc d’autres, ce qui prouve que, à l’instar de Grégory Lemarchal, il est inutile de pleurer nos morts, ils sont encore plus prolifiques que de leur vivant. Evidemment, certaines mauvaises langues ont crié à l’arnaque, car soi-disant que sortir un disque d’une star morte juste avant les fêtes serait en fait une énorme opération commerciale visant à financer la plus grande piscine de schnouf au monde. C’est ridicule : pourquoi les stars mortes ne pourraient elles pas, elles aussi, sortir des disques pour vider les portefeuilles des honnêtes gens à l’approche de Noël ? Quelle discrimination honteuse vous faites. Par ailleurs, argument ultime permettant de prouver que l’album n’est pas l’oeuvre de quelques jean-foutres nécrophiles, M Pokora a déclaré que cet album sentait le pipeau. Et aucune personne normalement constituée ne peut être en accord avec un M Pokora (non mesdemoiselles, même avec un M Pokora qui met les plus grosses lunettes qu’il trouve pour faire plus intelligent, inutile de le défendre), aussi vous pouvez aller quérir cet album les yeux fermés.

Attendez, est-ce que c’est moi ou je viens vraiment de citer un article dans lequel M Pokora explique que des gens tentent d’en arnaquer d’autres avec de la simili-musique ? Hmmm. Passons plutôt à la suite, avant que ce paradoxe ne déchire jusqu’au tissu même de notre réalité.

Cependant, vous cherchez peut-être plutôt un cadeau pour quelqu’un avide de lecture et de découverte de nouveaux horizons. Pas de problèmes, quel plus grand bonheur que de trouver Ségolène Royal au pied de son sapin (trouver Ségolène Royal six pieds sous un sapin ?) ?

 

Notez la couverture où ça papote très naturellement

Véritable best-seller qui ravira toutes celles et ceux en âge de voter, ce fabuleux ouvrage au titre que l’on peut traduire par "La Gauche n’a pas d’idées, mais si vous voulez, je suis là" vous permettra de… de… une seconde, je vous colle la description de l’éditeur. Voilà : On dit que les politiques ne comprennent pas la société d’aujourd’hui (NdOC : non, ce n’est pas une généralité pourrie commençant par un "on dit" d’entrée de jeu : dès que les gens prennent la carte d’un parti, ils sont frappés par un rayon gamma qui les rend amnésiques) et que les intellectuels ne s’intéressent plus à la politique (NdOC : C’est vrai que ça fait un moment qu’on a pas entendu Steevy Boulay). Pour sortir de cette impasse, Alain Touraine, sociologue, a écrit un texte qui propose une nouvelle grille de lecture de notre société. Il a demandé à Ségolène Royal (NdOC : ho, mais quelle erreur !), qui avait démontré sa capacité à comprendre les attentes des citoyens et à leur apporter des réponses (NdOC : elle l’a démontré en perdant les élections ? Intéressant), de réagir en politique aux idées proposées. Elle a répondu avec enthousiasme (NdOC : c’est rare que l’on écrive "elle a répondu en traînant les pieds et en jurant comme un charretier"). Il en résulte un ouvrage profondément original, par son propos comme par sa facture (NdOC : ça dépend quel sens on donne aux mots "original" et "facture"). Le sociologue formule ses analyses et la responsable politique réplique, thème par thème, détaillant les conséquences pratiques qu’elle en tire pour sa propre action et pour la vie publique en général. Ni interviews, ni dialogues, ces " rencontres écrites " où alternent sous forme de courts chapitres les contributions des deux auteurs composent un livre de fond qui apporte une rare valeur ajoutée à la connaissance d’une France en pleine transformation. (NdOC : oui, ça apporte à la connaissance de la France. C’est très modeste).

Bref, ça dépote grave, vos amis se le prêteront entre eux non sans l’avoir corné pour ne pas perdre le cours de leur lecture lors de leurs nombreuses pérégrinations. Vous pouvez aussi joindre à cet ouvrage d’autres écrits de Ségolène Royal, tels Ségolène Royal, femme debout, l’ouvrage qui vient compléter le best-seller "Marguerite Steinheil, femme à genoux" et "Carla Bruni, femme couchée", ou encore Ma plus belle histoire, C’EST VOUS, ouvrage qui s’est curieusement plus vendu que mon livre "Moi aussi ma plus belle histoire c’est moi, par contre si tu pouvais te casser maintenant".

Cependant, il serait injuste de ne pas vous parler d’une merveilleuse idée de présent pour les petits & les grands : la figurine Justin Bieber

 

Biactol vendu séparément

La figurine du plus célèbre des chanteurs pour jeunes filles est enfin disponible ! Après une première édition, les responsables ont vite compris qu’il fallait une seconde version de la figurine capable de résister aux coups de pieds, de poings, de barre à mine, de fusil de chasse et même à l’acide sulfurique. En effet, quantité de mâles, allez savoir pourquoi, se servent de ce merveilleux jouet pour se passer les nerfs. Heureusement, cette édition est quasiment indestructible, et ne commence à montrer des signes de fatigue que face à des armes comportant de l’uranium appauvri. Si vous disposez d’un cheveu issu du crâne du célèbre chanteur à la coupe de migou, vous pourrez donc l’offrir avec la figurine pour que la bénéficiaire de votre cadeau puisse essayer de capturer son coeur à l’aide de puissants charmes vaudous.

Éventuellement, vous pouvez vous-même tenter le rituel vaudou, en faisant bien attention à respecter les consignes de base : pour faire exploser l’intestin grêle, il faut bien planter l’aiguille en dessous du nombril, pas au-dessus. De préférence, essayez d’effectuer la cérémonie pendant que Justin se produit sur scène : des fois que ça marche, il serait tout de même plus intéressant que ce soit en couvrant 8 rangs de jeunes filles en folie de bile, de chair et de matières fécales.

Enfin, dernier cadeau, universel cette fois-ci : l’orange.

 

L'orange, comme les jeans ou la lapidation, est indémodable.

Vous souvenez-vous de toutes les fois où votre grand-père vous a jeté un regard noir avant d’expliquer que lui, pour son Noël, il avait une orange et il était bien content ? Vengez-vous : offrez lui une orange, à ce vieux grigou, plutôt que l’écran plat qu’il avait commandé au prétexte lamentable que ses yeux âgés auraient besoin d’un écran plus grand pour mieux voir. N’hésitez pas, selon ses souvenirs de jeunesses de ses merveilleux Noël à y ajouter des objets plus ou moins incongrus : bouteilles vides, bâtons, ancien uniforme de Waffen SS…  ajoutez évidemment un petit mot comme quoi, il a dit tellement de fois que ça avait suffi à son bonheur par le passé, que vous vous seriez senti honteux de ne pas lui procurer à nouveau les joies simples de votre jeunesse.

Attention, si votre grand-père est riche, il risque de trouver une manoeuvre pour vous déshériter. Dans ce cas, offrez-lui quand même son écran plat, vous le récupérerez au centuple quand le vieux aura cané. Dites vous que "vous investissez dans l’ancien". Dans l’ancien qui sent l’urine, certes, mais qu’est-ce qu’une poche en plastique qui fuit comparé à tout cet argent – qui lui n’a pas d’odeur – que vous pourrez palper si vous continuez à faire semblant de rien ? Alors.

En un mot comme en cent : voilà. Avec ces quelques idées cadeaux, nul doute que vous saurez faire plaisir autour de vous en trouvant les cadeaux les plus merveilleux et les plus surprenants, ceux qui provoqueront dans votre entourage un enthousiasme orgasmique à la vue de vos présents.

Si jamais vous manquez d’inspiration, n’oubliez pas que vous pouvez décliner les objets ci-dessus de nombreuses manières : vous pouvez offrir le livre de Marine Le Pen, remplacer le CD de Michaël Jackson par l’intégrale DVD de Joséphine Ange Gardien, offrir une figurine de Pascal Obispo… attention cependant à ne pas offrir de lunch-box Harry Potter : les hommes s’arracheraient pour les plus pervers la version Hermione, et je préfère ne pas vous dire ce qu’ils feraient du thermos.

Bonnes courses de Noël, mes bons lecteurs, et n’oubliez pas : si vous achetez le taser en 1er, toutes vos autres courses dans des magasins bondées deviendront étrangement plus aisées.  Noël, c’est simple comme 800 000 volts dans le rectum.

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