L’invasion a commencé.

Pas de cris, pas de cavalcades endiablées dans nos rues en proie au chaos ni même de coups de feu… non. Malgré le fait que les zombies nous envahissent, personne ne semble réagir. Pire, certains présentent même un certain enthousiasme devant la chose ; ils trouvent cela attrayant. Face à des hordes décomposées, pourtant, il n’y a pas grand plaisir à trouver, à moins d’avoir quelque mystérieuse perversion. Mais aujourd’hui, la chose semble acceptée :

Les zombies sont à la mode.

Films, livres, bédés, clips… chaque année, ce sont des centaines de nouvelles aventures à base de cadavres ambulants qui arrivent un peu partout, tel un perfide débarquement que nul ne souhaiterait repousser à la mer. Pire encore, sur les blogs, ces sites du démon, et particulièrement ceux traitant de bédé, il devient quasiment impossible de ne pas avoir droit à une petite aventure mort-vivante. La chose semble même tellement passionnante que des aficionados se regroupent en marches zombies, occasions de se déguiser en macchabées pour aller déambuler dans les rues de quelques grandes cités et crier à la face du monde son amour pour les revenus.

Passion mystérieuse, le zombie m’échappe. Non seulement parce qu’en soi, il manque un peu de tenue, mais aussi parce qu’il est souvent au coeur d’une aventure toujours identique : des morts-vivants apparaissent pour une raison X ou Y (la raison importe toujours peu), mais des groupes de survivants tentent de… heu… survivre. Et ensuite il y a des… hmmm… rebondissements ? Toujours le même aussi : des gens qui se font mordre voilà, et ça pose des dilemmes comme "Han, je le tue alors ou pas ? Parce que c’est mon copain quand même !". Et c’est à peu près tout.

 

Et ce sont les mêmes qui se moqueront des groupies de Justin Bieber

Mais alors, d’où vient cette passion pour le zombie ? Et puis d’abord, sont ils si méchants ? Sont ils eux même passionnés par les humains, autrement que gastronomiquement ? Verra t-on un jour une émission intitulée 30 millions de zombies ? Peut on distinguer un zombie d’un lépreux ? Comment convaincre mon voisin que le zombie est le degré 0 de l’originalité, aux côtés des elfes, nains et autres dragons ? Autant de questions auxquelles il convient de répondre à l’aide d’une bonne vieille présentation de ce phénomène de mode :

Le Zombie

Mammifère anthropophage de la famille des morts-vivants, le zombie est une créature souvent lente, maladroite et connue pour son manque de savoir-vivre. Résultat de la rencontre inopinée d’un corps humain avec un phénomène que les scénaristes n’essaient que rarement de justifier autrement que par un "c’est magique" ou "c’est un virus" (le mot "zombie" signifie en rwandais "panne d’inspiration"), il passe en général le plus clair de son temps à déambuler sur les grandes avenues le regard vide, ce qui le rapproche beaucoup de certaines vedettes de la télé-réalité.

Bien que servant souvent de cible aux armes de la police, le zombie bénéficie d’une certaine sympathie de la part d’internautes ne prenant aucun risque, ce qui tend à le rapprocher de certains insurgés nord-africains. Il dispose aussi de tout un fan club qui l’idolâtre depuis sa prestation hors-norme dans le clip Thriller, faisant de lui un être reconnu de par le monde.

Apparence

Le zombie a l’apparence d’un être humain en mauvaise santé, généralement avec de gros problèmes de peau. Il prend le plus souvent la forme d’une personne âgée entre 18 et 50 ans, le zombie évitant soigneusement certaines catégories de population : on recense en effet très peu de bébés zombies, d’adolescents zombies (qui sont trop maladroits pour faire correctement du skate ou qui se décomposent s’ils se collent trop aux baffles du Macumba), et de zombies grabataires. Il a aussi une très forte odeur corporelle, puisque négligeant les règles les plus élémentaires de l’hygiène, sans compter un régime alimentaire fort peu varié. A bien des titres, on peut donc comparer le zombie à un joueur de World of Warcraft, mais il est aisé de distinguer le joueur du mort-vivant, tant le second a suffisamment de bon sens pour ne pas mettre son fric dans un jeu en ligne.

Le zombie est très pudique : dans toutes ses apparitions, on notera que le zombie ne laisse pas paraître ses parties génitales ou son fessier crasseux : ce n’est pas parce que l’on est mort que l’on a pas le droit à son petit slip en coton. Si un zombie étourdi partait chasser l’humain sur les grandes avenues en oubliant d’enfiler un calebute, sa femme l’obligerait à rentrer au domicile familial (probablement un caveau) afin de lui fournir le sous-vêtement réglementaire ; puis, déposant un baiser sur son front décomposé, elle le laisserait retourner gambader non sans lui avoir laissé un peu de cerveau dans sa lunch-box Twilight pour son goûter. Il en va bien sûr de même avec les femelles zombies, qui s’assurent toujours de porter un chaste débardeur afin de cacher ce que d’autres ne sauraient voir. Tous ces éléments apparaissent bien sûr dans la charte des valeurs mortes-morales de Famille Zombies de France.

Bref, pour échapper à une attaque de zombies, n’hésitez pas : promenez vous à poil. Les bougres ne voudraient pas prendre le risque d’avoir des nudistes dans leurs rangs et vous laisseront tranquilles. En conséquence de quoi, Paris Hilton a peu de chances d’être attaquée.

 

Des zomb... attendez. Attendez, je... si, des zombies. Forcément.

Régime alimentaire

Le zombie est anthropophage, et à ce titre, vit en général à proximité des humains, qui constituent la base de son alimentation. Bien que peu difficile quant au choix de ses victimes (exceptés les cas de nudisme évoqués ci-dessus), le mort-vivant a une fâcheuse tendance à préférer le cerveau aux autres parties du corps, cet organe étant non seulement un met de choix, mais accessoirement relativement mou, ce qui permet aux dents mal entretenues du zombie de s’y attaquer à peu de frais. Mystère scientifique : le zombie sait comment accéder au cerveau, et trouve toujours un moyen d’ouvrir une boîte crânienne à la main, ce qui laisse supputer qu’il maîtrise le kung-fu.

Amateur d’un Dîner Presque Parfait, le zombie n’hésite cependant pas à effectuer quelques mises en bouche en allant mordiller les bras, jambes et autres extrémités de ses victimes. Taquin, il se propose parfois de laisser une victime partir vivante, mais mordue, afin que ses amis hésitent : doivent ils l’abattre tout de suite et ainsi éviter la naissance d’un nouveau zombie, ou bien l’emmener avec eux en supputant que dans les 10 prochaines minutes, ils vont découvrir avec leurs connaissances de camionneurs le sérum qui empêchera l’inévitable ? Curieusement, ils choisissent quasiment toujours la seconde option, et échouent dans les mêmes proportions, sans surprise.

Méprise courante de vocabulaire, le zombie est bien anthropophage sans être cannibale : il ne mange pas ses congénères ; mystérieusement, ces derniers ont d’ailleurs quasiment tous la boîte crânienne intacte, ce qui laisse entendre qu’ils ont été attaqué par des zombies qui n’avaient pas envie de les manger, probablement parce qu’ils étaient déjà rassasiés, après avoir repris deux fois de la choucroute aux fruits de mer à la cantoche. Dans tous les cas, pourquoi ne mange t-il pas ses petits compagnons qui contiennent eux aussi du bon cerveau ? Préfère t-il les repas chauds ? Ne pourrait il pas apprendre à se servir d’un micro-onde, comme tout le monde ?

A noter que si 90% de l’activité quotidienne du zombie consiste à quêter de la nourriture ou à se rassasier, c’est qu’il est tiraillé par la faim, et qu’à ce titre, son estomac est encore fonctionnel. Il convient donc de supposer que le zombie doit déféquer régulièrement ; cependant, dans les films du genre, même après 5 ans de domination zombie, les rues des villes ne comportent même pas un tout petit étron de mort-vivant. Deux solutions se présentent donc : soit le zombie, dans sa pudeur bien connue, ne sait plus utiliser une porte mais sait toujours aller aux ouatères, soit il ne fait pas caca. La communauté scientifique a bien tenté de résoudre cette question en utilisant la technique dite de "La Bête du Gévaudan" , c’est-à-dire en bourrant un cadavre chaud de dragées Fuca, mais à chaque fois ces gredins de macchabées ont tout grignoté autour de la dragée sans les avaler. Au CNRS, on en peste encore de désarroi.

Sociabilité

Le zombie est particulièrement communautaire, et se montre très agressif avec tout ce qui n’est pas zombie, ce qui provoque régulièrement des poussées de médiatisation autour de ceux-ci, particulièrement en période électorale, phase critique durant laquelle ils font souvent monter le score du Front National. Intégriste, il refuse d’apprendre le français et se contente généralement de parler le greugreu, langage basé essentiellement sur des grognements et gémissements plus ou moins longs et graves, qui lui permettent de communiquer avec ses congénères.

A noter que le zombie n’a pas une vie passionnante, ce qui s’accorde parfaitement avec les limites de son langage. De fait, comme toutes les personnes qui n’ont rien à dire sur leur vie et ses anecdotes sans intérêt, le zombie a un blog où il parle de lui (on se souvient tous de quelques blogs zombies célèbres comme celui de la désormais célèbre Pénélope Jolicul et son "Ma mort est tout à fait fascinante")

Pour le reste, le mort-vivant se promène généralement en bande et agresse les honnêtes passants en profitant de sa supériorité numérique. Faisant fi tant des lois que des bonnes manières, il n’hésite pas à s’en prendre aux forces de polices venues au secours des honnêtes gens, et ce malgré les nombreuses lois votées à chaque nouvelle agression visant à augmenter les peines de prison pour les zombies agressifs, peines allant jusqu’à leur supprimer la nationalité.

A noter que le zombie ne vote pas, et n’a aucun remord à faire monter les chiffres de l’abstention. Cependant, il réagit tout de même à certains stimuli politiques. On le comprend un peu.

 

On peut même s'acheter des zombies de jardin. Formidable.

Aptitudes physiques

Le zombie est en général lent, maladroit, mais déterminé dans son but bien que sa démarche ne le laisse pas forcément paraître. Bien qu’il ait oublié tout de son ancienne vie, et n’hésite pas à égorger sa belle-mère sans aucun scrupule (hmmm quoique attendez, a t-il vraiment tout oublié du coup ?), il continue de se comporter en bipède raisonnable. Il a cependant oublié quantité d’autres choses : utiliser une clé, une arme, changer un pneu, etc. Il se contente généralement d’avancer les bras en avant en poussant des grognements, mais dispose d’un sixième sens incroyable lui permettant de détecter n’importe quelle porte qu’un idiot de survivant aurait oublié de verrouiller en revenant de la boulangerie. Il arrive alors toujours à ouvrir la porte, de préférence au moment où un humain s’exclame "crotte, la porte de derrière !".

Résistant, le zombie a beau manger comme quatre, il n’a jamais besoin de boire, s’inscrivant ainsi à l’opposé complet de son ami le vampire. La chose est complétée par le fait qu’il ne sait pas nager, mais que personne ne pense jamais à s’abriter sur un bateau avec de quoi pêcher et traiter l’eau. Ils ne sentent quasiment pas la douleur, et ont besoin d’un bon coup dans la tête pour mourir pour de bon ; à noter qu’il y a toujours au début d’une invasion de zombie toute une brigade d’andouilles pour viser leurs orteils, leurs avant-bras ou autres et s’exclamer "sacrebleu, mais où tirer pour les tuer ?". Le zombie a donc non seulement peu de répartie, mais en plus, il pourrit les dialogues d’autrui.

Prédateurs

Le zombie est un être mal-aimé et relativement incompris qui a un prédateur essentiel : le nerd, qui en général a développé une véritable passion pour l’étude des zombies et n’hésite pas à discuter de ses capacités de survie en cas d’attaque de zombies entre le fromage et le dessert. Spécialiste de toutes les stratégies de survie, le nerd n’hésitera pas à disserter des heures sur le meilleur outil à utiliser pour frapper le zombie, les zones où il est le plus sensible, les meilleurs moyens de se protéger…

Bien sûr, recevoir des leçons de survie post-apocalyptique de la part de mecs qui arrivaient péniblement à survivre à un cours de sport pourra sembler paradoxal à certains, mais il ne faut pas brusquer le nerd.

Mitraillé, décapité, écrasé, le zombie connait mille et une mort supplémentaires en sus de celle qui l’a amené à son curieux statut de mort-vivant, tant les nerds rivalisent d’ingéniosité pour en finir avec son auguste personne. La haine réciproque qu’éprouvent ces deux espèces tient en grande partie du fait qu’elles sont concurrentes et possèdent beaucoup de points communs : l’hygiène, le manque de variété dans l’alimentation, l’aspect obsessionnel et monomaniaque, le manque complet de sociabilité, le style vestimentaire, l’incapacité à approcher une jeune fille sans la faire fuir, la maladresse… entre ceux qui ont perdu la vie et ceux qui n’en ont jamais eu, le combat semble éternel.

A noter que curieusement, le nerd semble prêt à se battre pour sa survie en cas d’invasion zombie, ce qui est bien inutile quand l’on sait que dans un monde ravagé, internet ne survivrait guère longtemps. Coupé de 4chan et autres Facebook, le nerd mourra probablement de lui-même peu après sa connexion, sa non-vie n’ayant aucun sens dans un monde sans web.

Reproduction

Le zombie ne se reproduit que par transmission de sa maladie, ce qu’il fait en mordant un autre être vivant ou en partageant son sang au prétexte de devenir le meilleur ami d’un naïf. Contrairement à son lointain cousin le vampire, le zombie ne trouve que peu de victimes susceptibles d’accepter son doux baiser. Très jaloux de ce dernier, le mort-vivant n’hésite pas à envoyer régulièrement des courriers à Stéphenie Meyer afin que cette dernière laisse enfin un peu de place aux zombies, trop délaissés par la bit-lit classique au prétexte que les gens en décomposition avancée seraient un poil moins ragoûtants que les vampires aux sourcils soyeux. La HALDE a bien évidemment été saisie afin de mettre fin à cette terrible discrimination.

Nonobstant ces faits, le zombie se reproduit en général de manière assez rapide, puisqu’il est toujours mis en scènes dans des oeuvres dans lesquelles il se déplace par meutes allant de plusieurs dizaines à plusieurs milliers d’individus.  Bien que certains soupçonnent le zombie de se reproduire uniquement pour toucher les allocs’, il aurait été démontré que seul l’instinct guiderait notre bourricot qui n’hésiterait pas à mordre autrui encore et encore, et ce, sans protection aucune, ce qui en fait une créature particulièrement appréciée du pape.

 

Vous comptez vraiment sur lui pour vous sauver la vie ?

F.A.Q

Un zombie est-il forcément humain ?

Non. Un zombie peut aussi être un animal : vache-zombie, hamster-zombie, ornithorynque-zombie… tout est possible. Cependant, la plupart des films et livres font abstraction de ce fait, tant ce serait quand même moche de voir le héros mourir à cause d’une piqûre de moustique-zombie pendant qu’il pionçait. Ou éventuellement, le voir dévoré par une horde de yorkshires morts-vivants. Brrrr.

Mon zombie est très vieux et n’a plus de dents, que faire ?

Plusieurs raisons à cela : votre zombie était peut-être anciennement un vieux qui était déjà bien entamé avant de devenir zombie, ou tout simplement son hygiène bucco-dentaires a eu raison de ses dernières molaires ; triste spectacle que celui d’un zombie désarmé qui se retrouve à sucer ses victimes très fort. A noter justement qu’en suçant très fort, votre zombie a tout comme vous plus de chance d’attraper quelque chose plutôt que de refiler son virus ; n’hésitez pas à lui acheter des petits pots de cerveau pré-mâché et à assurer vous-même son alimentation.

Mon zombie est musulman, doit-il manger halal ?

Oui ; la question des religions est régulièrement abordée, mais trop souvent évincée par une communauté scientifique n’ayant que faire de la spiritualité de ces créatures. Comme votre zombie ne boit pas, vous n’aurez déjà pas trop de problèmes à gérer son interdiction d’alcool, mais pour le reste, sa nourriture doit être égorgée le regard tourné vers la Mecque, le tout en prononçant les mots sacrés. Sinon, vous pouvez aussi aller chez Quick.

Mon zombie prétend qu’il doit aller présenter "Temps X" , dois-je lui mettre un coup de pelle ?

Ce n’est pas un zombie, je comprends votre méprise. Mais oui, mettez lui tout de même un coup de pelle.

J’ai donné à manger à mon zombie, mais il ne semble pas en vouloir. Est-il malade ?

Vous avez probablement donné du cerveau de mauvaise qualité, acheté dans un magasin discount, à votre zombie. Cet être est à la fois simple et complexe, et vous ne devez pas lui donner les premiers prix de l’alimentation : la plupart des pâtés de cervelle que vous trouvez en grande surface sont constitués à partir des restes de candidats du Loft (vous ne vous êtes jamais demandé ce qu’ils étaient devenus ?) ; inutile de vous préciser que votre zombie sent bien qu’il n’y a pas là-dedans toutes les vitamines que contient un vrai cerveau, et se refuse donc à le manger.

Au secours ! Une invasion de zombies ! Je ne sais que faire, car je n’ai pas envie de me mettre toute nue pour leur échapper !

Soit, votre pudeur vous honore. Il existe une solution alternative : munissez vous d’une dizaine de chiots, de chatons ou de lapins nains et faites vous une ceinture avec. Avez-vous déjà vu un seul film ou livre sur une quelconque catastrophe, fut elle une invasion de morts-vivants, durant laquelle il arrivait du mal à un chiot kikinou, à un chaton mignon ou à un lapin trognon ? Non. Vous êtes donc en sécurité. Dirigez vous vers le bateau le plus proche, et une fois en sécurité à bord, n’hésitez pas à jeter votre ceinture et ses otages à l’eau : il ne faudrait pas que ça fasse ses bouches supplémentaires à nourrir à bord.

Moi top modèle rousse (rousse comme Moscou, pas rousse comme cheveux de feu), je très peur de zombies ; voisin de moi, nerd, dire que lui pouvoir protéger moi ; puis-je confiance faire ?

Non. Il n’a jamais eu de vie, comment pourrait il protéger la vôtre ? Cependant, ma chambre est une cachette sûre. Dépêchez-vous, vite, je crois qu’ils arrivent.

Damien a un gros mal de tête.

L’oeil entrouvert et l’esprit embrumé, il tente péniblement de se redresser dans son petit canapé qu’il a à demi couvert de bave, et laisse échapper un bâillement sonore qu’il fait taire promptement, tant le moindre son semble se transformer en fanfare dans la caverne qui lui sert désormais de crâne.  Les sourcils froncés, il essaie tant bien que mal de rassembler les bribes de son esprit pour espérer se souvenir de sa soirée. D’ailleurs, que fait ce magnum de champagne vide encore dans sa main ? Nonobstant ce  menu détail, Damien parvient à se lever et dépose le cadavre de bouteille à ses pieds. Dans l’immédiat, il ferait bien de faire l’inventaire de son appartement.

Rien de grave semble t-il : certes, le salon ressemble à un lendemain de bataille contre les Huns, et en effet, quelqu’un a coincé un CD de Francky Vincent dans le lecteur de la chaîne d’une curieuse manière, provoquant ainsi un claquement constant, alors que l’appareil tente de se refermer sur l’obstacle avant de s’ouvrir à nouveau pour mieux réessayer. Damien a un vague flash durant lequel il se revoit dansant fiévreusement sur "Tu veux mon zizi", mais ne saurait situer précisément l’évènement. Dans tous les cas, les choses semblent moins graves que prévues : pas de gros dégâts matériels en vue. En passant devant ses toilettes, Damien constate qu’un invité de la veille a dessiné une astucieuse décoration façon militaire sur tous les bords de la cuvette, ce qui… diantre… d’un reniflement, le propriétaire des lieux constate qu’il ne s’agit en rien d’un élément d’agrément ; cette cuvette repeinte façon camouflage mêlant avec goût tons bruns et kakis n’est en fait que le produit d’un repas de fête mélangé avec moult alcools. Damien se sent faible un instant en réalisant ce qu’il vient de voir, puis se dirige vers sa chambre.

Poussant la porte, il constate alors ce qu’il craignait : cette année encore, il n’y a personne dans son lit en ce 1er janvier.

Cette année encore, il est célibataire.

 

Oui, moi aussi mon nouvel an s'est bien passé. Merci de demander.

Alors cette année encore, il inscrira dans ses bonnes résolutions (Damien a besoin d’être le 1er janvier pour prendre des décisions, c’est dire la force de sa volonté) : "Ne plus être seul". Et à nouveau, il espérera ne pas échouer comme l’année passée, pensant longuement à ce curieux besoin né d’un mélange d’instinct et de pression sociale, alors qu’il essaiera de nettoyer son tapis sur lequel lui et ses amis auront joué au Pictionnary-vomi durant le réveillon.

Pauvre Damien.

Heureusement,  pour passer une excellente année 2011, laissez-moi vous indiquer un site qui ne saurait rester inconnu pour qui cherche l’âme soeur : "Comment draguer une fille". Oui, ce site s’adresse aux mâles, mais je connais mes lectrices, elles vont quand même lire l’article. Je vous vois venir mesdemoiselles. Votre curiosité vous perdra. Quant à mes lecteurs qui préfèrent les viriles bourrades, vous me voyez désolé de ne pas pouvoir vous aider plus avant ; je m’en voudrais d’encourager une pratique condamnée par le pape. C’est comme ça.

Alors certains d’entre vous me diront "Raaah, le coup des conseils de drague, vous nous l’avez déjà fait avec Men’s Health !", et je vous dirai que oui : mais et d’une, souvenez-vous que ces conseils n’étaient peut-être pas les plus audacieux que l’on puisse trouver, et de deux, je vous conchie. Non, car cette fois, nous allons nous arrêter sur un coach en séduction, un vrai, le genre à vendre livres et services. Alors ce n’est pas rien tout de même ; nous atteignons le stade professionnel ! Allez, ne traînons plus : ni une, ni deux, allons voir :

Comment draguer une fille ?

En voilà une vraie question ! Comment faire ? Peut on vaincre sa timidité ? Que se passe t il si on se fait repérer en tentant de draguer ? Est-ce vrai que les femelles coupent les testicules des mâles ayant échoué la parade amoureuse pour s’en faire des macarons ? Autant de mystères bientôt levés, puisque sur ce site, nous allons trouver, comme nous l’indique la rubrique "à propos" :

• Des « stratégies » qui ont fait leurs preuves et qui vous permettront de draguer les plus belles filles.
• Des conseils pour améliorer votre vie personnelle. Comment acquérir et approfondir votre confiance en vous, votre estime, votre valeur sociale, etc.
• Des techniques pour améliorer vos performances sexuelles avec les femmes.
• Et bien pus…

Rien que ça, "et bien pus…", jeunes gens ; voyez le monde qui s’ouvre à vous ! Et tout cela écrit par Alex, un "séducteur invétéré". Non, pas invertébré, non. En tout cas, invétéré, vous êtes sûr ? Le genre qui a roulé sa bosse aux quatre coins du monde et a fait chavirer tous les coeurs, de celui de Maria, cette bolivienne au teint halé rencontrée sur la route de Cochabamba alors qu’elle y transportait du café obtenu de ses douces mains, jusqu’à Fleur de Lotus, une belle vietnamienne qui se serait donnée sur le pont tanguant d’une jonque traversant paisiblement la baie d’Along ? Presque.

J’ai fait mes premiers pas dans l’univers de la séduction en 2005 et aujourd’hui, je me suis donné pour objectif de guider les hommes qui aspirent à devenir un grand séducteur comme moi ou qui souhaitent « affiner » les techniques qu’ils ont acquises.

Comment ça "2005" ? Ça fait 5 ans qu’on a découvert le sexe opposé alors ça y est, on est un "grand séducteur" ? Ca va être quoi comme conseils, petit jeunot ? "Attirez là avec des choco-BNs derrière le toboggan et échangez lui 3 cartes pokémons contre un bisou" ? Attendez, "grand séducteur", c’est pas comme la légion d’honneur, hein, c’est pas un titre qu’on obtient en 5 minutes sur un coin de table ! Sean Connery, Georges Clooney, Francis Huster, regardez qui tente de vous égaler ! Insurgez-vous, car cet homme se prétend votre égal. Mais soit, faisons fi de cette auto-proclamation, et allons voir la suite.

 

Plus on est jeune, plus c'est facile : au début, un simple BN suffit à séduire. A la fin, il faut des repas et des voyages. Pfff.

En effet, nous découvrons qu’Alex s’est découvert un don pour le coaching en séduction après être venu au secours d’un ami longtemps en couple et fraîchement largué, qui lui avait déclaré, je cite :  « Alex, j’ai été avec ma blonde trop longtemps et maintenant j’ai pu l’tour pentoute. Peux-tu me montrer comment draguer une fille ? »

"J’ai pu l’tour pentoute".

Aucune allusion sexuelle là-dessous, ni aucune référence au célèbre magazine de charme de la Belle Province Pent Houte, magazine présentant des caribous dans des positions lascives souvent couverts de sirop d’érable, notre homme était tout simplement hors-jeu quant au jeu de la séduction et de l’amour courtois (si tant est que s’exclamer "J’l’y toasterai bien l’ostie, tsé !" soit considéré comme courtois). Mais soyons honnêtes jeunes gens : peut-on vraiment faire confiance à des québécois pour nous conseiller en quoi que ce soit ? Ces rustres nous ont tout de même envoyé Céline Dion, Garou et Stéphane Rousseau. Si ça ne tenait qu’à moi, nous ferions un blocus sur la province, et on marquerait d’une feuille d’érable jaune brodée à l’anorak tous les fieffés brigands qui utiliseraient "caliss" dans leur vocabulaire. Mais allez savoir pourquoi, on ne veut pas me laisser les commandes. Irresponsables droits-de-l’hommistes.

Mais c’est assez : revenons plutôt vers le coeur de notre sujet, et cliquons sur la page d’accueil, pour mieux découvrir la colonne de droite, où l’on peut lire :

« Inscrivez-vous à la newsletter et apprenez comment aborder et séduire des filles top canons »
Même si vous n’êtes ni beau, ni riche, ni populaire…

Vous êtes sur le point de découvrir:
- Les 7 erreurs mortelles qui anéantissent toutes vos chances.
- Comment vaincre votre peur de l’approche.
- Comment démarrer une conversation avec une femme.
- Et en cadeau, vous recevrez GRATUITEMENT votre copie du livre : Le Manifeste Du Séducteur.

Car oui, pour les gens beaux, riches et populaires, nul besoin de séduction : tout le monde sait que la femme, cette fourbe créature, succombe à tout ce qui est riche et beau, puisque naturellement vénale. Si vous en doutez, creusez un piège à ours et recouvrez le de branchages : au centre du dispositif, placez de manière bien visible un billet de 500€ et quelques macarons Ladurée. Absentez vous pour aller regarder un match de foot ou une rediffusion de Fantomas, puis revenez quelques heures plus tard : au fond du trou gît une femelle, le billet encore à la main.

Attention, dans certains cas, c’est un clodo appâté par la faim et l’argent facile qui s’est laissé prendre. Rebouchez alors le trou en prenant bien soin de le laisser au fond, vous l’aiderez ainsi à passer l’hiver au chaud. Où en étais-je ? Ah, oui.

Vous allez ainsi découvrir "comment démarrer une conversation avec une femme", puisque figurez-vous que la femme ne répond pas lorsqu’on lui dit "bonjour", elle a son propre langage, inconnu des pauvres mécréants que vous êtes. Il se pourrait même qu’elle utilise des ultrasons, mais n’en disons pas plus et ne spoilons pas : plusieurs articles sont ici à notre disposition :

Sans nous arrêter sur tous les articles (ah, le plaisir de la découverte !), je me permets de vous citer ce fabuleux passage  issu de "Comment draguer une fille dans la rue" :

Nous autres séducteurs, nous devons nous distinguer par notre classe ! Souvenez-vous-en.

Si je résume, draguer dans la rue c’est aborder la fille, prendre son numéro, discuter avec elle de façon spontanée en glissant de temps à autre des remarques suggestives voire même des allusions sexuelles si vous sentez qu’elle est réceptive. Avec un peu de chance, vous obtiendrez un rendez-vous pour passer des moments intimes.

Voilà qui devrait vous mettre sur la piste de la notion de classe locale. Selon ce concept, Jean-Marie Bigard est une sorte de fameux gentilhomme connu pour son bon goût et sa capacité à séduire sans jamais tomber dans la vulgarité. Le Georges Abitbol français, pour le dire en deux mots.

 

Le romantisme à l'état pur

Mais ne soyons pas chiches en propos, et aujourd’hui, essayons de voir comment séduire en boîte de nuit ; en effet, la discothèque est un lieu mystérieux, empli de personnages plus étranges les uns que les autres. Certains murmurent qu’il s’agirait d’un monde parallèle, particulièrement lorsqu’ils constatent le prix des consommations, qui est probablement calculé en roubles, et non en euros.  Pourtant, sur notre planète, nous en trouvons des milliers (des discothèques, pas des roubles). C’est un lieu idéal pour séduire : en effet, puisque la musique est forte, on ne s’entend pas parler. Et puisqu’on entend pas les conversations, il est difficile de juger du niveau consternant de celles-ci. Ainsi, nul besoin de faire un effort quant à ses propos : un morceau de David Guetta viendra s’assurer que personne ne puisse constater votre proximité intellectuelle avec les bulots. Parfait.

Mais alors, que nous conseille Alex ?

"1ère étape : choisir la boîte de nuit"

Parmi les trois types de boîtes de nuit proposés, outre la "branchée" et la "spécialisée", nous trouvons "la ringarde" (allez savoir à partir de quand une boîte est ringarde, la mode étant par définition éphémère et n’étant donc constituée que de future ringardise), et là, je cite :

"Là, vous ne trouverez sûrement pas une canon aux formes généreuses. Attendez-vous plutôt à des filles très simples, nostalgiques d’une période où la discothèque a connu ses heures de gloire. Ces femmes continuent de fréquenter ces endroits parce qu’ils leur rappellent de bons souvenirs."

Des "filles simples", "nostalgiques", qui "continuent de fréquenter des endroits parce qu’ils leur rappellent de bons souvenirs" : vu la manière dont on en parle, c’est à recommander aux adeptes de Darkiss : tout cela ressemble fort à la définition de fantômes ou de quelconques morts-vivants. "Mon Dieu, vous avez entendu ? Il parait que la nuit, on entend des bruits provenant du vieux Macumba ! A ce qu’il parait que les esprits tourmentés des filles moches attendant le prochain slow continuent de les hanter ! C’est abominable !". Bref, outre les boîtes de nuit branchées et les spécialisées, il n’existe que des boîtes pour moches (car oui, la fille simple est moche, c’est comme ça, alors que les "canons" sont souvent complexes. Coucou Loana !) dans lesquelles on ne peut s’aventurer qu’équipé d’un pieu et d’eau bénite.  Ça fait super peur. Heureusement, Alex ne s’en arrête pas là.

"L’entrée"

"Emmener avec vous une jolie « pivot », c’est-à-dire une ravissante fille (il peut s’agir d’une amie proche ou pourquoi pas une cousine). He oui, en boîte de nuit, la rivalité entre demoiselles atteint son paroxysme. Aussi, avec une jolie fille à vos bras, vous ne manquerez pas de faire des envieux auprès de la gent masculine et vous attirerez l’attention de la gent féminine. De temps en temps, dansez avec elle, sans trop vous coller. Cela devrait suffire à aiguiser la curiosité et à intriguer les filles."

Vous cherchez une jolie fille ? Venez avec une jolie fille. Comment ? Un paradoxe ? Mais non, bande de galopins. La première, vous la payez, hop. Son seul rôle consiste à attiser la curiosité des demoiselles de la boîte de nuit qui, selon cette théorie, seront forcément toutes intriguées (puisque forcément, elles regarderont toutes dans votre direction ; au Québec, les boîtes de nuit doivent faire 7 mètres carrés). Alors évidemment, les plus priapiques d’entre vous me diront "Attendez, on a la jolie fille, pourquoi s’emmerder à aller en boîte pour en trouver une moins bien si notre seul but est la coucherie ?" ; et je vous répondrai "En effet. Utilisez un gros caillou sur la première, et le tour est joué". Mais ça, les gros cailloux, Alex, il n’en parle jamais. On sent bien que c’est un débutant ; tenez, il n’indique même pas qu’il faut toujours avoir une pelle avec soi ! Bleu-bite !

"Devenez la vedette"

Comment devenir une vedette ? Facile mes bons, voyez plutôt :

"Dans un premier temps, ne parlez qu’à de belles filles. Vous confirmerez votre réputation de gagnant. Cependant, ne perdez pas de vue qu’un bon séducteur est loin d’être élitiste. Après quelques heures passées dans la boîte, commencez à aborder des filles beaucoup moins canon. Cela vous permettra de passer pour un gars sympa, pas du tout superficiel et très ouvert."

Je rappelle que le site expliquait plus haut que le séducteur devait se distinguer par sa classe. Je décide donc de baptiser cette stratégie "La tactique du Bernard Kouchner", qui consiste à évoluer dans les hautes-sphères avant de se tourner vers le tiers-monde. Pour les plus audacieux, il est même possible d’apporter un sac de riz à un boudin afin de bien "passer pour un gars sympa, pas du tout superficiel et très ouvert". Avec une stratégie pareille, nul doute que vous pourrez aller causer du droit d’ingérence avec une jeune ingénue en fin de soirée. A aucun moment, bien sûr, l’auteur ne prend en compte le fait que la femelle soit capable de se dire "Ce gros con aborde toutes les nanas une par une en commençant par les plus jolies ; je suis sûr qu’il s’est déjà fait jeter plusieurs fois avant de venir me parler, je ne suis pas sa roue de secours : ce soir, il dormira sur la béquille".

C’est rude, une femelle.

D’où le sac de riz pour vous faire pardonner. Bernard Kouchner all over the place, comme on dit au Canada.

 

Bernard déchainé sur le Saturday Night Fever

On retrouve d’ailleurs plus bas :

"Ne criez pas quand vous parlez, car cela fait vulgaire. Un séducteur se doit d’être classe sans être snob."

Ne pas crier en boîte de nuit ? Mais alors on parle comment ? Langage des signes ? Signaux lumineux ? Chiffon au chloroforme dans le pif d’entrée de jeu ? C’est ambitieux. Remarquez, rester classe après les étapes précédentes aussi est ambitieux. La suite l’est tout autant :

Choisissez vos boissons. Ne prenez ni les boissons les moins chères ni celles hors de prix. Dans le premier cas, vous risquerez d’être étiqueté comme un fauché alors que dans le second vous passerez pour un frimeur. Choisissez enfin une boisson qui fait virile.

Une boisson qui fait viril ? Il y a deux types d’hommes dans la vie : ceux qui ont besoin d’une boisson pour faire viril, et les autres. Pour les premiers, je ne saurais que trop recommander un "cocktail de couilles" (vous pouvez le demander discrètement auprès des barmans compétents en demandant un "Big Balls on the rocks"). Pour les seconds, n’oubliez pas de commander un jus de fruit. Certes, elle ne verra pas en vous un aventurier, mais lorsque vous serez sobre et elle ronde comme une queue de pelle à l’arrière de votre Super 5, persuadée que vous la raccompagnez chez elle, vous ne regretterez pas votre choix.

D’autres conseils ? Oui !

Ne vous curez pas le nez ni les oreilles, ne grattez pas vos parties génitales, éternuez dans vos mains.

Merci de ces précieux conseils. On pourrait y ajouter "Ne lui pétez pas au nez", "Faites vos besoins aux toilettes", "Ne reniflez pas votre doigt après avoir gratté votre postérieur".  Toute personne qui aurait vraiment eu besoin des précédents conseils devrait d’ores et déjà penser à abandonner toute ambition de drague et se tourner vers le point de croix ou une carrière dans le clergé.

A noter aussi, une petite liste des différents types de femelles que l’on peut rencontrer en boîte, et particulièrement celui-ci :

- Celles qui, comme vous, viennent en boîte pour draguer et finir la soirée dans les bras d’un homme. Pour elles, chaque jour est une occasion de ramener un homme dans leur lit. Le romantisme, elles ne connaissent pas.

Splendide résumé : elles sont comme vous, braves hommes, et ne cherchent qu’à ramener quelqu’un pour la nuit. Ce qui fait de ces messieurs des "romantiques" (on l’est avant ou après le passage où on parle aux moches pour faire "sympa" ?), et des femmes, des salopes. Voilà voilà.

Alors évidemment, je pourrais continuer jusqu’au bout de l’article, et découvrir avec vous comment "isoler" une fille (personnellement, j’ai confié un doberman à un berger pour qu’il l’élève, depuis, je n’ai plus de soucis pour isoler mes cibles loin du troupeau), mais je vais plutôt aller droit au but : des bons conseils comme ça, et bien d’autres encore jeunes gens, vous pourrez les trouver dans ce formidable livre :

Armes de séduction massive : l’art de conquérir les femmes

 

Si vos yeux survivent à cette overdose de kitsch, vous pourrez peut être l’ouvrir et le lire

"Moins cher qu’un livre d’école", pour reprendre l’un des arguments de vente, vous aurez entre les mains une "une méthode extrêmement puissante", limite turgescente, pour soumettre à votre volonté toutes les femmes que vous croiserez.  Par ailleurs, sachez que "Ce guide est le résultat de plusieurs années de recherche et d’étude sur le terrain. J’ai observé le comportement des femmes pour savoir comment elles réagissent face à diverse situations. C’est donc dire que vous saurez exactement quoi dire et quoi faire dans n’importe quelle situation!", car oui, il y a eu des recherches et des études de terrain : on a enfermé des femmes dans des labyrinthes pour voir en combien de temps elles trouvaient un fromage ou une paire de louboutins, camouflé des scientifiques dans des parfumeries, salles d’aquagym, Yves Rocher et autres lieux fréquentés quasiment exclusivement par des femelles pour voir leurs réactions face à moult situations diverses et variées. Et de ces observations faites par des doctorants est né cet ouvrage, véritable manuel des Castors Juniors que ces messieurs devraient toujours avoir sur eux pour réussir à conquérir toutes celles qu’ils voudront.

Prochainement, je vous parlerai d’autres ouvrages :

  • Séduire une fille : comment bien choisir mes outils chez Jardiland ?
  • Les femmes & l’amour : le guide des meilleurs avocats spécialisés en divorces
  • Trouver l’amour dans la Légion : l’encyclopédie des chèvres
  • Comment concilier amour & voyages ? Tous les conseils d’Emile Louis

 

Si avec tout ça, Damien et autres, vous passez encore l’année 2011 seuls, je ne peux plus rien pour vous.

 

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