Comme certains d’entre vous l’ont peut-être remarqué : sur ce blog, on se soucie beaucoup de questions d’éducation et de ludisme.

Aussi, afin d’aider les plus jeunes à appréhender des notions aussi incompréhensibles que l’état actuel des débats politiques ou les élections qui se préparent au sein de certains partis, je vais me contenter aujourd’hui de vous proposer un set complet pour recréer, chez vous, l’intégralité des débats grâce aux fiches de personnages des principaux intervenants de celui-ci. Vous pourrez ainsi initier les plus jeunes aux joies de la mauvaise foi au travers d’une formidable partie de jeux de rôles, utilisant les règles de L’Appel de Chtulhu (soit ce qu’il y a de plus proche des débats du moment, à savoir une oeuvre basée sur la folie qui nous guette tous).

Et pour ceux qui ne connaîtraient pas, j’ose supposer que les fiches parleront d’elles-mêmes. Evidemment, si les photographies correspondent bien à des personnes réelles, les fiches, elles, ne reflètent en rien leurs compétences, ou alors par pure coïncidence, vous l’imaginez bien.

Bref.

Vous avez-envie de recréer chez vous la saine ambiance d’un congrès du parti socialiste, avec ses motions, ses débats à base de "Nan, moi j’suis d’gauche, tous les autres sont de droite" et autres arguments de fond ? N’hésitez pas à proposer à vos joueurs la fiche de Martine.

Evidemment, n’oubliez pas les règles du jeu : pour bien faire comprendre aux plus jeunes le concept de démocratie, expliquez-leur que quoiqu’il arrive, à la fin de la partie, c’est le joueur qui joue Harlem qui gagne. Vous lui attribuerez donc quand même une fiche.

Là aussi, il est possible de cliquer. C’est tout de même bien fait.

Et, après avoir fait jouer à vos joueurs ce scénario à base de débats entre Martine et elle-même ("Excellent travail Martine – Merci Martine, tu es la meilleure"), n’hésitez pas à pimenter un peu les choses en leur proposant ensuite de jouer une aventure beaucoup plus violente, comme celle opposant François et Jean-François.

Oui, là, je ne sais pas si cliquer est bien raisonnable en fait

Et casez donc en face un adversaire à sa hauteur avec François, permettant aux deux de s’affronter en d’épiques batailles à base de petites phrases et pourquoi pas, de popopopo.

Cliquetage toujours. Ne me demandez pas pourquoi je le précise à chaque fois.

Cela dit, il peut arriver qu’en voyant les deux s’empoigner, d’autres jeunes gens veuillent se joindre à la bataille : n’hésitez pas alors à leur proposer la fiche d’un autre sidekick qui n’a évidemment rien à voir avec une personne existante ou ayant existé et ne demandant aucune compétence pour être joué (au sens littéral : la moindre compétence trahit l’esprit du personnage).

Toi qui cliques ici, abandonne tout espoir

Et enfin, lorsque vous aurez fait le tour de toutes les possibilité avec ces personnages fabuleux et tous ceux que vous aurez envie d’ajouter à la bataille pour rajouter encore plus d’action et de ludisme pour vos jeunes gens, quand enfin, ils auront les yeux qui pétilleront à la simple audition des mots "politique", "débat", ou "parti", alors n’hésitez pas à leur proposer d’introduire un nouvel être dans la partie demandant encore plus de maîtrise du jeu :

Je ne me répète plus, il suffit.

Voilà.

Avec ça, des heures d’instruction civique faite avec pédagogie et ludisme vous attendent. Amusez-vous bien, et n’oubliez pas : qu’importe si votre partie ressemble à n’importe quoi, ça reste tout de même plus crédible que les échanges actuels.

La prochaine fois, nous verrons comment se joindre à un club d’amateurs de jeux historiques pour refaire avec des figurines 28mm les plus grands moments du bourrage d’urne du congrès de Reims 2008 du PS.

Amusez-vous bien.

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