Ce blog a eu 3 ans ce 26 juin.

Si vous n’en avez pas grand chose à faire, fieffés fripons, sachez que ce n’en est pas moins pour le maître des lieux une excellente occasion pour se laisser aller quelques jours ; il ne faudra donc guère vous attendre à un article avant la semaine prochaine parce que bon, hein, ho, ça va,  on a bien le droit de glandouiller pour son anniversaire tout de même ! En fait, c’est même vous qui devriez travailler pour le coup, m’envoyant divers présents tels des boîtes de cigares exotiques, des tonneaux de brandy ou des caisses de cravates (un accessoire qui s’use très vite sitôt que l’on apprend à s’en servir pour stranguler autrui lors des soirées où des gens proposent de jouer au Time’s Up), ou pour les moins aisés, en surchargeant mon auguste boîte mail de messages débordant d’amour, de réalisations graphiques à ma gloire, ou même de CVs de candidates pour ma cave. Enfin, je vous connais, petits ingrats, et je vous pardonne par avance, car ma mansuétude est grande.

Bref, faisons le point.

Cette année, le rythme n’a guère ralenti, se maintenant à 1 article par semaine comme le veut désormais la tradition, ce qui est plutôt pratique car permettant à l’auteur de tapoter quelques âneries avant de s’en retourner à d’autres activités, comme par exemple, la chasse à courre sur blogueuses mode, ce qui prend plus de temps qu’on ne le croit tant il faut entraîner ses chiens à bien rabattre la bête sans tenter de dévorer ses poches pleines de macarons dans l’affaire. Vous n’imaginez pas, mais passons. Oui, disais-je : ce rythme d’écriture a permis à ce blog d’atteindre un total de 200 articles, ce qui, lorsque l’on connait la longueur moyenne de l’un d’entre eux, laisse supposer qu’il vaut mieux aller chercher un opticien comme sponsor avant de se lancer dans l’exploration des archives.

Par ailleurs, et à titre informatif, ce blog risque de se draper d’une nouvelle charte après trois ans de bons et loyaux services de celle-ci, ne vous étonnez donc pas si vous venez à tomber prochainement au milieu d’un joyeux bazar qui durera probablement seulement quelques minutes (du moins,  faut-il l’espérer), c’est normal. Vous pourrez donc derrière lancer des "Hooo !" et des "Haaa !" en découvrant la nouvelle version une fois que celle-ci aura vu le jour, un peu comme les candidats de D&Co lorsqu’ils découvrent leur nouveau salon (avec un petit effet spécial de paillettes pour la transition), un peu avant de pleurer. Probablement parce que les choix esthétique de Valérie Damidot font réagir les canaux lacrymaux plus que le bon goût, mais là n’est pas le sujet.

3 ans, c’est par exemple la durée de vie moyenne du hamster. Vous ne pourrez pas dire que vous ne vous instruisez pas avec ce blog, ah mais.

J’en profite, amis lecteurs, pour parler un peu de vous, en citant tout comme l’an dernier quelques-uns des pervers mots-clés que vous avez tapé dans les moteurs de recherche pour atterrir ici, et qui ne cessent de m’émerveiller. Parfois, je me pose de sérieuses questions sur la nécessité d’instaurer un permis de circuler sur internet. Tenez, rien qu’aujourd’hui, nous avons eu :

  • Le type qui déclare sa flamme à Google, parce que c’est une sacrée coquine

tu es comme la musique pour moi. je suis devenu accro, t’as voix m’a envouté et porté comme une note de musique qui venait d’être jouée. je me suis 

  • Le trépané qui tente d’écrire avec des lunettes 3D ((fanfaron, si tu me lis, regarde : mon mépris est si grand qu’il sort de l’écran, ton voeu est exaucé !)

j ai une tèlephision avec l apllication 3d et les luneete je veux un film 3d pour que je puise voir lles choses sortirte de l ecran

  • Le garnement qui n’a pas fait ses devoirs, et c’est très mal

transformer cette phrase au style direct : qui avait mis ce carton la , sur son lit ? peut-etre qu’un autre gars de la chiffre avait décidé de s’installer ici , sous 

  • La damoiselle qui a compris le seul intérêt d’un jeu bien connu

se masturber avec un totem de jungle speed

  • Le psychopathe qui a des problèmes tout à fait contemporains (Philippe le Bel approuve cette recherche)

comment buter les connard de templier

  • La cinéphile qui ne se rend pas compte que sa recherche va lui renvoyer plus de pornos qu’autre chose

comment s’appelle le film ou une fille recoit une pluie d or

  • Et enfin, pour terminer, le poète scatophile

la vie d’un etron me calme comme le bruit de la mere

Chhhhht. Ça se passe de commentaire. Savourez (si je puis dire), tout simplement.

Et tant qu’à parler d’exploits de certains sur internet, j’en profite comme chaque année pour remercier les courageux qui n’hésitent pas à envoyer par mail les coquilles qu’ils ont repérées dans les articles publiés ici, voire à me signaler que j’ai confondu un T-1000 avec un T-800, ce qui est proprement scandaleux même s’il parait que le fait qu’un homme ne soit pas un expert en modèles de robots du futur est plutôt bon signe pour sa vie sexuelle, mais ne nous engageons pas sur des sentiers qui pourraient nous renvoyer à des requêtes de moteurs de recherche précédemment évoquées. Non, tant qu’à parler de mails, je rappelle aussi qu’il y a une F.A.Q pour vous éviter bien des efforts quant à savoir si je prends des notes au cinéma ou pour savoir quelle procédure suivre pour une demande en mariage, et qu’il y a toujours possibilité pour le reste de passer par la rubrique contact. Par ailleurs, la page Facebook est toujours ici, et le Twitter de toujours , même si je n’ai toujours pas compris si les propos concernant mon manque de bavardise sur ces supports tenaient de la critique ou du compliment. Dans le doute, je choisirai le second. Pour tout le reste, les commentaires sont là ; à noter que comme le veut une fois encore la tradition, j’essaierai d’être plus présent dans ceux de ce post. Ce sera moins festif qu’une soirée brandy, mais on fait ce que l’on peut les enfants.

Voilà !

Et à la semaine prochaine pour une reprise du rythme habituel du blog, et probablement un peu de mauvaise foi (attention, un discret euphémisme se cache dans cette phrase, saurez-vous le retrouver ?).

[Un homme entre seul sur scène, une main dans sa veste de costume, suivi par une odeur de cigare et de brandy]

Mesdames et Messieurs, bonsoir.

[Il toussote puis s'approche du micro le plus proche]

Quel bonheur d’être ici avec vous ce soir, et quel honneur pour moi d’inaugurer ce 65e festival de Cannes.

Je sais que vous attendiez quelqu’un d’autre, mais j’aurais souhaité, si vous le voulez bien, commencer ce discours par une brève pensée pour Bérénice Béjo, qui n’a pas pu venir ici comme prévu ce soir, m’obligeant à prendre sa place pour éviter l’embarras à l’organisation du festival. A ce sujet, je tenais à préciser à ladite organisation, puisque j’aperçois la sécurité en mouvement dans les travées, qu’il serait fort malvenu de m’interrompre avant la fin de mon propos, sinon je ne suis pas sûr d’être d’humeur à coopérer par la suite pour révéler dans quel coin vaseux de la rade de Cannes la petite Bérénice est en train d’attendre en immersion avec moins d’une heure d’oxygène si ma montre ne retarde pas. D’avance, merci.

Oui : quel bonheur disais-je que d’ouvrir ce 65e festival international du cinéma de Cannes ; comme chaque année, toutes les caméras de l’hexagone sont donc tournées vers ce petit coin de France, guettant le moindre non-évènement qui permettra de remplir de diverses images les rubriques taillées sur-mesure pour l’occasion dans les journaux du soir. Et comme chaque année, vous, acteurs, réalisateurs et producteurs de la salle, vous somnolerez dans vos sièges en priant pour une fin rapide de ce discours sans intérêt, comme vous le fîtes avec bonheur face à Mélanie Laurent, dont l’incapacité à tirer la moindre réaction d’une salle pourtant peuplée de collègues de sa profession laisse rêveur quant à ses talents d’actrice. Pour ma part, je ne me fais aucun souci : l’objet que vous voyez dans ma main n’est autre qu’un pistolet Maüser C96, dont vous n’êtes pas sans savoir que l’étonnant calibre est aisément capable de transpercer non seulement le malandrin qui ne rirait pas à mes bons mots, mais aussi son siège et son voisin de derrière. Je vous conseille donc fortement, non seulement d’apprécier mes calembours, mais aussi de vous assurer qu’il en va de même de votre voisin de devant. C’est ce que j’appelle, le "rire communicatif".

[rires unanimes dans l'assistance]

Merci. Mais revenons au discours lui-même : comme chaque année, vous l’imaginez bien, je pourrais me contenter du classique propos vide de sens dans lequel on explique que le cinéma est une grande famille, que tout le monde s’aime – bien que l’on puisse constater le contraire quasiment tous les jours, mais après tout, n’est-ce pas la définition de l’acteur que de mentir sur scène ? – et surtout, que faire du cinéma est un acte engagé pour faire changer le monde et lutter contre les inégalités. Dans un monde normal, tout le monde rirait…

Le principal intérêt du festival : attendre qu’une photo de star prise sur place soit détournée pour devenir un meme sur internet

[l'assistance rit à gorge déployée]

… attention hein, dites donc, vous pourriez au moins suivre, si c’est pour rire n’importe quand, ce n’est pas la peine. Ce sera mon premier et seul avertissement, après, je tire au hasard, concentrez-vous un peu, merde.

Que disais-je donc avant d’être interrompu par l’expression de votre impolitesse ? Ah, oui : dans un monde normal, tout le monde rirait de pareil propos, puisque parler de lutte contre les inégalités face à une salle contenant plus de millionnaires qu’un vulgaire HLM monégasque, ça ne manque pas de piquant, surtout lorsque l’on voit le salaire que touchent à côté de ça les professionnels qui ne sont pas directement sous les projecteurs : comme quoi, on peut être une grande famille et oublier de distribuer l’argent de poche mais passons, je suis sûr que comme chaque année, un intermittent du spectacle réussira à se frayer un chemin jusqu’à une salle quelconque pour expliquer ce qu’il en est de leur profession, avant de se faire tabasser par la sécurité jusqu’à ce que son visage ressemble à celui de quantité d’actrices ménopausées de la salle. Je traduis pour l’assistance anglo-saxonne : Ladies, your liftings look so incredibly naturals, it’s amazing.

Cependant, il serait bien sûr inconcevable que je parle de Cannes sans employer le mot "rêve" au moins une fois comme le veut la tradition de pipeau des discours d’ouverture, aussi permettez-moi de vous en vendre, du rêve : Cannes, c’est aussi des centaines de starlettes en grande tenue qui monteront les marches chaque soir avant de s’y asseoir pour y vomir chaque nuit, pendant que l’on se battra pour apercevoir, qui un bout de Brad Pitt, qui un morceau de Woody Allen, qui un roudoudou de Sophie Marceau. Et évidemment, ce sont aussi des centaines de journalistes qui sont mobilisés, non par pour voir les films ou les critiquer, mais pour commenter la montée des marches, et savoir qui a réussi à montrer le mieux le sac prêté par son sponsor aux photographes. Car n’oublions pas la règle essentielle de ce festival : si vous avez suffisamment de sous pour porter des sous-vêtements en diamant, on vous prête vos tenues de soirée, si vous êtes un prolo, vous devez l’acheter (sinon vous n’entrez pas). Je comprends que cela ne vous choque pas : au vu de nombre de vos films, les incohérences semblent faire partie de votre métier. Nous parlerons donc de déformation professionnelle.

[l'assistance se gondole joyeusement]

Alors, Cannes, qu’est-ce que c’est, à part un grand moment d’art sponsorisé par une marque de shampooings et une de machines à laver, ou l’occasion pour Canal + d’aller prendre l’air sur la Croisette au prétexte qu’il ne faut pas laisser Laurent Weil tout seul ? C’est avant tout des gens du cinéma qui applaudissent des gens du cinéma recevant des récompenses de cinéma de la part d’autres gens du cinéma. Curieusement, cela soulève régulièrement des critiques comme quoi, en fait le jury ne serait pas très objectif, ce qui du coup est fortement étonnant quand on y pense. Jury qui n’hésite pas à s’en défendre, argumentant à grands coups de "Non mais attendez, on est pas influencés par qui que ce soit" : quand dans le même temps, on parle de "grande famille du cinéma" à toutes les sauces pour bien nous dire que tout le monde est lié, c’est assez intéressant. De là à penser qu’on se fout un petit peu de la gueule du monde, il n’y a qu’un pas que je franchis en sifflotant la Charge des Walkyries et en faisant des entrechats s’il vous plait. Ma légendaire souplesse me perdra.

Mais ce foutage de gueule ne serait pas complet si, en plus, il n’y avait pas un côté pompeux à un "festival international du cinéma" dont les films en compétition semblent en général aussi variés que le répertoire de Lara Fabian. On peut ainsi y trouver de tout, du drame réaliste au drame réaliste, en passant par diverses teintes de drames, mais aussi de réalisme. C’est très crypto-intellectuel, un peu comme dans un immense vernissage d’art contemporain, où à défaut de critiquer ce que l’on a devant soi, on cherche moult qualités et interprétations à chaque oeuvre pour passer pour plus érudit que son voisin. Si certains voyaient dans mon propos quelque exagération, permettez-moi de vous présenter – voyez comme mon introduction est habile – quelques uns des films en compétition cette année, dont la simple liste semble être un répertoire de la cinémathèque d’un comptable neurasthénique (quelques rares exceptions ont été glissées à la va-vite pour faire illusion à l’ouverture et dire au grand public que haha, mais non, on ne se fout pas de vous). Allons-y pour quelques synopsis des films sélectionnés, je lis.

"Enfin un festival qui prime des films suffisamment chiants pour correspondre à mes besoins"

Amour, de Michael Haneke.

Georges et Anne sont octogénaires, ce sont des gens cultivés, professeurs de musique à la retraite. Leur fille, également musicienne, vit à l’étranger avec sa famille. Un jour, Anne est victime d’un accident. L’amour qui unit ce couple va être mis à rude épreuve.

Voilà ; du drame, de la famille brisée, de l’amour, des épreuves qui divisent et des yeux qui s’ouvrent une situation difficile : on a tout de suite envie de voir ce film, dont la simple thématique semble être une invitation à la dépression. C’est à ce genre de synopsis que l’on comprend les excès des nuits cannoises : on ne fait pas la fête, non, on essaie juste d’oublier les projections dans la drogue et l’alcool.

Mais pas d’inquiétude : retrouvons le moral avec Baad El Mawkeaa (ça veut dire grosso modo "La vie est trop une teuf et je me tirerais bien une balle dans la tête", si je ne me trompe), de Yousry Nasrallah, qui avec un nom pareil, fleure bon la comédie comme chacun en conviendra. Voyons voir :

Mahmoud est l’un des «cavaliers de la place Tahrir» qui, le 2 février 2011, manipulés par les services du régime de Moubarak, chargent les jeunes révolutionnaires. Tabassé, humilié, sans travail, ostracisé dans son quartier qui jouxte les Pyramides, Mahmoud et sa famille perdent pied… C’est à ce moment qu’il fait la connaissance de Reem, une jeune égyptienne divorcée, moderne, laïque, qui travaille dans la publicité. Reem est militante révolutionnaire et vit dans les beaux quartiers. Leur rencontre transformera le cours de leurs vies…

Hmmm, ça alors, on dirait un drame. Avec des épreuves, de l’amour, et des gens divisés qui cherchent à s’unir en ouvrant les yeux. Et même une critique politique, attention (mais pas une qui choque trop en France quand même, les sponsors gueuleraient, faut pas déconner avec le cinéma engagé) ! C’est pas mal, mais je suis sûr qu’il y a encore mieux qui vous attend. Par exemple, un film qui laisse perplexe d’une autre manière, comme Cosmopolis, de David Cronenberg, et avec Robert Pattinson lui-même, révélé par Twilight (on reste dans le grand cinéma) :

Dans un New York en ébullition, l’ère du capitalisme touche à sa fin. Eric Packer, golden boy de la haute finance, s’engouffre dans sa limousine blanche. Alors que la visite du Président des Etats-Unis paralyse Manhattan, Eric Packer n’a qu’une seule obsession : une coupe de cheveux chez son coiffeur à l’autre bout de la ville. Au fur et à mesure de la journée, le chaos s’installe, et il assiste, impuissant, à l’effondrement de son empire. Il est aussi certain qu’on va l’assassiner. Quand ? Où ? Il s’apprête à vivre les 24 heures les plus importantes de sa vie.

Alors je ne sais pas vous, mais moi, un film avec pour héros Robert Pattinson qui veut aller se faire couper les cheveux, je trouve ça délicieusement ironique après avoir joué un vampire à choucroute. Pourtant, je ne suis curieusement pas sûr que tout ce second degré soit volontaire de la part du réalisateur, enfin bon : vous noterez que nous avons ici un drame, avec une critique politique (on nous annonce dès le synopsis que le capitalisme est terminé, bizarrement, je pense que l’auteur s’avance un peu), des épreuves et un homme qui va ouvrir les yeux. Ah, et figurez-vous que, d’après les informations données sur le film, on y parlera étonnamment d’amour.

Enfin, tout de même : "L’histoire d’un mec qui met 24h à aller chez le coiffeur", ça fait rêver.

Heureusement, on pourra se tourner avec plaisir vers Da-Reun Na-Ra-E-Suh, titre basé sur le bruit d’un starter de Super 5 un matin d’hiver, de Hong Sangsoo, et qui n’aurait pas pu être plus clair dans son synopsis :

Dans un pays qui n’est pas le sien, une femme qui n’est à la fois ni tout à fait la même ni tout à fait une autre (ndloc : un film avec pour héroïne une femme sans aucune personnalité ? Nan mais sérieusement : ils vont faire combien de suites à Twilight ?), a rencontré, rencontre et rencontrera au même endroit les mêmes personnes qui lui feront vivre à chaque fois une expérience inédite.

Si vous avez compris quelque chose, bravo. Moi, tout ce que je retiens, c’est que ça sent le drame, et que je suis prêt à parier que les "expériences" évoquées concernent des épreuves, de l’amour, et que tout cela va l’aider à ouvrir les yeux. Le côté film ésotérique de philosophe maudit, c’est malin pour sortir de la masse sans pour autant changer de thème par rapport aux autres films. Un peu comme ces chansons françaises qui parlent toutes d’amour et de rupture, mais où certains groupes écrivent des paroles qui n’ont aucun sens pour la jouer poètes maudits. J’ai des noms.

Ah flûte, j’ai balancé un nom. Je voulais pas, vraiment.

Si à ce stade, vous n’en avez pas assez, vous pourrez donc vous tourner vers De Rouille et d’os, de Jacques Audiard, qui remontera sans nul doute le moral des festivaliers qui ne se seraient pas encore ouvert les veines avec une spatule en bois (le festivalier aime les défis) :

Ça commence dans le Nord. Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C’est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa soeur à Antibes. Là-bas, c’est tout de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s’occupe du petit et il fait beau.  À la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone. Il est pauvre ; elle est belle et pleine d’assurance. C’est une princesse. Tout les oppose. Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour qu’un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau. Quand Ali la retrouve, la princesse est tassée dans un fauteuil roulant : elle a perdu ses jambes et pas mal d’illusions. Il va l’aider simplement, sans compassion, sans pitié. Elle va revivre.

Notez le "Ca commence dans le Nord", qui ressemble à une dissertation de 6e, mais surtout, encore une fois, soyez étonné : il s’agit d’un drame – ho ! – avec gens séparés – ha ! – amenant à des épreuves – ça alors ! – qu’il faudra surmonter pour s’unir – incroyab’ ! – et évidemment, on y trouve de l’amour.

Bon, le bon côté, c’est qu’un orque tente quand même de manger Marion Cotillard, ce qui prouve que ce film a tout de même quelques qualités. Ou alors, c’est juste que l’orque avait lu le synopsis : chacun sait que l’épaulard est un mammifère marin détestant ce genre de cinéma. Preuve en est, aucun orque n’a jamais été invité à Cannes, et ce malgré tous les "Sauvez Willy" sortis dans nos salles, c’est dire. On comprend que ces animaux puissent du coup avoir un certain ressentiment par rapport aux festivaliers. Contrairement au cheval, par exemple, qui se faisant passer pour noble, n’en a pas moins accepté le rôle principal de Sex & The City, c’est dire si l’équidé est un animal un peu con, en fait.

Et la liste de films du même acabit est encore longue ! Dupa Dealuri, de Cristian Mungiu, qui se présente ainsi : Alina revient d’Allemagne pour y emmener Voichita, la seule personne qu’elle ait jamais aimée et qui l’ait jamais aimée. Mais Voichita a rencontré Dieu et en amour, il est bien difficile d’avoir Dieu comme rival (ndloc : les vikings ont prouvé le contraire plus d’une fois lors de raids sur des couvents isolés. Des bergeries aussi, mais on s’écarte du sujet) . Je vous laisse vous même cocher les thèmes précédemment évoqués, avant d’inspecter Jagten, de Thomas Vinterberg : Après un divorce difficile, Lucas, quarante ans, a trouvé une nouvelle petite amie, un nouveau travail et il s’applique à reconstruire sa relation avec Marcus, son fils adolescent. Mais quelque chose tourne mal. Presque rien. Une remarque en passant. Un mensonge fortuit. Et alors que la neige commence à tomber et que les lumières de Noël s’illuminent, le mensonge se répand comme un virus invisible. La stupeur et la méfiance se propagent et la petite communauté plonge dans l’hystérie collective, obligeant Lucas à se battre pour sauver sa vie et sa dignité. Vous n’en avez pas encore assez ? Allez hop : jetez un oeil à Like Someone in Love, car Un vieil homme et une jeune femme se rencontrent à Tokyo. Elle ne sait rien de lui, lui croit la connaître. Il lui ouvre sa maison, elle lui propose son corps. Mais rien de ce qui se tisse entre eux en l’espace de vingt-quatre heures ne tient aux circonstances de leur rencontre. Avouez que vous en mourez d’envie ? Enchainez alors avec Mud, qui aborde lui aussi des thématiques incroyablement différentes ! Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d’une de leurs escapades quotidiennes, un homme réfugié sur une île au milieu du Mississipi. C’est Mud : une dent en moins, un serpent tatoué sur le bras, un flingue et une chemise porte-bonheur. Mud, c’est aussi un homme qui croit en l’amour, une croyance à laquelle Ellis a désespérément besoin de se raccrocher pour tenter d’oublier les tensions quotidiennes entre ses parents. Je me permets de boucler, puisque nous avons parlé de Robert Pattison, avec un film dans lequel on a trouvé une place pour l’irremplaçable Kristen Stewart, On the Road, dont voici le résumé : Au lendemain de la mort de son père, Sal Paradise, apprenti écrivain new-yorkais, rencontre Dean Moriarty, jeune ex-taulard au charme ravageur, marié à la très libre et très séduisante Marylou. Entre Sal et Dean, l’entente est immédiate et fusionnelle. Décidés à ne pas se laisser enfermer dans une vie trop étriquée, les deux amis rompent leurs attaches et prennent la route avec Marylou. Assoiffés de liberté, les trois jeunes gens partent à la rencontre du monde, des autres et d’eux-mêmes.

J’en conviens : je me répète. Cela dit, ce n’est pas tant ma faute que celle de la sélection, qui ressemble fortement à ce qu’il se serait passé si Charon, lassé par son poste de passeur sur le Styx, avait décidé d’envoyer des nouvelles à Harlequin. De la part d’un festival qui explique sur son site officiel qu’il est "très attentif à accueillir la nouveauté et l’originalité", je préfère ne pas savoir ce qu’il se passe lorsqu’il ne fait pas attention.

D’ailleurs, un milieu professionnel qui se fait plaisir tout seul, je crois qu’on peut appeler ça de l’onanisme.

Mais si la critique est facile, l’art est difficile, j’en conviens ; aussi, et afin d’aider les présents qui n’auraient pas la palme cette année, je me permets de vous proposer, générés aléatoirement à partir des poncifs présents dans tous les films de la sélection du festival, des idées de synopsis pouvant vous servir à créer des oeuvres collant parfaitement à l’esprit général de ce festival à l’originalité folle. Voyez plutôt :

Dark Heart – Type : Drame cucu

Un vieil homme se meurt, et décide de se retirer dans une maison de campagne pour attendre la fin. Là, assailli par les souvenirs, il revoit au travers de ses propres fantômes les épreuves, et découvre qu’il n’y a pas d’âge pour franchir les divisions passées.

De l’autre côté du mur – Type : Drame à polémique facile sur un sujet balayé 2780 fois par an (les zones de conflit moins médiatiques ne sont pas assez porteuses)

Alouf est vendeur de fraises dans la bande de Gaza. Un jour, un bombardement de Tsahal a raison de sa famille, et il est bien vite happé dans la spirale de l’extrémisme. Jusqu’au jour où il rencontre Nina à un poste de garde, jeune recrue Istraëlienne, dont il tombe éperdument amoureux. Au coeur d’un conflit qui ne dit pas son nom, Alouf hésite : doit-il venger sa famille ou en fonder une nouvelle ?

Rondoudou prend de la coke – Type : Drame pokémon, avec Jeanne Moreau dans le rôle de Dracofeu

Rondoudou a tout pour lui : il est rond et doux. Pourtant, son couple avec Salamèche bat de l’aile, et il peine à comprendre comment s’en sortir. Cherchant refuge dans les paradis artificiels, il finit par s’égarer et tout perdre , jusqu’à ce que Dracofeu le découvre… à terre, parviendra t-il à se relever et ouvrir les yeux sur l’égocentrisme qui lui a tant coûté ?

Ce ne sont que trois exemples mais, bien évidemment, je reste à l’entière disposition des présents qui auraient besoin de mes services pour tenter d’obtenir une quelconque récompense à la sueur de leur front et de leurs clichés.

Cela étant dit, je parle, je parle, et le temps passe : il va me falloir conclure. Mais maintenant que nous nous sommes dit les choses clairement, et que nous pouvons franchement dire que nous sommes ici pour nous autocongratuler tout en voyant et étant vu à peu de frais (sans pour autant nous mêler à la plèbe des techniciens parce que célébrer le cinéma, d’accord, mais alors uniquement avec ceux qui ont leur nom sur les affiches), je crois que l’on peut donc l’annoncer :

Je déclare le 65e festival de Cannes ouvert.

Bonne semaine de non-information et non-critique cinématographique sur toutes les chaînes françaises à toutes et à tous, et surtout n’oubliez pas que si l’on pourra me reprocher d’avoir utilisé moult caricatures dans mon propos, la plus grande de toutes reste probablement le festival lui-même.

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Discours de Monsieur Odieux Connard pour l’ouverture du festival de Cannes 2012, finalement non retenu par l’organisation pour de mystérieuses raisons.

Aujourd’hui : rien.

En effet, comme chaque année à la même époque, je me permets de laisser de côté cinéma, société, et autres sujets pour me tourner vers ce blog, qui en ce beau jour du 26 juin, célèbre ses 2 ans d’existence.

C’est donc le moment idéal pour caler mes deux pieds sur mon bureau, m’allumer un bon cigare et trouver une paire de bretelles dans le seul but de tirer dessus avec les pouces dans un rictus d’autosatisfaction parfait. Il convient ainsi de profiter de cette excellente occasion pour traiter d’un sujet encore plus égocentrique que d’habitude : ce blog ; tournons-nous vers l’année écoulée, et regardons avec joie le chemin parcouru.

Pour commencer, parlons du rythme de publication de cette année qui a quelque peu ralenti : d’un article tous les 4 à 5 jours, nous sommes passés à une publication tous les 5 à 7 jours, puisque la légende raconte que le propriétaire des lieux aurait aussi quelques activités annexes fort chronophages dans le monde réel (travail, vie sociale, achats d’outils de jardinage, etc). Au total, nous comptons, celui-ci compris, 140 articles disponibles céans, ce qui fait pas mal de lectures aux nouveaux arrivants, qui iront pourrir leurs globes oculaires sur les petits caractères des archives afin de retrouver si, oui ou non, Robin des Bois a été spoilé.

Mais parlons de vous, visiteurs. Si je salue bien évidemment le bon goût qui vous amène ici-même, chaque mois un peu plus nombreux, il est à noter que c’est la rubrique "Spoiler dans la bonne humeur" qui semble rester la plus attractive. Particulièrement les billets traitant de Twilight, ce qui me laisse dubitatif quant au bon goût précédemment évoqué, mais bon : je vais vous laisser le bénéfice du doute, dans ma grande bonté. Cette année en tout cas, l’article qui remporte la palme du plus vaste succès reste la page Facebook d’Adolf Hitler, qui a permis aux petits et aux grands de réviser leur histoire dans la plus grande tradition du ludisme pédagogique. Rappelons cependant qu’encore aujourd’hui, certains postent des messages : "Facebook l’a effacée ? C’est dégueulasse ! En plus il a dû falloir créer trop de comptes pour la faire ! Il en reste pas un ?" (véridique), ce qui me laisse un peu dubitatif. Mais passons.

Coulisses des sélections "Meet M. Odieux" saison 2010-2011 (et après certains oseront encore dire que ce blog est misogyne)

Bien sûr, d’autres choses font poindre le doute en moi, tels les mots clés employés pour tomber sur ce site. Sans faire de liste exhaustive, je me permets de vous indiquer quelques trucs tapés ce jour-même sous divers moteurs de recherche pour arriver en ces lieux :

- "j’ai décalé la signature de ma mère et mon prof a remarqué quelque chose de louche comment m’en sortir??"

J’imagine que tu as décalqué plus que décalé, galopin, même si je note que tu mets deux points d’interrogation quand tu poses une question urgente à Monsieur Google pour lui faire comprendre tant ton désarroi que l’urgence de la situation. Pris la main dans le sac, je tenais à t’informer que tu n’avais aucune chance d’échapper au courroux enseignant : on te retrouvera demain le visage ensanglanté sur le bord d’un trottoir, à proximité de l’arrêt de bus du lycée Christian Clavier de Maubeuge. Ce lundi, donc, quelqu’un atterrira sur ce blog en tapant : "J’ai décalé la gueule d’un élève menteur à coups de batte et sa mère a remarqué quelque chose de louche : comment m’en sortir ??".

- "film pas de pitie pas de blsses que des mor ninja assassin"

Moi aussi, je suis très déçu quand les ninjas assassins laissent des survivants. Ce serait comme un film sur la plomberie où il resterait des fuites à la fin, toute la profession s’indignerait. Or, personne ne veut se mettre les ninjas assassins à dos en les faisant passer pour de mauvais artisans : vous avez raison, il nous faut plus de films mettant en avant la méticulosité de leur travail.

- "suce ma bite, conard. tu comprends comme une bete."

C’est-à-dire que comme ça, au pied levé, c’est un peu cavalier, on ne se connait pas encore très bien tous les deux. On pourrait commencer par un restaurant par exemple ; je connais une petite gargote fort sympathique où nous pourrons tous les deux parler de nos passions autour d’un tartare de boeuf accompagné d’un bon vin. Là, après le dessert, alors que vous commanderez un café gourmand, je vous informerai que je paierai l’addition en appuyant d’un fort significatif clin d’oeil mon propos. C’est au moment où nous ressortirons du restaurant, plus instruits que jamais l’un sur l’autre que je vous abattrai de sang-froid d’une balle dans la nuque au fond d’une ruelle aux relents d’urine, afin de vous faire part de mon désarroi, avant de fouiller dans votre portefeuille pour me rembourser des dépenses du soir et faire croire à un braquage ayant mal tourné. Je profiterai bien sûr des informations que j’aurai accumulées durant le repas pour aussi rendre visite à votre famille et à quelques-uns de vos amis les plus proches, afin de bien appuyer la force de ma légitime indignation.

- "michael jackson ouvre ses cadeaux pour noel"

Et comme Michael disait chaque année aux enfants en ôtant son pyjama Mickey : "Plaisir d’offrir, joie de recevoir".

Bref, il y en a encore moult autres (un certain nombre impliquant des gens s’imbriquant les uns dans les autres, c’est fou), mais arrêtons-nous là.

Venons-en plutôt à d’autres sujets, qu’il est toujours bon de rappeler :

Ce blog, c’est aussi un Twitter et un Facebook, puisqu’aujourd’hui, comme chacun sait, si vous n’êtes pas sur les réseaux sociaux, on vous jette des cailloux dans la rue, les enfants se moquent de vous et les mères de famille vous montrent du doigt en pouffant. Ces bidules servent essentiellement à indiquer la parution de nouveaux articles, à échanger deux ou trois mots avec les fourbes lecteurs utilisant ces médias, et à draguer discrètement des geekettes à l’aide de subtils "@Melind3tte95E – Vous êtes douée pour les bons mots : j’aimerais tant vous rencontrer #clindoeil #drague #ghb #pelle #forêtderambouillet". Les réseaux sociaux sont décidément formidables.

A noter qu’un lecteur, dans sa grande bonté (merci à lui), a mis au point une petite application pour Android gratuite qui permet aux gougnafiers que vous êtes de pouvoir accéder aisément à ce site depuis votre formidable smartphone (ou ordiphone, si je suis lu par des membres de l’Académie Française pointilleux) ; ainsi, le jour où vous souhaiterez draguer Sylvie de la compta, vous pourrez énoncer moult bonnes raisons pour lesquelles on peut qualifier les chats d’étrons duveteux d’un simple coup d’oeil sur votre écran tactile, ce qui l’amènera à vous gifler, tant elle adore ces petites créatures piailleuses et fainéantes. Réalisant ainsi qu’il ne s’agissait pas d’une fille pour vous, vous irez plutôt conquérir Adeline, des ressources humaines, qui est quand même objectivement vachement mieux. Mesdemoiselles, ça marche aussi pour vous bien sûr : plus jamais vous ne resterez muette lorsque Ludovic du service contentieux s’exclamera à la cantine "Avatar, quel film formidable !" ; enfin vous pourrez lui chier dans les bottes pour vous venger de ce qu’il vous a fait sur le dossier McDougall (c’était vraiment dégueulasse de sa part, je suis bien d’accord avec vous).

"Hmm grâce à cette application, je vais pouvoir être d'encore plus mauvaise foi !"

Tant qu’à remercier mes lecteurs de leurs efforts, j’en profite pour saluer les chasseurs de coquilles, qui jour et nuit, n’hésitent pas à me faire remarquer que j’ai mis un S de trop à "un pokémons" ou que j’ai mis des majuscules à "Francis Huster", alors que tout le monde sait que c’est un nom commun désignant un mauvais acteur.

Terminons avec la F.A.Q, qui je le rappelle, est disponible tout en haut de ce site, et qui permet de répondre à pas mal de questions qui reviennent régulièrement, telles que "Vous prenez des notes au cinéma ?" ; "Ça vous prend combien de temps d’écrire un article ?" ou "Je vous aime, puis-je vous épouser ?". Pour le reste, comme toujours, et parce que j’oublie moult questions qu’il faudrait que je finisse par glisser dans la FAQ, il reste bien évidemment les commentaires (sur cet article, je vais essayer d’être plus présent) ou le traditionnel "contacter l’auteur".

Voilà ; je crois avoir abordé l’essentiel. Ne me reste donc qu’à vous quitter pour m’en retourner à des activités forts classiques en ce beau dimanche de juin : cocktails au soleil, dégustations diverses et participation à des enterrements de vies de jeunes filles.

L’été est décidément une saison formidable.

La soirée est animée, et pourtant, je cherche encore ce que je peux bien y faire. Lucille pend sa crémaillère et je crois qu’il serait bien présomptueux, même de ma part, de déclarer que je connais un quart des présents. L’appartement est immense, mais nul fumoir pour s’y isoler ou boudoir pour y chasser les gueuses, il faut cohabiter avec des étrangers bruyants et incultes qui vous expliquent sans vergogne qu’ils sont de vrais amateurs de whisky, pourvu qu’il soit mélangé avec du coca. N’y a t-il pas un limes ou une Grande Muraille apte à nous protéger de tels barbares ? Et si cela ne se limitait qu’à un goût – souvent excessif – pour les mauvaises boissons, mais non : l’une des jeunes filles du groupe qui squatte les assises autour de moi n’a de cesse de courir entre son pouf et un petit ordinateur portable qui semble contenir toute la playlist de la soirée. Plus les morceaux défilent, plus je me sens vieux. Bon sang, mais qu’est-ce que je suis venu faire ici, déjà ?

Un morceau s’achève, et la jeune simili-DJ me jette un regard amusé, un peu élitiste :

"Il était cool ce morceau, hein ?"

Je lance mon détecteur à ironie, mais celui-ci ne me renvoie aucun écho. Flûte. Elle le pense vraiment.

"Hein ? Oui, oui, sûrement. Ca me rappelle un peu l’autre là…
- Qui ça ?
- Raaaah, celle qui passe son temps à parler d’elle-même là, même dans ses chansons, rhooo… moi et les noms… hmmm
- 98% des chanteuses le font, ça m’aide pas.
- Mais siiiiiii, l’autre là, qui fait plein de clips chorégraphiés où tous les danseurs n’ont d’yeux que pour elle…. non, ça va me revenir.
- Oui, nan mais ça aussi elles le font toutes !
- Non mais celle là elle… rhaaa, elle aime bien se mettre en bikini ou dans des tenues soit disant "sexy" et mimer l’acte sexuel ou faire plein de références au cul toutes les dix minutes !
- … ouais, une chanteuse lambda quoi.
- Oui, évidemment. Ah, sinon, elle met des grosses lunettes et des gros chapeaux des fois.
- Haaaan c’est Lady Gaga ! Nan mais elle a trop un univers à elle Lady Gaga ! Elle est in-croy-able, fallait commencer par ça ! Elle ne fait jamais rien comme les autres."

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Toi aussi, cherche les différences sur cette image entre Lady Gaga et n'importe quelle chanteuse lambda

Détecteur à ironie ? Toujours rien ? Diantre.

Car, oui, amis lecteurs, le "phénomène", Lady Gaga, son "univers personnel", "unique", "inimitable", celui qui fait vibrer des millions de personnes pour des raisons qui m’échappent encore, n’est rien d’autre qu’une énième chanteuse qui aime parler d’elle, porter des tenues supposément sexy, faire référence au flirt, aux fesses et à l’amour dans ses clips & chansons, et s’entourer de hordes de danseurs pour faire plus cool. Le tout vendu sous des appellations impliquant moult superlatifs.

Aujourd’hui, je vous propose donc mes bons, de nous intéresser à Lady Gaga. Ce qui nécessite des efforts et de l’imagination pour trouver cela intéressant, mais vous pouvez le faire, j’en suis sûr.

Alors, qu’est-ce qu’une Lady Gaga ?

Stefani Joanne Angelina Germanotta, jeune poupon aux joues roses et aux fesses dodues, est venue au monde le même jour qu’un Benjamin Castaldi et la même année qu’un Tchernobyl (wikipédia est votre ami, pour le coup), c’est dire.  A 4 ans, elle apprend à jouer du piano seule, mais constate très vite que l’instrument est diablement limité puisqu’il est fort difficile d’en jouer tout en dansant de manière coquine ; elle se tourne donc plutôt vers le chant, ce qui facilite grandement les mouvements de son petit corps. Rapidement, Stefani a un côté  salope artiste que nul ne peut ignorer (surtout pas sa baby sitter, qui en fera les frais) ; ses parents, forts désappointés par ce manque total de pudeur, décident de l’envoyer chez les nonnes apprendre les bonnes manières. Hélas, les malheureux parents envoient leur enfant au Couvent du Sacré Cœur, sans savoir que l’établissement est… disons… probablement plus un nid à schnouf qu’à bonnes sœurs, puisque Paris Hilton y a fait ses classes et que l’on voit bien comment on lui a enseigné l’interprétation du "Aimez-vous les uns les autres". Effectivement, la chose ne rate pas : au sortir du couvent, Stefani entame des études musicales en parallèle d’une carrière de gogo-danseuse. Les sœurs ont réussi leur mission d’éducation, c’est indéniable.

Passons sur les quelques aventures malheureuses que notre héroïne peut avoir tant avec les labels qu’avec la cocaïne, et allons droit au but : Stefani devient Lady Gaga en constatant que la plupart des spectateurs s’endorment avant d’avoir fini de prononcer son nom véritable, et choisit donc un pseudonyme suffisamment simple pour que même un oursin puisse le retenir : Lady Gaga, officiellement en hommage à la chanson de Queen "Radio Ga Ga", puisque malgré son "univers très personnel", même son nom est une repompe. Enfin un hommage. Oui, comme Tarantino "Je ne copie pas, je fais des hommages". Les deux sont d’ailleurs logiquement amis.

Bref, Lady Gaga va par la suite sortir les morceaux & clips qu’on lui connait, et devenir une célébrité mondiale, oui madame. Et histoire d’attirer l’attention sur elle de temps à autres, elle n’hésite pas à se fringuer n’importe comment lors d’une cérémonie ou d’un évènement médiatisé pourvu que ça fasse parler d’elle, et bien évidemment, ça marche, puisqu’il faut bien vendre des journaux people (vous savez, ces journaux que personne ne reconnait acheter mais qui pourtant continuent à vivre depuis des années ; ceux que vos copines disent "lire chez le coiffeur" pour justifier leur connaissance encyclopédique des amours de Brad Pitt).

Alors évidemment, là, certaines personnes lisant ces lignes vont me dire "Ouiiii mais noooon mais c’est pas n’importe quoi ce qu’elle fait, c’est juste que tu comprends trop pas son univers personnel, t’es trop nul", et éventuellement ajouter "Et si c’est si facile, vas-y, explique comment faire pour devenir la prochaine Lady Gaga !"

Sans soucis mes bons amis.

En France, on a pas de talent, mais on a des grenouilles

Car dans mon garage, j’ai bricolé à partir d’une R19, d’un amiga 500 et d’une boîte à rythme le Gaga Generator X-200. Grâce à celui-ci, vous allez pouvoir copier comme des porcs rendre hommage à Lady Gaga à volonté. Sans plus attendre, je vous propose donc de découvrir toutes les clés pour devenir une star de la même manière que Lady Gaga. Il va donc vous falloir :

Un pseudonyme

Le pseudonyme, c’est très important ; il faut qu’il soit à la fois simple et un peu "cool" ; "Lady Gaga", c’est l’association d’un titre un peu pédant  (et donc cool) et d’un nom consternant (mais simple) pour obtenir un pseudonyme tout ce qu’il y a de plus efficace. D’après mon Gaga Generator, vous devriez pouvoir faire carrière mesdemoiselles en prenant des noms comme Baroness Gigi, Queen Mary (si vous avez de grosses fesses), ou Countess Lala. Oui, j’oubliais de préciser : mieux vaut être une fille pour essayer de copier Lady Gaga. C’est important, surtout quand on va en venir aux passages des bisous lesbiens et des bikinis brillants. Messieurs, cependant, si l’un d’entre vous décide de faire carrière sous le pseudonyme de "Lord GayGay", vous pouvez avoir une chance de renverser Lady Gaga. Mais attention tout de même, le chemin sera long et difficile.

Des vêtements à la con

Lady Gaga n’a pas plus d’imagination que vous, moi (aucune chance), ou même que Zaza la truite. Tout ça pour dire qu’elle obéit à une règle simple pour choisir ses tenues, la règle dite du "Jeu des personnages". Vous avez déjà joué à ce jeu, où il vous faut deviner un personnage réel ou non ? Et bien c’est un peu pareil : vous choisissez un personnage, réel ou non, voire un objet, et vous fabriquez une tenue proche de la sienne (mais en plus moulant, faut attirer le chaland quand même), puis vous laissez le dit costume cloué à un arbre 24h en face d’un camp de gitans roms gens du voyages caravaniers. Le lendemain, venez récupérer les restes, et hop ! Votre demi-tenue saccagée sera idéale sur scène.

Attention ! Si vous êtes en panne d’inspiration ou que la tenue vous déçoit, pensez à porter des grosses lunettes ou à vous mettre un truc dans les cheveux (coupe ridicule, chapeau moche) pour détourner l’attention. Et n’oubliez pas : plus le leurre est gros, mieux ça marche.

D’après mon Gaga Generator, nous pouvons donc reconnaître par exemple : Iron Man, Cendrillon, un pirate, Minnie, une brosse à chiottes,  le Petit Chaperon Rouge, un jarret de porc… Éventuellement, en cas de panne totale d’inspiration (ex : le clip "Telephone"), il suffit de prendre le thème d’une scène et de le transformer en accessoire moche : ex, à la pause clope dans la prison, notre héroïne portera des grosses lunettes en clopes, au moment de la pause cafette, une coupe de cheveux en canettes…

Bref, la règle est simple : si vous êtes inspirée, vous prenez un personnage et/ou une tenue et vous en faite une version racoleuse artistique, sinon, vous prenez le thème d’une situation et vous en faites un accessoire. Vous pouvez par exemple arriver demain au bureau avec deux gobelets de café dans les cheveux et/ou en lunettes, vous faire une robe en photocopies, etc, tout le monde devrait dire que vraiment, vous avez un univers trop personnel et original quoi.

C’est pas plus compliqué que ça. Vraiment, quel univers unique.

Lady Gaga, The Courgette Monster

De la musique (un peu)

Hein ? Parce qu’il faudrait faire de la bonne musique en plus ? Pas de problèmes, après étude, notez bien que toutes les chansons de Lady Gaga c’est avant tout et dans TOUS ses morceaux :

  • Un fond electro avec enchainements de 4-5 notes identiques qui se succèdent
  • Une boîte à rythme en mode "clap dans les mains" (j’ignore le terme exact)
  • Des effets electro dans tous les sens

Eventuellement, pour justifier le tout, vous pouvez dire que ce que vous faites est forcément bien, puisque comme elle, vous vous inspirez de David Bowie et Freddie Mercury. Attention à ne pas dire de conneries : si vous citez Pierre Perret et Francis Lalanne comme muses de votre art, votre carrière s’arrêtera aussitôt. Essayez de citer des gens cools, un peu comme Justin Bieber qui a déclaré dernièrement "I feel like the Kurt Cobain of my generation, but people just don’t understand me." (véridique).  Et voyez où est Justin Bieber : ça marche.

Pour les paroles, faites au plus simple, quitte à répéter le même mot en boucle ou à dire des choses qui ne signifient rien (ex : Rah rah ha ha ha ha). Vous n’avez quand même pas pris un pseudonyme facile à retenir pour écrire des chansons qui ne le sont pas.

Et le plus fort, c’est que même en écrivant des paroles pareilles, vous trouverez encore des gens pour dire que vous êtes géniale. Formidable.

Des clips qui font le buzz, comme on dit chez les jeunes

Là, le secret réside avant tout dans le fait de faire une véritable scène d’introduction, en général longue et chiante, histoire de dire que vous produisez carrément de véritables "mini-films". Il est même possible d’interrompre le clip pour mettre des dialogues ; n’oubliez pas : plus il y a de scènes, plus vous changez de tenues. Plus vous avez de tenues conçues selon la méthode expliquée ci-dessus, plus vous êtes originale. Plus vous êtes originale, plus vous êtes géniale et on parle de vous.

En dehors de ça, n’oubliez pas d’appliquer tous les poncifs navrants des clips : danser en sous-vêtements/guêpière/bikini, se frotter un peu à tout ce qui passe ou même par terre, mimer des trucs sexuels, faire quelques scènes où vous faites des bisous lesbiens (c’est trop rebel’ et trop hot), dire que les garçons sont bêtes et les filles cools, et faire un ou deux trucs un peu décadents, genre vous habiller en noir. Trop décadent, le noir.

Ah oui, et faites du placement de produit. Beaucoup, plein. Des marques partout. Non seulement ça financera le tournage du clip (car tout le monde pense que le clip est de vous, ainsi que les costumes, alors que non, en fait), mais en plus vous pourrez derrière vous marrer en disant à vos fans que vous ne faites les choses que pour l’art et toucher le cœur des gens. Rien à voir avec le fric. Et en plus, ils vous croiront : c’est extraordinaire.

Mais grâce à vos scènes d’introductions, faux dialogues et tenues qui détournent l’attention, les gens confondront "clip commercial racoleur" et "art".

Danser comme Scrappy

Scrappy, c’est mon chien. Viens là Scrappy, viens… tiens, regarde, qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que c’est ? Mais oui gros pépère, c’est un cacheton d’ecsta ! Tiens, goûte ! Hmmm, c’est bon hein ? Hein ? Ho ? Tu as la pupille dilatée dis donc. Essaie de bouger pour voir ; voilà : pauvre Scrappy ! Comme tes mouvements sont chaotiques ! Tu bouges par à-coups  brusques en prenant des poses ridicules. Et de temps à autres tu fais un leeeeeent mouvement.

Et bien voilà : Lady Gaga, elle danse pareil. Parfois, elle fait même carrément le chien (je vous laisse vérifier tout le clip "Bad Romance", l’un des plus exemplaires). Vous n’êtes pas convaincus, là, chez vous ? Essayez devant votre ordinateur pendant que personne ne vous regarde : tapez un rythme du pied, et à chaque fois que votre pied frappe, changez la pose de vos bras de la manière la plus ridicule possible (pensez à faire des contorsions avec vos mains en même temps, imitez un petit chien à qui on balancerait du 220). Vous voyez ? Vous n’avez pas l’impression vous-même de danser comme Lady Gaga ?

Tinkerbell, chorégraphe de Lady Gaga

Je vous l’avais dit.

Bon, par contre, arrêtez maintenant, vous avez vraiment l’air ridicule. Elle aussi, mais vous n’êtes pas payés autant pour le faire.

Voilà ! Désormais, vous savez tout grâce au Gaga Generator X-200. Et surtout n’oubliez pas : tant que vous détournez l’attention des gens sur le fait que vous n’êtes qu’une énième chanteuse-à-clips-racoleurs avec vos tenues, lunettes & trucs dans les cheveux, tout devrait bien se passer. Alors faites le régulièrement. De toute manière, si quelqu’un vous accuse de copier, contentez-vous de dire que vous ne faites qu’un hommage.

Bon, qu’est-ce que je venais faire à cette soirée moi déjà ?

Ah, oui : Lucille habite juste en face de l’hôtel où est descendu Justin Bieber ce soir, et il y a une excellente ligne de tir depuis son balcon.

Tu vas voir à quel point je vais te rapprocher de Kurt Cobain, petit con.

Aujourd’hui, nous ne traiterons ni de sport, ni de société, ni même de cinéma.

En effet, à l’aube de ce jour nouveau, nous allons plutôt parler ce ce blog.

Oui, ho, ça va, je vous vois faire la gueule, mais ce blog étant à tendance égocentrique, la moindre des choses est que l’on puisse parler de lui. Alors, en ce jour, voici venir l’occasion ou jamais puisque disons le tout net :

Ce blog affiche ce 26 juin ses 1 an au compteur.

Évidemment, pauvres prolétaires que vous êtes, l’échine courbée sur le quotidien boueux de vos vies, vous ne disposez pas comme moi d’une petite barre grisée permettant d’entrer dans les coulisses de ces lieux ; permettez-moi de vous y inviter brièvement et de vous faire un bref résumé, cette fois hors-cinéma, de cette première année écoulée. Asseyez-vous et permettez moi de vous servir un petit brandy ; chez un bon connard, on sait recevoir (une vieille stratégie consistant à obtenir la confiance de ses hôtes). Goûtez, vous m’en direz des nouvelles.

En parlant d'anniversaire, mesdemoiselles, n'oubliez pas : on coupe le gâteau APRES que le strip teaser soit sorti.

Ce blog a donc commencé sur les chapeaux de roues : créé en une soirée, doté d’une bannière dégueulasse (plusieurs dessinateurs se sont proposés d’en réaliser une nouvelle pour arrêter cette offense à l’esthétisme et à l’art, je crois qu’il va me falloir accepter un de ces jours), jeté sur les "autoroutes de l’information" sans même son petit gilet jaune, le pauvre n’avait que de maigres chances de survie.

Pourtant, malgré sa laideur, tel Franck Ribéry un parasite quelconque, il s’est frayé un chemin vers les sommets, sortant de la fange pour escalader l’Olympe ; le premier mois, vous fûtes 19 (oui, je parle bien d’un mois) à trouver le chemin de ces lieux. Aujourd’hui, vous êtes plusieurs milliers à venir faire un petit tour céans quotidiennement, ce qui fait toujours plaisir (il faut le dire). Donc mesdames, mesdemoiselles, messieurs, lecteurs fidèles, occasionnels, de passage ou simples trolls, permettez moi de saluer votre bon goût.

Il en va de même avec toutes celles et ceux qui font des liens vers ce site (j’en profite donc pour saluer Laurel qui envoie régulièrement des milliers de lecteurs s’écraser sur ce blog comme autant de bataillons de soldats sur Omaha Beach, et Wandrille qui a été l’un des premiers aventuriers à découvrir mon arche perdue – non, pas celle là bande de dégénérés ), et qui prouvent ainsi qu’ils savent orienter le bon peuple vers des lieux où ils apprendront ce qu’est la classe et l’éducation.

Alors évidemment, il n’y a pas que ces deux filous, mais bien sûr quantité d’autres qui font des liens amenant ici, et à part ceux postés sur des forums privés (que je ne peux consulter, ach !), je vais toujours jeter un œil. Mais je suis bien trop odieux pour reconnaître que certains font non seulement un lien, mais enchainent derrière avec des commentaires qui me font rire. Je ne citerai donc personne.

Par là-même, une petite précision concernant Twitter et Facebook.

La page Twitter est tenue par ma personne, ce qui n’est pas le cas de la page Facebook (bien que les petits salopards qui tiennent la baraque le fassent bien – et soient parfois plus rapide que moi pour mettre à jour – donc merci à eux !). Du coup, je ne réponds à personne sur la page FB bien que je la lise, puisque je ne veux pas intervenir depuis mon compte personnel. Et pourtant, c’est assez tentant, au vu du nombre de jolies filles qui passent sur cette page. Mesdemoiselles, vous êtes définitivement les bienvenues. Encore un peu de brandy peut-être ?

Fans tentant de toucher Saint Odieux Connard afin d'être guéries de leurs écrouelles

Par ailleurs, lecteurs, je dois aussi admettre que vous m’étonnez ; pas tant ceux qui ne viennent lire que les spoilers, ou ceux qui ont le bon goût de me signaler les fautes qui ont pu m’échapper, non : je pense à la bande de pervers dégénérés qui consulte régulièrement ce blog. A commencer par les deux lecteurs quotidiens qui, par je ne sais quel moteur de recherche, tombent sur ce site en tapant "le plus gros zizi du monde". Quotidiennement. Et toujours deux personnes ; écoutez les gars, c’est flatteur, hein, mais je crois qu’il va falloir penser à taper des mots clés plus pertinents, comme "Odieux" ou encore "Connard" (et là encore, bonjour les variantes orthographiques), ou mettre un marque-page. Je préfère ne même pas évoquer le cas du lecteur qui a tapé, je cite, "Commen rendre le cul d’un homme étroite" ; mon garçon, la nature comporte bien des mystères, et la science n’a pas encore la réponse à toutes tes questions. Dans l’immédiat, tu trouveras donc peut-être une réponse dans le scotch, alcool ou adhésif (ou en combinant les deux avec habileté). Puissent tes pas te guider vers la réponse à cette question qui semble te hanter.

Bref, en un mot comme en cent, ce blog a un an, 75 articles, et on va essayer de continuer dans l’année à venir ; mais si vous vous ennuyez, il y a quelques pages en arrière à explorer !

En attendant, il était comment ce brandy ? Pas mal, non ? La tête qui vous tourne ? Non, ça ce n’est pas le brandy, c’est ce que j’avais mis dedans. Allez, direction le coffre de ma voiture ; demain vous vous réveillerez frais comme des gardons mais nus comme des vers en forêt de Rambouillet. Et vous ne vous souviendrez même pas que je vous ai dit merci d’être passé par ici.

C’est que j’ai une réputation de connard à préserver, moi.

Mais que ça ne vous empêche pas de m’envoyer des présents, merde alors.

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