Ça y est : les vacances scolaires sont là.

Alors que les coffres se remplissent peu à peu de valises, tentes et autres canots gonflables, les écoliers profitent enfin d’un repos bien mérité après une dure année de labeur. Si les boîtes de nuit ouvrent leurs portes aux jeunes disposant d’un baccalauréat flambant neuf soucieux de le fêter (ils ne découvriront que dans deux mois que ce sont les seules portes qui s’ouvriront jamais grâce à leur diplôme de fin de lycée), elles ne sont que l’avant-goût d’un été qui s’annonce plein de surprises.

Pourtant, comme chaque année à la même époque, c’est aussi la saison des abandons : des propriétaires peu scrupuleux profitent de leur départ en vacances pour attacher leurs animaux de compagnie devenus trop encombrants aux arbres des aires d’autoroutes, brisant des milliers de petits coeurs : Scrappy le labrador regarde la Peugeot 404 de son maître s’éloigner, sans réaliser que c’est la dernière fois qu’il a l’occasion de humer les effluves de friteuse de son vieux pot d’échappement pétaradant ; Bobby le Saint-Bernard, trop occupé à renifler ce nouvel arbre auquel il est désormais lié, ne voit pas la famille Margot s’éloigner de lui, le petit Théo agitant une main dans un signe d’adieu tout en larmoyant, l’autre bras fermement tenu par son père, alors qu’il quitte son ami de toujours pour regagner contre son gré le parking voisin ; et Pitchoune, ô, joyeuse Pitchoune ! Qui donc a bien pu coller cette petite femelle yorkshire dans le sanibroyeur de l’aire de la Jument Verte ? Nul ne le sait.

Oui : cette année encore, des milliers seront abandonnés par ceux qui autrefois leur avaient ouvert les portes de leurs maisons ; chiens courageux, chats paresseux, furets joueurs ou hippopotames berserks : autant de sympathiques animaux de compagnie qui sentiront peser sur eux la solitude lorsque la nuit tombera. Mais il ne convient pas de parler de ceux-ci, non : le vrai drame, cette année, c’est encore tous ceux qui abandonneront leurs compagnes infidèles quelque part en forêt sur la route des vacances. Et pas besoin de les attacher à un arbre en plus : le sens de l’orientation d’une femme moderne suffit à là paumer des semaines entières, même au milieu du parc Monceau. Pratique.

Pour plus d'originalité, vous pouvez abandonner votre chien sur une aire avec jardin japonais

Cependant, afin d’éviter cette terrible situation, je vous propose aujourd’hui, messieurs (filez mesdemoiselles, ce n’est pas pour vous, vous allez vous faire du mal), de suivre les conseils de Men’s Health (le magazine du bien-être masculin que nous avions déjà étudié ici), afin de vous assurer que vous n’ayez pas à abandonner madame ; pour ce faire, je vous propose donc de vous arrêter sur plusieurs articles essentiels :

- 6 façons d’empêcher son infidélité, et ainsi ne pas avoir à abandonner votre mie, ou alors, il vous faudra un autre prétexte

- 7 signaux d’alertes pour juger de sa fidélité, des fois que le premier article n’ait pas suffi

- 4 conseils pour contrôler sa colère, pour gérer la situation si un des signaux d’alertes précédemment évoqués est passé au rouge

Oui, ils ont obligation de tout numéroter ; le magazine a dû être fondé par une sorte de comptable sous stéroïdes. Brrr. Mais ne tergiversons pas et passons aux premiers conseils pour éviter que madame n’aille courir le damoiseau ; je cite : "Voici les facteurs d’infidélité les plus fréquents et les meilleurs moyens de lui ôter l’envie de vous tromper." 

La génétique 
La science est formelle ! Il existe bien un gène de l’infidélité. Les chercheurs de l’hôpital universitaire Saint-Thomas à Londres affirment même qu’une femme vous trompe à 44 % pour des raisons génétiques.

Merde alors, l’infidélité est génétique ! Comme la délinquance alors ? Nous l’ignorons, mais donc, la femme est contrôlée à 44% par ses gènes (et à 30% par les livres de Guillaume Musso) ; elle peut être tranquille dans son salon à se faire un Scrabble, soudain, elle entend un gène lui crier de sa petite voix fluette "Qu’eeeeest-ce que tu fous ? Tu joues au Scrabble avec Jérôme, alors que dehors, il y a tant de beaux éphèbes qui t’attendent ? Pense à ces torses ruisselants, à ces muscles puissants couverts de sueur et de saindoux, à ces mentons piquants qui… je… ho, attends ! Regarde là, tu peux faire "Bichon" en 6 lettres, dont une compte triple !" (la femme peut faire deux choses en même temps, rappelons-le).  Mais alors, si c’est un gène, vite, Men’s Health, que faire ? Dois-je faire mordre ma femme par une araignée radioactive pour modifier son ADN ? Puis-je ramener une araignée de Fukushima en cabine ? Et quand bien même, comment savoir si la mutation ne va pas plutôt filer un cucu velu à ma dulcinée ?

Pas de panique, la réponse est là :

La solution : Elle réside heureusement dans le problème : le sexe. « Les quantités élevées d’ocytocine qui inondent son cerveau pendant une relation sexuelle sont en quelque sorte l’antidote à cette malencontreuse hérédité, explique Terry Burnham, chercheur en génétique. Cela inhibe l’activité des chromosomes qui ont été identifiés comme porteurs du gène de l’infidélité. » Attention quand même : selon une étude publiée dans la revue Biological Psychology, vos ébats doivent durer plus de cinq minutes pour que l’ocytocine fasse cet effet.

Ho. Ho, je vois, il faut donc copuler, souvent et longtemps, pour feinter la génétique : c’est vrai que du coup, votre copine a moins de chances de vous tromper si vous l’enfermez dans la chambre toute la journée. A noter que vous avez désormais une nouvelle réplique culte pour draguer :

"Bonjour mademoiselle, quelle belle soirée n’est-ce pas ? Dites moi, je me disais… vous ne voudriez pas que j’inonde votre cerveau d’ocytocine, là, comme ça, au pied levé, hop ?"

Si avec ça vous ne passez pas pour un gentleman, inquiétez-vous.

Le calendrier Il est déjà coupable de ses sautes d’humeur et de ces nuits que vous passez sur le canapé parce qu’elle est outrageusement irritable : son cycle menstruel peut également être responsable de ses envies de papillonner. Tout cela viendrait de l’évolution, selon les chercheurs de l’institut Kinsey de l’Indiana. Les hauts et les bas hormonaux qui vont avec son cycle menstruel réveillent un instinct primitif qui stimule son désir et son excitation tout en la poussant à rechercher des partenaires d’un soir. C’est entre le dixième et le dix-huitième jour de son cycle, lorsque ses niveaux d’estradiol sont au plus haut que ses instincts de prédatrice risquent de s’éveiller. Pour vous aider dans vos calculs : le cycle commence le premier jour des règles. 

Le calendrier, responsable ? Celui de La Poste, le moche avec des chatons ? Le facteur, j’en étais sûr ! Mais attendez, vous voudriez dire qu’encore une fois, tout le corps de la femelle n’est qu’un appel constant à l’infidélité ? Qu’il est conçu pour aller gambader vers d’autres herbages, tel le mouton joyeux dans les pâtures ? Mais bon sang, quelle solution puis-je…

Bionic Woman, ou l'histoire d'une femme modifiée par des scientifiques pour arrêter de courir le jouvenceau (on lui coupe les jambes)

La solution : Faites-la transpirer. Des chercheurs de l’université Jagiellonian de Cracovie, en Pologne, ont découvert que les taux d’estradiol chutaient dès lors qu’une femme faisait du sport deux fois par semaine. Sinon, gardez un oeil sur le calendrier et profitez de cette période pour transpirer… au lit.

Hein ? Le sexe, encore ? Ce serait donc la solution à tous les problèmes du monde ? Merci Men’s Health : je sens que grâce à ça, je vais pouvoir régler plein de trucs : infidélité, mauvaise humeur, problèmes de couples, note médiocre en classe, faim dans le monde.… Merci ! Mais dites m’en plus, quels sont les autres causes de l’infidélité ?

La reconnaissance Ou plutôt le manque de reconnaissance et de gratifications. Vous l’avez déjà vue partir à la recherche d’une paire de chaussures comme une lionne en quête de nourriture ? C’est en réalité à la recherche d’une gratification qu’elle est partie. Or, si elle en manque de votre part (bref, si vous ne lui montrez jamais qu’elle compte pour vous), il y a de fortes chances qu’elle aille chercher de la valorisation ailleurs. 

Vous êtes sûre qu’on parle des femmes là ? Non parce que la petite créature en manque d’affection qui va donner de l’amour à des pantoufles, en général, on l’appelle plutôt "Rex" que "Chérie". Mais bon, faisons confiance : nous traitons ici d’un magazine moderne, qui sait comment il faut traiter les femmes pour faire de ses lecteurs des gentlemen appréciés pour leur élégance, leur classe et leur bon goût. Hein ? Ho, dites ? Allez ? Sans rire ? Vous déconniez, là, non ?

C’est ainsi que 80 % des femmes ont justifié leur infidélité lors d’une étude de l’université du Maryland. « Elles avaient une aventure pour compenser une relation dans laquelle elles ne se sentaient ni écoutées ni valorisées », explique Michael Farell, auteur de l’étude. 

Oui, mais 100% des femmes étant de mauvaise foi d’après une étude du Odioso Cabrón Institute de Grenade, j’en déduis que l’excuse "Je ne me sentais pas écoutée : je lui avais demandé de ramener du chocolat aux noisettes, et il m’a ramené du chocolat au lait : du coup, j’étais obligé de prendre le TGV pour aller faire l’amour à Ramón, vous comprenez" est un peu pourrie.  Heureusement, Men’s Health a la solution pour qu’une femme se sente valorisée et appréciée à sa juste valeur :

La solution : Si vous n’avez pas été complètement à la hauteur récemment, rattrapez le coup avec ce truc tout simple : le cerveau peut assimiler 600 mots par minute mais le débit moyen est de 150 mots. Et quand le cerveau est en dessous de la courbe, il s’égare. Pour garder toute son attention, interrompez-la pour la paraphraser toutes les 30 secondes. Fastidieux, certes, mais elle aura vraiment l’impression d’être écoutée !

Donc je résume : pour qu’une femme se sente appréciée, il faut lui parler comme à un gros légume. Et de préférence, "l’interrompre pour la paraphraser toutes les 30 secondes" :

"Doudou, devine ce qui m’est arrivé au bureau aujourd’hui ! 
- Dis-moi tout mon amour.
- J’étais au local photocopieuse, quand soudain…
- Hmmm tu veux parler de la pièce où il y a l’appareil qui duplique des documents.
- … heu, oui, quand soudain, Benoît entre avec du café sur sa chemise
- Benoît passe le seuil du local de l’appareil qui duplique des documents avec une substance psychoactive étalée sur son haut ? Ça alors ! 
- Dis- moi, tu me prendrais pas pour une andouille ?
- Si je te prends pour une spécialité charcutière à base d’intestin de porc ? Bien sûr que non ma chérie, continue de me parler de… de… heu… hein ? Tu disais ?"

La photocopieuse, centre de toutes les intrigues érotiques qui se respectent

0

Ah oui, là c’est certain, elle va se sentir écoutée et mise en valeur. Un peu comme le psy que vous payez une fortune à dire "Hmmm hmmm" pendant qu’il dessine des kikis sur son bloc-notes. Quel beau métier (attention, j’exagère : certains dessinent aussi des voitures).  Néanmoins, enchaînons tout de même sur le point suivant.

La promiscuité Comme pour les salaires, les hommes sont toujours en tête quand il s’agit de mettre des coups de canif dans le contrat. Mais l’écart diminue peu à peu. Ainsi, 52 % des infidèles sont des hommes (voir encadré), ce qui nous laisse quand même avec 48 % d’infidèles à talons hauts… et pas mal de doutes. C’est la culpabilité qui serait responsable de cette différence. Mais la culpabilité n’a qu’un temps : elle diminue à mesure que votre chérie se rapproche de votre futur concurrent au travers d’une activité commune. 

Attention, donc, votre copine risque de vous tromper si jamais elle fréquente des gens. Particulièrement si elle a une activité commune avec eux, comme, à tout hasard, baisouiller. Comment enrayer ce fléau ?

La solution : Elle veut prendre des cours de tango ? Lancez-vous sur la piste avant qu’elle ne se fasse embarquer par un autre.

Excellente solution : ne la laissez jamais seule. Suivez la en permanence. Elle veut faire du tango ? Faites du tango. Elle veut faire de la couture ? Faites de la couture. Elle veut faire caca ? Devancez -la (puis éclatez d’un rire diabolique ponctué de bruits d’eaux depuis l’autre côté de la porte).

Et si jamais elle commence à comprendre que vous ne la suivez partout que parce que vous n’avez aucune confiance en elle, utilisez la stratégie dite du couple fusionnel : "Mais c’est parce que nous devons tout faire à deux mon choubidou". Frottez vous un oignon contre les yeux si vous manquez de persuasion.

La cybertentation Ça commence par un chat innocent sur un forum de jardiniers amateurs et ça finit au lit.

Alors, oui, là, en effet, c’est un vrai problème international : les vortex spatio-temporels sur les chats de Jardiland. Vous discutez tranquillement de la meilleure pelle avec une assistante commerciale, et paf, vous vous retrouvez dans un hôtel avec une jeune fille désapée devant vous. Non, il n’y a pas de phases intermédiaires.  Je connais un mec, il était tranquille en train de causer du prix des graines de bégonias, et paf, il s’est retrouvé tout nu dans une chambre de Sofitel. Une histoire terrible.

Eh oui, Internet est devenu le plus grand pourvoyeur de relations adultérines depuis l’invention du téléphone portable. L’anonymat du forum facilite le passage au chat, et peu à peu les discussions ne tournent plus autour de la greffe du pêcher, mais autour du péché de chair. Sans parler des forums carrément dédiés au sexe. Lors d’une étude sur le sujet réalisée à l’université de Floride, il s’est avéré que les deux tiers des femmes qui s’y rendaient finissaient par rencontrer leur correspondant et que 89 % couchaient avec lui.

Encore une fois, on remercie les scientifiques qui sont arrivés à la conclusion que les gens qui se rendaient sur les forums de sexe, venaient s’occuper de sexe. Je sais, ce n’est pas toujours évident (par exemple les utilisateurs des forums hardware.fr ne parlent pas toujours carte graphique, surtout dans le topic images, hein bande de coquinous), mais il fallait bien une université entière pour réaliser qu’il y avait un rapport plus ou moins direct entre le sujet d’un site et le sujet que les gens y trouvaient.

La solution : Bain chaud et caféine. Les taux de cortisol (l’hormone du stress qui attaque la libido) baissent de moitié après 8 minutes dans la baignoire. Et selon les chercheurs de l’université du Michigan, les couples qui boivent 2 à 4 cafés par jour ont 50 % de chances en plus de faire l’amour plus de 7 fois par mois. Sans oublier que les buveurs de café auraient 73 % de problèmes d’érection en moins que les autres. Ce soir, expresso et bain moussant !

Petit rappel : si vous vivez dans une série américaine, vous avez l'obligation d'entourer le bain de dizaines de bougies

J’ai essayé et je vous le recommande : une fois plongée dans un liquide plus ou moins caféiné (attention quand même : remplir une baignoire de Nespresso coûte un peu cher), et de préférence lestée avec les cailloux, la damoiselle un peu stressée  (elle se débat beaucoup au début, mais il faut être ferme) finit par se calmer. Au bout de 8 minutes, quand vous la sortez de l’eau avec un treuil, elle est même parfaitement détendue, et ne dit plus non à rien. Simple et efficace. Merci pour tous ces conseils ! Mais je me permets quand même de faire le point :

Résumons ; pour que votre copine ne vous trompe pas, selon Men’s Health, il faut :

  • L’empêcher de sortir et la surveiller en permanence
  • Lui faire l’amour. Tout le temps.
  • Lui couper tous moyens de communications avec l’extérieur
  • Si rien de tout ça ne marche, la plonger 8 minutes dans l’eau

Vous avez tout saisi ? Vous commencez à vous demander si Wolfgang Priklopil avait un abonnement à ce magazine ? Moi aussiBien, alors passons à la suite : "Voici une liste de 7 attitudes qui vous permettront de juger sa fidélité."

- Indice : Elle se met en colère quand vous la soupçonnez. 
- Verdict : Non coupable 
"C’est typique du symptôme dit de la méprise d’Othello", selon le psychologue Perry Buffington. "Plus elle clame son innocence, plus elle s’indigne de ne pas être crue." Et n’allez pas croire que cette colère est destinée à vous leurrer. "Les femmes réagissent de façon plus émotionnelle que les hommes quand elles disent la vérité", affirme le docteur Buffington. "Si elle mentait, elle essayerait plutôt de vous embrouiller en utilisant ses armes de séduction."

La femme est incapable de simuler, c’est connu : c’est une sorte de Francis Huster constant. Ainsi, si elle se met à parler très fort en faisant les gros yeux en vous disant "Non, je ne te trompe pas" , vous pouvez la croire sur parole. Et laisser sortir ce monsieur tout nu du placard, celui qui n’est en fait qu’un ami qui passait par là et qui a soudain perdu tous ses vêtements, et qui était donc en train d’en chercher de nouveaux dans la penderie quand vous l’avez surpris. Non, si elle avait voulu vous mentir, elle vous aurait montré ses seins en mettant sa bouche en cul de poule (un peu comme un avatar Facebook, en fait). Ah, une femme qui joue la comédie : ça se saurait.

- Indice : Elle parle dans son sommeil. 
- Verdict : Coupable 
Pour le psychisme, avoir une aventure est une importante source de stress qui a besoin d’être évacué. Des psychologues britanniques ont repéré certains symptômes liés au "stress de l’infidèle" : problèmes de mémoire, fragilité des gencives et troubles du sommeil – notamment somnanbulisme et somnoliquie (parler en dormant). Méfiez-vous donc si votre dulcinée se met soudainement à avoir des nuits agitées alors qu’aucune source de stress visible ne semble l’affecter dans la journée.

Dans son sommeil, elle vient de marmonner "Non, maman, je ne veux pas de chocolat" ? La truie pourpre ! Réveillez-là, puis assommez là avec une latte du sommier. Attendez qu’elle reprenne ses esprits, giflez-là, puis assommez-là à nouveau. C’est un aveu qu’elle se tape Maurice, le cuisinier du restauroute. Idem si elle a une nuit agitée après avoir mangé une monstrueuse choucroute : c’est forcément qu’elle couche avec tout un régiment de parachutistes quand vous n’êtes pas là. Diable, ce site est une véritable révélation ; je commence à me dire que les jeunes filles avisées devraient dormir avec une chaussette roulée dans la bouche si elles veulent éviter les ennuis, pour peu qu’elles fréquentent la couche d’un lecteur de ce beau magazine (ce qui en soit, mérite déjà un châtiment).

- Indice : Elle n’est plus très câline. 
- Verdict : Non coupable 
Contrairement aux idées reçues, elle ne s’éloignera pas forcément de vous s’il y a un autre homme dans sa vie. "Au contraire, elle risque même de devenir plus attentionnée", selon le docteur John D Moore. "Elle utilisera le mot "amour" bien plus souvent et sera sexuellement plus en demande."

Non, non, ce n’est en rien un signe. Même à deux jours de vous plaquer pour Jean-Kévin, elle sera toujours aussi passionnée : une femme ne ressent pas la culpabilité, l’amour-propre ou même la douleur. Elles n’ont pas d’âme : comment voulez-vous, hein ? A l’inverse, si elle devient trop câline, pétez lui la gueule sans ménagement.

- Indice : Elle fouille VOS poches. 
- Verdict : Coupable 
"T’étais où, t’as vu qui, t’as fait quoi"… ça vous parle ? Méfiance. Les femmes infidèles deviennent souvent soupçonneuses, car elles projettes sur vous leur propre culpabilité. Le topo étant : "si je suis capable de lui faire ça, alors il peut le faire aussi". D’ailleurs, 67% des infidèles pensent avoir été trompés eux-mêmes.

J’aime beaucoup le "VOS" en majuscules : c’est sûr que si elle fouille ses poches, c’est un peu moins suspect. En tout cas, sans vouloir chipoter, une damoiselle qui fouille vos poches, qu’elle vous trompe ou non n’est pas la question ; mettons qu’une fille vous fasse les poches station Châtelet : vous hurlez "Ah, coquine, tu me trompes !" ? Ou vous avez autre chose à faire ? Et bien voilà. A partir du moment ou quelqu’un fouille vos poches, c’est qu’il est grand temps d’en finir. La dernière qui a fouillé mes poches, par exemple, a trouvé les clés de ma cave. Il m’a fallu agir.

Et si elle dort maquillée, dois-je me méfier ?

- Indice : Elle se transforme en fée du logis. 
- Verdict : Coupable 
Elle se met soudain à repasser vos chemises avec amour ? Il y a des chances qu’elle le fasse en repensant à un 5 à 7 torride. La majorité des femmes qui trompent se transforment miraculeusement en parfaites maîtresses de maison. D’autre part, si elle a soudain la dent dure contre un ami ou un collègue, soyez vigilant : critiquer son amant est la deuxième façon de noyer le poisson.

Elle a changé ? Elle ne laisse plus traîner ses slips avec leurs grosses traces de pneus ? Elle a enfin trié les papiers de ses impôts ? Elle change de t-shirt plus d’une fois par semaine ? C’est qu’elle vous trompe. Non, personne ne peut essayer d’être propre : c’est trop suspect. D’ailleurs, notez qu’une femme qui repasse, d’après nos experts locaux, c’est particulièrement louche : bon sang, la France est un nid de terroristes ! Même votre maman vous trompe ! Et par ailleurs, toujours d’après la prose de notre référence masculine, si votre douce s’exclame "Bernard est un con : il m’a encore insultée ce matin", c’est qu’elle est secrètement amoureuse de lui, de son bide à bière et de son crâne pelé.  Non, Bernard ne peut pas décemment être un con. Surtout si c’est une femme qui le dit : comment quelqu’un ne disposant pas d’un chromosome Y pourrait avoir raison ? Je vous le demande.

- Indice : Ses jupes ont raccourci. 
- Verdict : Non coupable 
Si votre belle devient de plus en plus sexy, remerciez-la plutôt : tout cet étalage de charmes, c’est pour vous et personne d’autre. "Quand une femme trompe son conjoint, elle a tendance à porter des vêtements plus sobres, particulièrement devant lui", affirme le docteur Buffington. Si elle ressort les cols roulés, c’est mauvais signe…

Elle va au travail avec des jupes de plus en plus courtes ? Elle met de moins en moins de culottes ? La dernière fois qu’elle avait un entretien avec son chef de service, elle a mis 3h à se préparer pour finir par sortir avec une tenue qui n’était pas sans rappeler les plus grandes heures de l’Amicale des Amies de Frank Ribéry ? Rien à signaler, continuez à lire votre journal.

Par contre, si elle sort son col roulé au prétexte futile que "Mais Doudou, il fait moins 20", vous pouvez commencer à balancer ses affaires dans la neige.

Je ne sais pas vous, mais moi, je suis dubitatif. Je sais, je ne devrais pas, mais allez savoir pourquoi, j’ai comme l’impression qu’on se fout de ma gueule. Passons.

- Indice : Elle travaille tard. 
- Verdict : Coupable 
Commencez à vous inquiéter si elle a une belle promotion. Certes elle passe sûrement ses heures sup au bureau et pas dans la chambre à coucher de son boss, mais une étude de l’université de Washington a prouvé que les femmes qui gagnent plus de 4000 euros par mois étaient 2 fois plus susceptibles de passer par la case adultère que les autres.

La femme ne peut pas travailler tard :  si elle le fait, c’est qu’elle vous trompe. Elle ne peut pas être médecin et avoir des urgences, avocate et travailler ses dossiers, ou même infirmière et avoir des gardes (c’est connu : toutes les infirmières sont en fait des infirmiers), non : c’est forcément qu’elle couchaille avec l’ennemi. D’ailleurs, une femme qui gagne trop d’argent est évidemment une coquine : c’est même pour ça qu’on les enfle sur les salaires en les amputant de 20 à 30% par rapport à un homme : pour les aider à rester fidèles. Oui, mesdemoiselles, on fait ça pour vous. Ca nous brise le coeur, vous savez. Tout ça, c’est votre faute.

A ce compte là, j'en connais une qui doit être super-hot

Bref ! Si avec tout ça, vous détectez que malgré tous vos efforts, votre douce amie s’en va tout de même s’enamourer d’autrui, il ne vous reste plus qu’à contrôler votre colère pour ne pas commettre un crime sale et ainsi vous retrouver en prison (ça, c’est pour les débutants). Non, il faut d’abord apprendre à vous maîtriser ; et là encore, Men’s Health va vous aider avec 4 conseils pour contrôler sa colère.

1/ La meilleure façon de contrôler ses émotions est de se donner du temps. Adoptez le bon vieux truc qui consiste à compter jusqu’à 10. Efficacité prouvée.

Par exemple, mettons : elle est en train de vous expliquer que ce n’est pas sa faute si votre Mégane tuning est abîmée alors qu’elle la ramène de Carrefour ; et bien pendant qu’elle vous explique ce qu’il s’est passé, une sombre histoire de type refusant une priorité, surtout, ne l’écoutez pas et comptez jusqu’à 10. Quand vous aurez fini, puisque vous ne l’aurez pas écoutée, persuadé que c’est sa faute, vous lui coincerez la tête dans la portière, et ce sera bien fait. Que cela ne vous empêche pas de compter à nouveau jusqu’à 10.

2/ En situation de confrontation, utilisez votre corps : le simple fait de tourner le dos ou de regarder ailleurs peut aider votre cerveau à faire redescendre la pression.

Attention à ne pas confondre "utilisez votre corps" et "utilisez vos poings". La différence est subtile, certes, mais notable. Reprenons l’exemple précédent : votre compagne essaie de vous parler de quelque chose de difficile, et vous regarde droit dans les yeux : tournez le dos. Et si elle tente de vous faire face, tournez encore ; si vous disposez d’une chaise de bureau, vous pouvez aussi tourner très vite vous-même pour la déstabiliser. Par ailleurs, magie du tournis, vous découvrirez que 87% des hommes occupés à gerber après avoir trop tourné sur eux-mêmes ne pensent plus vraiment à s’énerver.

3/ Ne vous emportez pas entre 4 et 6 heures du matin (quand vous sortez de boîte, quoi). Votre corps sécrète alors un maximum d’hormones, dont l’adrénocorticotropine, qui limite vos capacités à garder le contrôle.

Il faut le savoir : il y a des heures pour s’énerver, c’est à dire, après six heures ou avant quatre heures du matin. Entre les deux, c’est tout bonnement indécent. Men’s Health vous prodigue donc cet excellent conseil : "Pour éviter de vous mettre en colère, évitez de vous emporter". D’accord : merci les gars, hein. Sinon, c’est qui le mec qui vous écrit ce genre de tirades ? Non parce que Monsieur de La Palisse est mort, alors j’aimerais bien savoir si vous avez un type avec une planche ouija qui communique avec lui pour rédiger ce genre de trucs. Ça m’intéresse.

4/ Sortez. Une étude publiée dans le Journal of Psychiatry & Neuroscience révèle que l’exposition à la lumière et les exercices aérobie peuvent booster notre taux de sérotonine, le neurotransmetteur du bien-être.

Quand vous êtes énervé, sortez faire des pompes au soleil : cela vous évitera de passer vos nerfs sur l’infidèle qui partage votre vie. Par contre, s’il fait moche, ou pire, si vous vous appelez Edward et que votre peau se transforme en publicité pour Email Diamant au soleil, contentez-vous de lui refaire le museau.

Alors, je sais, tout cela parait compliqué à assimiler de prime abord, pour vous messieurs, et un peu pour vous aussi, mesdemoiselles, qui savez désormais ce qu’il vous reste à faire pour passer pour une sainte : vous habiller comme une coquine, laisser traîner vos affaires sales partout et vous énerver dès que l’on vous pose une question.

Par contre, ce que j’apprécie moyennement, les filles, c’est justement que vous ayez lu cet article alors qu’il était précisé qu’il s’adressait aux hommes. Je n’aime pas trop cette intrusion, cette attitude, ce … ce…

Raaah. Je vais compter jusqu’à 10.

Février est un mois gnan-gnan.

C’est comme ça, que voulez-vous : avec la Saint Valentin, vous avez pu constater que bien avant la semaine dernière, tout le monde vous ennuyait avec de sombres histoires de cadeaux, de bisous et autres fleurs. Rien à voir avec le commerce, comme toujours. Par ailleurs, comme si un malheur sirupeux n’arrivait jamais seul, voici que c’est aussi la saison des Enfoirés, qui comme chaque année, reviennent se battre et lutter contre la pauvreté avec toute leur "générosité" (terme générique dont j’ignore la signification tant on le met à toutes les sauces sitôt que l’on parle d’artistes). Générosité qui s’arrête dès qu’il faut prendre plus de 5 minutes pour composer une chanson soi-même : nous avons donc pour la saison 2011 une énième reprise, tant de la musique que des paroles, avec seulement quelques phrases de changées, parce que sinon c’est trop fatigant. A noter aussi que, comme à chaque fois, on trouve parmi les Enfoirés de fabuleux personnages, comme Michèle Laroque, qui vous demande de filer votre pognon pour aider les plus pauvres, mais qui jusqu’en 2010, était en exil fiscal à Las Vegas, parce que donner du fric pour aider les autres, d’accord, mais à condition que ce soit justement le fric d’autrui.

Bref ; en ce mois rose et sucré, laissez-moi faire preuve d’un peu de parité, et me tourner vers nos amies les femmes pour leur proposer de traiter un sujet qui jusqu’ici, n’avait été vu que d’un point de vue masculin : la séduction.

Car les conseils de drague sur internet ne sont pas l’apanage des mâles velus ; moult sites proposent à ces dames de comprendre ces créatures à la fois mystérieuses et peu discrètes que sont les hommes. D’où viennent ils ? Que veulent ils ? Pourquoi s’acharnent ils toujours à pisser debout et à en mettre partout plutôt que de s’asseoir ? Et il y a l’embarras du choix ! Aussi, permettez-moi de vous proposer ce jour un pot pourri de quelques articles trouvés de-ci de-là sur la vaste toile, qui vous donneront, mesdemoiselles, car vous êtes nombreuses à fréquenter ces lieux, les clés pour que les possesseurs de chromosomes Y vous tombent dans les bras. Au moins ça, oui. Hmmm. Mais commençons plutôt.

 

L'homme : subtil, délicat, complexe, léger... un vrai mystère.

Tout d’abord, intéressons-nous à "Comment séduire un homme", fabuleux site qui affiche ainsi d’entrée de jeu le thème central qui est le sien.

Et le site est prévoyant ; en effet, avant de séduire un homme, comment en trouver un de bien ? Excellente question, à laquelle est fournie une toute aussi formidable réponse.

Du coup, comment trouver un mec bien? Sachez qu’il y a des signes qui ne trompent pas. Le mec bien a des qualités bien particulières et il y a des endroits où on a plus de chances de le rencontrer que d’autres.

"Des signes qui ne trompent pas". C’est du sûr à 100% les filles, alors suivez bien, surtout qu’on ne trouve pas le mec bien partout, attention, il a des endroits bien particuliers où traîner. En général, le mec bien défèque aux quatre coins de son territoire pour bien marquer que ce n’est que pour lui et ses congénères. Attention donc à ne pas marcher avec vos sandalettes dans l’un des coprolithes laissés par ces charmants garçons. Mais comment reconnaître le bougre au premier coup d’oeil ?

Le mec bien fait attention à lui. Il a une belle peau: pas d’UV à outrance (signe distinctif d’un homme superficiel) ni de boutons infectés (signe distinctif d’un homme négligé) et encore moins le teint pale (signe distinctif d’un pseudo artiste torturé)

Attention donc : le mec bien n’a rien à voir avec le fait d’être bien. Il a forcément un rayonnement de sa bonté sur son physique. Méfiance donc : si ses cheveux ne sont pas blonds et qu’il n’a pas un cheval sous lui, c’est probablement un fourbe. Et s’il a une rougeur sur la peau, c’est forcément un sinistre enculé. Parfois, le matin, le mec bien a un bouton de fièvre, et il ne peut que constater qu’aujourd’hui, il sera un connard. Et je ne vous parle pas des lépreux.

Tout comme ses ongles. Il ne se les ronge pas (signe distinctif des hommes stressés) et ils sont toujours propres.

L’homme bien n’est pas stressé, et ne travaille pas dans un milieu où il se salit les mains. L’homme bien travaille dans un bureau. Les ouvriers, ça reste quand même de potentiels suppôts de Lénine : autant les éviter comme la peste. Et puis bon, ils sont rarement riches : vous n’allez quand même pas coucher avec un pauvre !

Il n’a pas la pupille dilatée (signe distinctif d"un fan de substances illicites) et n"a pas de cernes (signe distinctif d"un accroc aux jeux vidéos)

Le mec bien n’a pas de cernes, il ne travaille donc jamais tard. Le mec bien est un branleur.

Le mec bien se cache partout. Il ne se fait pas remarquer donc les filles ne le voient pas forcement. Il est vrai que les filles fantasment davantage sur un bad boy ou un beau gosse.

Hé ho ! En début d’article, on nous vendait qu’il se cachait dans des endroits bien particuliers ; c’est quoi ce revirement, là, hop ? On nous aurait menti ? Il serait donc partout ? A noter que le mec bien ne fait pas fantasmer les filles. Allons donc jusqu’au bout du raisonnement : le mec bien, gentil et attentionné, il finit "meilleur pote", et il écoute Micheline pleurer que Brandon est un con 5 fois par mois, tout en sachant que cette dernière restera avec "pour ne pas être toute seule", et que si jamais Brandon la plaque pour Sylvie, celle avec les gros seins, elle viendra pleurer chez le mec bien qu’elle en a marre des salauds et qu’elle veut un type bien, avant d’aller entamer dès le lendemain une relation avec Gunthar, le vigile serbe psychotique du Franprix.

Justement, le site a aussi prévu le coup : Quels sont les bad boys à éviter ? 3 exemples !

 

Les Bad Boys : un gage constant de qualité

Non parce qu’il y a des bad boys fréquentables. Comme celui en photo pour illustrer l’article, le bien nommé Robert Patachon, alias Edward, le vampire dark-mais-kikinou-qui-boit-pas-de-sang-humain-et-qui-brille-au-soleil. Il est assez clair qu’il n’y a pas grand-chose à en craindre. A part ses sourcils, peut-être. Bref, quels sont les trois types de galopins à éviter, mesdemoiselles ?

Au début de votre relation, vous avez eu la surprise de constater qu’il vous avait menti sur certains « petits » points. Il avait des excuses plus ou moins convaincantes et vous avez laissé passer. Aujourd’hui, les mensonges sont de plus en plus gros et les excuses deviennent de moins en moins crédibles, si ce n’est inexistantes

Il faudrait donc éviter les menteurs ? Vous voulez dire, les mecs à qui, un jour vous demanderez "Mon choubidou, qu’est-ce que tu as regardé chez moi en premier ? Qu’est-ce que tu as préféré ?" et qui vous répondront "Tes yeux mon amour. Et j’ai beaucoup aimé ton sens de l’humour".

Hé bin, ça va faire un sacré tri dans l’humanité.

La bonne réponse étant "Tes loches" suivi de "Quand tu as enfin arrêté de causer". Ingénues que vous êtes. Mais donc, second bad boy à éviter ?

Le séducteur n’a qu’une chose en tête: entrer en contact ou être contacté par la gent féminine. C’est une obsession chez lui, il aime plaire, il sent que cela lui donne de l’importance. Il a comme un radar: dès qu’il voit ou qu’il sent qu’une fille lui plait un peu, il ne peut s’empêcher d’essayer de la faire craquer. Forcement, il en veut toujours plus et, un jour, il finit par vous tromper.

Le séducteur serait donc à éviter, tant il a l’habitude de foncer sur tout ce qui est vaguement féminin : en soirée, il bondit sur vos amies. En vacances, il passe son temps à offrir des verres au bar. A la montagne, il poursuit les chèvres en poussant des râles de jouissance ; en un mot comme en cent, il n’est pas sortable. A noter qu’il peut essayer de vous tromper discrètement, en vous pipotant un peu.

Il va également créer une espèce de  routine comme allonger sa journée de travail. Et quand il rentrera, il vous donnera plein de détails sur ce qui se serait passé au travail, ou pas. Un homme qui n’a rien à se reprocher ne s’amuse pas à raconter des choses très précises.

Notez la dernière phrase : un mâle innocent ne peut être précis. Il a beau essayer, il y a un champ de force qui l’en empêche ; s’il raconte une anecdote précise, c’est qu’il vous trompe. Par exemple, s’il vous explique que quand il était gamin, il avait un teckel prénommé Schnaps, c’est incroyablement suspect : ce petit enfoiré s’amuse à vous raconter des choses précises ! Il y a forcément baleine sous gravier ; était-ce un teckel ou bien une top-model suédoise ? S’appelait-elle vraiment Schnaps ? Avait-elle réellement uriné contre la balançoire du jardin ? Autant de question qui en disent long : une histoire trop précise est une histoire suspecte. Un homme est forcément grossier en toutes choses.

Contrairement à cette analyse, qui est très subtile.

Heureusement, dernier conseil pour vous mesdemoiselles, et dernier bad boy à éviter comme un rabouin dans le métro :

Le dealer ment sur ses journées de travail et sur la manière dont il règle ses factures. A part si vous êtes du même monde que lui, il ne vous avouera pas facilement ses activités. Il en va de même avec tous ceux qui ont des activités dangereuses et illégales (impliquant armes, prostitution etc.)

Le dealer. Oui, les filles, il faut éviter les dealers et les gens qui trempent dans des activités illégales, puisque curieusement, la relation devient vite compliquée, surtout lorsque Pedro vous demande si, par amour, vous ne voudriez pas prendre l’avion pour aller voir ses cousins colombiens en vacances à Londres, le tout en vous collant 600 grammes d’une mystérieuse poudre blanche dans le rectum.

Ça peut vous paraître une lapalissade, mais tout le monde ne lit pas "Comment séduire un homme" ; sinon, Florence Cassez se serait méfiée de ce mystérieux vendeur de voitures mexicain qui roulait en véhicules de luxe et disposait d’une formidable villa qui la nuit, résonnait de curieuses voix en provenance de la cave (un peu comme chez moi, en fait). Maintenant, vous voilà prévenues, mesdemoiselles.

 

Ah, si Florence avait lu "Comment séduire un homme" !

Alors évidemment, si jamais vous vous étiez déjà mise en couple avec un fameux dealer, et qu’un soir, après vous avoir avoué sa flamme, il avait ajouté "et si tu tentes de me plaquer, je te balance au fond de la Seine avec des chaussures en béton", "Comment séduire un homme", qui est décidément un site bien prévoyant, vous propose 5 façons pour larguer son mec par SMS. Classe.

La manière la plus pratique de mettre un terme à une relation – surtout si elle fut de courte durée – c’est d’envoyer un texto.

Le texto, arme ultime : ainsi, on peut en quelques lignes, faire passer un message simple comme "Jean-Jacques, tu es une merde ;-)" ou "Boris, c’est fini entre nous, lolilol xptdr". Le site n’explique pas comment, par la suite, réagir aux textos vengeurs ou demandant des explications plus poussées que des mâles pourraient envoyer. Ah si : il explique qu’il faut éteindre son portable.

Et donc, ça arrête les textos ? Je… heu… hem. Bon, on va faire comme si on avait rien lu.

A noter que dans les exemples de SMS types, visiblement, il y a obligation de faire des rimes ; bordel, plaquer son mec par texto, c’est déjà pas bien glorieux, mais alors en faisant du slam, c’est pire : on doit avoir l’impression de se faire jeter par Grand Corps Malade. Exemple :

J’eu aimé un homme autrefois mais depuis de l"eau a coulé sous les ponts

et je vais devoir lui faire part de ma désillusion.

Désolée mais l’envie de continuer à marcher à tes cotés

me manque désormais.

Bonne route.

Formidable SMS, qui permettra en sus de montrer à votre désormais ex que non seulement vous ne voulez plus de lui, mais visiblement vous avez aussi décidé de rejeter le passé antérieur en même temps. Si c’était un SMS pour plaquer Maître Capello ou Bertrand Renard, c’est donc doublement cruel. Sans-coeur !

Mais le SMS n’est pas seulement un outil de rupture, non, c’est désormais l’instrument culte de toute une génération (les filles ne niez pas : on sait que vous dragouillez par SMS, et pire encore, que vous relisez 20 fois chaque texto pour en faire 30 interprétations différentes – "Han il a dit "bises" et pas "bisous" !"); il suffit pour s’en convaincre d’aller voir le site girls.fr, que vous aviez déjà découvert au travers d’un formidable roman photo ; cette fois-ci, figurez-vous que le diable de site prodigue aussi de formidables conseils pour que nos jeunes damoiselles arrivent à trouver l’homme qu’il leur faut, même en terrain difficile.

 

Je vous ai dit qu'il y avait un nouveau roman photo chez girls.fr ?

En effet, comment draguer en classe ? Il existe une méthode simple qui…

Attendez, attendez, on est en train d’apprendre à nos chères têtes blondes à dragouiller en cours plutôt qu’à écouter fidèlement les exploits de nos ancêtres les gaulois ? Voyons voir ça…

La meilleure technique de drague en cours est celle du texto.

Ho bordel. Avec en plus une petite illustration sur "Comment cacher son portable discretos derrière son agenda relevé pour que le prof, il puisse pas voir, hihihi". Bon, je ne sais pas ce qui est le plus ennuyeux : qu’un site s’adressant aux adolescents leur recommande de ne rien branler en cours, ou qu’il ne soit pas foutu de savoir que les adolescents sont beaucoup trop bêtes pour être capables de se servir d’un téléphone discrètement en classe. On retrouve pêle-mêle :

- la méthode "huhu, j’ai mis le vibreur BZZZZZ y a que BZZZZZ moi BZZZZ qui BZZZZZ l’entend, BZZZZZ", méthode qui ne laisse que deux solutions à l’enseignant : soit un élève a un téléphone sur lui en vibreur, soit une élève est en train de prendre bien du plaisir avec son ami Yucki le petit canard. Attention : l’un et l’autre ne sont pas fondamentalement incompatibles.

- la méthode "hihi, je vais relever mon livre discrètement pour envoyer des textos de derrière", méthode qui suppute qu’il existe un seul élève au monde qui ait besoin de poser son livre sur sa table de manière parfaitement verticale pour travailler et non pour planquer un truc louche.

- la méthode "héhé, je vais mettre le téléphone sur mes genoux, trop la feinte", méthode qui s’arrête sitôt qu’on entend le cliquetis du clavier ou le bruit du gros doigt plein de gras de l’adolescente contre son écran tactile, ou simplement que l’on constate qu’elle regarde incroyablement discrètement sous sa table en permanence.

Je rappelle aux enseignants la méthode brevetée : attendre que l’élève range discrètement son portable dans sa pochette/chaussette à votre approche (les adolescents trouvent cela à la mode, profitez-en) et dire "Je suppose que c’est votre gomme dans cette pochette ?" ; l’élève étant fondamentalement bête et mauvais menteur, il répondra "Heuuu oui, c’est ma gomme". Dès lors, vous n’avez plus qu’à vous en saisir en vous exclamant "une si grosse gomme doit formidablement rebondir contre les murs !". Ne vous reste plus qu’à savourer le cri de terreur du marmot, suivi de ses sourds sanglots qui compléteront à merveille le bruit de plastique explosant contre le mur où vous avez accroché cette si belle carte de l’Union Européenne. En cas d’élève rebelle, n’hésitez pas à vous défendre en invoquant le fait que vous étiez persuadé que c’était une gomme, puisqu’il vous l’avait dit. Et que vous ne pensiez pas qu’en sus d’amener du matériel interdit dans l’enceinte de l’établissement, ce brave élève oserait vous mentir. Vous pouvez dès lors vous poser en victime, en enseignant brisé à la confiance trahie. Avec un bon jeu d’acteur, vous pourrez même obtenir un congé pour vous en remettre.

Mais revenons à nos moutons : la drague. Puisque girls.fr vous propose des conseils pour séduire dans un autre lieu original : le cinéma.

Draguer au cinéma ?
Le cinéma est un lieu propice au rapprochement. C’est sans doute le contexte le plus adapté pour un premier baiser… à condition de déjà connaître son partenaire ! Comment faire alors ? C’est simple : avant que le film ne soit commencé, achète un pot de pop-corn salé et va t’asseoir à côté de ta cible. Croques-en un, et exclame-toi : « Beurk, je me suis trompée, ils sont salés! », tout en lui tendant ton pot : « Tu les veux ? Moi je n’aime pas quand ils sont salés… »

Excellent conseil. Même si c’est un coup à se prendre une balle dans la tête. Et ce n’est que justice. Par ailleurs, n’hésitez pas à choisir un film propice à l’emmerdement maximum : pour séduire, mieux vaut que l’autre ne vous réponde pas "ta gueule, j’écoute" lorsque vous lui susurrerez que vous l’aimez depuis toujours. La plupart des films français feront l’affaire, mais ceux impliquant Romain Duris sont d’autant plus recommandés.

 

Parce que parfois, "Chuuuut !" ne suffit pas

Mais girls.fr dispose de bien d’autres articles de qualité comme comment draguer un mec ? Et je ne résiste pas à l’envie de vous citer ce passage :

Parle par négations !
La suggestion ne concerne pas seulement le physique, cela vaut aussi pour ce que tu dis. Une petite technique, c’est de parler en utilisant la forme négative. Au lieu de lui dire : « Tu me plais », dis-lui « Je ne suis pas insensible à tes charmes. » Plutôt que « Tu veux boire un verre ce soir ? », dis-lui « Sache que je ne suis pas opposée à boire un verre avec toi… » Tu fais ainsi le premier pas, tout en lui donnant l’impression que c’est lui qui est en train de te conquérir.

Ça promet d’être compliqué.

"Bonjour mademoiselle, comment vous…
- Je ne vous salue pas.
- Je… ha. Il y a un problème ?
- Il n’y a pas de problème.
- Bon, alors ça va. Je me présente, je m’appelle Kevin, et vous ?
- Je ne m’appelle pas Jacqueline."
0

Etc. Espérons que jamais ce site ne tombe entre de mauvaises mains.

"B’soir mad’moiselle, ça vous dirait une petite partie de jambes en l’air avec mes douzes potes et moi dans la cave de mon immeuble ?
- Non !
- Vas-y, comment tu nous chauffes avec tes négations ! Aaah, je l’ai toujours dit, elles disent non mais elles pensent oui ! Merci, girls.fr !
- Mais, mais au viol bordel !"

0

Rassurez-vous, dans la série "Comment maquer votre adolescente avec un psychopathe", girls.fr continue de faire très fort avec son test "ton mec est-il un manipulateur ?" ; une petite liste de question est proposée à la lectrice, et si elle répond "oui" à 16 interrogations sur 20, alors elle doit "se méfier". En dessous , c’est tout bon, inutile d’avoir le moindre doute, la confiance est de mise. Même à 15 questions positives sur 20.

Misère.

Heureusement, d’autres sites relèvent le niveau, comme aufeminin.com et sa section pour les d’jeun’z, teemix. Ainsi, on trouve divers conseils pour que ces damoiselles attirent l’attention de nos jeunes éphèbes

La bonne attitude ?
Fais-toi remarquer grâce à de petits détails. Va dans votre café fétiche avec un bouquin (si possible que tu es vraiment en train de lire !), porte des boucles d’oreilles rigolotes ou un sac aux couleurs de ton groupe préféré…

Objectif ? Donner au garçon-de-tes-rêves un prétexte pour débuter la conversation. Tu es une fille qui a des passions (= tu es donc passionnante).

Il y a quand même des livres avec lesquels on ne rencontre personne

Mais oui, tout à fait ! Excellent conseil ! Attention en effet à bien choisir le livre que vous allez prendre, histoire de savoir de quoi il parle ; le coup classique est de se saisir à la volée d’un ouvrage de la bibliothèque familiale et de se retrouver bien embêtée ; cependant, cela n’empêche pas les rencontres :

"Salut, je peux m’asseoir là ?
- Oui, hihihi (vous êtes une fille qui lit Teemix, vous devez glousser)
- J’ai vu que tu lisais le même bouquin que moi. Il te plaît ?
- Heu… oui, je… j’aime bien le personnage central. Ses réactions, son point de vue, tout ça.
- Oui, moi aussi, il a un côté attachant. Je ne connais pas beaucoup de filles qui pensent comme toi."
0

De là, la conversation s’engage doucement, les premiers échanges se font, on rit, on rêve, on parle de longues heures… Ah, vous avez bien fait votre choix avant de partir ! Ce "Mein Kampf" a l’air d’être un livre sympa pour être lu par un garçon si mignon!

Mais, tout cela parait bien loin de vous, et je vous comprends : à l’heure qu’il est, vous me lisez sur un ordinateur ou un quelconque support numérique et vous vous interrogez légitimement : depuis votre terminal, comment séduire, là, tout de suite ? Pas d’inquiétudes mesdemoiselles, tout est prévu : elleraconte.com vous propose 9 trucs pour draguer via le net !

Conseil N°4 :
Personne ne vous interdira de chasser plusieurs lapins à la fois, au contraire multipliez vos chances, en revanche, n’hésitez pas à vous noter toutes les infos sur chaque profils. Car rien de plus désolant de se mêler les pinceaux ou de plus se souvenir dès le lendemain. (ex : Thomas aime les voitures et le rnb, mais déteste l’hypocrisie…)

Ah oui, prenez des notes, parce que je ne sais pas qui est ce Thomas, mais il m’a tout l’air d’être un personnage fondamentalement complexe ; les voitures, le rnb… ah, que de songes érotiques vous attendent à l’idée de le retrouver à bord de sa 206 tunée ! Par ailleurs, n’oubliez pas mesdemoiselles : une personne qui se définit, comme 98% des candidats de télé-réalité par "je déteste l’hypocrisie" est une personne qui n’a aucune existence tangible. Non parce que ce poncif, mine de rien, revient à se définir comme "détestant se faire attaquer au lance-flamme" ou "ne pas aimer se faire traiter de porc borgne dans le dos". On appelle ça une lapalissade. Pour le coup, je pense qu’il y a moyen de se passer de notes pour Thomas. En fait, je pense qu’il y a même moyen de se passer de Thomas.

Conseil N°8 :
Ne bluffer pas votre futur conquête par une fausse photo d’une top modèle. Mettez une vraie photo de vous.

C’est vrai. Vous devriez avoir honte de faire ça les filles, c’est quand même scandaleux, et le respect de l’autre ? Laissez-moi vous copier/coller ma dernière conversation avec une jeune fille qui avait essayé de me faire le coup.

"Puce74 – Tu me trouv joli sur mon avatar ?
Odin_Connor – Pour une fille de 16 ans, tu me parais un peu vieille.
Puce74 – …
Odin_Connor – Tu me fais surtout penser à Anna Semenovitch. Je pense que tu bluffes.
Puce74 – k lol c pas ma vrai foto. Atta je la met.
Odin_Connor – Hmmm.
Puce 74 – Tu aime pas ?
Odin_Connor – Si, tu es splendide. Dis donc, tu fais plus que 16 ans, mais pas de partout, c’est rigolo
Puce74 – *smiley lol qui clignote*
Puce74 – C’ ta vrai photo toi ossi ?
Odin_Connor – Bien sûr que c’est ma vraie photo.
Puce74 – On s’est déjà vus ?
Odin_Connor – Oui, je passe à la télé des fois. Je fais une pub dans laquelle John Malkovitch essaie de me tirer mes capsules de kawa. Là sur l’avatar, c’est une photo prise par un pote pendant que je bois mon café.
Puce74 – Jon ki ?
Odin_Connor – Un mec qui connait Justin Bieber. Sinon, tu aimes le café ? Je t’invite à en prendre un. Tu vas voir, j’ai toujours un super sucre en poudre sur moi. Une fois dans ton café, tu verras, tu vas adorer."
0

La liste des conseils est encore longue et nous pourrions continuer des heures ; mais je vous laisse découvrir la suite seules, mesdemoiselles.

Comme quoi, on pourra dire que les sites de conseils de drague pour les hommes sont ridicules et sexistes.

Mais finalement, il semblerait que les femmes aient enfin réussi à atteindre la parité, au moins dans ce domaine.

Bravo, mesdames.

 

Le monde moderne manquerait d’aventure.

Voilà bien un triste constat que vous pouvez entendre ou lire, de-ci de-là, au travers de la complainte de celles et ceux qui regrettent l’absence de continents à découvrir, de cartes à tracer ou de tribus à contacter. Affalés dans le quotidien banal de nos sociétés occidentales, ils ne peuvent que constater que les rares épopées modernes se suivent par Facebook, Twitter ou autre informations entendues entre deux chroniques humoristiques de piètre qualité diffusées dans de modernes émissions fourre-tout où se croisent "people", hommes politiques, humoristes et journalistes dans un grand capharnaüm supposé dépeindre la France d’aujourd’hui.

Alors que pourtant, au coeur même de nos cités se dressent des donjons qui, bien que quotidiennement explorés par des hordes d’aventuriers brutales et odorantes, continuent d’attirer jour après jour de nouvelles victimes tout en poussant les anciennes à revenir. Bruyants, lumineux, encombrés, ces lieux maudits de tous mais acceptés par chacun hantent notre quotidien comme autant de spectres ricanant. On les appelle…

Les grandes surfaces

 

Vue subjective d'un aventurier moderne

Temples de la consommation où se succèdent les "fêtes" (grands-mères, secrétaires, Halloween, Saint-Valentin et autres étrons consommables) qui rythment la vie de nombre d’entre nous (mais si, on connait tous des gens qui fêtent toutes ces âneries avec une ferveur quasi-religieuse), sites regorgeant de trésors payables en 18 fois à seulement 18% d’intérêt (parce que merde, même au RMI, il est obligatoire d’avoir chez soi un écran plat et une cafetière à capsules), lieu incontournables du ravitaillement du frigo, nous avons tous franchi un jour la porte automatique menant à cet enfer moderne (enfin, personnellement, j’envoie Diego, mon homme de main, s’occuper de ces tâches de bas-étage : je déteste me mélanger à la plèbe grouillante).

Aujourd’hui, lecteur, tel un fidèle héritier de Sun Tsu, je vais m’arrêter sur l’Art des Courses. Qui sont ces hordes qui se pressent en permanence en ces lieux ? Comment en sortir vivant ? Pourquoi le type avec le caddie devant moi me fait toujours chier ? Procédons par étape et commençons tout d’abord avec…

La typologie des clients

Qu’importe le magasin que vous fréquentez, on retrouve toujours les mêmes archétypes, pantins manipulés par le Grand Capital, qui, après avoir vidé le liquide céphalo-rachidien de ces êtres malheureux, les laisse errer pour l’éternité dans ces temples modernes. Ils sont nombreux, et leur nom est Légion.

Le Vieux

Le vieux est la créature la plus connue des grandes surfaces. On le reconnait de loin au fait qu’il est tout courbé sur son caddie ou qu’il se trimbale un vieux cabas à carreaux. Accessoirement, il dispose souvent au sommet de son chef un signe distinctif de son appartenance à la tribu des vieux : béret de la même couleur que son cabas, chevelure dispersée d’un blanc sale, ou pour les plus fiers, toupet coloré en mauve, orange ou autre couleur parfaitement improbable que seul le vieux peut trouver attractive. Quand on a plus l’âge de conduire une voiture, on fait du tuning sur sa moumoute, c’est comme ça. Le vieux est un être qui est le plus souvent à la retraite (mais ça pourrait changer ces prochaines années), aussi a t-il toute la journée pour faire ses courses. Mais, être pervers qu’il est, le vieux vient toujours aux heures d’affluence, créant une sorte de Rush Hour rhumatologique qui ne cesse d’étonner les plus jeunes. Pourquoi ne vient il pas quand il pourrait être  tranquille ? Réponse simple, ami jeune : le vieux veut te faire chier ; et c’est bien normal, il n’a que ça à faire de ses journées. Certains s’étonneront aussi de trouver des hordes de vieux à 8h du matin devant la grande surface, patientant devant le rideau de fer, alors qu’ils ont la journée pour y aller ; point d’étonnement : le vieux a souvent une certaine nostalgie pour le rideau de fer qui, comme il le dit souvent "Tenait à distance les cocos et les rastacouères" .

Mon conseil : Pour éviter le vieux, il suffit d’aller faire ses courses à l’heure des Feux de l’Amour.

La famille Pleupleu

La famille Pleupleu est constituée d’un nombre compris entre 3 et 18 personnes, pour la plupart disposant de cordes vocales incroyablement développées. On reconnait la famille Pleupleu de loin, tant le cri strident de ses marmots faisant un caprice ou le hurlement de la mère appelant Brian-Matthéo de sa grosse voix supposant qu’elle a emprunté les testicules de son mari avant de se fumer une douzaine de paquet de gauloises est aisément reconnaissable. La famille Pleupleu avance toujours en ligne, pour bloquer un maximum de personnes derrière elle, laissant ainsi aux mâles égarés l’occasion d’admirer la formidable croupe de la matrone, qui n’est pas sans rappeler l’Hindenburg. La famille Pleupleu fait toujours ses courses à une heure totalement improbable, tant tous ses enfants devraient être à l’école à cette heure-ci ou en train de faire leurs devoirs. Mais à la place, ils se roulent à vos pieds en faisant des mimiques qui laissent supposer qu’ils sont habités par le démon, hurlant qu’ils veulent la voiture de police Playmobil, bordel de merde.  La famille Pleupleu dispose d’un don incroyable : elle est la seule source sonore capable de couvrir temporairement le doux son de la musique diffusée dans la grande surface (où, curieusement, on écoute jamais Radio Classique), ce qui permet de la localiser instantanément si jamais vous veniez à la chercher. La famille Pleupleu a toujours dans le caddie un truc qu’elle n’a pas les moyens de se payer, ainsi qu’une BD de blagues sur les blondes. Enfin, ce beau foyer ambulant est le meilleur argument contre la démocratie, comme le disait Winston Churchill, puisqu’elle a le droit de vote.

Mon conseil : Pour mettre en déroute la famille Pleupleu vous bouchant l’issue d’un rayon, faites vous passer pour un contrôleur de la CAF.

 

Vous connaissez une seule personne ayant une VRAIE raison d'en avoir une ?

Oreillette-Man

Oreillette-Man est un con. On a beau chercher, on a jamais trouvé comment le qualifier autrement. Comme il a une oreillette, on pourrait supposer que c’est pour pouvoir répondre à des urgences en permanence ; il est probablement médecin, négociateur anti-terroriste, ou autre spécialiste dont l’esprit d’analyse doit être disponible à toute heure du jour et de la nuit pour sauver des vies. Mais en fait, non : il est manutentionnaire intérimaire chez Manpower, et trouve juste que l’oreillette, ça fait trop cool. Comme Jack Bauer. Il trouve toujours un moyen de justifier son besoin d’un "kit mains libres", du genre "Comme ça je peux pousser mon caddie en même temps que je téléphone" , parce que oui, si on suit son raisonnement, un caddie, c’est trop lourd pour le pousser d’une main. Ses bras sont constitués à 90% de beurre et à 10% de biscuit : c’est une sorte de Kinder Bueno pour anthropophage. Comme tous les possesseurs d’oreillettes, Oreillette-Man parle fort pour que tout le monde puisse savoir qu’il demande à Sylvie s’il ramène du riz Uncle Ben’s ou du Carrefour. Et comme tous les possesseurs d’oreillettes, Oreillette-Man se sent en sus obligé de regarder les gens quand il cause. Ce qui donne l’impression quand vous le croisez qu’il est en train de vous demander si ça va ; alors qu’en fait non, il parle à son copain Jojo. Et en plus, il ne comprend pas pourquoi vous le regardez comme ça : il est en train de passer un coup de fil sans téléphone en vous regardant fixement, qu’est-ce que ça a d’extraordinaire ? Oreillette-Man a besoin de passer des millions de coups de fils, jusqu’à la caisse, où il continuera d’appeler Erwan pour savoir si c’est chez lui qu’il a oublié son chargeur samedi soir. Malgré son besoin constant d’être en communication avec tout le monde pour un oui ou pour un non, Oreillette-Man fera bien attention à ne pas dire un mot à la caissière. Attention : Oreillette-Man peut être une femme, ça n’empêche pas.

Mon conseil : n’hésitez pas à parler avec lui au prétexte qu’il donne l’impression de vous parler. Embrouillez-le, obligez le à raccrocher, rendez-le fou. Jusqu’à ce qu’il se décide à faire ce que tout possesseur d’oreillette devrait faire : se rendre jusqu’en Mordor pour y lâcher l’objet dans le feu de la Montagne du Destin.

La bande de jeunes

Contrairement à une idée répandue, la bande de jeunes n’est pas forcément constituée de racailles : elle peut tout aussi bien être un assemblage de personnages plus ou moins riches, mais présentant tous un goût pour cette aberration qu’est le jean taille basse qui donne l’impression qu’ils marchent le froc sur les chevilles. La bande de jeunes n’est présente que dans des endroits bien précis : le rayon alcools, le rayons apéritif, et éventuellement, le rayon jeu vidéo. On la reconnait, outre à ses vêtements, à son don pour s’encombrer d’un type qui, là encore, parle fort (mais moins que la famille Pleupleu), mais surtout, rit bêtement. Obligation lui est faite de répéter 3 fois la même blague genre "Hé ! Hé ! Hé ! Hé ! Hé Toto ! Hé ! Hé ! Toto ! (avez-vous remarqué comme le jeune peut continuer d’appeler un type en boucle même si ce dernier ne l’entend pas, plutôt que de se rapprocher de lui ?) Hé  ! Hé Toto ! Tu vas au rayon capotes ? *Rire de hyène* Hé Toto ! C’est par là le rayon capotes ! *Rire de hyène* Toto ! Ho ! Toto ! Hé ! Tu veux des capotes ? *Rire de hyène*". Le jeune prend 20 minutes à prendre la moindre décision, tant il hésite sur le whisky à prendre, alors que chacun sait que c’est pour le mélanger avec du coca, parce que sinon, c’est pas bon et ça pique. A ce titre, il encombre souvent certains passages, occupant un peu plus d’espace que d’autres, puisque ce dernier a besoin d’utiliser ses bras de manière très importante pour s’exprimer. C’est ce que Kamel Ouali appelle de "l’expression corporelle", et que le reste du monde convient donc de nommer "de la merde".

Mon conseil : le jeune n’est pas dangereux ; bien qu’il fasse peur aux vieux parce qu’il est bruyant et agité, il est bien incapable de vous faire du mal : en supposant que vous marchiez d’un bon pas, son jean-taille basse l’empêchera de dépasser le kilomètre à l’heure, et ne pourra donc jamais vous rattraper, quoi que vous lui disiez.

 

Petit jeu : quelle est la vitesse de pointe maximale de ces individus ?

Le Sébastien Loeb

Certains d’entre nous prennent le mot "courses" au sens littéral : sitôt qu’ils sentent entre leurs mains moites la froide barre du chariot, les voici, haletant, qui se lancent à toute allure dans leur mission de ravitaillement. Souvent aidés d’un copilote qui leur indique qu’il y a un virage sec dans 25 mètres à gauche pour arriver au rayon papier toilettes (avez-vous remarqué que c’est toujours au moment d’acheter de quoi s’essuyer le popotin, ou une fort belle brosse pour récurer tout cela que l’on croise sa voisine mignonne ; difficile d’engager la conversation dans ces moments là : "Oui, j’aime le papier double épaisseur, il faut dire que je fais des étrons particulièrement gras, ma belle, vois-tu" ou "Cette brosse ? L’ancienne a fondu, puisque je m’en servais un peu trop ; je peux te dire que vu ce que j’envoie à l’égout, si les ours polaires manquent de banquise, j’ai de bon gros îlots à leur proposer." mais je m’éloigne du sujet), ils font déraper le caddie avec une précision redoutable. Rapides, agiles, puissants, ils sont les rois de la grande surface, jusqu’à ce que les embouteillages les freinent dans leur élan.

Mon conseil : Pas d’inquiétude d’être percuté : le Sébastien Loeb se fait de plus en plus rare, tant depuis la fin du XXe siècle, les grandes surfaces ont arrêté de s’équiper en caddies 4 roues motrices, plus agiles, pour mettre en place des chariots ne disposant que de deux roues aptes à pivoter, réduisant ainsi drastiquement les possibilités de pilotage, et de fait, le nombre de pilotes. Pour la sécurité de tous.

Cela étant dit, il serait complexe de nous arrêter sur tous les archétypes des grands magasins ; passons donc directement à la suite : comment survivre dans ce qui est le Koursk des caddies ? Je vous propose donc quelques pages de mon dernier ouvrage "Man vs Wild : survivre à Shoppy", petit carnet auquel les plus grands experts en stratégie ont participé afin de vous conseiller et vous aider dans vos moments de solitude en grande surface. Bonne lecture.

 

Maintenant, plus d’excuses : de l’aventure, il y en a près de chez vous. Et vous voilà fins prêts à l’affronter.

Hardi, compagnons.

Damien a un gros mal de tête.

L’oeil entrouvert et l’esprit embrumé, il tente péniblement de se redresser dans son petit canapé qu’il a à demi couvert de bave, et laisse échapper un bâillement sonore qu’il fait taire promptement, tant le moindre son semble se transformer en fanfare dans la caverne qui lui sert désormais de crâne.  Les sourcils froncés, il essaie tant bien que mal de rassembler les bribes de son esprit pour espérer se souvenir de sa soirée. D’ailleurs, que fait ce magnum de champagne vide encore dans sa main ? Nonobstant ce  menu détail, Damien parvient à se lever et dépose le cadavre de bouteille à ses pieds. Dans l’immédiat, il ferait bien de faire l’inventaire de son appartement.

Rien de grave semble t-il : certes, le salon ressemble à un lendemain de bataille contre les Huns, et en effet, quelqu’un a coincé un CD de Francky Vincent dans le lecteur de la chaîne d’une curieuse manière, provoquant ainsi un claquement constant, alors que l’appareil tente de se refermer sur l’obstacle avant de s’ouvrir à nouveau pour mieux réessayer. Damien a un vague flash durant lequel il se revoit dansant fiévreusement sur "Tu veux mon zizi", mais ne saurait situer précisément l’évènement. Dans tous les cas, les choses semblent moins graves que prévues : pas de gros dégâts matériels en vue. En passant devant ses toilettes, Damien constate qu’un invité de la veille a dessiné une astucieuse décoration façon militaire sur tous les bords de la cuvette, ce qui… diantre… d’un reniflement, le propriétaire des lieux constate qu’il ne s’agit en rien d’un élément d’agrément ; cette cuvette repeinte façon camouflage mêlant avec goût tons bruns et kakis n’est en fait que le produit d’un repas de fête mélangé avec moult alcools. Damien se sent faible un instant en réalisant ce qu’il vient de voir, puis se dirige vers sa chambre.

Poussant la porte, il constate alors ce qu’il craignait : cette année encore, il n’y a personne dans son lit en ce 1er janvier.

Cette année encore, il est célibataire.

 

Oui, moi aussi mon nouvel an s'est bien passé. Merci de demander.

Alors cette année encore, il inscrira dans ses bonnes résolutions (Damien a besoin d’être le 1er janvier pour prendre des décisions, c’est dire la force de sa volonté) : "Ne plus être seul". Et à nouveau, il espérera ne pas échouer comme l’année passée, pensant longuement à ce curieux besoin né d’un mélange d’instinct et de pression sociale, alors qu’il essaiera de nettoyer son tapis sur lequel lui et ses amis auront joué au Pictionnary-vomi durant le réveillon.

Pauvre Damien.

Heureusement,  pour passer une excellente année 2011, laissez-moi vous indiquer un site qui ne saurait rester inconnu pour qui cherche l’âme soeur : "Comment draguer une fille". Oui, ce site s’adresse aux mâles, mais je connais mes lectrices, elles vont quand même lire l’article. Je vous vois venir mesdemoiselles. Votre curiosité vous perdra. Quant à mes lecteurs qui préfèrent les viriles bourrades, vous me voyez désolé de ne pas pouvoir vous aider plus avant ; je m’en voudrais d’encourager une pratique condamnée par le pape. C’est comme ça.

Alors certains d’entre vous me diront "Raaah, le coup des conseils de drague, vous nous l’avez déjà fait avec Men’s Health !", et je vous dirai que oui : mais et d’une, souvenez-vous que ces conseils n’étaient peut-être pas les plus audacieux que l’on puisse trouver, et de deux, je vous conchie. Non, car cette fois, nous allons nous arrêter sur un coach en séduction, un vrai, le genre à vendre livres et services. Alors ce n’est pas rien tout de même ; nous atteignons le stade professionnel ! Allez, ne traînons plus : ni une, ni deux, allons voir :

Comment draguer une fille ?

En voilà une vraie question ! Comment faire ? Peut on vaincre sa timidité ? Que se passe t il si on se fait repérer en tentant de draguer ? Est-ce vrai que les femelles coupent les testicules des mâles ayant échoué la parade amoureuse pour s’en faire des macarons ? Autant de mystères bientôt levés, puisque sur ce site, nous allons trouver, comme nous l’indique la rubrique "à propos" :

• Des « stratégies » qui ont fait leurs preuves et qui vous permettront de draguer les plus belles filles.
• Des conseils pour améliorer votre vie personnelle. Comment acquérir et approfondir votre confiance en vous, votre estime, votre valeur sociale, etc.
• Des techniques pour améliorer vos performances sexuelles avec les femmes.
• Et bien pus…

Rien que ça, "et bien pus…", jeunes gens ; voyez le monde qui s’ouvre à vous ! Et tout cela écrit par Alex, un "séducteur invétéré". Non, pas invertébré, non. En tout cas, invétéré, vous êtes sûr ? Le genre qui a roulé sa bosse aux quatre coins du monde et a fait chavirer tous les coeurs, de celui de Maria, cette bolivienne au teint halé rencontrée sur la route de Cochabamba alors qu’elle y transportait du café obtenu de ses douces mains, jusqu’à Fleur de Lotus, une belle vietnamienne qui se serait donnée sur le pont tanguant d’une jonque traversant paisiblement la baie d’Along ? Presque.

J’ai fait mes premiers pas dans l’univers de la séduction en 2005 et aujourd’hui, je me suis donné pour objectif de guider les hommes qui aspirent à devenir un grand séducteur comme moi ou qui souhaitent « affiner » les techniques qu’ils ont acquises.

Comment ça "2005" ? Ça fait 5 ans qu’on a découvert le sexe opposé alors ça y est, on est un "grand séducteur" ? Ca va être quoi comme conseils, petit jeunot ? "Attirez là avec des choco-BNs derrière le toboggan et échangez lui 3 cartes pokémons contre un bisou" ? Attendez, "grand séducteur", c’est pas comme la légion d’honneur, hein, c’est pas un titre qu’on obtient en 5 minutes sur un coin de table ! Sean Connery, Georges Clooney, Francis Huster, regardez qui tente de vous égaler ! Insurgez-vous, car cet homme se prétend votre égal. Mais soit, faisons fi de cette auto-proclamation, et allons voir la suite.

 

Plus on est jeune, plus c'est facile : au début, un simple BN suffit à séduire. A la fin, il faut des repas et des voyages. Pfff.

En effet, nous découvrons qu’Alex s’est découvert un don pour le coaching en séduction après être venu au secours d’un ami longtemps en couple et fraîchement largué, qui lui avait déclaré, je cite :  « Alex, j’ai été avec ma blonde trop longtemps et maintenant j’ai pu l’tour pentoute. Peux-tu me montrer comment draguer une fille ? »

"J’ai pu l’tour pentoute".

Aucune allusion sexuelle là-dessous, ni aucune référence au célèbre magazine de charme de la Belle Province Pent Houte, magazine présentant des caribous dans des positions lascives souvent couverts de sirop d’érable, notre homme était tout simplement hors-jeu quant au jeu de la séduction et de l’amour courtois (si tant est que s’exclamer "J’l’y toasterai bien l’ostie, tsé !" soit considéré comme courtois). Mais soyons honnêtes jeunes gens : peut-on vraiment faire confiance à des québécois pour nous conseiller en quoi que ce soit ? Ces rustres nous ont tout de même envoyé Céline Dion, Garou et Stéphane Rousseau. Si ça ne tenait qu’à moi, nous ferions un blocus sur la province, et on marquerait d’une feuille d’érable jaune brodée à l’anorak tous les fieffés brigands qui utiliseraient "caliss" dans leur vocabulaire. Mais allez savoir pourquoi, on ne veut pas me laisser les commandes. Irresponsables droits-de-l’hommistes.

Mais c’est assez : revenons plutôt vers le coeur de notre sujet, et cliquons sur la page d’accueil, pour mieux découvrir la colonne de droite, où l’on peut lire :

« Inscrivez-vous à la newsletter et apprenez comment aborder et séduire des filles top canons »
Même si vous n’êtes ni beau, ni riche, ni populaire…

Vous êtes sur le point de découvrir:
- Les 7 erreurs mortelles qui anéantissent toutes vos chances.
- Comment vaincre votre peur de l’approche.
- Comment démarrer une conversation avec une femme.
- Et en cadeau, vous recevrez GRATUITEMENT votre copie du livre : Le Manifeste Du Séducteur.

Car oui, pour les gens beaux, riches et populaires, nul besoin de séduction : tout le monde sait que la femme, cette fourbe créature, succombe à tout ce qui est riche et beau, puisque naturellement vénale. Si vous en doutez, creusez un piège à ours et recouvrez le de branchages : au centre du dispositif, placez de manière bien visible un billet de 500€ et quelques macarons Ladurée. Absentez vous pour aller regarder un match de foot ou une rediffusion de Fantomas, puis revenez quelques heures plus tard : au fond du trou gît une femelle, le billet encore à la main.

Attention, dans certains cas, c’est un clodo appâté par la faim et l’argent facile qui s’est laissé prendre. Rebouchez alors le trou en prenant bien soin de le laisser au fond, vous l’aiderez ainsi à passer l’hiver au chaud. Où en étais-je ? Ah, oui.

Vous allez ainsi découvrir "comment démarrer une conversation avec une femme", puisque figurez-vous que la femme ne répond pas lorsqu’on lui dit "bonjour", elle a son propre langage, inconnu des pauvres mécréants que vous êtes. Il se pourrait même qu’elle utilise des ultrasons, mais n’en disons pas plus et ne spoilons pas : plusieurs articles sont ici à notre disposition :

Sans nous arrêter sur tous les articles (ah, le plaisir de la découverte !), je me permets de vous citer ce fabuleux passage  issu de "Comment draguer une fille dans la rue" :

Nous autres séducteurs, nous devons nous distinguer par notre classe ! Souvenez-vous-en.

Si je résume, draguer dans la rue c’est aborder la fille, prendre son numéro, discuter avec elle de façon spontanée en glissant de temps à autre des remarques suggestives voire même des allusions sexuelles si vous sentez qu’elle est réceptive. Avec un peu de chance, vous obtiendrez un rendez-vous pour passer des moments intimes.

Voilà qui devrait vous mettre sur la piste de la notion de classe locale. Selon ce concept, Jean-Marie Bigard est une sorte de fameux gentilhomme connu pour son bon goût et sa capacité à séduire sans jamais tomber dans la vulgarité. Le Georges Abitbol français, pour le dire en deux mots.

 

Le romantisme à l'état pur

Mais ne soyons pas chiches en propos, et aujourd’hui, essayons de voir comment séduire en boîte de nuit ; en effet, la discothèque est un lieu mystérieux, empli de personnages plus étranges les uns que les autres. Certains murmurent qu’il s’agirait d’un monde parallèle, particulièrement lorsqu’ils constatent le prix des consommations, qui est probablement calculé en roubles, et non en euros.  Pourtant, sur notre planète, nous en trouvons des milliers (des discothèques, pas des roubles). C’est un lieu idéal pour séduire : en effet, puisque la musique est forte, on ne s’entend pas parler. Et puisqu’on entend pas les conversations, il est difficile de juger du niveau consternant de celles-ci. Ainsi, nul besoin de faire un effort quant à ses propos : un morceau de David Guetta viendra s’assurer que personne ne puisse constater votre proximité intellectuelle avec les bulots. Parfait.

Mais alors, que nous conseille Alex ?

"1ère étape : choisir la boîte de nuit"

Parmi les trois types de boîtes de nuit proposés, outre la "branchée" et la "spécialisée", nous trouvons "la ringarde" (allez savoir à partir de quand une boîte est ringarde, la mode étant par définition éphémère et n’étant donc constituée que de future ringardise), et là, je cite :

"Là, vous ne trouverez sûrement pas une canon aux formes généreuses. Attendez-vous plutôt à des filles très simples, nostalgiques d’une période où la discothèque a connu ses heures de gloire. Ces femmes continuent de fréquenter ces endroits parce qu’ils leur rappellent de bons souvenirs."

Des "filles simples", "nostalgiques", qui "continuent de fréquenter des endroits parce qu’ils leur rappellent de bons souvenirs" : vu la manière dont on en parle, c’est à recommander aux adeptes de Darkiss : tout cela ressemble fort à la définition de fantômes ou de quelconques morts-vivants. "Mon Dieu, vous avez entendu ? Il parait que la nuit, on entend des bruits provenant du vieux Macumba ! A ce qu’il parait que les esprits tourmentés des filles moches attendant le prochain slow continuent de les hanter ! C’est abominable !". Bref, outre les boîtes de nuit branchées et les spécialisées, il n’existe que des boîtes pour moches (car oui, la fille simple est moche, c’est comme ça, alors que les "canons" sont souvent complexes. Coucou Loana !) dans lesquelles on ne peut s’aventurer qu’équipé d’un pieu et d’eau bénite.  Ça fait super peur. Heureusement, Alex ne s’en arrête pas là.

"L’entrée"

"Emmener avec vous une jolie « pivot », c’est-à-dire une ravissante fille (il peut s’agir d’une amie proche ou pourquoi pas une cousine). He oui, en boîte de nuit, la rivalité entre demoiselles atteint son paroxysme. Aussi, avec une jolie fille à vos bras, vous ne manquerez pas de faire des envieux auprès de la gent masculine et vous attirerez l’attention de la gent féminine. De temps en temps, dansez avec elle, sans trop vous coller. Cela devrait suffire à aiguiser la curiosité et à intriguer les filles."

Vous cherchez une jolie fille ? Venez avec une jolie fille. Comment ? Un paradoxe ? Mais non, bande de galopins. La première, vous la payez, hop. Son seul rôle consiste à attiser la curiosité des demoiselles de la boîte de nuit qui, selon cette théorie, seront forcément toutes intriguées (puisque forcément, elles regarderont toutes dans votre direction ; au Québec, les boîtes de nuit doivent faire 7 mètres carrés). Alors évidemment, les plus priapiques d’entre vous me diront "Attendez, on a la jolie fille, pourquoi s’emmerder à aller en boîte pour en trouver une moins bien si notre seul but est la coucherie ?" ; et je vous répondrai "En effet. Utilisez un gros caillou sur la première, et le tour est joué". Mais ça, les gros cailloux, Alex, il n’en parle jamais. On sent bien que c’est un débutant ; tenez, il n’indique même pas qu’il faut toujours avoir une pelle avec soi ! Bleu-bite !

"Devenez la vedette"

Comment devenir une vedette ? Facile mes bons, voyez plutôt :

"Dans un premier temps, ne parlez qu’à de belles filles. Vous confirmerez votre réputation de gagnant. Cependant, ne perdez pas de vue qu’un bon séducteur est loin d’être élitiste. Après quelques heures passées dans la boîte, commencez à aborder des filles beaucoup moins canon. Cela vous permettra de passer pour un gars sympa, pas du tout superficiel et très ouvert."

Je rappelle que le site expliquait plus haut que le séducteur devait se distinguer par sa classe. Je décide donc de baptiser cette stratégie "La tactique du Bernard Kouchner", qui consiste à évoluer dans les hautes-sphères avant de se tourner vers le tiers-monde. Pour les plus audacieux, il est même possible d’apporter un sac de riz à un boudin afin de bien "passer pour un gars sympa, pas du tout superficiel et très ouvert". Avec une stratégie pareille, nul doute que vous pourrez aller causer du droit d’ingérence avec une jeune ingénue en fin de soirée. A aucun moment, bien sûr, l’auteur ne prend en compte le fait que la femelle soit capable de se dire "Ce gros con aborde toutes les nanas une par une en commençant par les plus jolies ; je suis sûr qu’il s’est déjà fait jeter plusieurs fois avant de venir me parler, je ne suis pas sa roue de secours : ce soir, il dormira sur la béquille".

C’est rude, une femelle.

D’où le sac de riz pour vous faire pardonner. Bernard Kouchner all over the place, comme on dit au Canada.

 

Bernard déchainé sur le Saturday Night Fever

On retrouve d’ailleurs plus bas :

"Ne criez pas quand vous parlez, car cela fait vulgaire. Un séducteur se doit d’être classe sans être snob."

Ne pas crier en boîte de nuit ? Mais alors on parle comment ? Langage des signes ? Signaux lumineux ? Chiffon au chloroforme dans le pif d’entrée de jeu ? C’est ambitieux. Remarquez, rester classe après les étapes précédentes aussi est ambitieux. La suite l’est tout autant :

Choisissez vos boissons. Ne prenez ni les boissons les moins chères ni celles hors de prix. Dans le premier cas, vous risquerez d’être étiqueté comme un fauché alors que dans le second vous passerez pour un frimeur. Choisissez enfin une boisson qui fait virile.

Une boisson qui fait viril ? Il y a deux types d’hommes dans la vie : ceux qui ont besoin d’une boisson pour faire viril, et les autres. Pour les premiers, je ne saurais que trop recommander un "cocktail de couilles" (vous pouvez le demander discrètement auprès des barmans compétents en demandant un "Big Balls on the rocks"). Pour les seconds, n’oubliez pas de commander un jus de fruit. Certes, elle ne verra pas en vous un aventurier, mais lorsque vous serez sobre et elle ronde comme une queue de pelle à l’arrière de votre Super 5, persuadée que vous la raccompagnez chez elle, vous ne regretterez pas votre choix.

D’autres conseils ? Oui !

Ne vous curez pas le nez ni les oreilles, ne grattez pas vos parties génitales, éternuez dans vos mains.

Merci de ces précieux conseils. On pourrait y ajouter "Ne lui pétez pas au nez", "Faites vos besoins aux toilettes", "Ne reniflez pas votre doigt après avoir gratté votre postérieur".  Toute personne qui aurait vraiment eu besoin des précédents conseils devrait d’ores et déjà penser à abandonner toute ambition de drague et se tourner vers le point de croix ou une carrière dans le clergé.

A noter aussi, une petite liste des différents types de femelles que l’on peut rencontrer en boîte, et particulièrement celui-ci :

- Celles qui, comme vous, viennent en boîte pour draguer et finir la soirée dans les bras d’un homme. Pour elles, chaque jour est une occasion de ramener un homme dans leur lit. Le romantisme, elles ne connaissent pas.

Splendide résumé : elles sont comme vous, braves hommes, et ne cherchent qu’à ramener quelqu’un pour la nuit. Ce qui fait de ces messieurs des "romantiques" (on l’est avant ou après le passage où on parle aux moches pour faire "sympa" ?), et des femmes, des salopes. Voilà voilà.

Alors évidemment, je pourrais continuer jusqu’au bout de l’article, et découvrir avec vous comment "isoler" une fille (personnellement, j’ai confié un doberman à un berger pour qu’il l’élève, depuis, je n’ai plus de soucis pour isoler mes cibles loin du troupeau), mais je vais plutôt aller droit au but : des bons conseils comme ça, et bien d’autres encore jeunes gens, vous pourrez les trouver dans ce formidable livre :

Armes de séduction massive : l’art de conquérir les femmes

 

Si vos yeux survivent à cette overdose de kitsch, vous pourrez peut être l’ouvrir et le lire

"Moins cher qu’un livre d’école", pour reprendre l’un des arguments de vente, vous aurez entre les mains une "une méthode extrêmement puissante", limite turgescente, pour soumettre à votre volonté toutes les femmes que vous croiserez.  Par ailleurs, sachez que "Ce guide est le résultat de plusieurs années de recherche et d’étude sur le terrain. J’ai observé le comportement des femmes pour savoir comment elles réagissent face à diverse situations. C’est donc dire que vous saurez exactement quoi dire et quoi faire dans n’importe quelle situation!", car oui, il y a eu des recherches et des études de terrain : on a enfermé des femmes dans des labyrinthes pour voir en combien de temps elles trouvaient un fromage ou une paire de louboutins, camouflé des scientifiques dans des parfumeries, salles d’aquagym, Yves Rocher et autres lieux fréquentés quasiment exclusivement par des femelles pour voir leurs réactions face à moult situations diverses et variées. Et de ces observations faites par des doctorants est né cet ouvrage, véritable manuel des Castors Juniors que ces messieurs devraient toujours avoir sur eux pour réussir à conquérir toutes celles qu’ils voudront.

Prochainement, je vous parlerai d’autres ouvrages :

  • Séduire une fille : comment bien choisir mes outils chez Jardiland ?
  • Les femmes & l’amour : le guide des meilleurs avocats spécialisés en divorces
  • Trouver l’amour dans la Légion : l’encyclopédie des chèvres
  • Comment concilier amour & voyages ? Tous les conseils d’Emile Louis

 

Si avec tout ça, Damien et autres, vous passez encore l’année 2011 seuls, je ne peux plus rien pour vous.

 

Ah, le métro !

Son peuple malicieux, ses effluves délicates, ses sons harmonieux qui résonnent au travers des couloirs alors que quelques retardataires bousculent la foule afin d’atteindre le précieux véhicule ! Pour vous autres, membres de la plèbe, la chose est un élément de votre quotidien ; vos vies misérables ne vous permettent pas de profiter, comme tous les patriciens de bon goût, des services d’un chauffeur capable tant de vous conduire d’un bout à l’autre de Paris sans sourciller que d’aller vider les cadavres du coffre pendant que vous êtes au bureau.

Oui mais voilà : le métro est l’un de ces lieux fantastiques où les règles de vie sont diablement sauvages : monsieur, arriverez-vous à supporter  quelques minutes encore cet horrible accordéoniste qui vous rejoue les plus grands morceaux de Francis Cabrel ? Madame, saurez-vous trouver les mots justes pour refuser de donner quelques piécettes à ce jeune homme aux cheveux gras qui vous explique n’être ni un voleur, ni un assassin ? Mademoiselle, trouverez-vous une manière aisée de vous frayer un chemin au travers de ce groupe visiblement hostile qui vous sépare de la porte de la rame sans risquer quelques commentaires grivois pouvant mener à plus ou moins long terme à des pénétrations multiples ?

Soyons sérieux : la RATP n’a que faire de vos soucis sociologiques, et n’équipe ses rames que d’un seul conseil :

Notez la tenue de racaille du lagomorphe

Autant le dire tout de suite : voilà qui ne vous intéresse guère. D’ailleurs, c’est connu : pour expliquer quelque chose aux enfants, plutôt que de leur montrer un exemple impliquant, justement, un enfant (ex : une image dans laquelle un bambin hurle alors que ses deux bras lui sont arrachés par la porte, ce qui découragerait les marmots de fait, ou quelques photos de jeunes afghans ayant perdus leurs mains lors d’explosions diverses), on leur explique les choses avec un lapin bipède géant rose habillé en jogging de racaille jaune et adepte du tutoiement au vu du texte qui l’accompagne.  Et on s’étonne que la société aille mal, non mais je vous jure.

Heureusement pour vous, nos amis nippons, qui ne sont pas les derniers pour enseigner le savoir-vivre (et le savoir-mourir), ont lancé toute une série de dessins autrement plus compréhensibles, que je vous invite à consulter afin, à votre tour, de savoir bien vivre dans le métro. Cependant, pour les non nipponisants, je me permets de vous donner ici dans ma grande bonté quelques traductions qui vous permettront de mieux vivre le métro, comme on dit dans les boîtes de publicitaires, et de mieux informer autour de vous vos amis de province (s’ils ne sont pas morts lors de la peste noire) afin qu’à leur tour ils sachent comment bien se comporter dans le métropolitain.

Bonne consultation.

Quand je vous dis que nos amis nippons sont bien en avance sur nous dans le domaine. Notre lapin rose fait bien pâle figure.

Après le dernier article, nombreux ont été celles et ceux (Matt en tête) à interroger le maître des lieux pour savoir si les magazines masculins méritaient un châtiment semblable à leurs équivalents féminins.

Excellente question s’il en est.

Car l’homme est un animal tant majestueux que mystérieux, qui ne cesse de faire la une de tous les journaux ; à part quelques magazines de seconde zone qui font leurs couvertures sur les marées noires, l’économie ou les animaux à bajoues tel le hamster ou même Carla Bruni, l’essentiel de la presse mondiale n’a de cesse de se concentrer sur l’homme.

Tant de questions se posent au sujet de cet être pas comme les autres : pourquoi est il si velu ? Quelle est cette odeur de houblon qui semble se déplacer avec lui ? Pourquoi met il tant d’ardeur à soutenir les sportifs quand il rechigne bien souvent à remuer son gras ? Vous et moi, nous le constatons un peu plus chaque jour, l’homme est un animal allotropique capable du meilleur comme du pire : il sait réaliser les peintures de la Chapelle Sixtine avec patience comme il peut faire la guerre avec ardeur ; il est capable de vous offrir des fleurs tout comme il peut claquer tout votre plan épargne logement dans le tuning de sa twingo. Oui, s’il est difficile à cerner, l’homme n’en continue pas moins de fasciner une autre espèce de la planète, la femme, qui, inconsciente, essaie malgré tout de le cerner. Cette dernière est par exemple capable de relire entre 5 et 6 fois le même SMS pour essayer d’analyser si "bisous" au lieu de "bises" est vraiment significatif d’une évolution dans la perception de la dite femme par l’homme. Désespérant.

Pourtant, il existe des magazines qui se consacrent uniquement à répondre aux vraies questions que se posent les mâles ; souvent entreposées sous les matelas (un réflexe inné chez le mâle homo sapiens qui peut cacher quantité de choses sous son lit, maîtresses comprises), ces revues abordent différentes thématiques spécifiques aux possesseurs de chromosomes Y : on y retrouve fitness, mode et autre "lifestyle" (mais enfin, qu’est-ce que c’est que cette mode de l’anglicisme ?) tout comme dans son pendant féminin, mais abordé d’une bien différente manière. Par exemple, là où chez nos amis du sexe faible, fitness signifie "comment perdre 2 kilos sur les fesses avant l’été", le mâle lui préfère "comment perdre un peu de son bide à bière avant d’aller draguer". De même, la mode est plutôt portée sur les dernières sorties de voitures qui font vroum plutôt que sur les débardeurs, car l’automobile chez l’homme est ce que la semelle compensée est à la femme.

Ma voiture est énorme, titanesque, turgescente !

Pour notre étude, je vous propose de concentrer notre dissertation, non pas en nous basant sur les multiples thématiques abordées par un seul exemple comme dans le précédent article, mais plutôt en abordant une seule thématique prise au travers d’une revue disposant de pignon sur rue en ligne. Et dans les kiosques, ce qui est tout aussi malheureux.

Et quoi de mieux que la séduction, puisqu’alors que la presse féminine propose aux damoiselles de se faire belles pour la plage, la masculine indique différentes techniques pour mieux obtenir diverses choses des cibles ainsi apprêtées ? Messieurs, prenez des notes, mesdemoiselles, constatez comme les mâles ont des techniques subtiles pour mieux vous approcher.

Attardons nous donc sur  Men’s Health, le magazine du "Mieux vivre au masculin", parce que des fois, il n’est pas facile de vivre sa masculinité dans ce monde grouillant de préjugés.

Men’s Health a effectivement une rubrique sobrement appelée "Sexe", puisque comme chacun sait, le mâle ne cherche rien d’autre dans la séduction qu’une bonne grosse partie de jambes en l’air, qu’il achèvera dans un râle avant de se tourner sur le côté puis de lâcher un petit pet pré-endormissement. On retrouve donc sur cette page quantité de fascinantes études qui nous en apprennent plus sur les aventures reproductives de nos amis les humains ; tenez, par exemple, saviez-vous que les anglaises préféreraient faire l’amour saoules ? Bien que l’article détermine que cela serait probablement dû à un manque de confiance en soi, on peut aussi évoquer une autre théorie : les anglais étant particulièrement moches (et parfois même roux), mieux vaudrait plutôt avoir deux grammes dans chaque œil avant d’espérer se trouver le courage de convoler avec l’un d’entre eux. Je vous rappelle que Lady Diana a tout de même réussi à avoir deux enfants avec le Prince Charles ; il y avait forcément un secret là-dessous, le voici donc enfin révélé. D’ailleurs, preuve en est, c’est bien l’alcool qui l’a tuée (indirectement, mais ne chipotons pas).

Autre étude passionnante, nous apprenons que les coureurs auraient une vie sexuelle plus active ; chose tout à fait compréhensible puisque l’homme habitué au jogging court plus vite et se montre bien plus endurant dès lors qu’il doit poursuivre sa proie dans les sous-bois ; là où nombre de jeunes filles parviennent encore à semer à la course quelques hommes bedonnants suintant le gras et la bière, elles ne font que rarement un pli face à un jogger entrainé. Une fois encore, tout se tient. Comment ? Vous trouvez que je survole le sujet ? Lecteurs, vous êtes bien exigeants, mais soit : arrêtons-nous sur un article qui intéressera tout le monde "Les 11 étapes d’une parfaite séduction"

Avec ça, vous n’aurez plus d’excuses messieurs ; et mesdemoiselles, vous pourrez enfin lire dans le plan de bataille des mâles, même si comme vous le savez (car vous êtes des groupies de George Patton) "Les plans, ça tient jusqu’au premier coup de feu". Alors, allons-y :

Vas-y champion, tu vas toutes les faire tomber.

1/ Sourire
Dès que vous entrez quelque part, vous devez afficher une insolente confiance en vous, sourire, et une fois votre cible repérée, ne pas attendre plus de trois secondes pour aller vers elle.

2/ Prétexte
Toujours avoir quelques phrases d’accroche générales et JAMAIS de « mademoiselle, vous êtes charmante », jamais. L’idéal étant que votre cible soit accompagnée.

Jusque là, tout va bien : soyez Patrick Sabatier et tout se passera bien ; sourire, assurance, et un bon prétexte (mais le magazine n’en cite pas d’exemple crédible, la science travaillant toujours à développer un prétexte qui ne fasse pas immédiatement passer celui qui l’utilise pour un gros lourd).

3/ Détachement
Ignorez-la, adressez-vous en priorité à ses amis, et surtout aux hommes s’il y en a.

Méprisez-là, ne la regardez pas, faites en votre chose : c’est elle qui doit vous désirer, pas l’inverse. Vous pouvez même lui cracher vos noyaux de pêche à la gueule afin de bien lui montrer à quel point vous êtes désintéressé.

4/ Les « negs »
Envoyez-lui une « neg », une insulte accidentelle tendant à suggérer à une belle femme qu’on n’est pas intéressé par elle (ex. : « C’est marrant cette couleur de cheveux, c’est fait maison ? »)

Les "negs" ? C’est comme ça que mon arrière grand-père appelait ses collègues de l’infanterie coloniale à Verdun, mais on va faire avec. Je vous propose le célèbre "C’est ton t-shirt qui gondole ou ce sont tes bourrelets que je vois ?"

5/ Briller
Devenez le centre d’attention du groupe en racontant des histoires, ou en faisant des tours de passe-passe. Intéressez-vous toujours aux hommes et aux femmes les moins jolies.

C’est connu, faire des tours de passe-passe et raconter des histoires ("Alors c’est un chinois, un arabe et un noir qui…") ne vous fait pas du tout passer pour un dragueur ringard digne de la plage de La Baule en 1962 (vous étiez Patrick Sabatier en début de mission, vous voilà Patrick Sébastien ; n’hésitez pas à faire tourner les serviettes pour mieux rentrer dans votre personnage).  Alors n’oubliez pas : adressez-vous aux moches (s’il y a des anglais à table, c’est parfait) et faites un astucieux tour de passe-passe qui saura faire chavirer le cœur de votre cible. Mon petit truc perso reste le coton imbibé d’un substance mystérieuse qu’il faut deviner : lorsque votre victime respirera la chose à pleins poumons pour tenter de déterminer ce que c’est, elle n’aura que le temps de répondre "du chlorofo…" avant de s’effondrer mollement. Payez une tournée à ses amis pour détourner leur attention et chargez là dans le coffre de la Simca 1000. Vous n’avez plus qu’à rouler vers le bois le plus proche armé d’une boîte de préservatifs et d’une pelle. Attention à utiliser tous les objets dans le bon ordre.

6/ « Negs » (2)
Envoyez une nouvelle « neg ».

"Excuse-moi, je n’ai pas compris ton prénom tout à l’heure, tu es Igor ou Grishka Bogdanoff ?"

7/ Enquêter
Demandez au groupe depuis quand ils se connaissent. Si vous découvrez que votre cible est sérieusement engagée avec un membre du groupe, saluez la compagnie et tentez votre chance ailleurs.

Attention cependant : comme cela fait bien dix minutes que vous racontez des blagues bien lourdes et que vous faites des tours de passe-passe ringards, vous pouvez être sûr que tout le groupe vous annoncera qu’ils se connaissent depuis toujours, qu’ils ont fait la légion et que là ils fêtaient leur entrée dans les ordres pour espérer pouvoir se débarrasser de vous. Il faudra utiliser des méthodes plus habiles pour véritablement obtenir les informations escomptées.

"Tu vas me dire si tu as un copain et depuis quand sinon je fais péter le turban de ta copine !"

8/ Isoler
Comme vous l’avez ignorée, faites-vous pardonner en la prenant à part – « viens, je vais te montrer quelque chose ». Profitez-en pour lui toucher l’épaule, ou lui prendre le bras pour la guider. La kinesthésie est capitale à cette étape.

"Viens, je vais te montrer quelque chose" ; pourquoi cette phrase me rappelle toujours le curé de ma paroisse à l’époque où j’étais enfant de chœur ? C’est marrant ça.

9/ Se démarquer
Faites une petite démonstration de vos talents. Par ex. : « Dis un chiffre entre 1 et 10. » (Tablez sur 7.) Puis dites-lui que, si la beauté est une qualité commune, vous ressentez chez elle une énergie/sensibilité/intelligence (au choix) qui la distingue.

Bon, à ce stade, vous l’avez isolée, mieux vaut l’assommer avec un gros caillou que lui demander de deviner un chiffre ou faire un compliment honteux, tant qu’à utiliser des méthodes bien lourdes, autant aller jusqu’au bout du concept.

10/ Pause
Taisez-vous. Si elle relance la conversation, c’est bon signe. Si elle reste muette et jette des regards de biche aux abois autour d’elle, c’est un peu mal engagé.

D’accord, mais si je l’ai assommée avec un gros caillou ?

11/ Conclure
Tentez la tactique du : « Tu as envie de m’embrasser ? » Si elle dit non, rebondissez : « Ah, c’est l’impression que j’avais. » Si la situation ne s’y prête pas, dites que vous devez partir, mais que vous aimeriez reprendre cette conversation un autre jour et prenez son numéro.

Notez bien la chose : en cas d’échec de votre technique de beauf, vous ne lui demandez pas son numéro : vous lui prenez : un taquet coinceur et ensuite, il n’y a plus qu’à fouiller son sac, son téléphone et sa carte SIM. Demander, c’est pour les faibles.

Merci, Men’s Health ; cette technique devrait aider quantité de mâles à devenir de fabuleux tombeurs, pour peu qu’ils se notent le tout sur une petite fiche avant de se rendre en soirée (car certaines étapes prises dans le désordre peuvent mener à de graves malentendus). Cependant, que serait la séduction sans la lecture de tous ces petits signes que nous envoient ces dames pour nous faire passer quelques discrets messages sur leur état d’esprit ? Messieurs, le magazine se propose de vous les dévoiler ; mesdemoiselles, voici de nouvelles clés pour mieux vous faire comprendre grâce aux 25 signes qui montrent qu’elle a envie de vous. A noter que l’article commence fort :

Le langage des femmes est très souvent incompréhensible.

En effet ; elles utilisent régulièrement des termes incompréhensibles tels "trendy-bio", "shopping" ou "égalité des sexes" ; aussi, plutôt que de les écouter, mieux vaut se concentrer sur le langage de leurs corps, autrement plus agréable aux yeux et aux oreilles. Et ça tombe bien, puisque le magazine nous parle de "vingt-cinq signes qui ne trompent pas et montrent que vous êtes sur la bonne voie !" ; c’est donc du sûr à 100% ; découvrons en quelques uns ensemble (non, parce que 25, bon).

Un exemple de femme au langage incompréhensible

1 Elle vous appelle par votre prénom et non par votre surnom parce qu’elle n’est pas un de vos potes et n’a aucune intention de le devenir.

Ou alors votre surnom est "biloute" et elle a reçu un minimum d’éducation ou a plus de 80 de QI.

3 Elle se frotte les lèvres l’une contre l’autre en votre présence.

Elle peut aussi avoir un herpès labial.

7 Ses attitudes commencent à ressembler à celles de Kirsten Dunst.

Attention à ne pas confondre "Kirsten Dunst" et "Kirsten Prout". Ca veut aussi dire que Kirsten Dunst désire tout le monde vu qu’elle a tout le temps une attitude d’elle-même. Quelle coquine celle-là.

9 Elle vous touche plusieurs fois.

Poing fermé et en visant vos gencives, ça ne compte pas : essayez plutôt d’esquiver et ripostez d’un crochet du gauche. Ou utilisez son piercing à l’arcade comme une goupille de grenade (vous pouvez même agrémenter le tout d’un "fire in the hole !" en tirant sur l’anneau métallique).

10 Elle rit fréquemment, nerveusement, même quand il n’y a rien de drôle.

Ça veut surtout dire qu’elle est un peu conne.

13 Elle vous dit que vous ressemblez à une célébrité.

Si elle dit "Carlos", contentez vous de pleurer.

16 Son portable sonne et elle ne répond pas. Mieux, elle l’éteint.

Je suis désiré par un nombre incalculable de femmes en réunion.

18 Elle vous dit que vous avez du talent. Selon les Lois de la chimie de Mick Jagger, cela veut dire qu’elle vous trouve terriblement sexy. Le talent est l’épice de la personnalité.

Ou alors vous deviendrez son meilleur ami gay, celui qu’elle adore car il a un vrai talent pour écouter et qu’on peut parler de tout avec lui.

19 C’est elle qui vous rappelle.

Si c’est pour vous prévenir qu’elle va vous faire un procès pour harcèlement, attention tout de même.

21 Elle est en retard mais curieusement a quand même pris le temps de se maquiller.

On parle de femmes, hein ? Ponctuelle et démaquillée, ça n’existe que dans les livres.

La femme ponctuelle a rejoint la licorne au rang des créatures improbables

23 Elle vous demande si vous savez où se trouvent les toilettes, le vestiaire etc. Quand vous lui indiquez, elle tourne les talons et part dans la bonne direction.

Je vous rappelle que ça fait partie "des signes qui ne trompent pas" ; je n’ai même pas besoin de le commenter, il se suffit à lui-même.

24 Elle est dans la salle de bains depuis plus de 3 minutes, ce qui est plus de temps qu’il n’en faut pour un petit pipi.

Elle fait peut-être un gros caca ?

Non, vraiment, merci Men’s Health, je me sens bien mieux armé maintenant pour aller draguer ; sans compter que je lis autrement mieux les nombreux messages que m’ont envoyés mes collaboratrices & amies et que pourtant je n’avais jamais détectés auparavant. C’est fou le succès que j’ai, en fait. Demain, je n’hésite pas et je vais les séduire. D’abord, je les ignore, et ensuite je leur propose de sortir de la salle de réunion car j’ai "quelque chose à leur montrer" ; de là, tout devrait bien se passer.

Heureusement que les magazines masculins relèvent le niveau par rapport aux magazines féminins et ne tombent pas dans la caricature ; au moins, nous, on a de vrais articles de fond qui portent sur de vrais sujets de société.

C’est à cela que l’on reconnait la supériorité des hommes.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 5  838 followers