Dans la vie, on ne peut pas tout faire.

Tenez, Beethoven par exemple ; il était certes fort en musique, mais fin nul pour écouter sa femme. L’amiral Nelson lui, pouvait commander une flotte comme personne, mais en duel, il ne valait pas tripette, surtout s’il n’y avait personne pour pousser sa chaise. Quant à Steevy Boulay, il… heu… attendez, il savait faire un truc Steevy Boulay de son vivant ? Moui, non, mauvais exemple.

Ce que je voulais vous expliquer, c’est que Sylvester Stallone, par exemple, est probablement très fort pour soulever de la fonte ou parler en décrivant une diagonale parfaite avec sa bouche, ce qui est tout de même assez peu banal. Par contre, il ne faut pas lui confier un stylo, sinon il fait n’importe quoi : il ne sait pas dessiner, il a du mal à écrire, quant à signer un contrat, il a quand même accepté celui de Taxi 3, alors non, définitivement, il ne faut pas lui donner le moindre bic.

C’est pourquoi lorsque j’ai appris qu’il avait réalisé et écrit un film (même s’il en a commis d’autres) prénommé The Expendables, et à la vue du casting, je vous avoue que j’ai cru qu’il s’agissait d’un signe annonciateur de la fin des temps. Mais non, c’était bien mieux : c’était l’annonce d’un nanar.

Ne dissertons pas plus avant : spoilons !

L’Affiche : quand le casting prend plus de place que le reste, inquiétez-vous

Notre histoire débute une nuit, au large de la Somalie, à bord d’un cargo où se déroulent de tragiques évènements : de vils pirates ont pris le contrôle du navire et ont décidé de tourner un lipdub de Robert Charlebois en plein milieu de la cale grande ouverte du navire (probablement pour profiter de la douce lumière des étoiles, ce sont sûrement des pirates romantiques). Ils amènent donc un petit paquet de marins pris en otages (tout clip a besoin de figurants), les placent devant la caméra, et commencent donc, au lieu de danser, à débiter un navrant discours "Attention, hein, on est des piwates fous nous, hein, appawemment, vous avez toujouws pas compwis qu’il fallait nous payer la wançon qu’on a demandé, pouw la peine, on va exécuter un otage, attention, je compte jusqu’à twois, un, deux, deux et demi, deux twois-quawt, deux sept-huitièmes…"

Mais dans le même temps, un zodiaque a discrètement approché le cargo des filous ; attention, quand je dis discrètement, c’est : avec le moteur à fond et un gros et inutile projecteur fixé à l’avant du frêle esquif, probablement afin de se faire repérer par d’éventuels pirates sourds (c’est important de ne pas faire de discriminations sur le handicap).  Heureusement, les pirates n’ont placé aucun garde, car comme chacun sait, ils n’en ont pas besoin : personne ne vient jamais ennuyer des pirates somaliens preneurs d’otages,  surtout pas des commandos surarmés.

Les pirates sont donc forts surpris : alors qu’ils en étaient à "deux neuf cent tweize millièmes, bientôt twois" et s’apprêtaient à tirer une balle dans la tête d’un otage, ils se trouvent soudain couverts de petits boutons rouges dus, non pas à une maladie vénérienne, mais à diverses visées lasers braquées sur eux : le commando des Expendables, de fameux mercenaires, a abordé le navire et les menace depuis l’ouverture de l’immense cale ! Ah, c’est trop bête, si seulement on avait pas laissé la cale ouverte ! Leur clip ne sera jamais achevé, adieu la gloire et les millions de vues sur Youtube. Le chef des pirates, Eudes-Mamadou, explique alors que bon, c’est simple, il a des otages, donc si les commandos veulent lui faire du mal, il n’hésitera pas à faire de la pulpe de civil, ce qui est proprement dégoûtant comme chacun sait, puisque ça part très mal à la machine. De son côté, Barney Ross, le patron du commando ultra-musclé , décide tel un vulgaire Jack Lang de se prendre pour un spécialiste des solutions face à la piraterie, et explique qu’il a avec lui 3 millions de dollars, à prendre ou à laisser (c’est un peu le Arthur des mercenaires), pour la libération des otages.  Eudes-Mamadou n’est pas d’accord : il veut 5 millions.  3 millions, c’est nul. Et lui aussi, c’est à prendre ou à laisser. Ou alors, il veut parler au banquier.

Soit. Mais c’est sans compter sur Gunnar, un gigantesque commando peu subtil qui considère que deux mecs mimant Arthur, c’est déjà deux de trop, et décide en conséquence de désobéir aux ordres pour faire parler la poudre : ni une, ni deux, d’un bon coup de fusil, il coupe Eudes-Mamadou en deux ; la fusillade commence donc, et personne ne prend soin d’épauler son arme, tout le monde tirant au jugé parce que bon, quel besoin de faire attention à l’endroit où l’on vise quand il y a des otages en jeu ? Les balles sont heureusement très intelligentes, et évitent les marins prisonniers d’elles même, car elles sont toutes équipées d’un petit GPS "Tom-Tom Hostage Rescuer" qui leur indique les trajectoires à ne pas prendre pour éviter la cervelle des marins. Nos fiers commandos en profitent d’ailleurs pour inonder la cale de fumigènes et descendent dedans en rappel (c’est important de descendre s’exposer quand on était tranquille à couvert, décidément, ce sont de vrais pros) pour finir le travail.

Barney Ross a vraiment une tête de négociateur

Sauf que là, c’est François-Abubackar, le bras droit de feu Eudes-Mamadou qui arrête les hostilités, en braquant son arme sur un otage ; il réexplique simplement la situation : "Bon, les gars, on a des otages, wegawdez , les gens, là, par tewwe !  Des otages ! C’est pas compliqué quand même, mewde ! Alors si vous faites encore les zazous, on les twansforme en gwuyère.". Heureusement, François-Abubackar n’a aucune mémoire, sinon il se souviendrait que Eudes-Mamadou a dit la même chose 30 secondes avant et est mort comme une merde. Ça ne rate pas : lui aussi est abattu comme un vulgaire étron. Les menaces, c’est bien, mais ça n’impressionne pas The Expendables et leurs monstrueuses testiballs (plus gros que des testicules et que des big balls, ce sont les testiballs). Ça, et le fait qu’aucun pirate n’a jamais pensé à mettre ses menaces à exécution pour les calmer définitivement et transformer leur testiballs en graines de tournesols en abattant un otage pour leur montrer à quel point ils étaient bêtes. Mais revenons à l’action, je sais bien qu’il n’y a que ça qui vous intéresse, petits filous.

Du haut de la cale, Gunnar (oui, il était descendu dans la cale mais il est revenu instantanément en haut de celle-ci on ne sait comment; l’explication la plus crédible restant que son slip s’est pris dans un boulon durant la descente, et que son élastique a fini par le faire remonter) menace de pendre un pirate neutralisé, comme ça, pour rigoler. "Non !" crie Barney, mais le mercenaire refuse de lui obéir : Ross envoie donc Yin Yang, le petit asiatique de l’équipe, lui casser la gueule pour le calmer. Une fois cela fait, il le fait mettre aux arrêts en lui expliquant que chez les Expendables, c’est pas comme ça qu’on agit. Oui, ce sont des mercenaires bodybuildés mais plein de morale, et qui ont fait leur catéchisme. C’est comme ça.

De retour au pays du hamburger, des décisions sont prises : Barney annonce à Gunnar qu’il est licencié, pour avoir un peu trop le goût du sang (les mercenaires étant plutôt des gens posés voyez-vous). Le géant blond pleure donc à chaudes larmes, suppliant de ne pas le renvoyer chercher du travail en tant que mercenaire intérimaire chez Vediorbis, mais rien n’y fait : il est renvoyé. Penaud, le nouveau chômeur s’en va, réfléchissant à la possibilité de faire appel devant les prudhommes.

Pendant ce temps, Lee Christmas, un membre du commando expert en lancer de couteaux et en corps-à-corps musclés & chorégraphiés, retourne lui chez sa petite amie afin de la couvrir de cadeaux ; étrangement, elle ne lui parle qu’à la porte de chez elle (vous ne voyez rien venir, hein amis lecteurs ?) et refuse de le laisser rentrer (ho, vous ne devinerez jamais le prochain rebondissement), jetant en sus de petits coups d’œil nerveux vers l’intérieur (vous ne vous doutez de rien, vous allez voir, c’est super original). Soudain, une voix masculine retentit "Chérie, qui est-ce ? Il y a un problème ?" : je vous l’annonce car vous n’en revenez toujours pas d’une telle trouvaille scénaristique, et je vous comprends : la copine de Lee le trompe et il y a un autre homme chez elle ! La voix provient en effet d’un type en calebute qui se promène en se grattant l’entrejambe tout en jetant des regards mauvais à notre bon Christmas (messieurs, pour votre information, n’essayez jamais de jeter des regards méchants en calebute ; même en plissant les yeux très fort, votre charisme n’est pas à son sommet. Mettez au moins un pantalon). Tel Ulysse revenant de la guerre de Troie et trouvant son palais d’Ithaque envahi de prétendants, Sylvester Stallone,  Homère moderne, fait subir mille tourments à son héros en le privant de véritables retrouvailles avec son aimée. Mon cœur saignait devant cette touchante scène, et des larmes roulèrent sur mes joues en voyant Lee partir sans un mot vers sa moto, abandonnant cette traitresse femelle derrière lui.

D’habitude, Lee Christmas gère plus simplement ses problèmes de couple

Pendant ce temps, loin de la glorieuse Amérique, rendons nous sur l’île de Vilena, ce qui signifie comme chacun sait "L’île des vilains" en espagnol. Pour vous décrire brièvement cette île, imaginez un truc verdoyant, avec au milieu un immense bidonville au cœur duquel trône un sympathique palais présidentiel ; voilà, c’est l’île de Vilena. Et une nuit, dans les souterrains du palais où se trouvent les prisons, nous retrouvons trois pauvres hispaniques menacés par des gardes menés par Garza, le général dictateur de l’île. Celui-ci les accuse d’avoir volé le fruit des terres du pays pour s’enrichir (non, il ne parle pas de buritos). Il fait donc sa grosse voix et les menace de son pistolet en leur faisant la morale, jusqu’à ce qu’un mystérieux américain en costard débarque, lui parle comme de la merde, et lui explique que s’il veut être un général respecté, il doit exécuter ces opposants. Garza tue donc les trois pauvres péquins. C’est tragique, mais pas autant que le fait que ce gros blaireau aurait surtout dû répondre "Pour être respecté, je dois abattre les gens qui me manquent de respect ? Alors adieu, idiot d’américain qui ne connait pas la courtoisie à mon égard". Et pan. Mais non. Tsss…

Après tant d’horreur et de bêtise, revenons plutôt aux states, retrouver le QG des Expendables : le bar/garage/salon de tatouage de Tool, un mercenaire de l’unité qui s’est retiré. Lee Christmas, qui vient donc d’apprendre que sa nana lui préférait un autre, vient y trainer pour maugréer un peu sur la vie qui est injuste avec lui ; il est tellement perturbé qu’il en rate un concours de lancer de couteaux l’opposant à Tool, ce qui n’était jamais arrivé jusqu’alors : ça va mal dans le petit cœur fragile qui bat derrière ses gros pectoraux. C’est terrible !

Cependant, un appel téléphonique arrive à point nommé : on propose à Barney un rendez-vous dans une chapelle pour y rencontrer quelqu’un qui aurait une mission pour eux. L’homme, nous l’appellerons Brice Woullous afin de protéger son anonymat, a aussi convoqué le chef de l’unité mercenaire concurrente des Expendables, nous l’appellerons lui Chouarzi. Brice explique la mission : il veut qu’un commando se rende sur l’île de Vilena et abatte le vilain général Garza. Chouarzi refuse la mission, expliquant que l’île est trop bien gardée avec une petite armée de 200 soldats, et que bon, il est gouverneur de Californie, il n’a pas le temps de s’occuper de ça, ni de tourner dans des films à gros budget pour se faire un peu de pub. Barney, lui, veut d’abord aller en reconnaissance sur l’île avant d’accepter ou non le travail. Il prépare donc un petit voyage avec comme seul compagnon, Christmas (on sent bien qu’il compte profiter de son nouveau célibat pour lui faire virer sa cuti).

Ah, j’en profite pour faire une pause "d’ambiance". Dans un film normal, le dialogue ressemblerait à ça :

"Bonjour messieurs.
- Bonjour.
- J’ai une mission pour vous.
- On vous écoute.
- Il s’agit d’aller tuer le général Garza, sur l’île de Vilena. Vous connaissez ? Bon ; pour cette mission, mes employeurs sont prêts à payer 5 millions de dollars. Mais attention ! Si vous empochez l’argent et ne réalisez pas la mission… cela se passera très mal. Est-ce bien compris ?
- Oui.
- Alors bonne journée messieurs."

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Sauf que c’est un film avec des testiballs, deux melons par slip même dans les dialogues, ce qui donne :

"Bonjour bande d’enculés.
- T’es qui fils de pute ?
- J’ai une putain de mission pour vous les chiens de guerre, et c’est pas pour les trous du cul.
- Balance ta merde.
- J’veux que vous pétiez sa gueule à ce fils de pute de général Garza, sur la putain d’île de Vilena. Vous connaissez tas de chiures ? Bon ; pour cette mission merdique, mes employeurs sont prêts à raquer 5 millions de dollars. Mais j’vous préviens: Si vous essayez de m’enculer, je vous retrouverai et je vous éclaterai vos petites gueules de macaques. C’est vu ?
- Comme le cul de ta mère.
- Alors allez vous faire enculer."

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Ah, la poésie d’un film d’action américain ! J’ai toujours aimé le goût des traducteurs français pour varier les traductions de "fuck", "fucking" et autres "fucker". Mais revenons à la fabuleuse histoire qui se déroule sous nos yeux.

Le niveau des conversations atteint vite celui des cucurbitacées (qui sont connus pour leur grossièreté)

Barney et Lee se rendent donc avec leur superbe hydravion (camouflé en appareil d’un groupe écologiste) sur l’île de Vilena, où ils sont habilement déguisés en ornithologues (superbe couverture ; ornithologues spécialistes des oiseaux des salles de sport alors au vu de leurs bras). Ils ont donc rendez-vous dans un bar avec leur contact, Sandra, sorte d’Adrienne locale, qui est évidemment une latino pas trop moche. Celle-ci leur raconte sa vie, et explique à nos héros qu’elle n’a pas de famille car sa mère est morte et elle a "…heu… perdu…" son père.

Attention, c’est le moment de notre grand jeu "Comment deviner qui est le père de Sandra ?" en sachant que :

- Elle est latino

- Il n’y a qu’un seul latino mâle sur l’île qui porte un nom, les autres étant des figurants

- Il s’agit du général Garza

A toi de jouer ami lecteur, choisis ta réponse ; le père de Sandra est selon toi :

1) Diego Maradonna 2) Pancho Villa 3) Le général Garza 4) Christian Estrosi

Note ta réponse sur un bout de papier, la réponse se trouve plus bas dans ce texte ; bonne chance !

Sandra, en attendant, fais visiter l’île à nos deux héros "Ici, c’est un bidonville, là aussi, et puis là c’est le marché au pneus, etc", qui découvrent à quoi ressemble un pays dont le PIB annuel est de 77$ et 52 cents. Mais ils ont plutôt envie, eux, d’aller inspecter le palais présidentiel… le plus simple serait de l’observer depuis les collines avoisinantes (où en plus, personne n’entendra Sandra crier lorsque les hormones de Lee crieront famine)! Direction la campagne, donc. A noter qu’en chemin, ils croisent un convoi de militaires forts brutaux avec la population locale, qui semblent obéir à un blanc bien américain, mais aussi bien mystérieux, l’homme qui donnait des ordres au général Garza au début du film… hmmm…

A noter qu’un blanc qui donne des ordres à des soldats issus de la population locale pour taper sur les civils  de la dite population (et vu la taille de l’île, tout le monde doit pas mal se connaitre), ça ressemble très fort à un petit guide du "Comment se faire tuer par un soulèvement populaire".

En tout cas, cela n’empêche pas nos héros, après avoir discrètement pris en photo ce mystérieux individu, de poursuivre leur route vers la petite campagne de Vilena. Mais au coin d’un bois, un camion de l’armée les surprend en train d’observer le palais présidentiel, et vient menacer tout le monde de finir au poste pour subir un bon toucher rectal ; c’est sans compter qu’ils font l’erreur de leur vie  (outre menacer  d’intrusion le rectum d’autrui): ils malmènent Sandra, en expliquant que son statut de fille du général Garza ne la protège pas !

Bravo, vous avez gagné, c’était bien la fille du général Garza ; ah, mes lecteurs sont décidément très forts. Les autres, par contre, ceux qui ont répondu à côté : je suis inquiet pour vous.

Le spectacle de cette jeune fille malmenée met cependant Barney en colère : il se fâche tout rouge, sort son pistolet, et commence à dézinguer les vilains soldats à tout va. Lee, à ses côtés, massacre tout le monde à coups de couteaux volants d’une rare précision (je crois qu’il remonte la pente, sa copine le hante moins, il vise mieux). A eux deux, ils massacrent environ 25 soldats (alors que le camion n’en contenait que 12, ils doivent se reproduire par mitose) et se décident à s’enfuir vers leur hydravion pour prendre le large de toute urgence, maintenant que leur couverture est grillée. Des camions de militaires se lancent aussitôt à leur poursuite, ainsi que la voiture du mystérieux américain, qui se dit que partir en costard de ville et avec deux pauvres gardes du corps, à la poursuite de mecs armés et surentrainés qui viennent de tuer un peloton militaire à deux en et ce en trois minutes, est l’idée du siècle. C’est donc parti pour la séquence de course poursuite où la voiture des gentils roule superbement bien, alors que les méchants écrasent charrettes de paysans et étals de fruits sur leur passage. Une fois arrivés à l’hydravion, Lee et Barney décollent à toute allure, sous le feu de leurs poursuivants. Sandra, elle, a refusé de les accompagner, ne voulant pas abandonner son pays. Un peu grognon, Barney décide cependant de revenir vers l’île en volant, histoire de mitrailler les vilains depuis le ciel pour leur apprendre la vie (le tout en faisant un bruit de stuka en piqué, comme dans 97% des films impliquant un avion en descente), avant de les arroser avec l’essence des réservoirs de l’appareil et d’y mettre le feu à coups de pistolet de détresse (était-ce bien nécessaire ?).

Lee met le feu à l’essence depuis le nez de l’av… hé, c’est pas censé se passer au-dessus de la mer ? Quel est donc ce curieux décor ?

Voilà, bilan de l’affaire : 41 morts. A deux, et sans avoir tout leur équipement de commando, nos deux héros viennent donc si vous comptez bien de tuer environ 20% de l’armée de l’île. Voilà voilà. Et encore, parce qu’ils ont été pris au dépourvu. Et bin elle va être facile cette mission les enfants ! Chouarzi est vraiment une chochotte d’avoir refusé, tiens.

De retour au pays, Ross explique donc à son équipe qu’après investigation, l’affaire ne sent pas très bon. L’américain que lui et Lee ont photographié sur place est en fait James Monroe, ex-agent de la CIA, qui a aidé Garza à prendre le pouvoir et se partage avec lui les bénéfices de la production de cocaïne de l’île. Il en déduit que Brice Woullous, qui leur proposait la mission, travaille pour la CIA, et veut utiliser des mercenaires pour nettoyer tout ce bazar. Et qu’une fois cela fait, l’agence les tuera eux, pour éviter que l’histoire  de cet ex-agent ne se répande. Le bon Barney conclue donc son exposé en disant qu’il pense refuser la mission. Les Expendables sont d’accord, cela est donc transmis à Woullous.

Sur Vilena justement, James Monroe consulte lui la vidéo-surveillance du port, et voit ainsi le visage des gens qui ont attaqué l’île : il s’interroge sur comment les gardes ont pu croire qu’ils étaient de simples ornithologues (moi aussi je me posais la question, en fait), et se demande bien qui ils sont cependant. Ça tombe bien puisque figurez vous que Gunnar, l’ex-Expendable grognon s’est téléporté sur l’île pour donner des infos à Monroe sur ces étranges assaillants. Comment a t il su qui était Monroe et qu’il cherchait des informations sur nos deux loulous, avant même qu’il ne le dise lui-même ? James avait il tweeté "Je suis à Vilena et je viens de me faire attaquer par Sylvester Stallone et Jason Statham #bourragedegueule" ? Mystère. Dans tous les cas, il est reçu dans le bureau de l’ex-agent de la CIA, le tout… son fusil à pompe fétiche à la main ? Réponse d’un des gardes présents à ce sujet : "Il a refusé de le donner."

Oui, ça marche comme ça dans la vie : il suffit de se pointer quelque part avec une mitrailleuse lourde, et lorsqu’une jeune fille vous demande si vous voulez la poser au vestiaire, vous répondez non. Dès lors, libre à vous de vous promener avec où bon vous semble. Aaaah, d’accord. Ne bougez pas, il faut que j’aille à la banque. Je reviens.

Gunnar explique qu’il sait qui sont les deux hommes qui ont semé la pagaille sur l’île, et qu’il les vend car il a un compte à régler avec les Expendables. Il montre sur place qu’il est un peu foufou, en cassant la gueule aux gardes du corps de Monroe, juste pour le plaisir, et en les menaçant de son fusil à pompe ("Ho non, t’avais promis que si on te laissait ton fusil à pompe, tu t’en servirais pas pour menacer des gens ! Je savais pas qu’on pouvait s’en servir pour ça, si j’avais su, j’aurais insisté pour que tu le donnes !").

Revenons justement du côté de nos mercenaires. Lee s’en va essayer de rediscuter avec sa copine, et chevauche donc sa moto jusqu’à chez elle où il la découvre seule et malheureuse puisque… battue ! C’en est trop, il va montrer à l’homme-calebute qui c’est le patron, nom d’une tranche de gouda. Direction le terrain de basket ou le brigand est en train de jouer en short (il est allergique aux pantalons je pense) au jeu susnommé avec ses amis. Je vous résume la chose : discussion houleuse, gros mots, le vilain est vraiment bête et méchant, et se fait copieusement casser la gueule, ainsi que tous ses potes, par Christmas. Ce dernier finit en le menaçant avec son couteau, expliquant que la prochaine fois, il lui couperait toute trace de masculinité. Hooo, ça c’est vilain. De retour vers sa copine, qui a tout vu, il lui dit "Voilà, tu voulais savoir quel métier je faisais et pourquoi je te le disais pas ? Maintenant tu sais", le tout en indiquant la bande d’idiots qui se meurt de douleur à terre.

Personnellement, avec ça comme indication, je n’aurais rien pigé : tu es un gangster ? Un assassin ? Un boxeur ? Un policier fou ? Juste un gros con ?

Tool dessine des kikis dans le dos de ses copains pendant qu’ils sont pensifs. Quel déconneur.

Qu’importe, c’est le moment sentimental ; il en va donc de même entre Tool et Ross, qui se retrouvent au QG de la bande pour évoquer le bon vieux temps. Tool raconte pourquoi il s’est retiré du service actif : lors d’une mission, il a vu une femme prête à se jeter d’un pont, et il ne l’a pas sauvée. Il pense donc avoir perdu son âme ce jour là.

Oui, alors qu’en tuant des gens contre du fric, il ne pensait pas que son âme risquait quoi que ce soit visiblement. Tool, avec un T comme Trépané, semble t il.

Sur Vilena, pendant ce temps, nous retrouvons Monroe qui passe son temps à traiter le général Garza comme de la merde devant ses hommes (à quoi ça sert de placer un pantin local si c’est pour hurler "c’est un pantin" soi même juste à côté ?) ; Garza se rebelle vaguement avec des "Caramba, arrêtez dé mal mé parler devant tout le monde, yé souis tout gêné !", mais sans plus. Il est bien décidé à montrer qu’il n’a aucune autorité, visiblement, pas même sur les gringos. Monroe souligne d’ailleurs qu’il est grand temps d’arrêter les frais et de mettre au trou la plus grande opposante au régime de Garza : sa propre fille, Sandra (ils n’avaient pas pensé à le faire avant) ! Puisque l’ex-agent la soupçonne d’avoir aidé les mercenaires qui ont semé le chaos, ce en quoi il n’a pas tort. Des soldats retournent donc l’île, et finissent par se saisir d’elle, avant de l’amener au pied du palais présidentiel. Depuis son balcon, papa Garza peut donc voir sa fille se faire tabasser par les 3-4 blancs au service de Monroe, et ce, devant toute son armée. Encore une fois, à quoi bon placer un général fantoche à la tête d’une dictature si c’est pour passer son temps à l’humilier en public pour bien montrer à quel point il n’a aucune autorité et sert juste de décoration d’intérieur ? Je me répète, mais c’est un peu la base de l’histoire, et c’est complétement incohérent.

S’ensuit une petite séquence où Monroe et ses hommes s’en vont torturer dans les cellules présidentielles la jeune Sandra, pour obtenir d’elle plus d’informations sur les mercenaires ; là encore, papa Garza grogne, mais ne fait rien malgré ses 200 (enfin désormais 159) soldats contre 3-4 américains équipés de simples pistolets.

Au Etats-Unis, pendant ce temps, Ross repense à sa conversation avec Tool… et si lui aussi, il perdait son âme en ne sauvant pas Sandra ? Il a beau avoir refusé le job sur Vilena, il pense qu’il est de son devoir d’y retourner gratuitement pour l’aider (sinon, tu acceptes, la mission de Woullous, comme ça tu fais le même job et tu touches 5 millions, vu que dans ta théorie, la CIA ne veut pas te tuer parce que tu encaisses ses 5 millions, mais parce que tu en sais trop sur l’île de Vilena si tu décides d’y mettre la pagaille, donc dans les deux cas, ça revient au même, sauf que dans le second en plus tu es payé). Il prend donc sa voiture pour se rendre à l’aéroport, mais l’asiatique de la bande, Yin Yang, insiste lourdement pour l’accompagner, puisqu’il ne veut pas abandonner un copain, même partant en mission bénévole…

… mais c’est le moment que choisit Gunnar et des hommes de Monroe  qui attendaient en embuscade pour se lancer à leur poursuite et essayer de les tuer (un sniper, ça coûtait moins cher que 6 voitures et c’était plus efficace)! Ah, le traître ! Il y a donc à nouveau une course poursuite, durant laquelle tout le monde vide 12 chargeurs d’armes diverses (moi aussi quand je sors de chez moi, j’ai toujours 12 chargeurs sur moi) ; Gunnar, à moitié fou, tue lui-même les hommes de Monroe qui essaient de le doubler dans la course derrière Ross & Yang. Tout se finit d’ailleurs entre lui et les deux gentils Expendables dans un hangar désert (original), où il finit abattu par Barney alors qu’il allait tuer Yin. Baignant dans son sang, Gunnar confesse le nom de celui qui l’a envoyé : Monroe. Hooo, décidément, il y en a un qui cherche les ennuis, à Vilena. Il ne faudra pas qu’il s’étonne s’il se réveille un matin avec un canon de fusil à pompe dans le rectum.

Le Awful Automatic Penian Substitue -12", alias AA-12

Nos héros finissent donc par arriver à l’aéroport où les attend leur hydravion ; ils y retrouvent les trois autres membres de l’équipe : Lee, Blackos et Chouchou. Allez savoir comment ils sont arrivés là-bas avant nos deux loulous qui eux, sont partis en 1er et ont donc été par conséquent poursuivi par les méchants, en tout cas, ils l’ont fait. Durant le vol vers Vilena, Blackos montre à Chouchou son énorme fusil, le AA-12, le plus gros fusil des Iounaïted Staÿtes. Celui-ci est capable de massacrer à peu près tout et n’importe quoi, ce qui en fait un outil fort utile pour tirer sur des hommes, des véhicules, des bâtiments, des avions, des astéroïdes, Amel Bent… bref, c’est l’arme ultime. Quelle joie de l’avoir avec soi !

Arrivés sur l’île, notre commando passe en mode ninja et approche discrètement le palais présidentiel pour le couvrir de charges explosives. Vu le nombre qu’ils en ont, et alors qu’ils n’ont même pas un sac à dos, apparemment, ils sont capables d’en générer à partir du néant, tel de facétieux Sylvain Mirouf. A noter que les gardes qui passent à côté des charges ne les remarquent même pas, alors qu’elles sont à hauteur d’homme. Hé bé. Yin Yang lui profite de son infiltration pour ouvrir des vannes de réserves d’essence afin de déverser le liquide dans une tranchée qui traverse tout le camp en zigzaguant. Oui oui, vous m’avez bien lu : Yin Yang a eu tout son temps pour creuser une tranchée géante que personne n’a remarquée, laquelle est remplie d’essence, ce que personne ne sent ou même ne repère en pataugeant dedans lors de tours de garde. Même des castors auraient trouvé le truc suspect ; mais des militaires supposément entrainés avec au moins des yeux et/ou un nez, non.

De son côté, le général Garza, à force de regarder Michou organiser des soirées bleues, décide à son tour de faire le malin : il organise une soirée nationaliste multicolore, où tous ses soldats ont le visage peint aux couleurs du drapeau de Vilena. C’est décidé, il va faire vibrer leur fibre patriotique, et virer une bonne fois pour toute Monroe de l’île, afin d’être enfin le chef unique et incontesté de Vilena et rétablir son autorité. Il fait donc convoquer l’ex-agent de la CIA au palais, et l’informe qu’il compte le renvoyer au pays, non sans lui avoir payé la part du marché de la cocaïne qui lui revient (Garza est un dictateur-narcotrafiquant honnête). Il ajoute qu’il exige que Monroe fasse relâcher sa fille.

Oui alors général Garza, pour votre information, votre fille est retenue par VOS gardes dans VOTRE palais. Vous n’avez pas besoin de demander l’autorisation à Monroe pour leur donner des ordres. Surtout le jour où vous lancez votre grande fête nationaliste pour montrer votre autorité.

Bon, enfin : Monroe ordonne alors aux gardes du palais d’aller chercher Sandra dans sa cellule pour la libérer (les gardes obéissent donc, une fois encore, à l’ex-agent de la CIA ; cons comme ils sont, je serais Monroe, je me serais autoproclamé dictateur de l’île sans passer par la case "Garza le pantin"). La chose est donc engagée.

Mais dans les souterrains du palais, c’est un peu la fête : deux gardes se sont dit "Tiens, si on violait Sandra ? Après tout : ce n’est que la fille du dictateur de l’île, qui est aussi notre chef, et qui exécute les gens qui lui déplaisent d’une balle dans la nuque : je suis sûr que le viol de sa fille ne le dérangera pas. On lui bande les yeux par précaution, mais les 12 autres gardes nous ont bien vu et nous balanceront sans hésiter pour éviter le peloton. Allez, zip !" ; sauf qu’au moment où les gardes s’apprêtent à passer à l’action, ils se font trucider par Barney, qui arrive évidemment à pic. Il a eu la localisation précise de la cellule de Sandra sur mappy, probablement, pour arriver si vite et du premier coup dans la bonne geôle.  Après l’avoir sauvée, Barney la libère mais…

… les autres gardes déboulent ! Ho non ! Ainsi que les gardes du corps de l’agent de la CIA ! Tout ce petit monde venait chercher Sandra pour la libérer de sa cellule, mais en voyant qu’elle s’évade avec un mercenaire, ils font un peu la tête , emmènent Sandra au palais et capturent Ross. Ils ont beau le tabasser un peu pour l’interroger, ce dernier rappelle qu’il a des melons dans le slip et qu’à ce titre, à chaque question, il répond un truc comme "ta mère" ou "j’aime ton coiffeur". C’est trop lol. Mais avant qu’il ne soit exécuté, Barney voit heureusement arriver ses amis qui massacrent environ 150 gardes (ce qui fait que techniquement, il devrait en rester 9 en tout et pour tout sur l’île, si mes calculs sont bons) ; à noter que la plupart des soldats se contentent de courir devant les balles en criant ou mieux, lâchent leurs kalachnikov pour foncer se battre au couteau, parce que bon, hein, autant ne pas profiter de ses armes les plus efficaces pour mieux se faire massacrer. Blackos à lui seul se contente de rester debout dans les couloirs en avançant et en hurlant, et tous les soldats de Vilena qui passent se font littéralement hacher menu et n’essaient même pas de se mettre à couvert ou de tirer. Non, ils veulent finir en steak tartare, juste parce que c’est rigolo. Je les comprends moi aussi, c’est mon rêve.

Nos héros progressent de manière ultra-groupée afin qu’une seule rafale suffise à tous les tuer. Heureusement que les gardes n’ont pas d’armes à feu.

Seul un méchant arrive à s’enfuir : le bras droit de Monroe, celui qui avait tabassé Ross pour le faire parler avant d’être dérangé par l’arrivée de renforts.

Nos héros partent donc à sa poursuite, mais alors qu’ils arrivent à la sortie des souterrains accueillant les prisonniers, ils s’aperçoivent que la sortie est encore gardée par environ 50 – 100 gardes (oui, on a plus de soldats qu’il n’y en avait à la base sur l’île, je sais ; mais souvenez vous, ils se reproduisent par mitose, arrêtez de dire que ce film c’est n’importe quoi, mauvaises langues). Je vous résume donc la situation : nos héros viennent de tuer 70% des soldats de l’île à eux seuls, sont isolés dans un souterrain assiégé par des soldats en pleine alerte rouge, et l’ex-agent de la CIA vient d’apprendre qu’il allait devoir quitter l’île encore plus vite qu’il ne le pensait, puisque non seulement Garza le vire, mais il ne veut pas rester dans le coin en présences des Expendables.

C’est donc ce moment précis que choisit Garza pour faire … un discours.

Heu ? En plein milieu d’une guerre sur ton île ? Sachant que les pertes des Expendables, s’élèvent à 0% et que toi, tu as perdu plus de gardes que tu n’en avais à la base, et que l’ennemi est à 20 mètres de ton balcon présidentiel ? Et bien oui ! Il a même droit à l’un des projecteurs de la base militaire braqué sur lui pour faire plus spectaculaire ! Il commence donc son speech que je résume en "Dehors les gringos !" , et qui se termine bien vite par Monroe qui lui tire une balle dans le dos car c’est un très mauvais perdant. Le général tombe donc du balcon comme une fiente, et s’écrase au sol. Mystérieusement, cela ne choque pas ses soldats, qui ne se disent pas "Qui a tiré ? Il vient de tuer notre chef : allons trouver l’assassin !" et se contentent de rester sur place en bavant et en faisant des bruits bizarres genre "Gheuuuu banaaaaane…". La moyenne du QI local est de 43, je pense.

Depuis leur souterrain aux pieds du palais présidentiel, nos héros observent la scène et jurent comme des charretiers devant ce qu’il se passe. Ils feraient bien exploser le palais pour faire diversion (d’ailleurs, il y avait tellement de diversions possibles, je n’ai pas compris pourquoi ils ont voulu s’ennuyer à prendre moult risques pour piéger le seul bâtiment constitué d’autres choses que de tôles de l’île, et supra-gardé de surcroit), mais Sandra est encore à l’intérieur, retenue par Monroe ; lorsqu’ils aperçoivent ce dernier sortir, la belle avec lui en otage, ils n’ont plus d’hésitation : ils font exploser tout le palais. Cela perturbe les soldats qui assiégeaient le souterrain, qui se retournent en faisant "¡ Qué pasa ? !" : tragique erreur, puisque cette seconde inattention est suffisante pour que nos fiers américains les massacrent tous en sortant de leur trou, mitraillant partout, et mettant le feu au pétrole répandu dans sa tranchée par Yin Yang tout à l’heure (la rivière de pétrole que personne n’a remarquée, vous savez ?). Je vous passe le fait que chaque héros tire environ 2 600 balles par chargeur, fasse apparaitre des armes, grenades et munitions comme ça, pif pouf, alors qu’ils n’ont que quelques pauvres poches sur leurs tenues et pas même un sac je le rappelle, mais dans tous les cas, jamais ils ne manquent d’outil et s’amusent fortement (Blackos, particulièrement, dont les balles font même exploser… les bunkers. Hem.), profitant du fait que là encore, les gardes ne tirent jamais et se contentent de courir partout un couteau à la main. Ça fait un peu débile léger psychopathe. Ça devait être un critère de recrutement pour intégrer cette armée.

Monroe, lui, a repéré un hélicoptère bien utile pour s’enfuir mais… la tranchée de pétrole enflammée le sépare de l’appareil ! Pas de problèmes : son bras droit saisit une porte qui passait par là et la pose en guise de pont ; une fois les flammes traversées, Monroe… heu ? Se téléporte  lui aussi ?! Mais c’est une manie dans ce film ! Attendez, dans le plan suivant, il est à nouveau du mauvais côté des flammes ? Mais alors il vient de franchir quoi avec sa passerelle de fortune ? La rivière enchantée ? La fosse septique, dont des flammes s’échappent tant la nourriture principale sur l’île est constituée de tacos pimentés ? On l’ignore, mais dans tous les cas, Monroe se met alors à courir partout dans le camp sans but précis pendant que les Expendables massacrent tout sur leur passage, et que Christmas tue des dizaines de soldats au couteau dans des chorégraphies dignes de Kamel Ouali.

Monroe fuyant le palais présidentiel qui, curieusement n’est éclairé qu’avec des cierges. Hmmm.

Finalement, Monroe est rattrapé par Barney, qui le menace de son arme ; mais c’est sans compter sur ce dernier qui dispose d’une otage de choix : Sandra. Il se lance alors dans la classique diatribe du "On est identiques toi et moi, Ross !", mais il oublie un point essentiel  : les Expendables, les otages, ils n’en ont rien à foutre : ils ont des balles guidées par Tom-Tom. L’ex-agent de la CIA trouve donc la mort tant sous les balles de Barney que par la lame de Christmas qui arrivait derrière lui ; avec tant de corps étrangers dans le bidou, il est donc définitivement mort.

Le lendemain, c’est la fête sur Vilena ! Le peuple est libre ! Certes, il n’y a plus de palais présidentiel, plus de chef, plus de gouvernement et plus d’armée ou de police, mais tout va bien ! Ajoutez à cela que vu la taille de Vilena, les 200 à 300 soldats morts, ça doit être une hécatombe chez les jeunes hommes de l’île, tout le monde a dû perdre un fils ou un frère sous les balles de ces gros cons d’Expendables : quelle joie !  Ces derniers ont d’ailleurs fait sauter tous les entrepôts présidentiels, sans raison aucune ; vous savez, ces trucs qui devaient contenir des médicaments, de la nourriture, etc. Sandra est heureuse, et on sent bien qu’elle aime bien Barney, mais lui n’est pas comme ça : il lui donne un peu d’argent pour l’aider à reprendre une vie normale et reconstruire Vilena, et s’en va avec ses copains dans son superbe hydravion, car il est avant tout un baroudeur solitaire.

De retour au pays, tout le monde fait la fête dans le bar de Tool, même Gunnar, qui a survécu à ses blessures et réalisé qu’être méchant lui réussissait très mal.  C’est beau ; Lee de son côté, est donc à nouveau avec sa copine, se la joue même slammeur en faisant un simili-poème sur Tool (troooop cool) avant de bien montrer qui est le roi aux concours de lancer de couteaux. C’est donc la folle ambiance et…

FIN, donc !

Je me demande si à la fin du film, Brice Woullous les fait tous massacrer car au final, ils ont fait à Vilena exactement la mission qu’ils ont refusé, mais gratuitement ? Ça leur ferait les pieds à ces gros blaireaux. Il faudrait que je demande au mec qui a écrit le film si ça arri…

Non !

Lâchez ce Bic , Monsieur Stallone !

Je pensais être loin de toutes les tentations.

Retiré dans un monastère bourguignon, je méditais sur la Création en participant quotidiennement aux offices qui rythmaient la vie de notre communauté toute les trois heures. Quelques travaux, un peu d’écriture, une promenade en forêt de-ci de-là… je pensais que jamais il ne me retrouverait. Pourtant, un soir, lorsque je rentrais dans ma cellule pour y prendre quelque repos avant la messe de minuit, je trouvais un simple téléphone portable déposé sur mon oreiller. Curieux.

Plus curieux encore, sa soudaine vibration lorsque j’approchais ma main pour m’en saisir ; l’écran de l’appareil venait de s’illuminer et d’afficher le numéro appelant : "+ 666". J’avais quitté le monde séculier pour échapper à son emprise. J’avais décidé de ne plus faire le mal, de ne plus rentrer dans son jeu. Pourtant, je devais décrocher : il fallait que je me prouve que plus rien ne me détournerait du droit chemin.

"Allô ? – dis je d’une voix que je voulais décidée
- Ah, mon petit Odieux. Ca faisait un moment. Pourquoi tu ne réponds plus à mes messages ? Tu n’as plus internet chez tes copains les moines ?
- Non. J’ai décidé de changer de vie, je…
- Alors tu n’as sûrement pas vu le dernier film qui est sorti ?
- Je ne veux pas le savoir. J’ai fait assez de mal comme ça.
- Pourtant, il se trouve que ce film est…
- Non, tais-toi, démon ! Je sais que tu vas me tenter, mais ne dis plus un mot : mon choix est fait, plus jamais je ne…
- Nicolas Cage.
- Que… quoi ?  – dis je totalement pris au dépourvu.
- C’est un film avec Nicolas Cage.
- … Non, je ne dois pas… je…
- Et dans le film, en plus de ses implants capillaires, il a de fabuleux cheveux longs…
- Gnnn…. aaagnuuuus deiiiii…
-Sans compter que c’est un film avec un élu, une prophétie, un jeune adulte qui va douter être le fameux élu, et…
- Aaaargh !"
0

Le téléphone retomba lourdement sur le lit, alors que je venais de brutalement le raccrocher.

Quelques heures plus tard, les moines ne retrouveraient qu’un édredon dans ma robe de bure ; pour ma part, j’étais au cinéma à côté de  ce tentateur de Satan à regarder l’Apprenti Sorcier, avec derrière moi en salle deux jeunes hommes expliquant qu’ils avaient trouvé "Le Monde de Narnia" super. Vraiment, il y a des jours où tout vous pousse à être cruel. Alors : spoilons !

L'affiche : "Le plus cool des jobs d'été !" dois-je commenter ou ça ira ?

Notre histoire débute en l’an 750, quelque part dans le royaume d’Angleterre. Merlin, le célèbre enchanteur, est le plus fameux des sorciers de la Terre ; son seul véritable souci outre ses problèmes de prostate est Morgane, une bougresse de sorcière qui passe son temps à vouloir détruire le monde au motif que cela occupe ses dimanche après-midi. Soucieux de mettre toutes les chances de son côté, Merlin a donc formé trois apprentis : Balthazar Blake, Maxim Horvath et Veronica Onapaspenséàmedonnerunnom. Balthazar est cool, Veronica belle, et Maxim, joufflu. Ensemble, ils assistent le vieux Merlin dans son combat face à la terrible Morgane, qui a comme ambition d’utiliser le sort de la "Grande Levée", un sortilège formidablement puissant capable de réveiller tous les sorciers maléfiques morts pour les mettre à son service et à celui de son entreprise de destruction du monde. Diable !

Hélas, un jour, Morgane décide de venir chez Merlin pour en finir une bonne fois pour toute avec lui ; ensemble, ils commencent un fameux combat à l’épée, qui est hélas interrompu par l’arrivée de Maxim. Celui-ci annonce tout de go à Merlin que voilà, il en a assez qu’on se moque de lui à cause de ses grosses joues, alors il a décidé de changer de camp. Désormais, il servira le Mal, avec un grand M comme Morgane. Face à deux adversaires, l’enchanteur ne peut résister plus avant et succombe en étant traversé par une bonne vieille lame. Veronica et Balthazar, eux, revenant de faire les courses chez Shopi (Merlin n’avait plus de couches 3e âge) découvrent leur vieux maître mortellement blessé ainsi que Maxim s’enfuyant par une fenêtre du château. Ils comprennent ce qu’il vient de se passer, encore plus lorsqu’ils se retrouvent en face d’eux avec Morgane en train de célébrer sa victoire au-dessus du corps de Merlin. Veronica agit donc promptement : elle lance un puissant sort qui lui permet d’absorber l’âme de Morgane et ainsi la vaincre.  Cela fait, et avant que Morgane ne prenne le contrôle de son corps, elle demande à son ami et amant, Balthazar, de l’enfermer dans la plus sûre des prisons : une poupée gigogne magique. Ce bel objet prend l’apparence de ses hôtes, et à chaque nouvel hôte,  rajoute une "couche"  de poupée supplémentaire à l’effigie de son occupant. Ainsi, s’il y a par exemple 5 prisonniers, il y a  5 poupées dans la gigogne, chacune représentant l’un des fanfarons capturés, du plus récemment prisonnier (les poupées les plus facilement accessibles car les plus à l’extérieur et les plus grandes) aux plus anciens (les poupées auxquelles on n’accède qu’à la fin). Et en plus, ça fait très joli sur la cheminée. Que demande le peuple ?

Balthazar est donc bien malheureux : en une soirée, il vient de perdre son vieux maître, sa copine incarnée par Monica Bellucci, et a vu son copain Maxim le trahir, sans compter qu’il a acheté des couches pour rien, vu qu’il n’en aura jamais assez pour combler toutes les fuites de Merlin en cet instant. C’est un peu la guigne, tout de même. Mais c’est sans compter sur l’enchanteur qui se dit que quitte à mourir, autant agoniser un petit peu. Aussi confie t-il plusieurs choses à l’ami Blake :

  • Déjà, il lui annonce que dans l’avenir, son successeur, le "1er merlinien", apparaitra sur Terre. Il sera si fort qu’il pourra tuer Morgane pour de bon, et non juste la garder prisonnière.
  • Ensuite, Merlin lui donne sa bague en forme de dragon façon ado gothique bling-bling, et explique que celle-ci permettra de trouver l’élu. La bague le reconnaitra immédiatement et lui reviendra. Par contre il lui faudra du courage pour porter un objet si laid.
  • Enfin, il dit "graaag, greuuu arg kof kof" ce qui n’est pas très intéressant, reconnaissons le. Ces mourants racontent vraiment n’importe quoi pour se rendre intéressants.

Durant les siècles qui vont suivre, Balthazar va s’efforcer de chercher ce 1er merlinien, sans succès. En chemin, il affrontera nombre de vils sorciers, mais les vaincra tous à tour de rôle, y compris ce sale traître de Maxim Horvath qui se retrouve ainsi à son tour enfermé dans la poupée russe magique. J’insiste, c’est un bien bel objet.

On distingue principalement le sorcier du clochard grâce à l'absence de cubi de villageoise

Voyageons dans le temps amis lecteurs, et rendez-vous directement en l’an 2000, à New York City ; Dave, jeune trou du cul d’une dizaine d’années, en pince pour sa copine d’école, Becky. A cet âge où la puberté débute, il éprouve de drôles de sensations dans tout son petit corps d’enfant, et se décide à tenter sa chance un jour qu’il s’en trouve enfin le courage lors d’une sortie scolaire : il écrit sur un petit post-it : "Wesh, est-ce que ça te dirait que durant des heures, je te mettre la fièvre, biatch ?" et le fait suivre à l’intéressée ; celle-ci répond en griffonnant sur le papier mais… celui-ci s’envole au-dessus des voitures et des passants avant que notre petit héros ne puisse le récupérer ! Drame ! Alors il va demander à Becky ce qu’elle a répondu et…

… non, je bluffe mes bons, ça c’est ce qu’il aurait fait s’il avait été intelligent ; mais comme ce n’est qu’un sombre margoulin, il se contente de courir comme un idiot derrière le papier pour savoir ce qu’elle a répondu en hurlant "Héééé stop ! Arrête toi !" ; car c’est connu, les posts-its ont une très bonne audition et sont relativement disciplinés pour peu qu’on les tutoie. Hélas, après une longue course poursuite, au travers de diverses ruelles, le papier finit par s’engouffrer dans un étrange magasin : l’Arcana Cabana, une sorte de Copa Cabana magique. La chose ressemble à un magasin d’antiquités (ou un Lidl, ça dépend), à l’exception que celui-ci est tenu par Balthazar, qui ressemble à un clochard pervers à moitié fou. Cela effraie quelque peu notre héros (on le comprend tomber nez à nez avec Nicolas Cage et ses implants capillaires, moi aussi je serais effrayé), jusqu’à ce que le dit Blake lui propose d’essayer une jolie bague en forme de dragon… qui pour la première fois de son histoire depuis la mort de Merlin, s’anime et va se poser délicatement à l’annulaire du jeune garçon ! Il est l’élu !

L’élu, certes, mais un élu un peu con : profitant du fait que Blake se soit absenté afin d’aller lui chercher un grimoire pour lui apprendre la magie (oui, il lui a dit "t’es un sorcier mec, bouge pas j’vais te chercher le manuel, ne touche à rien en attendant", ce qui prouve qu’en environ 1250 années, Balthazar n’a toujours pas compris que les enfants étaient très cons, ou que la loi dite de Jar-Jar Binks était universelle et constante), Dave se décide à tripoter tout ce qui bouge dans le magasin. Et suite à diverses aventures, il finit par libérer une certaine poupée gigogne… qui en s’ouvrant, relâche une montagne de cafards qui se transforme en Maxim Horvath (et non, il ne crie pas en voyant ça, il fait juste "Hooo !", car c’est connu, les enfants adorent les montagnes anthropomorphes de milliers de cafards) ! Ho non ! Il a libéré le méchant joufflu à bouc ! Bin ça !

Apparemment, cela fait un bon siècle que notre homme est prisonnier de la poupée gigogne, et il a un peu de mal à comprendre où il est ; mais alors qu’il s’apprête à extraire des informations de force du pauvre Dave, Blake surgit de la réserve et le combat s’engage entre les deux hommes. Boules de feu, de plasma, invocation de Mireille Mathieu et autre télékinésie… tout y passe, et la boutique est bien vite ravagée par les puissants pouvoirs de nos deux zazous magiques. Finalement, à défaut d’une intervention de l’ONU, c’est une jarre chinoise magique qui achève le conflit : la légende raconte que quiconque l’ouvre s’y retrouve piégé pour 10 années jour pour jour ; et puisque dans le combat, la bête s’ouvre, elle aspire nos deux malandrins. Dave se retrouve donc seul au milieu du chaos, son sac d’école à moitié déchiré puisque Maxim s’est accroché après alors que la jarre tentait de l’aspirer. Il ne lui reste donc plus qu’à sortir de la boutique pour rejoindre sa classe, avec à la main… la poupée gigogne pour laquelle les deux sorciers se battaient.

Attention les enfants : si un monsieur vous dit de vous suivre dans sa cave parce que vous seriez l'héritier de Merlin, appelez immédiatement la police

En sortant de la boutique, toute sa classe l’attend en rangs, sa maîtresse en tête. Comment l’a t-elle retrouvé ? Si elle savait où il était, pourquoi n’est elle pas rentrée dans la boutique pour chercher Dave au lieu de coller bêtement ses élèves en rang devant ? Et si elle était là, elle a  forcément dû entendre tout le bruit de bataille des deux sorciers s’affrontant, alors pourquoi n’a t-elle pas bougé un cil ? On l’ignore. Par contre, elle fait les gros yeux à Dave, et lorsque celui-ci dit "Ah nan mais j’étais dans une boutique avec deux sorciers là, enfin je suis pas sûr, ils ressemblaient quand même plus à Emile Louis qu’à David Copperfield !", la maîtresse jette un œil, ne voit personne si ce n’est une grosse jarre chinoise au milieu d’autres antiquités, puis décide que pour son bien, le jeune Dave devrait aller en thérapie au lieu de raconter des histoires de sorcellerie. La famille fera probablement un procès aux éditeurs d’Harry Potter en les accusant d’être les responsables de la folie de leur enfant : un classique.

Bondissons encore dans le temps mes bons amis ! Car nous voici désormais en 2010, toujours en la belle cité de New York : nous retrouvons Dave qui est devenu un gros et laid nerd passionné de physique (même s’il se définit lui même comme "geek"). Il vit en colocation avec son pote, Groblack, qui grâce à son expérience de dragueur obèse, essaie de l’aider à coucher avec des filles. Mais Dave n’est pas comme ça : lui, il ne veut pas coucher avec des poms poms girls au physique de rêve, non, lui il veut une femme intelligente qui l’aime aussi fort qu’il aime la physique (même s’il préfère secrètement la physique aux femmes, tant elle est plus simple). D’accord, d’accord. En plus, il râle un peu en cette belle matinée, notre petit Dave, puisque l’un de ses enseignants l’a envoyé en mission : donner un cours de physique à des étudiants en matières littéraires. Et Dave et son copain, ils n’aiment pas les littéraires qui ne comprennent rien à la science. Ils font d’ailleurs quelques blagues sur le fait que les lettrés soit trop bêtes pour seulement comprendre comment fonctionne une calculatrice. Alors Dave grogne longuement contre cette corvée.

C’est clair Dave. Heureusement que toi, ta tête de geek malade et ton pote obèse êtes suffisamment surdoués pour ne même pas comprendre l’intérêt qu’il y a à enseigner à des classes majoritairement ultra-féminines. C’est vraiment trop dur, la vie.

Mais soit, grognant comme un cochon privé de glands, notre héros se rend à la fac de lettres et y prépare son exposé sur son sujet préféré : les bobines de Tesla. Soudain, un terrible courant d’air se fait sentir, et toutes ses feuilles de notes s’envolent : ho non ! La dernière fois qu’il a paumé un papier, il a libéré un sorcier pluriséculaire, alors zut ! Sur quoi va t il tomber cette fois ? Et bien facile : l’une de ses feuilles vole jusqu’aux pieds d’une jolie blonde… Becky, son amourette de jeunesse ! Ah bin ça alors ! Ils papotent donc un peu, puis l’exposé doit débuter, donc zou, au boulot.

A la sortie du cours, Dave va tenter de dragouiller un peu Becky en la suivant dans la rue, jusqu’à son autre travail à côté de ses études : elle est animatrice radio. Or, c’est terrible : un orage frappe la ville en ce moment et vient de tomber sur l’antenne radio, la transformant en mignon petit barbecue. Quel dommage, Becky ne pourra pas diffuser "Mozart : l’Opéra Rock" ce soir ! Mais c’est sans compter qu’elle a avec elle un geek de physique, qui se propose de tout réparer en 10 minutes chrono. Ce qu’il fait sans soucis, car c’est connu, lorsque la foudre frappe, elle n’endommage rien, non à la place elle se contente juste de tourner les boutons de votre poste radio et de changer votre playlist (la foudre est très farceuse, il faut le savoir), donc en trois pauvres réglages, Dave répare tout. Becky est folle de joie, et peut donc lancer son émission intitulée "Le journal du très très hard". Dave étant un peu niais, il en déduit que "hard", c’est pour "hardware" et écoute donc désormais fidèlement Becky à la radio, persuadée qu’elle anime une émission sur le matériel informatique, même s’il ne comprend pas tout.

10 ans plus tard, Becky n'est pas devenue un gros boudin, c'est quand même bien fait

Dans le même temps, dans un petit appartement new-yorkais, deux riches russes voient l’urne chinoise qu’ils avaient acheté il y a des années s’agiter mystérieusement : pif pouf, sortent de celle-ci un Maxim Horvath et un Balthazar Blake : nan mais quel achat pourri, se disent les deux compères d’ex-URSS, un vase qui produit des Nicolas Cage ! C’est comme si au lieu d’avoir la poule aux oeufs d’or, on vous avait vendu une oie diarrhéique ; c’est la grosse déception, pour faire un euphémisme de bon aloi.

Malheureusement, c’est Maxim qui est sorti en 1er de l’urne, et s’est donc dépêché de se rendre chez Dave (comment a t il eu son adresse aussi vite ? Mystère ; il avait juste son nom puisqu’il avait arraché de son sac un devoir sur Napoléon où figurait son patronyme) pour s’y cacher tel un petit ninja. Alors forcément, lorsque le jeune homme rentre chez lui, il est quelque peu surpris de tomber sur un sorcier ; ce dernier explique qu’il a passé les 10 dernières années bloqué dans une urne avec Nicolas Cage, avec pour seule lecture une dissertation intitulée "Pourkoi Napoléon avez un bon appart" ; dix années affreuses, donc. Il pose en conséquence directement la question : où Dave a t il caché la poupée gigogne ? Dave l’ignore, il ne veut plus entendre parler de tout cela, il a été en thérapie il y a 10 ans après toute cette affaire… et la poupée gigogne, il l’a juste balancée dans la rue, comme ça, hop, le jour où il est sorti du magasin et que sa maîtresse lui a fait les gros yeux.

Soit, dit Horvath. Maintenant que j’ai eu l’information que je voulais, aussi décevante soit elle, je vais te tuer. Dave n’étant pas trop d’accord pour mourir, il tente de s’enfuir, mais c’est alors que le sorcier fait la preuve de ses fabuleux pouvoirs si besoin était : il attrape un calendrier sur le frigo où apparaissent des loups, et fait sortir les animaux de l’image pour leur donner vie et les lancer à la poursuite du jeune homme.

Si Dave avait eu un calendrier avec une playmate, comme tout le monde, il aurait peut être couru moins vite pour lui échapper. Ca lui apprendra à acheter des calendriers moches à son facteur pour les étrennes, tiens. Bien fait.

Finalement, après toute une course poursuite avec les sympathiques animaux, il est sauvé par l’intervention de Balthazar qui a animé l’un des aigles de métal géants de la Chrysler Tower pour s’en servir de monture. Il le ramène d’ailleurs justement en haut du bâtiment, et explique au jeune homme ce qu’il voulait lui dire il y a dix ans : qu’il est un sorcier, qu’il a de grands pouvoirs, et qu’il doit aider Blake a récupérer la poupée gigogne à tout prix. Soit, Dave accepte en échange d’une vie normale une fois cela fait, parce que bon, les pouvoirs magiques, fondamentalement, c’est trop nul, personne n’en veut, ça sert à rien et c’est même pas compatible Linux.

Vous ai-je dis que le héros avait pour tête un titanesque appeau à claques ?

Passons. Blake explique les bases de la sorcellerie à Dave : pour faire de la magie, il faut avoir sur soi un objet particulier qui serve un peu de talisman ; Horvath a par exemple un bâton, Blake un anneau, et pour Dave, ce sera donc la bague-dragon gothique niais de Merlin. Ainsi équipé, il doit apprendre à se vider l’esprit (cette étape, il y arrive super facilement) pour se concentrer sur ce qu’il veut faire, genre pour débuter, agiter des molécules pour créer un feu. Cela lui semble compliqué au final, mais il n’a pas le temps de se poser trop de question : car  grâce à ses grands pouvoirs magiques (ou grâce à ses préjugés racistes), Balthazar a localisé la poupée gigogne quelque part dans Chinatown ; en route, donc.

Le coiffeur de Zun-Zun s'est bien foutu de sa gueule, on comprend qu'il soit colère

Comme toujours dans Chinatown, c’est le nouvel an chinois (à New York, dans un bon film américain, c’est soit la fête nationale, soit le nouvel an chinois, soit la Saint Patrick et son fameux défilé), aussi les pétards sont nombreux dans les rues, tout comme les dragons de carton qui défilent sur les avenues. Blake fend la foule pour se rendre droit vers l’emplacement où il a localisé la gigogne, une discrète petite boutique. Hélas, Horvath l’y a devancé, a récupéré la poupée, et en a libéré le prisonnier suivant : Zun-Zun (on va l’appeler comme ça), un sorcier chinois roi des arts martiaux, ou quelque chose du genre (ca tombe bien quand même, en plein Chinatown ; le mec aurait été Mambo N’Golo, le marabou malien qui fait tomber les cheveux du mari infidèle et revenir le désir chez l’être aimé en 24h, ça n’aurait pas eu la même saveur). Ce dernier lance d’ailleurs un sort fort puissant, puisqu’il transforme le dragon factice qui défile dans les rues en véritable animal mythique, qui se met à tout défoncer sur son passage pour essayer d’aller croquer un bout du petit Dave afin qu’il ne puisse pas aider Blake. Mais c’est sans compter sur le fait que le jeune homme a désormais sa bague de sorcier au doigt, et fait donc brûler, après toute une scène dans les rues de la ville, le vil dragon ainsi que son sorcier de patron. Dave est donc fou de joie : il vient de sauver sa vie, celle de nombreuses personnes, et ce, en réussissant son premier sort. C’est décidé, la sorcellerie, il veut aller plus loin, parce que c’est carrément cool, ouais mec.

Lorsque la police arrive, Balthazar prend l’apparence d’un gardien de la paix local et explique à ses collègues que "Quoi ? Des centaines d’appels signalant un véritable dragon en ville ? Ahah, ils ont dû pousser sur l’alcool". Oui, et c’est sûrement l’alcool aussi qui a pété 12 murs, défoncé trois immeubles, piétiné soixante personnes et mortellement brûlé 13 autres. Les policiers repartent donc tranquillement, l’explication leur suffisant. Hmmmm. De leur côté, nos deux héros vont s’isoler dans la meilleure planque que connaisse Dave : son laboratoire universitaire, un vieil atelier pour métros désaffecté situé dans un souterrain et où il peut étudier tranquillement et tester sa bobine de Tesla à volonté. Là, Blake commence à lui enseigner la magie, mais comme il se doit, notre héros est tout nul mais d’une manière rigolote  pour les enfants de moins de 10 ans (ex : "Hihihi, je me suis pris ma boule de feu dans l’entrejambe, ça pique, lol" – véridique)

Mais puisqu’à gros nul, gros nul et demi, notre méchant Maxim va de son côté lui aussi aller se trouver un apprenti. Et ça tombe bien, puisqu’il y a de disponible dans le quartier Drake Stone, un célèbre illusionniste qui est en réalité un véritable sorcier. Évidemment, il est très bête, mais ensemble, nos deux méchants s’unissent pour éradiquer les gentils de la surface du globe. Dave lui, se dit qu’étudier la magie et draguer de la blondinette, ce n’est pas incompatible, puisque dans les deux cas ça tient du miracle pour lui : il va donc trouver Becky, sa petite animatrice radio, et la drague comme il faut ; soudain, alors qu’ils allaient prendre le métro, un malandrin vole son sac à la damoiselle, et Dave se lance à sa poursuite : à l’aide de ses grands pouvoirs, il le neutralise et ramène son bien à la belle ; encore une fois, elle glousse et succombe définitivement (mais sans le dire)  au charme des immenses oreilles de ce gentil geek à l’air idiot.

Zun-Zun ! Ta manucure aussi ?!

Au rendez-vous suivant, Dave accompagne mademoiselle à la fac mais soudain (oui je sais, il se passe des tonnes de choses dans ce film), il est pris d’un besoin pressant qui l’envoie aux toilettes de l’université… il s’agit en fait d’un piège ! Car Maxim et Drake attendent de pied ferme le jeune homme dans les pipi-rooms pour obtenir de lui qu’il avoue où est cachée la poupée gigogne ; heureusement, il est sauvé in-extremis par l’arrivée de Blake au cri de "On ne s’en prend pas à un homme qui pisse !". Nos héros peuvent donc s’enfuir (ils n’ont pas envie d’achever leurs adversaires, je veux dire, pourquoi faire hein ? Ou même les faire prisonnier, non ce serait efficace, mieux vaut juste les malmener et s’enfuir pour leur laisser une chance de se venger plus tard). De retour au laboratoire de Dave, Blake entreprend de lui raconter ce qu’il ne lui a pas dit grâce à son grimoire "L’histoire des mages en BD" : il est bien le "1er merlinien", l’héritier de Merlin, et la poupée gigogne contient son pire ennemi, Morgane, qui voudrait bien détruire le monde. Il lui parle aussi du fait qu’Horvath était l’un des apprentis de Merlin, mais qu’il l’a trahi, probablement en partie car il était amoureux de Veronica (d’ailleurs, notez qu’en 750, il y avait plus de chances qu’elle s’appelle Brunhild ou Cunégonde que Veronica, mais bon, elle a dû avoir du bol) et que celle-ci avait préféré Blake à lui. Encore un triangle amoureux qui tourne mal et voilà, ça pourrait nous mener à la destruction du monde. Avec la polygamie, on n’en serait pas là.

Cela n’empêche pas notre bon héros de continuer sa petite vie : il utilise sa bobine de Tesla comme instrument de musique pour impressionner Becky (ce qui marche formidablement bien, même si une guitare sèche coûte moins cher et est plus efficace, sans compter que ça a moins de chance de foudroyer le voisinage), et lors d’une grande scène, rend hommage à Mickey en animant les balais et serpillères pour nettoyer son laboratoire, ce qui aboutit bien évidemment à une catastrophe. Aussitôt, il perd donc confiance en lui, s’exclame qu’il n’est pas l’élu (c’est obligatoire dans tout film où il y en a un), et part errer dans New York en faisant semblant de réfléchir, après avoir expliqué qu’il a passé les 10 dernières années à penser à cette fille alors bon, Blake ne peut pas comprendre comme c’est dur (c’est vrai ; Blake a passé les 10 dernières années bloqué dans 1 m² avec un joufflu à bouc comme seule compagnie, c’est beaucoup plus simple à gérer). Il finit par aller regarder Becky au travers des vitres du bar où elle est en train de se détendre (comment ? Ça fait pervers psychopathe ? Mais non. D’ailleurs, il l’a trouvée en errant dans New York au hasard ; c’est vraiment tout petit comme ville en fait). Elle finit par l’apercevoir et le poursuivre alors qu’il va méditer en haut de la Chrysler Tower. Là-haut, ils méditent ensemble et ça dragouille sévère à base de "Tu me trouves cool ?" "Ouais, je te trouve cool !" "Ah ouais, qu’est ce que tu trouves cool chez moi, puisque je suis timide, voûté et que je bégaie ?" "Heu… attends, je regarde dans le script… nan c’est juste marqué que je te trouve cool mais moi même j’ignore pourquoi puisqu’objectivement, tu es tout sauf cool. Tu es une misérable merde, Dave.".

Hélas, dans le même temps, Blake est resté seul au laboratoire pour mettre à jour son Facebook qu’il n’a pas consulté depuis 10 ans (le wifi ne passait pas dans la jarre) et c’est à ce moment là qu’Horvath et son apprenti se décident à attaquer ; ils ont tôt fait de neutraliser notre héros (mais toujours sans le tuer, même si Maxim le hait profondément) et de lui voler la Gigogne. Ce n’est qu’au bout d’un long moment que le vilain sorcier se dit enfin "Ah mais en fait, si je te tuais Blake ça me simplifierait carrément la vie !", mais il n’y parviendra pas : Dave rentre juste à temps pour aider son maître à se libérer et combattre les deux brigands.

Maxim & Drake, ou Hercule Poirot & Billy de Tokio Hotel, j'hésite

Regardez votre montre ; non, vous ne rêvez pas, c’est l’heure de la course-poursuite.

Ainsi, les deux équipes se retrouvent à la sortie du laboratoire de Dave chacune dans une voiture qui se chassent au travers de New York. D’ailleurs, allez savoir comment, Horvath malgré le fait qu’il débarque à peine au XXIe siècle sait d’ores et déjà transformer les voitures à volonté, et particulièrement en fameux modèle de sport ultra-moderne. Hmmm. Blake fait donc de même, car ce pouvoir de transformation des véhicules est très connu chez les sorciers. Dave lui débute encore, donc au mieux, il peut transformer une voiture correcte en Trabant ou en Super Cinq. C’est ça la vie d’apprenti, au début, on a des pouvoirs un peu nuls.

Remarquez, j’aurais été Horvath, j’aurais transformé ma voiture en hélicoptère ou en char tigre. Dans le deuxième cas, on aurait plus entendu parler de Balthazar Blake et Dave Geek avant quelques années, le temps qu’une équipe internationale tente de reconstituer les corps à partir de la pulpe qu’il en eut subsisté.

Maxim finit cependant par avoir une idée avoisinante, et transforme son véhicule en camion broyeur ; il attrape donc la voiture de sport de Blake et Dave et…

… et rien. On ne sait pas pourquoi, alors qu’il est en train de commencer à les broyer, il arrête la machine et s’enfuit. Mais ? Mais enfin ? Mais tu essayais de faire quoi là ? Et pourquoi pars-tu petit galopin ?

C’est donc à pied que la course poursuite s’enchaine, mais très brièvement : pour faire diversion, Horvath transforme temporairement l’une des passantes en Monica Bellucci, ce qui trouble relativement fort l’esprit de Blake. Là encore, si Dave avait essayé de faire la même chose, il aurait découvert qu’il ne pouvait que transformer les filles en Nikos Aliagas ou à la limite en Arlette Chabot, ce qui est moins intéressant. Tout nul on vous dit. Enfin ; en tout cas, la diversion a suffi pour que les deux sorciers maléfiques disparaissent avec la poupée gigogne tant convoitée.

Maxim Horvath a donc la gigogne contenant Morgane ; il ne lui reste plus qu’à l’ouvrir pour la libérer. Mais pour cela, il a besoin d’être plus puissant, car la chose est sécurisée… Il tue donc Drake, son apprenti, et s’empare de son anneau de sorcier : il lui vole ainsi son pouvoir. Mais ? Mais pourquoi ne l’a t-il pas fait avant ? Ou même sur Dave ou Blake les 12 fois où il en a eu l’occasion ? On ne sait pas. Apparemment, il se réveille alors que le film approche doucement de sa fin. Il y aurait pensé dès le début, il gagnait sans problèmes. C’est dommage.

En tout cas, plus puissant mais pas encore suffisamment pour libérer Morgane, Maxim se lance dans un fameux plan : kidnapper Becky, la copine de Dave. Ce qu’il fait en libérant une petite sorcière de Salem prisonnière elle aussi de la gigogne, et qu’il tue pour lui voler son pouvoir une fois sa mission accomplie. Grâce à son otage, Horvath attire Blake & Dave dans un piège où il somme Dave de lui donner la puissante bague de Merlin, et donc toute sa puissance, en échange de la vie de Becky. Dave accepte, le marché est rempli (oui, c’est un méchant, oui, il veut aider Morgane à détruire la planète mais non, il ne tue pas Becky et Dave une fois qu’il a obtenu ce qu’il a voulu d’eux alors que la prophétie de Merlin stipule bien que le seul mec qui peut tuer Morgane, c’est Dave ; s’il le tue maintenant, il est certain que plus rien ne peut l’arrêter, mais… mais non, il ne fait rien. Bon. Je me répète, je sais, mais rien qu’une fois ils auraient pu essayer de le faire agir logiquement).

Monica Bellucci, une excellente diversion même sur le tournage : suivez les regards.

Sur ces entrefaits, Dave explique à Becky qu’il est un sorcier ("Comme Gérard Majax ?"), ce qu’elle veut désormais bien croire après sa mésaventure.  Dépourvu de sa bague, et donc de ses pouvoirs, Dave ne peut hélas plus rien faire… c’est donc Blake – qui a encore une fois été mystérieusement épargné par Maxim, qui ne lui a même pas au moins pris sa bague de sorciers alors qu’il en avait l’occasion – qui s’élance seul à la poursuite du sorcier maléfique. Dave ne s’avoue pas vaincu pour autant, il appelle son pote Groblack et lui dit "Hey mec, ça te dirait de plaquer la nana qui s’intéresse enfin à toi et avec qui tu es en train de passer la soirée, celle qui allait enfin t’offrir son corps de rêve pour venir à la place m’aider à fixer une bobine de Tesla sur une vieille voiture de 1920 qui appartient à mon maître, puisque j’en ai un parce que je suis un apprenti sorcier hein, tout ça pour aller empêcher un méchant de libérer la Fée Morgane qui veut détruire le monde ?" ; Groblack réfléchit 5 secondes et répond "Okay, sans soucis, j’arrive dans 5 minutes". Et il le fait.

Mon dieu mais ? Mais ? Mais enfin ?

Allons plutôt retrouver Horvath qui de son côté, est en train de lancer son super plan maléfique : il ouvre enfin la dernière poupée de la gigogne et en libère Veronica, dont le corps est désormais possédé par Morgane, pour qu’elle lance le fameux sort de la "grande levée", qui, je le rappelle, lève tous les grands mages morts en une grande armée pour l’aider à détruire le monde (exemple de grand mage mort : Garcimore "Hihihi, yé vé détrouiche lé monde avec mé pitites souriches, hihi !"). Blake a beau arriver à temps pour essayer d’interrompre le rituel, il échoue face aux pouvoirs désormais décuplés de Maxim grâce aux bagues de sorcier qu’il a volées. Mais alors qu’il est menacé de mort pour la 15e fois du film qui voit arriver le héros en mauvaise posture ? Son pote l’autre héros ! Car oui, Dave débarque en voiture et vide la batterie de son véhicule dans la bobine de Tesla qu’il a accroché sur le capot pour électrocuter Horvath. Ce dernier est donc neutralisé.

Dans le même temps, Morgane a créé un pentacle géant au dessus de New York en lançant des sorts qu’elle fait rebondir contre des paraboles habilement orientées pour créer cette forme ésotérique. Si jamais un petit pépé change de chaîne pour aller sur le canal érotique, la parabole bouge, fausse le pentacle et la planète est sauvée ; vas-y pépé ! Mais non ; finalement c’est Becky, prévenue par le héros de la situation, qui malgré son vertige grimpe au sommet d’un building avant d’escalader l’antenne le surplombant pour dévier d’un bon coup de pied l’une des paraboles aidant à constituer le pentacle. Pouf, le rituel s’arrête donc net par cet échec. Heureusement qu’elle avait le vertige la Becky, hein, et qu’on nous le précisait dans le film. Sinon, qu’est-ce que cela aurait été.

Blake profite donc de la situation pour foncer sur Morgane toute désappointée, et rouler une pelle au corps de Veronica pour faire passer Morgane dans son corps au lieu de celui de sa dulcinée (je pense que le patin n’était pas obligatoire pour la bonne marche du sort mais qu’il avait envie de se faire plaisir le margoulin). Veronica redevient donc elle-même, mais Blake n’est pas assez fort pour Morgane ; elle prend donc le contrôle de son corps. Et puis sans raison, décide d’en sortir pour s’exposer en plein air aux attaques du tout venant. Heu ? Quel intérêt ? Là tu étais bien au chaud dans le corps de Blake, là où personne n’allait essayer de te faire de mal de peur de le blesser, pourquoi en sors-tu ? Tu ne sais pas ? Nous non plus. Enfin, ce qui est fait est fait pas vrai ?

Dave intervient donc juste à temps pour annoncer que ça y est, il est l’élu, il le sait, et donc il n’a pas besoin de bague pour faire de la magie tellement il est puissant ; il engage donc Morgane en duel et, en animant des câbles dans un local électrique proche, la tue et disperse son âme d’un magistral court-circuit (oui, l’âme existe, et on peut la stocker dans les piles LR6 puisqu’elle est électrique, deux nouvelles difficiles à assimiler d’un coup je sais).

Ce lapin se nourrit de l'énergie de vos âmes, pauvres mortels !

En tout cas, une seule conclusion : le monde est sauvé et le mal vaincu !

Il ne reste plus à Dave qu’à aller trouver Blake, dont le cœur s’est arrêté lorsque Morgane a décidé de quitter son corps ; en deux trois sorts bien placés, hop, il le ressuscite ni vu ni connu. Veronica et Blake sont donc à nouveau réunis, et ce dernier a un besoin très pressant de lui montrer quelque chose dans sa chambre après 1260 ans à attendre que la situation se règle. Quant à Dave, il se propose d’être un mage-lover : il anime l’un des aigles de métal de la Chrysler Tower, l’amène à lui et, allant trouver Becky, lui propose de monter sur le dos de l’animal pour aller prendre le petit déjeuner à Paris, et ce après un bon gros bisou qui signifie "Ayé on est amoureux pour la vie !"

FIN

Ah, voler au-dessus de New York monté sur un gigantesque oiseau de métal…

Je me demande combien de temps ça durera avant qu’ils ne soient abattus par l’US Air Force d’un bon missile bien ajusté.

Tony Stark n’a pas eu une vie facile : multimilliardaire, beau, fort, intelligent au point qu’à l’âge de 5 ans il construisait déjà des avions de chasse avec seulement soixante trombones et une barre d’uranium enrichi, il est à la fois l’héritier de l’empire d’armement Stark Industries et de Mac Gyver. Ses parents, morts dans un terrible accident de voiture suite à un problème de plaquettes de freins non détecté au contrôle technique, n’ont jamais pu voir comment leur fils est devenu un homme respecté, un gestionnaire avisé, et un playboy mondialement connu grâce à des films avec moult effets spéciaux, particulièrement Iron Man I.

Dans Iron Man I, le film que je ne vais pas longuement résumer parce que le titre de cet article indique que ce ne sera pas le cas (et que mes titres sont très autoritaires, ce sont un peu les Heinrich Himmler de la typographie, je vous raconterai peut-être un jour ce qu’ils ont fait de mes fonts Comic sans MS), Tony Stark jouait de malchance (à partir d’ici, attention aux spoilers tout de même) : alors qu’il vendait des missiles d’un gabarit qui provoquerait des bouffées de chaleur et de jalousie à notre président, il fut soudain kidnappé par des talibans, parce que personne ne lui avait dit que s’il voulait vendre des armes, il fallait le faire à Washington devant les messieurs avec de l’argent, pas à Peshawar devant des ploucs. Dans l’affaire, Tony fut gravement blessé par Moussa, le petit taliban qui avait confondu le flashball spécial neutralisation douce et le lance-roquette de tonton Abdallah. Il se retrouva donc avec des vieux bouts de shrapnels dérivant dans son frêle petit corps, et ce fut un autre prisonnier des talibans, le docteur Mamadou qui dut lui greffer une batterie de super 5 sur le cœur pour que les électrodes en éloignent les petits bouts métalliques.

Les talibans voulant forcer Tony à leur fabriquer un missile de classe Penian Substitute, ils lui filèrent un fer à souder, des clous, un poster de Françoise Hardy et 6 litres d’huile de castor, et le bougre déjoua la surveillance des gardes pour se fabriquer à la place un mini-réacteur à énergie pour remplacer la batterie Renault, ainsi qu’une armure de guerre top moumoute. Grâce à cette dernière, il s’évadera et retournera au pays de la liberté où il décidera d’arrêter de vendre des armes, de se faire une nouvelle armure plus moderne et de devenir justicier. Il en profitera pour casser la gueule au gros vilain du film qui avait payé les talibans pour le kidnapper, son vice-président qui voulait se débarrasser de lui pour reprendre les rênes de Stark Industries et qui en plus voulait aussi se faire une grosse armure sur le modèle de celle de Tony pour devenir un super méchant.

Bon, j’eus été Tony Stark, du fond de ma grotte talibane, j’aurais plutôt bricolé une radio ou un truc envoyant un signal quelconque pour que l’on vienne me sauver ; mais bon, je suis très lâche. Et les gardes talibans très cons : ils ne savent pas distinguer un mec fabriquant un missile d’un autre se fabriquant un chatoyant réacteur et une armure géante. Alors qu’une radio, c’est déjà plus discret. Sans compter que de retour au pays, j’aurais plutôt essayé de me faire retirer mes restes de schrapnels par une vraie équipe de chirurgiens dans une clinique hors de prix, le résultat étant probablement plus sérieux que celui obtenu par un médecin du travail armé d’une pince à épiler dans une grotte Afghane. Bon, je n’insiste pas, je vois bien que vous froncez les sourcils. Sachez bien que vous ne m’impressionnez pas, bande de jean-foutres.

Mais alors, quelles aventures va connaître notre formidable héros maintenant qu’il est Iron Man, le héros blindé d’alcool le jour et de métal la nuit ? Je vous propose de le découvrir avec Iron Man II. Spoilons donc un peu.

Lorsqu’il y a une explosion dès l’affiche, c’est très mauvais signe

Le film démarre dans la lointaine Russie, patrie de Vladimir Poutine & d’Anna Semenovitch, deux personnages fabuleux parmi lesquels un seul est le bienvenu dans les toilettes tchétchènes. Mais si je commence par une digression, nous voici bien mal partis ; allons donc plutôt dans un petit appartement miteux d’une célèbre métropole venue du froid, dans lequel un vieil homme est en train de mourir de maladie au milieu des papiers peints moisis et des meubles à demi-effondrés que son fils entretient tant bien que mal. Alors qu’il sent l’ombre glacée de la mort se pencher sur lui, l’ancêtre parvient à glisser quelques derniers mots à sa progéniture, concernant la famille Stark.

Car en effet, par le passé, comme l’indiquent les nombreux schémas éparpillés un peu partout, il avait collaboré avec Howard Stark pour créer de nombreuses fabuleuses inventions ; mais aujourd’hui il s’éteint dans la pauvreté la plus totale. Son fils, que j’appellerais Boris, reprend donc le flambeau et commence à travailler sur un mystérieux projet. A la télévision, il a cependant  pu observer la conférence de presse qui achevait le précédent opus de la série : Tony Stark révélant au monde libre qu’il n’était nul autre qu’Iron Man, le justicier 100% alu.

Tiens justement, que fait Tony Stark pendant que notre russe construit d’étranges appareils ? Et bien jeunes gens, il se la donne : il vient inaugurer la Stark Expo, sorte de mini-ville où l’on expose euh… euh… oui, je ne sais même pas ce qu’ils y exposent, on ne le voit pas, ils n’en parlent pas… bon bref, il vient inaugurer la Stark Expo dans sa belle armure d’Iron Man, le tout sous les hurlements de milliers de fans venus approcher le héros d’acier. C’est donc une formidable fête populaire qui se dévoile à nous, sorte de concours Lépine géant ; mais voilà, Tony Stark achève bien vite son discours d’inauguration, lance une vidéo de son vieux père parlant des espoirs qu’il mettait dans l’avenir, et s’éclipse pour aller se faire une petite prise de sang car oui, j’ai une terrible nouvelle à vous annoncer :

Tony Stark est malade.

Oui, des années à coucher avec des top-modèles aux origines plus ou moins douteuses lui ont collé tellement de MSTs dans les veines qu’on le surnomme "Tony chaude-p…. ah ? Attendez, non, je fais erreur, on me dit qu’en fait Tony a un petit soucis avec son réacteur pectoral et ses cartouches de palladium, qui contaminent peu à peu son sang ; le palladium, c’est un peu l’amiante des riches. Or, comme Tony ne survit que grâce à son fabuleux réacteur, il est donc dépendant du palladium pour vivre ; et si celui-ci le tue doucement… par la malepeste, notre héros est condamné. Non, c’est impossible, quelle tension d’entrée de jeu ; va t-il survivre à ce film ?

Ajoutez à cela que le destin s’acharne : une jeune femme lui remet au sortir de l’exposition une convocation lui demandant de se présenter le lendemain matin au congrès des Etats-Unis d’Amérique afin de répondre à quelques questions sur sa formidable armure, que certains considèrent comme une menace pour la sécurité publique.

Le lendemain matin, c’est donc dans une salle remplie de curieux et de journalistes que notre héros prend place ; sous le feu des questions du sénateur Bob (qui est gros, fourbe et bête), il voit rapidement un autre interrogateur apparaître : Justin Hammer, président de Hammer Industries, le nouveau fournisseur de l’armée américaine depuis que Stark a arrêté la production d’armes. Rapidement, les arguments sont mis sur la table : un peu partout dans le monde, les vilains pays terroristes essaient de produire des armures semblables à celle de Iron Man, il faut donc que l’ami Stark donne ses plans pour que l’armée américaine puisse être équipée et prête à répondre à toute menace hostile de ce genre ; Tony Stark répond que voilà, personne n’aura d’armure comme lui avant des années, et que donc dans l’immédiat, son armure est celle d’Iron Man, et qu’Iron Man, c’est lui, donc peau d’zob bande de communistes, jamais vous n’aurez ma propriété privée. Il en profite pour faire quelques blagues qui humilient le pauvre Justin Hammer, qui a tout du vilain qui a réussi grâce à sa fourberie mais qui regrette de ne pas être aussi beau , fort et intelligent que Tony Stark. Bref, il est l’une de ces caricatures de méchants dont tous les plans échouent, et qui sautent sur leurs chapeaux à pieds-joints en s’écriant "Caramba, encore raté !" à chaque nouvel échec de leurs supers plans.

La coupe de cheveux & les lunettes suffisent à tout savoir de ce méchant tout nul.

De retour dans sa villa de Malibu, le bon Tony s’aperçoit que son intoxication au palladium est de plus en plus importante, sans compter que son réacteur consomme les cartouches de plus en plus vite. Tragique destin ! Il décide donc d’accepter cette fin si proche, et démissionne de son poste de président de Stark Industries pour y faire nommer Potts, son assistante. Il recrute donc une nouvelle donzelle pour la remplacer, et oh ? mais tiens, s’il engageait cette jeune fille qui vient d’entrer dans son bureau pour faire signer les papiers de transfert de Stark Industries ? Elle est belle, drôle, intelligente, juriste, ex-top modèle, championne d’arts martiaux, parle 15 langues vivantes plus moult mortes, le tout couramment, de quoi donner le tournis à Heinrich Schliemann. Et la donzelle se prénomme "Natasha".

Tony Stark a beau avoir un QI de 368, il ne voit rien de louche du tout dans ce CV (à commencer par le nom de prostituée de Léningrad tout en haut). C’est vrai qu’un curriculum long comme le bras parfait en tout domaine, ça n’a rien d’étrange ; et puis en plus, les gens avec des noms à consonance communiste ne sont jamais des espions dans les films américains. Jamais, j’insiste. Et là Tony Stark, arrives-tu à trouver la figure de style dans ce paragraphe ? Attention, elle est subtile. Zut, je viens de la refaire.

Bon, en tout cas, il est temps pour Tony Stark de profiter de ses derniers jours sur Terre ; où aller ? Visiter un amour de jeunesse ? En pèlerinage sur la tombe de ses parents ? Faire la tournée des copains ? Non : il va plutôt aller à Monaco, parce que c’est trop cool, et qu’on y trouve des voitures qui vont vavavoum. Ennuyé par la réception mondaine à laquelle il a été convié, le bon Tony a tôt fait d’aller sur le circuit de courses à quelques mètres de là pour en chasser un des pilotes de sa propre écurie afin de prendre sa place : Monsieur s’ennuie et a besoin d’adrénaline, une petite participation inopinée à un Grand Prix lui fera le plus grand bien. C’est aussi ce que je fais lorsque je m’ennuie, mais après deux gardes à vue pour "carjacking", j’avoue m’être quelque peu relâché sur ce hobby.

Hélas, c’est sans compter sur Boris le communiste qui a décidé de profiter de cette belle journée pour se déguiser en technicien de circuit ; comme il a lu le script du film, il a su que Tony Stark allait prendre la place d’un des pilotes de son écurie sur un coup de tête à quelques secondes du départ, et a donc préparé tout son plan en conséquence. Oui parce que sinon, il était impossible de deviner que notre héros allait faire ça, vu que lui-même ne l’avait pas prévu. Bon, et c’est quoi son plan d’ailleurs à notre Boris ? Et bien, il consiste à se rendre sur la piste de course et à se mettre torse nu pour faire hurler les filles du public tout en exhibant fièrement ses bretelles digne d’Iron Man, alimentées par un petit réacteur semblable à celui de l’ami Stark ; notre pendard dispose de plus d’une arme bien mystérieuse : il a une sorte de fouet à énergie qui produit de forts beaux éclairs dans chaque main et fait des figures d’écolières en cours de gymnastiques avec. Ainsi, quelques participants à la course qui passaient à sa portée voient leurs véhicules être purement et simplement mis en pièces par ces fantastiques armes. Notez que la police française, malgré le fait que l’homme soit torse-nu et en train de tenter de tuer des gens, n’intervient en aucune manière ; pourtant, une simple lacrymogène l’aurait déjà mis à mal, voire un coup de flashball ou de taser, éventuellement, une bonne balle de 9mm aurait pu stopper net les passions meurtrière de l’exhibitionniste malandrin. Mais non, le policier français préfère faire "Rohlalala, houuuu, dis-donc, pfouuu, attends on va rédiger un PV tu vas voir, attentat à la pudeur et port d’arme illégal, il va douiller". Merci amis fonctionnaires.

Avec cette tenue, même la police municipale peut vous maîtriser en quelques secondes

Tony Stark qui pilotait tranquillement son véhicule voit brusquement le temps s’arrêter dans un bruit de diapositive :

"Je roule de jour sur une voie prioritaire. Un piéton armé de fouets énergétiques se tient sur la chaussée."

A) Je ralentis.

B) J’utilise mon avertisseur sonore

C) Je contrôle mes rétroviseurs et je le dépasse après avoir enclenché mes clignoteurs gauche

D) Je prends un air étonné

Tony Stark choisit la réponse D et voit sa voiture être coupée en deux ; grâce à d’habiles techniques, il parvient cependant à s’extraire de son véhicule à temps, et à gagner suffisamment de temps pour que son garde du corps et Pepper Potts débarquent sur le circuit avec leur voiture de ville, roulent sur Boris (ce qui ne le tue pas, même coincé entre une voiture et un mur il se bat encore : il doit avoir de sacré abdos), et c’est finalement Tony qui voit ses deux amis lui remettre sa valise contenant son armure, qui doit s’équiper pour finir de casser la margoulette, à l’hystérique russe non sans mal. Une fois cela fait, deux CRS viennent récupérer le malfrat bien mal en point pour le mettre en prison. C’est gentil d’arriver maintenant les gars.

Une fois au trou, Boris reçoit une visite de Tony et bien que n’ayant pas dit un mot jusqu’alors, il se décide enfin à parler : il voulait faire du mal à Iron Man pour que les gens réalisent qu’il n’était pas immortel, tout ça, et donc que de plus en plus de gens s’attaquent à lui jusqu’à le faire choir. Oui alors Boris, si tu veux, il y avait plus simple : Tony Stark passe 95% de son temps hors de son armure ; il suffisait d’envoyer Mourad, ce fantastique tireur d’élite qui a su me débarrasser de mon ex femme avec panache, et pouf, plus de Tony Stark. Sinon, tu pouvais aussi le faire toi-même, c’eut coûté moins cher et été plus efficace que ton numéro de gymnaste chinoise sur le circuit de Monaco. En plus, il est tout pourri ton discours sur "Ahah, je ne voulais pas te tuer, juste te faire saigner" parce qu’on t’a bien vu il y a 5 minutes essayer de le tuer & co, c’est juste parce que l’ami Stark a utilisé moult esquives de ninja qu’il est encore vivant. Alors "Non non, je ne t’ai pas loupé, j’ai fait exprès de te rater, c’est différent", c’est nul comme excuse. Tu es tout simplement mauvais, hors de ma vue.

Boris explique aussi que s’il veut du mal à Tony, c’est parce que son père, qui travaillait avec Howard Stark, a été arnaqué & ruiné par ce dernier qui a profité de tous les bénéfices de ses recherches. Boris vient donc se venger de cette famille de voleurs de poules. Cette nouvelle perturbe un peu Tony, mais pas longtemps non plus. Son soviétique ennemi est rapidement jeté dans une sombre prison française, terrible punition s’il en est quand on connait les lieux ; Rachida Dati aurait bien affirmé le contraire comme à son habitude, mais elle n’était pas disponible pour le film, elle siégeait à Strasbourg. Non, je déconne hein. A Strasbourg, vous avez quand même plus de chances de croiser Iron Man que Rachida Da… ah, mais bon sang, est-ce que je vais arriver à me concentrer un peu sur mon sujet ?

Boris est donc en prison à ruminer sa vengeance : quand soudain un plan d’évasion impliquant un sosie, une pomme de terre, du C4 et quelques gardiens corrompus lui permet rapidement de retrouver la liberté sans même qu’il demande quoi que ce soit : c’est Justin Hammer, le fripon jaloux de Tony Stark qui l’a fait sortir pour profiter de ses immenses connaissances et lui proposer de se venger d’Iron Man une bonne fois pour toute. En tout cas, Justin invite pour commencer Boris dans sa principale usine et lui demande s’il ne voudrait pas rendre commercialisable ses prototypes encore très imparfaits d’armures de combat afin de les présenter à la Stark Expo et devancer notre gentil Tony sur son propre terrain; notre méchant accepte et se met aussitôt au travail.

En France, Boris a eu le temps de passer au Marais s’acheter des lunettes top glamour

A noter que si notre homme était si génial que cela, il faudrait aussi qu’il m’explique pourquoi il n’avait d’ores et déjà pas fait fortune avec ses inventions et ainsi payé des soins corrects à son père malade. Non parce que c’est gentil  de venir d’ex-URSS pour le venger, mais le sauver était aussi une idée à considérer. Enfin, moi je dis ça…

De son côté, Tony Stark profite de ce qu’il lui reste de vie en se murgeant la gueule en faisant de grosses teufs comme un vulgaire auditeur de Fun Radio ; hélas, un soir qu’il est particulièrement en forme pour enchaîner les conneries en s’imbibant de champomy, son vieil ami le colonel William Rhodes vient lui dire que bon, hein, ça suffit les conneries Iron Man, tu te donnes en spectacle, j’ai honte de toi. Mais comme le bon Tony se montre peu réceptif à ses arguments, Rhodes se rend dans sa cave (dont il a le code pour les jours où il s’ennuie), s’empare d’une des armures d’un modèle plus ancien, et retourne pleinement équipé dire à Tony que s’il n’arrête pas les conneries de suite, il lui éclate sa gueule.

Hélas, malgré cette phrase choc, Tony refuse, le combat commence, et au final, c’est la villa de Malibu qui finit avec la gueule amochée ; pour nos deux guerriers, c’est un ex-aequo ; léger avantage à Rhodes qui part avec l’armure qu’il a pris et va la livrer à l’armée américaine pour être améliorée. Sans compter que Rhodes, lui, n’a pas transformé son logis en champs de ruines dans l’affaire. Pensez toujours à vous battre chez autrui, c’est important. Et ne venez pas me contredire avec Sun Tsu, il n’avait aucune idée de ce que signifie "casser son écran plasma dans la confusion".

Tony Stark de son côté est bien embêté ; non seulement il a la gueule de bois, mais en plus on lui a volé une de ses armures. Boh, tant pis se dit il, de toute manière, je vais bientôt crever : au vu de ses prises de sang, il n’en a plus que pour quelques jours. C’est clair qu’elle a l’air de te faire souffrir ta maladie : tu pètes la forme, tu fais des teufs d’enfer tu te bats… nan, on le sent bien que tu as une maladie mortelle qui progresse de jour en jour et qui te condamne à ne pas voir la semaine qui vient. Pour un mourant, ça a l’air d’aller bien ; c’est une maladie qui commence à faire du mal quand en fait ?

Mais ne commence pas à broyer du noir petit Tony, car voici venir Nick Fury, le … heu… le chef de l’association des gentils super héros, ou un truc du genre, le SHIELD. Et devine ce qu’il vient t’annoncer ? Que non seulement il sait ce que tu as comme maladie, mais en plus il a un sérum qui en fait disparaître tous les symptômes en quelques secondes (efficace, d’ailleurs le seul symptôme c’est une sorte de tatouage géant de circuit imprimé). Et devine l’autre nouvelle ? Figure toi que tu sais, ta nouvelle assistance, Natasha ? Et bien en fait, c’est un des agents spéciaux de Nick Fury. Ahah, tu ne t’attendais pas à apprendre qu’en fait c’était une espionne, pas vrai Tony ? C’est vrai qu’on ne l’a pas vu venir. Bon, en tout cas, Nick Fury (même mon chien mériterait un meilleur nom) propose à Tony une issue à la crise : il lui donne un peu de sérum contre sa maladie, et en échange, Tony travaille dur à trouver une véritable solution alternative au palladium pour son réacteur pectoral. Ah oui, c’est bien comme marché ça "Tiens Tony, je te donne 100 balles, et en échange, je te donne un mars". Je ne sais pas quelles études a fait Nick Fury, mais HEC me parait hors de propos.

Avant de partir, Nick Fury parle aussi un peu de  papa Stark à Tony, et lui donne même des documents sur lui à étudier, des fois que ça serve (hmmm je pense que ça va servir). Il explique aussi qu’Howard Stark n’a jamais arnaqué le père de Boris : c’est surtout ce dernier qui a merdé et a tenté de faire un peu d’espionnage et a donc été renvoyé en URSS. Oui, ou alors Nick, j’ai aussi une autre théorie : Howard Stark était Mac Carthyste et s’est fait un malin plaisir d’exploiter un "rouge" avant de le renvoyer au paradis des travailleurs.  Peut-être même que lui et ses amis brûlaient des croix en flamme dans les pelouses d’autres communistes supposés. Mais bon, elle est bien aussi ton analyse Nick. Mais garde là pour toi s’il te plaît.

Samuel L. Jackson à l’annonce du nom de son personnage

Tony se met donc au travail, et regarde en boucle les travaux de son père. Parmi ceux-ci, il trouve des vidéos où il réalise que son père était plus sympathique qu’il ne le pensait ; il constate aussi que son père aime répéter des phrases toutes les 15 secondes comme "Tony si un jour tu regardes ce film, sache que la clé de l’avenir est dans cette ville ! – dit il en montrant une maquette – dans cette ville ! Je répète Tony, si un jour tu as besoin, la solution est LA ! LA ! Regarde bordel, LA ! Tiens, je vais faire des clins d’œil en même temps pour être sûr que tu comprennes !"

Mais Tony ne comprend pas, car tout cela est trop subtil, malgré son intelligence hors-norme. Il se demande où son père aurait pu glisser quelques travaux qui lui seraient utiles dans sa quête d’une solution au palladium… Ce n’est qu’après de longues heures de visionnage qu’il commence à se dire que hmmm, dis-donc, peut-être que mon père a caché quelque chose dans cette maquette de ville ? Ni une ni deux, notre héros va récupérer la maquette (qui malgré les années, a gentiment attendu dans un bureau que l’on vienne s’occuper d’elle), et en l’analysant avec son super ordinateur à scanner laser, il découvre qu’en ne gardant que certains éléments de la maquette et en les remettant dans une nouvelle perspective que ceux-ci forment en réalité un nouvel élément encore inexistant dans le tableau de Mendeleïev.

Mais oui, c’est logique ; Howard Stark s’est dit un matin "Tiens, si je faisais un film des fois que je meure dans un accident de voiture dans lequel j’annonce à mon gosse que j’ai caché les plans d’un élément révolutionnaire dans une pauvre maquette, des fois que ça lui serve dans 30 ans ?" ; va savoir comment il a découvert l’élément en question sachant que ce n’est pas du tout son métier, et quand bien même, pourquoi il ne l’a pas exploité et commercialisé (ou du moins breveté) parce que bon, là par contre c’est exactement son métier ; il ne faut pas chercher. Et figurez-vous que mieux encore, l’élément en question est pile poil ce dont son fils a besoin ! Car évidemment, Howard Stark avait non seulement prévu que son fils se prendrait une roquette en Afghanistant qui l’obligerait à avoir un réacteur collé au thorax, mais en plus avait d’ores et déjà deviné que ce réacteur au palladium poserait des problèmes à son organisme et qu’il aurait un jour besoin d’un nouvel élément pour rectifier le problème. Du coup, il a inventé cet élément à l’avance. Quel homme. Oh, et évidemment, il prévoyait aussi que son fils disposerait d’un ordinateur à scanner laser gneugneugneu ultra-moderne qui pourrait parfaitement décoder les plans de sa maquette. Formidable, quel visionnaire. Sinon papa Stark, t’as pas les numéros des 12 prochains euromillions ?

A ce moment du récit, je n’étonne plus personne en annonçant que Tony Stark n’a besoin que d’un marteau et de trois gouttières pour créer un accélérateur de particules en quelques heures, lui permettant de générer le nouvel élément dont il avait besoin ; aussitôt celui-ci produit, il l’insère dans son petit réacteur et… oh ! miracle ! Non seulement ça marche, mais en plus, c’est encore plus puissant qu’avant ! Ça tombe bien quand même.

Ne demandez pas à Papa Stark combien de temps il lui a fallu pour planquer une formule dans une maquette en carton quand il aurait juste pu planquer un papier.

Au même moment, à la Stark Expo, des milliers de gens se pressent pour découvrir la nouvelle révolution de l’armement annoncée par Justin Hammer. Oui, apparemment, c’est tout à fait naturel d’avoir de la musique, une scène et de faire des pas de danse "cools" pour venir présenter sa nouvelle arme de guerre.  Bon. Tiens, d’ailleurs, les industries Starks n’étaient elles pas censées ne plus produire d’armes ? Mais elles acceptent quand même les vendeurs d’armes qui les détestent en une de leurs "shows" sur leur propre territoire ? Décidément. Bon, ne nous attardons pas, c’est quoi la petite révolution de Hammer Industries ? Deux choses :

- Des armures de guerre à la Iron Man, en nombre et pilotées par des drones, le tout programmé par Boris (qui prétend qu’elles ne sont pas encore capable de combattre, mais qu’elles seront bonnes pour parader à la Stark Expo dans l’immédiat) ; bref, l’idéal pour les guerres futures.

- Le colonel Rhodes et l’armure qu’il a soufflé à Iron Man, repeinte en noir avec des kilos d’armes supplémentaires greffées par-dessus fournies par Hammer Industries là encore. Un nouveau héros, quoi, mais fonctionnaire cette fois.

Hélas, les festivités sont de courte durée pour Hammer, puisqu’Iron Man vient demander ce que c’est que ce bordel et toutes ces armures. La réponse vient hélas bien plus vite que prévu : Boris le communiste a menti : les armures sont parfaitement aptes à combattre, et pilotées par lui-même derrière son petit ordinateur bien caché dans un laboratoire de Hammer Industries. Il a même réussi à pirater l’armure de Rhodes pour la contrôler, et envoie donc tous les drones commencer à raser la Stark Expo et/ou tenter de tuer Iron Man.

Hammer est évidemment un peu paniqué par tout ce bordel ; ça lui fait de la mauvaise publicité de présenter des drones qui attaquent le public de l’exposition. Aussi, plutôt que d’envoyer tous les agents de sécurité du site où se cache Boris pour lui casser sa gueule (puisqu’il sait où il se cache : c’est lui même qui lui a proposé la planque), il demande à Jean-Jacques l’informaticien qui passait par là de tenter de reprendre le contrôle des drones. C’est évidemment un échec cuisant. Et je vais vous surprendre, je sais, mais il en va de même avec la tentative de meurtre des drones sur Iron Man : ils échouent tous, tués tant par Tony et son armure alimentée par son nouveau cœur fort puissant que par Rhodes et la sienne dont il a réussi à reprendre le contrôle. Oui d’ailleurs, je vous passe la scène où Natasha la coquinette en tenue moulante va tenter de stopper Boris chez Hammer Industries, et massacre tous les agents de sécurité (comme quoi, il y en avait pléthore de disponibles) à grands coups de prises & poses racoleuses. Évidemment, aucun agent de sécurité n’a l’idée idiote de lui tirer dessus. Non, à la place, tous essaient de voir qui est le plus fort au judo entre elle et eux.

Au secours, ce film est affreusement nul.

Cette pose de combat ridicule me rappelle Twilight. C’est dire.

Mais ça ne s’arrête pas là : figurez-vous que Boris a réussi à s’enfuir avec une armure de combat qu’il s’était spécialement conçue, avec à nouveau des fouets énergétiques & co (cet homme doit aimer le cuir ; autant de fouets, ce n’est pas normal), et il se rend donc à la Stark Expo pour en finir avec son ennemi juré. Hélas, c’est bien dommage, il perd (ah, mais quel con : il avait lu le script au début du film, il aurait du savoir qu’il était le méchant et ne pouvait donc pas gagner). A noter qu’il vient une fois encore essayer de tuer Tony Stark, tout comme il a essayé de le faire avec ses drones quelques minutes auparavant ; ce n’est pourtant pas le mec qui au début du film expliquait qu’il voulait juste "faire saigner" Iron Man ? Ma théorie était donc la bonne : il racontait juste n’importe quoi car il était trop nul pour réussir à le tuer. Théorie confirmée par le fait que Boris est mauvais perdant : il dispose sur lui d’un bouton qui lance l’auto-destruction de toutes les épaves de drones disséminées ça et là dans la Stark Expo après avoir été vaincus par Iron Man ; ce dernier se lance donc à toute vitesse vers la position de Pepper Potts, sa copine, afin de la sauver du cataclysme.

Oui, il a le temps, car évidemment c’est une de ces fameuses auto-destruction qui font "ATTENTION, AUTO-DESTRUCTION", suivi de gros "bip-bip" pour bien informer le héros du temps qu’il a pour agir, pas le truc bien instantané et fourbe qui prend par surprise. Les kamikazes, eux, on compris ça depuis 70 ans, du Japon à l’Afghanistan, les scénaristes toujours pas. Bon accessoirement les dizaines de civils à côté d’autres drones prêts à exploser, Tony s’en tape cordialement, lui va juste sauver Potts. Et pour une bonne raison : ils n’ont pas le même petit derrière, les autres prolétaires ; aussi, une fois qu’il a sauvé la présidente de Stark Industries, il la dépose romantiquement sur un toit, la bisoute, l’entend dire qu’elle démissionne, lui avoue qu’il était mourant et que c’est pour ça qu’il faisait n’importe quoi, et reprend la présidence de sa boîte et ses responsabilités. Oui tout ça en quelques secondes, il enchaîne, le budget pour clore le film était serré.

Pour terminer, il est décoré par les Etats-Unis ainsi que son ami Rhodes,  et ce par le sénateur Bob histoire qu’il l’humilie un peu et lui montre qui est le vrai héros de la vraie Amérique des vrais américains, celle qui lutte contre les anciens communistes revanchards qui se plaignent qu’on les exploite.

Et… FIN.

Pour conclure, je citerais une jeune fille dont j’ai lu l’avis sur le sujet : "Robert Downey Jr contre Mickey Rourke : Iron Man II, mieux qu’un orgasme".

Mademoiselle, si votre plaisir sexuel se limite à si peu, vous devez régulièrement confondre "jouir" et "péter".

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