Comme chaque année à la même saison, voici revenir notre bon ami, le baccalauréat.

Sujet passionnant pour des centaines de journalistes qui meubleront leurs journaux de corrections des sujets de philosophie, ou de micros-trottoirs  à la sortie d’un quelconque lycée parisien afin de savoir si Bianca a ressenti du stress avant l’épreuve, à quelle heure Kévin est sorti, et ce que Gudule pense de ce qu’il fallait répondre, c’est accessoirement l’un des grands moments de la vie du petit Français scolarisé, qui par cette épreuve, en finit avec une bonne partie de son parcours scolaire, et peut donc commencer à s’adonner à d’autres activités, comme par exemple, s’inscrire à la fac pour y sécher les cours ou se planter un tournevis dans l’oreille pour enfin pouvoir devenir suppléant de Nadine Morano.

La chose n’étant cependant peut-être pas évidente pour les passants et passantes sur ce blog venant de par-delà les mers, permettez-moi de vous présenter ce qu’est la chose que l’on nomme "baccalauréat" plus en détails, particulièrement sa place dans le parcours scolaire du jeune fripon étudiant en France.

Lorsque le petit Français naît, tout le monde est content : sa famille est couverte de présents, moult courriers partent pour informer le monde de l’arrivée de Théo/Léo/Enzo/Matthéo parmi nous, et les fabricants de jouets moches se tapent dans les mains hilares ; bref, le pays va bien. Cependant, rapidement, les parents du petit Français réalisent que ce dernier est un peu lourd : il braille en permanence, consomme deux fois son poids en lait, et semble capable de transformer sa chambre fleurie en cloaque du 7e cercle de l’enfer par le seul pouvoir de ses méphitiques déjections. Aussi, vers ses 3 ans, l’enfant est envoyé à l’école maternelle pour tenter de le civiliser un peu, voire de le laisser user de son bavard rectum en d’autres lieux.

D’une durée de 3 ans, l’école maternelle vise à apprendre au petit Français la vie en communauté : grâce à un système de "rituels" matinaux, on permet à l’enfant d’apprendre à apprendre : s’organiser, écouter, éviter de péter la gueule à ses petits camarades à l’aide d’un boudin en pâte à sel pour lui chourer ses BN, autant de compétences qui viendront se mêler à quelques bases comme par exemple, savoir reconnaître son prénom à l’écrit, faire un peu de sport, ou plus prosaïquement, réaliser un collier pour la fête des mères si lourd qu’il permettra de lester sa génitrice le jour où il y aura besoin de toucher l’héritage.

en Afrique, on a pas de pâte à sel, mais on a des idées

Sitôt cela fait, généralement en 3 ans, l’enfant est envoyé vers un nouveau lieu enchanteur : l’école primaire. D’une durée de 5 ans, c’est à cette période que le marmot apprend à lire, écrire, compter, retenir une leçon ou un poème, reconnaître son pays sur une carte et délimiter ses frontières afin de savoir où s’arrête le doux royaume qui est le sien, et où commencent les terres des étrangers qui, avouons-le, sont quand même une sacrée bande de judéo-muslimo-maçons (ne biffez rien, c’est une combinaison gagnante). Il découvre aussi les filles, mais uniquement parce que c’est rigolo de leur tirer les couettes pendant qu’elles jouent à l’élastique.

Vers ses 11 ans, donc, le petit Français subit la plus grande déception de sa vie : alors qu’il attend avec impatience qu’un grand monsieur barbu vienne le trouver le jour de son anniversaire pour lui annoncer qu’il est un sorcier et qu’il va l’emmener dans une nouvelle école pour apprendre la magie (ce qui arrivera, mais uniquement par le biais d’un pédophile lettré), on lui annonce que sa nouvelle école s’appelle plus probablement Jules Ferry que Poudlard ou Beaubâton, et qu’à défaut d’y apprendre la magie, il y apprendra plutôt à reconnaître un triangle isocèle, ce qui est un peu moins impressionnant qu’une boule de feu, mais peut quand même servir de sort de sommeil de zone. Mais surtout, le pré-adolescent découvre un phénomène étrange : les filles se mettent à faire une tête de plus que lui (temporairement, qu’il se rassure, il pourra à nouveau les battre comme plâtre prochainement), et de mystérieuses choses leur arrivent, qui font que notre marmot a de moins en moins envie de leur tirer les couettes, et de plus en plus envie de savoir ce qu’il se passe sous leurs pulls ; d’ailleurs, cette simple idée provoque chez cet être de curieux phénomènes qui feront râler maman au moment de laver ses slips, mais passons. Car après 4 ans de ce traitement, le petit Français s’apprête à passer sa première grande épreuve : le brevet des collèges, sorte de gros contrôle se rapprochant plus de la blague que de l’examen.

Une fois celui-ci validé, il peut donc poursuivre son chemin et se rendre…

Au lycée. D’une durée de 3 ans, celui-ci propose aux élèves de plus ou moins se spécialiser, même si leur intérêt du moment est toujours de savoir ce qu’il se passe dans les vêtements des damoiselles, de fumer des pétards, et de se saouler à la vodka-Red Bull parce que la vodka toute seule, ça pique et c’est pas bon, alors il faut mettre du goût bonbon dedans. Après avoir choisi une simili-spécialisation, l’élève doit donc se présenter en salle d’examen pour y passer, au mois de juin, l’épreuve du baccalauréat.

Mais alors, qu’est-ce donc, le baccalauréat ?

Pour beaucoup, le baccalauréat, c’est un peu l’annonce de la fin de la scolarité "classique", l’épreuve qui sanctionne la réussite du lycée et permet d’enfin sortir de celui-ci pour se rendre à la fac, et commencer à étudier le sujet que l’on préfère, comme par exemple, la philosophie, afin de pouvoir occuper son temps une fois au chômage ou mettre des statuts pédants sur Facebook. Et c’est surtout un diplôme, ce qui donne l’occasion de recevoir une bonne accolade en famille, puis d’aller courir nu autour d’un barbecue fait de cours d’histoire-géographie (ce qui est très mal comme chacun sait, puisque si lorsque l’on dit "Je ne crois pas aux fées", l’une d’entre elles meurt, lorsque l’on déclare "L’histoire-géo ça ne sert à rien", un nouveau Steevy Boulay naît). Toute proposition de réforme dudit diplôme, désormais obtenu par plus de 73% de la population, fait donc descendre dans la rue des hordes de lycéen, parfois syndiqués (qui a rigolé ?) qui hurlent que l’on "dévalorise leur diplôme", que cela va "affecter la qualité de celui-ci", quand d’autres voix leur répondent qu’il faut "revoir le niveau du bac, qui n’a de cesse de baisser" ou à l’inverse "qu’il faut organiser des cérémonies de remises de médailles pour les jeunes lauréats", comme cela se fait dans certaines communes.

Bref, en un mot comme en cent : en France, le baccalauréat est une institution, et gare à celui qui osera toucher à ce précieux sésame !

Sauf que, si nous voulions être plus honnêtes, nous pourrions reformuler la chose ainsi : "le bac est un étron fumant fait papier".

Un élève trichant en tentant de faire celui qui ne regarde pas l’ordinateur qu’il a subtilement placé dans un endroit discret

Journalistes faisant jusqu’à 10 reportages par jour sur le sujet, lycéens défendant la valeur de la chose ou personnes soucieuses de la valeur tant éducative que symbolique du bac, merci de bien vouloir brûler pour l’éternité dans les flammes d’un four à pizza (l’Enfer a un peu trop de panache pour vous).

Et pour argumenter quelque peu mon propos, permettez-moi de citer le site du ministère de l’éducation lui-même, qui nous dit ceci :

Le baccalauréat  sanctionne la fin des études secondaires et ouvre l’accès à l’enseignement supérieur. Il est le premier grade universitaire.

 Et…

C’est tout. Vous pouvez circuler.

Non, amis des débats pourris pouvant douter plusieurs semaines, un simple apprentissage de la lecture vous l’aurait appris:  le baccalauréat n’a pas une "valeur" dont tout le monde parle le temps de quelques débats, hurlant à la baisse future ou présente de celle-ci, en fait, il n’en a tout simplement pas du tout. Et c’est le ministère de l’éducation qui le dit, pourtant guère connu pour s’en prendre à lui-même. Le baccalauréat ne confère aucune compétence, aucune reconnaissance de savoirs particuliers, il est tout simplement un papier officiel reconnaissant que… rien.

"Mais siiiii, il reconnait au moins que vous maîtrisez les programmes enseignés au lycée !", me dira t-on.

Mais même pas, puisqu’il est possible de passer le diplôme sans même passer par le lycée. Et donc de passer l’examen sans maîtriser les savoirs allant avec. Vous pourriez remplacer toutes les épreuves par un concours de strangulation de chats, ça aurait exactement la même "valeur", à savoir, aucune, les instructions officielles actuelles s’assurant avec sévérité que l’on fasse bien attention à ne reconnaître aucune compétence avec le bac. Ainsi, et je suis désolé de révéler la chose au triste monde n’ayant pas connu les entrailles maudites de l’éducation nationale, il faut savoir que :

  • le bac est probablement l’un des rares diplômes au monde où l’on fixe les résultats avant de le soumettre aux étudiants : un discret courrier aux établissements demande généralement quelques semaines avant l’examen de se débrouiller pour arriver au minimum à tel pourcentage de réussite, parce que ça fera tellement plaisir à Monsieur et Madame Michu de voir leur fils diplômé
  • le bac est probablement l’un des rares diplômes au monde où, lorsqu’un enseignant en corrigeant n’atteint pas une certaine moyenne dans ses copies, on lui explique que c’est lui le nul, pas ceux qu’il a corrigé, et qu’il doit donc se débrouiller pour inventer des points imaginaires jusqu’à atteindre un certain seuil
  • le bac est probablement l’un des rares diplômes au monde où l’on ne demande pas obligatoirement à des élèves de savoir vaguement lire et écrire le français : ils peuvent être de formidables astroquiches, on considère que c’est normal (l’élève lui-même se révolte souvent contre les conventions orthographiques et grammaticales, à base de "Vazy c’et bon on conpran c’que j’dit lache la fère !")
  • le bac est probablement l’un des rares diplômes au monde où l’on ajoute tellement de points aux élèves pour un oui ou pour un non qu’il y a chaque année des lauréats obtenant une moyenne supérieure à 20, ce qui est techniquement intéressant quand on se présente officiellement comme un diplôme sérieux

Dernier point essentiel donc, puisque le bac ne reconnait aucune compétence particulière, avoir le bac signifie tout simplement que… l’on a le bac.

La chose est si dramatique qu’elle en est admise dans le subconscient collectif : demandez à un employeur pourquoi il a besoin d’une personne avec le bac (autre qu’une filière professionnelle) puisque ce diplôme est généralement requis plutôt que d’une avec le brevet des collèges, dans la plupart des cas, elle s’avérera bien incapable de répondre, puisqu’incapable de pouvoir désigner une compétence particulière qui ne serait présente que dans le programme du lycée et dont il aurait bien besoin.

"T1 G loopé le bak franC Chaipa pourkoa ! La raje !"

Bon alors mettons, il sanctionne la fin des études secondaires avec du rien saupoudré d’un poil de non-sens, mais alors, au moins, c’est le premier grade universitaire, non ?

Et bien même pas : car si la chose était avérée, on pourrait donc supposer qu’il s’agisse là d’un diplôme certifiant que son possesseur est prêt à suivre des cours à l’université, mais non ; car pour ceux qui ne le sauraient pas depuis quelques années maintenant, nombreuses sont les facultés, dans certaines filières, à commencer l’année… par des cours de français, tant on est pas sûr qu’un possesseur du premier grade universitaire de France maîtrise un minimum la langue du pays. Assez symbolique.

Pour la petite histoire, sachez que certaines facultés ont eu la joie d’en revenir à la distinction entre "et" et "est" dans leurs cours, certains bacheliers ne sachant pas la faire.

Et pas par étourderie, non. Vraiment.

Bref : en fait, le bac ne valide rien, ne prépare à rien, et a une a une valeur très exactement nulle.

A part dans l’imaginaire collectif, ce qui, traduit autrement, signifie que l’on fait stresser des marmots durant des semaines, pourrit le journal télévisé (quoique, en général, il n’y a pas besoin du bac pour le coup pour que le niveau y soit pas), oblige des lycéennes à s’asseoir dans des couloirs en lisant leurs "fiches" (comme déjà évoqué ici, chez la lycéenne, cela signifie "Mon cours écrit en plus petit et avec du fluo") en jurant devant tous les passants qu’elles n’arriveront jamais à savoir tout ça, pour très exactement du vent. A part faire tourner quelques boites de bachotage, ce qui certes encourage l’économie, mais probablement moins que le budget investi dans l’organisation des épreuves, et qui s’avère en général assez conséquent, même si au final, tant que l’on n’aura pas donné une télécommande à chaque enseignant surveillant l’épreuve permettant de faire tirer un satellite en orbite pour qu’il envoie un coup de canon à ions sur l’Iphone discrètement caché sous sa table de Jean-Kévin, on ne mettra jamais assez dans la lutte contre la triche.

Ou à la limite, juste un intérimaire Tchétchène avec une batte à la porte de chaque salle. Je suis sûr que ça marcherait bien.

Rappelons d’ailleurs, en parlant de triche, qu’il est soigneusement rappelé aux surveillants de l’épreuve qu’à part s’ils surprennent Eudes-François avec les réponses tatouées sur son dos parce qu’il avait trouvé l’idée trop géniale après avoir regardé Prison Break (il a donc désormais la liste des verbes irréguliers quelque part au-dessus de son rectum), ou autre preuve formelle qui ne nécessite pas un épisode entier des Experts pour confirmer ce que le surveillant prétend avoir vu, il vaut mieux pour eux dire qu’ils n’ont rien vu. Sinon s’enclenche toute une procédure particulièrement lourde qui s’achève généralement par un procès intenté par les parents dudit Eudes-François qui ne peuvent imaginer que leur Choubidou puisse avoir triché (la preuve, les réponses étaient dans son dos, ce qui prouve qu’il était de bonne foi ou alors juste particulièrement con, mais les lois de l’ADN poussent ses géniteurs à supposer qu’il s’agit de la première solution quand ils sont eux-mêmes victimes de la seconde), et finissent donc généralement par gagner. A moins, bien sûr, que le canon à ions en orbite n’ait raté l’Iphone du brigand et n’ait transformé le vil tricheur en pulpe sanglante, auquel cas, tout va bien. Mieux, même dirais-je.

On pourrait donc résumer la chose ainsi : le baccalauréat en France est une chose si mauvaise que le diplôme a non seulement une valeur nulle, mais qu’en plus l’épreuve en elle-même frise le ridicule.

Aussi, si je voulais conclure (ça m’arrive, parfois), je dirais :

Bon courage à vous, lecteurs et lectrices, qui allez supporter les insupportables babillages à venir sur le baccalauréat à la télévision, à la radio et dans les journaux : soyez forts.

Bon courage à vous, enseignants et enseignantes, qui allez surveiller et corriger des copies qui vous feront saigner des yeux, mais sur lesquelles il faudra inventer des points pour simuler la réussite intellectuelle auprès d’une huître anthropomorphe

Et surtout, bon courage à vous, lycéens et lycéennes, qui allez réviser, perdre du temps, stresser et perdre plusieurs heures à user encre et papier pour un résultat parfaitement inutile.

Un indice tout de même sur le sujet de philosophie qui ne tombera pas encore cette année :

"Sachant que ce diplôme ne sert à rien à part jouer avec les nerfs des candidats qui ignorent pourquoi ils le passent, expliquez pourquoi on n’affecte pas le budget d’icelui à d’autres urgences éducatives, comme par exemple la castration chimique des collégiens ?"

Vous avez 4 heures.

Bien le bonjour, fringants lecteurs.

En cette noble période d’examens, alors que nous allons prochainement crouler sous les reportages passionnants traitant du baccalauréat, des sujets de philo adaptés à notre époque ("Le bonheur est-il préférable à la vérité ?" , "Peut-on avoir conscience de tout ?", "lol ou mdr ?" "Rater ses examens pour révisions fictives ou mise en examen pour emploi fictif ?" par le célèbre mythosophe Luc Ferry), et des réactions lycéennes face au stress et aux épreuves ("Je fais du vélo pour déstresser, ou je noie des chatons, ça dépend" ; "Je sui sorti o bou d’1 eure 2 l’aipreuv de francé, moi je conte pluto sur les maths"), avec envoi d’équipes de journalistes dans moult lycées parisiens pour faire du micro-trottoir et invitations de correcteurs en direct sur les plateaux du 13h, il ne faut pas oublier que d’autres examens vont bientôt arriver pour nos chères têtes blondes . En effet, arrivés à 18 ans, nombre d’entre eux vont se mettre en tête de passer leur code de la route pour bientôt, circuler partout au volant d’un véhicule rutilant payé par papa et maman.

Parce qu’il serait inconvenant de ne pas les aider, parce que vous aussi, parfois, vous aimez réviser, je vous propose aujourd’hui de jeter un oeil aux règles à respecter pour mieux vivre ensemble la loi du bitume.

Ouvrez votre bloc-notes, et notez les réponses aux questions (à chaque fois, il peut y en avoir plus d’une de valable) ; contrairement aux 40 du code, ici, il n’y en aura que 20, donc plus de deux erreurs et ce sera l’élimination pure et simple (un serbe mal embouché viendra chez vous s’occuper de l’élimination en question) ; une fois que vous aurez terminé le questionnaire, vous n’aurez plus qu’à comparer avec les réponses ci-dessous, et vous saurez si vous êtes fins prêts à humer l’air sec de l’été sur les routes de la liberté au volant de votre carrosse flambant neuf. Allez, en route.

QUESTION 1

Je m’apprête à choisir un véhicule afin de circuler en France. Parmi les suivants, lequel est le plus à même de garantir ma sécurité et celle des autres ?

A – Une Super 5. Vous l’appellerez Suprême Quinte, et ce sera votre Optimus Prime à vous, mais avec une fuite d’huile et un pot d’échappement qui sent la friteuse

B – Une Mini britannique, alliant souplesse, lignes racées et touche coquette

C – Un char Tigre disposant de 92 obus de 88mm, d’un autoradio et d’une compil’ de Roger Troutman

QUESTION 2

Je fais le tour de mon véhicule avant de démarrer celui-ci, afin de m’assurer que je peux circuler en étant pleinement opérationnel. Soudain, je note de chaque côté de ma voiture une curieuse ampoule orangée qui semble pouvoir clignoter en appuyant sur une commande du volant. Qu’est-ce que c’est ?

A – Ecoutez monsieur, je suis Parisien et je n’ai jamais vu en 20 ans de conduite ce dont vous parlez

B – C’est un clignotant

C – Wouginou, baolo ! Baolo ! Peligre, baolo !

QUESTION 3

A quoi fait-on référence dans cette campagne concernant la sécurité routière sous la mention "C’est jaune, c’est moche, ça ne va avec rien ?"

A – Au gilet jaune de sécurité, obligatoire avec le triangle de signalisation à bord du véhicule

B – A Cristina, de Grey’s Anatomy

QUESTION 4

Vous êtes enfin à bord de votre véhicule. Soudain, vous remarquez quelque chose de suspect dans votre rétroviseur. Que faites-vous ?

A – Aucune des jeunes filles ne s’est attachée. Je m’assure de leur faire fermer leurs ceintures de sécurité avant le démarrage

B – Aucune des jeunes filles ne s’est attachée à moi en 8 ans. Je m’assure de leur faire fermer leurs gueules avant de les emmener à la rivière

C – Merde, je suis suivi. Je fais des dérapages pour tenter de les semer. Celle avec le petit singe m’a l’air particulièrement coriace

D – Ces enfants ne sont pas à moi : j’accélère avant que la gendarmerie ne me rattrape

QUESTION 5

"Quand est-ce qu’on arriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiive ?"

A – "Bientôt, bientôt"

B – "Respire ce chiffon imbibé de chloroforme et tu verras la réponse t’apparaître"

QUESTION 6

Que signifie ce panneau ?

A – "Attention, passage de… heu… ho, on dirait un, heu…"

B – "Non, vous voyez bien, on dirait un bébé rhinocéros."

C – "Attention, passage de moutons & de légionnaires"

QUESTION 7

J’ai envie de freiner très fort.

A – La voiture qui me suit est très proche. Si je freine brutalement, elle me percutera et je serai bien embêté

B – La voiture qui me suit est très proche. Si je freine brutalement, elle me percutera et comme c’est une femme qui conduit, je la ferai pleurer et avec le pognon de l’assurance où elle sera entièrement en faute, je ferai refaire mon pare-choc arrière que j’ai niqué ce week-end sur le parking du Macumba

QUESTION 8

Ce radar était précédé d’un panneau de limite de vitesse indiquant "90 km/h"

A – Je roule à 90km/h

B – Je roule entre 85 et 90 km/h

C – Je roule à 30 km/h pour être sûr, des fois que le radar soit mal réglé. Je suis trop malin.

QUESTION 9

La police me poursuit

A – Je marche dans la direction opposée pour les semer. J’ai même le temps de passer acheter du saucisson.

QUESTION 10

Vous arrivez sur un carrefour à sens giratoire , ou "rond point"

A – Je m’engage sur la droite et en tournant tout autour du rond point jusqu’à la sortie voulue

B – Je m’engage sur la gauche et en tournant tout autour du rond point jusqu’à la sortie voulue

C – Là où vous voyez un rond point, je vois un tremplin. The sky is the limit.

QUESTION 11

Une auto-stoppeuse me fait signe

A – Je prends

B – Je ne prends pas

QUESTION 12

Combien de verres comme celui-ci puis-je prendre avant de monter en voiture ?

A – Aucun

B – 1

C – 2

D – Moult

QUESTION 13

Mais… qu’est-ce que c’est ?

A – Une voiture sans permis

B – Un truc que je compte bien pousser dans le fossé si je le croise sur la nationale

C – Le véhicule de notre président

QUESTION 14

En ville, le véhicule devant moi vient d’allumer ses warnings avant de s’arrêter en plein milieu de la voie. Que veut-il indiquer ?

A – Il va chercher le pain, et les warnings permettent de transformer n’importe quel endroit en place de parking. Tiens, puis tant qu’à aller chercher le pain, il va prendre des clopes et faire un ou deux tac-o-tac au bar-tabac. Hooo, ça va les gens qui klaxonnent, j’ai mis mes WARNINGS !

B – Un embouteillage, un obstacle, un problème technique qui l’oblige à s’arrêter sur le champ

QUESTION 15

Ma voiture dispose d’un logiciel lui permettant de reconnaître les silhouettes humaines, et freine automatiquement pour éviter de renverser les piétons.

A – Je fais confiance à mon véhicule

B – Bien que j’apprécie l’outil, je n’en reste pas moins vigilants, rien ne remplace l’oeil humain

C – Je me rends à la casse la plus proche, où je fous le feu à ma bagnole avant de la faire compresser : je t’ai reconnu, Skynet ! L’humanité restera libre, tu m’entends ?!

QUESTION 16

Comment dois-je tenir mon volant ?

A – Je mets les mains à 9h et 3h, afin de tenir fermement mon volant et de pouvoir réagir rapidement en cas de manoeuvre d’urgence

B – Je mets une main à plat en haut du volant, et l’autre pendouillante à l’extérieur de la portière (existe aussi en version coude à la fenêtre)

C – Je n’ai pas de bras mais j’adore faire ce genre de tests. Merci. Tant que je suis là : vos articles sont un peu longs, pensez aux gens comme moi qui ne peuvent pas utiliser la molette de la souris.

QUESTION 17

Cette voiture manque d’équipements élémentaires. Lesquels ?

A – Des roues

B – Des phares

C – Un moteur fonctionnel

D – Des néons, un aileron, des jantes en alu, un caisson de basse, une rampe de phares sur le toit, une peinture verte et Vin Diesel

QUESTION 18

J’arrive à une intersection

A – Je passe devant le véhicule vert

B – Je laisse passer le véhicule vert

C – Putain ! Dans mon rétro ! Une camionnette de M6 ! Michelle, passe moi le revolver sous ton siège, ces enfoirés vont payer pour l’introduction de la télé-réalité en France ! Et Benjamin Castaldi en prime-time je… aaaah !

QUESTION 19

J’ai un accident matériel sans blessés alors que je consultais mon smartphone au volant ; quels sont les étapes indispensables de la procédure amiable ?

A – Je le tweete

B – Je mets mon Facebook à jour

C – Je fais une note de blog sur le sujet

D – J’appelle ma mère pour lui raconter

E – Je baigne dans mon propre sang après avoir été battu à mort par l’autre conducteur : maintenant il y a blessés, la question est caduque

QUESTION 20

J’arrive en agglomération, à partir d’une route nationale.

A – J’attends qu’un panneau m’indique la vitesse à adopter

B – Je décélère, et adopte une vitesse de 50 km/h

C – Vesoul ? Je mets un coup de frein à main pour faire demi-tour, je fais brûler la gomme et je me barre

FIN DU QUESTIONNAIRE – CORRIGE

RÉPONSE 1

La bonne réponse était la réponse A : en France, on roule français, jeune freluquet ; jamais un bon conducteur ne pose ses mains sur ce qui sort des entrailles de la perfide Albion, si ce n’est pour le pousser vers le ravin le plus proche. Attention : si vous circulez dans les Ardennes (08), la bonne réponse est la réponse C. En effet, ce département étant un peu l’autoroute officielle de l’armée allemande depuis 1870, les chars tigres y sont autorisés sur tous les axes principaux. Restez cependant prudent si jamais vous veniez à faire un créneau.

RÉPONSE 2

La bonne réponse était la B. Il s’agit en effet d’un clignotant, ou clignoteur, qui permet d’indiquer à autrui la direction que vous comptez prendre. Si vous avez répondu C, vous êtes probablement originaire du Pays d’Othe (10), auquel cas il vaut mieux arrêter tout de suite ce test, les chariots magiques de fer ne sont pas faits pour vous.

RÉPONSE 3

La réponse était bien évidemment Cristina, de Grey’s Anatomy, mais c’était facile, tant la définition était claire. Cependant, le gilet jaune n’en est pas moins obligatoire à bord de votre véhicule, au même titre que le triangle de signalisation et la pelle en cas de rencontre impromptue (par exemple avec la dite Cristina). A noter qu’il est interdit de mettre son gilet jaune en évidence de quelque manière que ce soit (ex : en le mettant sur l’un des sièges avant), au risque de brûler les yeux de tous les gens de bon goût, ce qui, au volant, est particulièrement risqué. Pour la sécurité d’autrui, arrêtez les conneries.

RÉPONSE 4

La bonne réponse était la réponse A : aucune des jeunes filles n’est attachée, il me faut donc m’assurer que celles-ci verrouillent les ceintures avant le démarrage : personne n’a envie d’expliquer à monsieur le gendarme, après avoir freiné brusquement au niveau de son radar, comment vous vous êtes fait flasher avec une petite fille sur les genoux et une autre dans le pare-brise.

RÉPONSE 5

Il fallait répondre B : l’enfant ne doit pas vous ennuyer, ni savoir où vous l’emmenez. Ils paniquent pour un rien, particulièrement lorsque vous évoquez le mot "abattoir".

RÉPONSE 6

La réponse était la C : il s’agit bien d’un panneau indiquant l’éventuelle traversée d’animaux domestiques, et plus probablement de moutons, même si c’est vrai qu’on dirait une sorte de rhinocéros lépreux. Tout comme pour le panneau "Attention, passage de chèvres", il faut donc aussi supposer que des légionnaires peuvent circuler derrière les animaux. Il est donc conseillé de réduire sa vitesse et de rester vigilant.

RÉPONSE 7

Il fallait répondre A : vous apercevez bien dans le rétroviseur une voiture qui vous suit de près, conduite par une femme. Cependant, vous n’apercevez pas le siège passager, sur lequel est peut-être assis Igor, son petit copain vigile de 140 kilos qui a quitté l’armée après avoir arraché l’oreille d’un sous-officier avec les dents. N’oubliez pas : "Sur la route, je suis lâche, tant que je peux éviter les emmerdes, je le fais".

RÉPONSE 8

La bonne réponse était la B : il s’agit d’un panneau limitant la vitesse maximum ; par sécurité, et en cas de mauvais calibrage du radar, vous pouvez donc baisser votre vitesse d’une poignée de kilomètres heure. Mais alors si vous le savez, pourquoi vous roulez à 30, petit trou du cul, à l’approche du moindre radar, hein ? Tu as peur que le bidule te flashe 40 km/h en-dessous de ce qui est prévu ? Tu veux que je te baffe ta gueule ? Descends de la voiture, tout de suite. Si c’est pour rouler comme ça, fais du vélo. Non mais.

RÉPONSE 9

Hmmm ? Non, rien. Par contre, là, si vous avez une erreur, il faut vous inquiéter.

RÉPONSE 10

La bonne réponse était donc la A : il suffit de vous engager sur la droite en suivant la flèche indiquant le sens giratoire, tout en guettant votre sortie. A noter que si vous êtes âgé de plus de 75 ans, votre plus grand hobby est probablement de rouler à 15 km/h en tournant autour de cette petite butte dont la végétation vous fascine, le tout en vous arrêtant à chaque sortie pour laisser la priorité à droite. Vous risquez de ne plus vivre très longtemps : c’est pas parce que vous n’avez plus de dents qu’on ne viendra pas vous mettre des poings dans la bouche. Quant à la réponse C, bien que tentante, elle ne marche pas dans le cas présent : la municipalité a mis des gros cailloux pour empêcher que l’on passe sur son joli rond-point verdoyant. Raaah, les rabouins.

RÉPONSE 11

La réponse était la B : je ne prends pas. En effet, en-dessous du bonnet C, je ne fais pas monter d’inconnues dans ma voiture, comme le stipule clairement le code de la route au chapitre "Circulation & échange de fluides", au-dessus du paragraphe "Non-assistance à personne poumonnée".

RÉPONSE 12

Toutes les réponses étaient bonnes : la question est piègeuse : personne n’a dit que vous conduisiez. Allez quoi, pensez à Gégé, cet enfoiré qui se vante de sa dernière acquisition intérieur cuir et finitions en ronce de noyer : remplissez vous de bière, éventuellement, adoptez la stratégie dite de "L’Oktoberfest" en y ajoutant de la choucroute, et transformez son véhicule en bassine à vomi géante, ça devrait le calmer. Et encore : s’il parvient à tout nettoyer, il lui faudra probablement importer un sapin de Norvège entier pour le suspendre à son rétro s’il veut une chance de faire partir l’odeur durant le mois qui va suivre. Sacré Gégé, va.

RÉPONSE 13

Les réponses A et B devaient être validées toutes les deux. En effet : ces merdes sans permis ne font rien à part pourrir la route aux honnêtes gens. En cas de rencontre avec l’une d’entre elles, il faut l’aider très fort à atteindre le fossé. Si vous n’avez pas le permis de conduire, merci de ne pas conduire. Quant à ceux qui ont répondu C, leurs noms viennent d’être envoyés à M. Claude Guéant.

RÉPONSE 14

La réponse est la B, du moins, c’est à espérer : pour vous en assurer, et si aucun embouteillage n’est visible, allez vous enquérir auprès du conducteur du motif de son arrêt en warnings : si c’est un problème technique, aidez-le. Si c’est qu’il va chercher le pain, bourrez-lui la gueule à coups de cric, puis reliez les câbles de ses ampoules à ses tétons et/ou ses testicules. Il faut savoir être ferme. Je reconnais que la A est plus probable que la B, mais dans le code, c’est quand même la B la bonne réponse. Ça suffit, la mauvaise foi, je vous l’ai déjà dit.

RÉPONSE 15

La bonne réponse est la C : ne vous laissez pas feinter par Skynet. Il est déjà parmi nous et n’attend que le moment où nous relâcherons notre vigilance pour asservir l’humanité par le feu nucléaire, avant d’envoyer des robots du futur dans le passé pour tenter de tuer le futur chef de la résistance sur Terre, Steevy Boulay.

RÉPONSE 16

La bonne réponse est la A. Exception est faite, si vous êtes un beauf, la réponse B est acceptée : chacun sait que le beauf se reconnait l’été à la qualité du bronzage de son bras gauche ; s’il n’est pas assez bronzé, vous serez rejeté par les beaufs, et interdits aux soirées élection de Miss Camping, et si vous êtes bronzé de manière importante et unie sur tout le corps, le beauf voudra vous renvoyer à Bamako. La position des mains est donc à adapter selon vos besoins. Quant aux manchots, cassez-vous de ce blog.

RÉPONSE 17

Les bonnes réponses étaient la B et la D : bien que les roues et le moteur soient en mauvais état, les équipements ne sont pas manquants, contrairement aux phares et au Vin Diesel. Cependant, étant donné l’âge du véhicule, on peut éventuellement considérer que le Vin Diesel peut-être remplacé par un Vin Gazole ou un Vin Supersansplombquatrevingtquinze. Les néons, ailerons et le caisson de basse qui fait tomber les portières quand on l’allume permettront de chopper de la zouz sur le parking de Shoppy.

RÉPONSE 18

Réponses B et C : Je m’arrête au prétexte de laisser la priorité au véhicule vert, puis j’en profite pour vider mon barillet dans le pare-brise de la camionnette de M6, à qui on doit quand même Loana. Mais je suis un conducteur prévoyant : je charge toujours mon arme avec des balles dum-dum pour m’assurer de toucher ma cible, même en cas de voiture M6 blindée.

RÉPONSE 19

Toutes les réponses étaient valables, même si la dernière était plus pertinente. Un type qui consulte Facebook pour voir s’il n’y aurait pas un ou deux statuts à aimer pendant son trajet ne mérite qu’une mort lente et douloureuse probablement impliquant un démonte pneu dans le rectum.

RÉPONSE 20

La bonne réponse était la C. Vesoul, quoi, merde.

Voilà ! A vous de faire le bilan :

Si vous avez entre 0 et 2 fautes : c’est bien, vous êtes bons pour la route !

Si vous avez entre 3 et 4 fautes : vous êtes à la limite de ce qui est tolérable ; un peu d’attention et vous serez bons.

Si vous avez entre 4 et 10 fautes : vous êtes probablement parisien ; pour vous, la voiture est un cheval fougueux que l’on dompte dans le rodéo quotidien de la circulation d’Île-de-France

Si vous avez entre 10 et 15 fautes : vous êtes un sale jeune. Retournez faire de la mini-moto, petits cons ! Votre place est généralement devant un pare-buffle plutôt que derrière un volant.

Si vous avez entre 15 et 20 fautes : vous êtes du Pays d’Othe. Toi partir ! Maintenant ! Chariot de fer magique pas pour toi ! Baolo ! Baolo Osthipais !

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