"Errare humanum est"

Ainsi parlait Sénèque qui, contemplant les flammes s’élevant au-dessus de Rome, se demanda pourquoi il n’avait pas été un peu plus strict avec Néron du temps où il était son précepteur, tant une ou deux bonnes taloches dans la gueule auraient peut-être calmé l’empereur grognon. Hélas, s’il était trop tard pour gifler ledit Néron sans finir en brochette pour la prochaine soirée barbecue de la garde prétorienne, il était encore temps de le reconnaître : il s’était planté quelque part, à un moment ou à un autre.

Il en va donc de même pour ma part, puisque je dois reconnaître qu’en débutant mon précédent article sur le fait que la guerre était "cool", je me suis terriblement trompé. J’ai failli. Car les évènements m’ont donné tort : la guerre n’a rien de "cool".

Non, en fait, j’aurais dû dire "La guerre, c’est choupi"

Car en effet, toi lecteur qui n’a pas la chance de résider dans les frontières du Royaume de France, peut-être as-tu échappé à la polémique qui a fait son chemin ce début de semaine par chez nous, à savoir, celle née de cette terrible photo :

Attention : c’est parti, concentrez-vous et cherchez un motif pour votre indignation quotidienne

Car en effet, vous pouvez le constater : le militaire ci-dessus, en opération au Mali, porte un foulard avec un imprimé tête de mort.

Un imprimé tête de mort.

Oui.

Il n’en fallait pas plus pour que le web s’agite, Twitter en fer de lance, puisque comme il neigeait un peu moins, on ne savait plus trop de quoi parler dessus. Aussi, l’indignation (le terme "indignation" est très à la mode : ça permet à la fois de se poser en victime outrée et en défenseur de la justice et du bon goût en un seul mot) a fait son chemin, et l’un après l’autre, de courageux militants du web se sont sentis dans l’obligation de hurler au scandale et de demander à l’état-major de réagir pour que soit sanctionné l’individu dont le choix d’imprimé sur le foulard le faisait ressembler à "Ghost", personnage portant un passe-montagne à l’imprimé proche et tiré du jeu vidéo "ultra violent" Call of Duty. Pour ceux qui penseraient qu’il s’agit là de pipeau : l’un des nombreux articles ayant relayé le scandale est accessible en cliquant ici. Oui, j’en ai un pris un court, j’ai pensé à vous, je suis comme ça. Je n’aime pas, les gens qui font des gros pavés, tsss.

Bref : l’état-major des armées a dû reculer sous la pression d’un odieux esclandre selon lequel un militaire envoyé en mission pour coller des pruneaux dans des terroristes avait sur lui, tenez-vous bien, un symbole rappelant la mort que l’on avait déjà vu – curieuse coïncidence ! – dans un jeu vidéo dans lequel on incarne un militaire envoyé en mission pour coller des pruneaux dans des terroristes. Et encore, les critiques ont été raisonnables : elles n’ont pas fait remarquer que le vil soldat avait poussé le vice jusqu’à porter un treillis – comme dans les jeux vidéos – et même à, et là, accrochez-vous bien, avoir une arme.

J’espère qu’il n’a tiré sur personne en plus, il aggraverait son cas.

Heureusement, nombreux ont été celles et ceux à tenter de désamorcer la polémique en affirmant que le militaire ne faisait que "se protéger du sable", ce qui est un argumentaire pertinent, tant en fait qu’il le porte pour se protéger sur sable, du soleil ou même fumer la pipe ne change pas grand chose, le vrai problème étant que visiblement, il y a des gens à qui on a pas dû bien expliquer en quoi consistait la guerre.

Cependant, il ne serait pas dit que mon lectorat resterait constitué de violents personnages prêts à approuver le premier motif guerrier posé sur un militaire. Aussi, aujourd’hui, je vous propose donc de vous instruire un peu en apprenant la définition de La Guerre, celle-là même qui a permis à nos amis commentateurs à quel point il convenait de s’indigner (et donc probablement tirée de Cucupédia, l’encyclopédie en ligne rédigée par des gens qui sentent le caramel toute l’année).

Mais assez tergiversé : instruisez-vous !

Encore un autre héros de jeu vidéo que des hordes de militaires copient : ah, les salauds !

La Guerre

La guerre est une activité traditionnelle au même titre que le chant, la danse ou les blagues sur Michel Denisot, pratiquée par l’Homme depuis la nuit des temps pour mettre fin à certains désaccords entre différents groupes humains. Qu’il s’agisse de s’emparer de ressources indispensables au bon fonctionnement de l’un des groupes comme d’eau pour survivre, de pétrole pour faire tourner son économie ou de femmes pour récurer ses slips, voire plus prosaïquement d’étendre son territoire, la guerre peut varier en durée et ampleur en fonction de nombreux critères.

La guerre implique toujours au moins deux entités distinctes, bien que les camps en présence puissent être plus nombreux, comme ce fut le cas lors de la guerre de 7 ans, les deux guerres mondiales, ou la guerre de succession pour le trône de Robert Barathéon. Mais bon, comme pour tout conflit qui se respecte, tout s’arrête lorsque l’hiver vient.

Définition

On distingue deux grands types de conflits

La guerre qui ne passe pas à la télé

Généralement située dans des pays difficiles à localiser sur une carte, la guerre qui ne passe pas à la télé est généralement violente, avec son lot de réfugiés, de charniers et autres villes en flammes. Si l’internaute moyen est farouchement pacifiste, il ne s’intéresse guère aux conflits qui ne passent pas à la télé, puisqu’ils ne sont pas très choquants, du coup.

La guerre qui passe à la télé

Sujet de toutes les passions, la guerre qui passe à la télé se doit d’être propre : décalquer le museau de son prochain à la 12.7, d’accord, mais alors pas entre le fromage et le dessert. Non parce que sinon, ça coupe l’appétit, et là, le CSA croulera sous les courriers scandalisés puisque tuer des gens, c’est bien normal pourvu que ça n’empêche pas de reprendre du Danette. Bombarder à l’uranium enrichi, oui, diffuser un type avec un foulard à tête de mort, non.

Histoire 

Plusieurs grands conflits émaillent l’histoire de l’humanité, passons-en revue les principaux.

- La guerre du feu

A l’origine déclarée par Grülk Peau-d’élan à Maurice Caribou-Furieux, elle commence lorsque le second refuse de prêter du feu à Grülk qui en réclame pourtant instamment, probablement pour se faire un petit joint. Afin de signifier son courroux, Grülk s’en va donc déclarer le début du conflit à son ennemi en déféquant devant sa grotte une chose si abominable que la tribu aura de quoi faire des peintures rupestres durant 6 mois sans trop s’inquiéter. Ce combat de sauvageons en peaux de bêtes aux hurlements gutturaux marquera durablement l’histoire de l’humanité, même si d’après la description des protagonistes et de leurs pratiques, certains historiens débattent encore pour savoir s’il faut la situer en – 700 000 en Anatolie ou 2007 au Québec.

- La guerre de Troie (telle qu’expliquée par un élève du lycée Maurice Chevalier de Melun)

Tu vois, c’est Ménélas il est chez lui, là, tif-taf, ya c’gros bâtard de Pâris qui vient pécho sa meuf Hélène. Trop vener’, le gros il appelle tous les zincous et avec sa flotte qu’a grave le swag, il va le pécho dans son ter-ter à Troie tu vois. Là les mecs ils font ouaiiiis vas-y et tout, comment tu salopes ma plage avec tes galères casse-toi, alors Ménélas il fait appel à Ulysse, que c’est un putain de furet tu vois. Le mec, il fait hé les gros, v’la un cadeau, il fait un gros bout de shit en bois il cache tout le monde dedans, quand les p’tits ils viennent chercher le morceau, ils l’emmènent direct à l’appart’ de Pâris là les mecs ils sortent, vlan ils les défoncent, la grosse volée, tchaaaa là mon frère, putain, c’est Brad Pitt quoi gros. A la fin le mec il pisse le sang et tout alors y brûlent sa cave et les gros y rentrent faire la teuf. Mais Ulysse après son GPS il est grave cutté parce que la baston, il met des plombes à rentrer chez lui, putain quand il revient à Ithaque, mais c’est le Bachelor à la maison quoi, tous les gros ils font la queue pour essayer de pécho sa meuf. Paf, y re-marave. Après je sais pu, le DVD il a téplan.

- La guerre de cent ans

S’étendant sur 116 ans, et ne portant ce nom que parce que les professeurs d’histoire-géo aiment ainsi vérifier que le cours a bien été appris nom d’une pipe, ce conflit implique deux des principaux fléaux de l’humanité : la peste noire et la femme. Si à l’époque la moindre soirée un peu arrosée à la taverne permettait de se réveiller avec l’un des deux, seuls 50% des malheureux pouvaient bénéficier d’une mort rapide. Le conflit s’arrêtera heureusement en 1453 lorsque le roi de France imposera à chaque paroisse la mise en place d’un cuisinier formé et dispensé d’impôt, le "franc-cuisinier". La bonne nourriture devenant abondante sur le territoire, les Anglais sont obligés de se replier puisque ne la supportant pas et abandonnent donc les derniers territoires occupés pour se replier sur leur île d’origine.

A l’époque, coiffeur n’était pas une profession très rentable

- Les guerres napoléoniennes

Longtemps, on accusa la guerre d’être ourdie dans l’ombre par les marchands d’armes soucieux de faire monter leur chiffre d’affaire via le sang des masses prolétaires envoyées s’entretuer. Les guerres napoléoniennes prouvèrent que cela était faux, puisqu’elles furent principalement organisées par les marchands de chapeaux pour écouler leurs stocks les plus improbables. Les plus hideux, cependant, furent tout de même une fois encore envoyés à l’Angleterre qui, dans son bon goût habituel, décida d’en équiper les gardes royaux.

- La première guerre mondiale

Si l’on en croit les téléfilms de France 2 et les bédés de Tardi, la première guerre mondiale est constituée à 70% de déserteurs anarcho-pacifistes et à 20% de tirailleurs sénégalais (non, la France n’avait aucune autre colonie dont on mérite de parler), le reste étant constituée de sous-officiers fascistes, d’officiers fanatiques et de généraux bourgeois. A ce qu’il parait qu’il y avait des motifs au conflit, mais on en parle pas trop parce que ce n’est pas très très intéressant.

- La seconde guerre mondiale

Si l’on en croit les téléfilms de France 2 (mais si, encore !) et les bédés de… d’à peu près tout le monde, la seconde guerre mondiale est constituée à 80% de résistants communistes actifs dès 1940 (ah ?), à 10% de juifs et le reste étant constitué de collabos, de nazis et de figurants qui font du vélo en fumant la pipe. Comme tout internaute le sait, il aurait bien évidemment été résistant en ce temps là, et ce d’entrée de jeu. Ah, ça, jamais il n’aurait donné un juif contre du topinambour, ça non ! Il n’est pas comme ça, lui, il fait primer la dignité hum… attendez et contre un iPad ? Hmm. Raaah. Merde, bon. Ecoute Shlomo : j’ai besoin d’un plus gros écran pour jouer à Angry Birds si je veux battre mes scores, alors fait un effort aussi.

- La guerre froide

En 1945, les Etats-Unis ont besoin de montrer leur puissance à l’URSS pour leur signifier qu’un conflit ouvert ne les mènerait à rien. Il est donc décidé d’utiliser l’arme atomique sur deux cibles stratégiques : la première Japan Expo, organisée le 6 août 1945 à Hiroshima, puis la seconde, le 9 août, réalisée par les survivants irradiés de la première (mais on ne voit pas trop la différence). S’ensuit donc une période que l’on appelle guerre froide, durant laquelle bien que la tension soit palpable, personne n’engage le conflit directement de peur de se manger une ogive dans le museau. On note bien quelques évènements marquants, comme la crise de Cuba, la guerre du Vietnam ou l’invasion de l’Afghanistan, mais chacun sait que ce n’était plus la peine de s’intéresser à ces coins du monde par la suite, puisqu’ils ne passaient plus à la télé. On y reviendra qu’avec une nouvelle ère…

La guerre moderne

Si l’on en croit la capacité du premier quidam moderne à se formaliser pour un foulard à tête de mort sur un militaire, c’est que la guerre a bien évolué depuis l’époque où l’on se collait des coups de hache en pierre dans le bidou pour rigoler. Et en effet : comment se passe un conflit moderne selon ces gens ? Observons.

Le pré-conflit

Avant tout conflit, il y a un motif de conflit. Celui-ci peut varier, mais dans le cas, les choses se passent à peu près ainsi : d’abord, des gens très méchants (plus ils sont différents, mieux c’est) font quelque chose de vil à l’autre bout du monde, de si vil que même TF1 en parle entre deux reportages sur la neige qui tombe en hiver. Cela force l’ONU à s’en mêler, qui fait alors ce qu’elle fait de mieux : envoyer un courrier au chef des méchants (dont elle a l’adresse, c’est l’ONU quand même). Le courrier ressemble en général à cela :

Cher chef des méchants,

Suite à notre assemblée générale du 10 janvier, nous avons constaté que non seulement vous aviez détruit 5 sites protégés par l’UNESCO à la dynamite, rasé trois villes et brûlé deux ethnies, mais en plus vous n’avez pas payé votre cotisation de cette année. Or, je vous rappelle que le mini-bar ne se remplit pas tout seul. Vous êtes donc prié de régler votre cotisation avant le 02 février ou nous devrons prendre de sévères mesures.

Cordialement,

L’ONU

Si malgré ce terrible avertissement, les méchants ne coopèrent pas, l’ONU prend donc de terribles décisions comme annoncé, à savoir, cette fois elle envoie un courrier EN RECOMMANDE

Cher chef des méchants,

Nous constatons à regrets que non seulement vous n’avez pas tenu compte de notre premier courrier, mais qu’en plus, vous venez de faire fusiller tous les opposants politiques de votre pays. J’en déduis donc que soit vous n’avez pas reçu notre courrier, soit nous n’avons pas été assez fermes. J’espère que ce recommandé vous fera revenir dans le droit chemin, puisque nous aurons l’accusé de réception. Mais oui. Aha, on fait moins les malins ! 

Cordialement,

L’ONU

En général, et si malgré tous ces puissants avertissements (si vous pensez à une exagération, relisez les décisions de l’ONU avant l’invasion de l’Afghanistan), on ne répond pas, l’ONU décide de prendre une ultime décision : elle radiera les méchants de la liste des invités à la prochaine soirée mousse. De là, un pays peut décider d’intervenir, comme par exemple, la France au Mali. Auquel cas, l’ONU mettra un mot dans son carnet de liaison pour dire qu’elle a l’autorisation de ses parents pour faire la guerre.

Nous entrons donc dans le coeur du conflit.

Il est bien évidemment possible de rajouter un timbre rigolo sur l’enveloppe pour détendre l’atmosphère

Le conflit en lui-même

Suivant l’opinion des utilisateurs de Twitter et de Facebook, la guerre tente de minimiser la violence. Elle consiste donc tout d’abord en un premier envoi de drônes (rebaptisés "Cupidon", les précédents "Terminator" et "Bourtaggle" ayant été considérés comme trop agressifs) pour reconnaître le terrain, mais sans violer la vie privée des gens du cru : le survol ne se fait qu’entre 8h et 20h et jamais au-dessus des agglomérations, sauf autorisation préfectorale. Les cibles potentielles sont repérées grâce à une habile tactique : des tracts en papier biodégradable pour ne pas abîmer la nature sont largués, lestés par une pièce de 1€ (d’où le fait de les larguer hors-agglomération pour ne blesser personne), avec un questionnaire indiquant "Êtes-vous un vilain terroriste ? Oui/Non – biffez la mention inutile" conçu par les meilleurs experts en guerre psychologique (anciennement pédagogues auprès de l’éducation nationale), le tract est à retourner avec une enveloppe à Palais de l’Elysée – Etat Major du Président, 55 du Faubourg Saint Honoré, 750008 Paris. La pièce de 1€ sert à trouver un photomaton local pour joindre une photo afin que l’armée sache qui aller trouver.

Une fois les terroristes ainsi recensés, l’armée de Terre est invitée à intervenir.

Chevauchant des chars peints en rose puisque les tenues de camouflage ne sont pas sans rappeler les personnages de jeux vidéos violents, et c’est quand même scandaleux, les militaires sont chargés de se rendre à l’adresse que le terroriste a bien voulu leur retourner. Sur place, et accompagnés d’un psychologue de la fonction publique, ils demanderont au terroriste pourquoi il est méchant et lui proposeront un stage de réinsertion en horticulture. Mais attention ! C’est la guerre tout de même : si jamais le terroriste a changé d’avis et refuse de se rendre, l’armée fera alors preuve de tout son savoir faire et le poursuivra où qu’il se terre pour se jeter sur lui et le câliner jusqu’à ce qu’il devienne gentil. Une licorne sera alors dessinée au pastel sur son front pour le récompenser et signaler aux autres militaires sur place qu’il est désormais un gentil.

Attention : les militaires feront bien attention à ne porter aucun vêtement ou sigle ouvertement hostile : les foulards à tête de mort seront retirés, le sigle de l’armée de terre et son épée sera idéalement remplacé par une main levant le pouce en signe d’amitié, les noms de bataille inscrits sur le côté des chars type "Valmy" ou "Stonne"  effacés pour y inscrire "Joli poney" ou "Jument joyeuse". Quant aux armes, le débat n’a pas encore été ouvert, mais puisqu’une tête de mort est déjà de trop, j’ose supposer qu’une réflexion est déjà en cours pour remplacer le tout par un sac de riz.

Le conflit durera ainsi jusqu’à ce que tous les terroristes se soient rendus et aient accepté la bonne parole. Une photo dédicacée d’Anne-Elisabeth Lemoine pourra éventuellement leur être remise pour les féliciter s’ils ont été particulièrement sympa. L’armée sera alors appelée à se retirer, de préférence en faisant tracter ses chars par des animaux pour le respect de l’environnement.

Et la victoire sera totale, le tout sans choquer le bon citoyen qui, sur internet, s’insurge d’un bout de tissu avec une tête de mort en plein milieu d’une guerre qui le choque terriblement.

F.A.Q

Je n’ai pas bien compris la différence entre la guerre et les free-hugs ?

Un seul des deux est pratiqué par des fonctionnaires.

Je rêve de devenir officier dans l’armée, quelle compétences me faut-il ?

Une peau douce comme la soie, un sourire éclatant comme le soleil, de grands bras pour faire des câlins, et un corps qui accepte facilement les anti-dépresseurs. Les mêmes choses que pour être prof, quoi.

Vous exagérez : il s’agissait juste de rappeler qu’un militaire n’a pas à confondre guerre et jeux vidéos

C’est vrai que ça doit pas être simple pour lui au cul du char quand on lui tire dessus. Heureusement que les commentateurs de Facebook sont là pour lui expliquer la différence.

D’accord, mais et la force de frappe nucléaire dans tout ça ?

Je suis sûr que si quelques milliers de commentaires idiots ont fait plier un état major, si on écrit tous en même temps, on doit pouvoir demander une frappe préventive sur les studios de Plus Belle la Vie.

Mettons que les terroristes refusent de se dénoncer : que faire ?

Jusqu’à il y a peu, on remplaçait tous les services postaux locaux par La Poste. Au bout de deux mois, ils se rendaient tous en hurlant pourvu qu’on arrête le supplice. Mais la convention de Genève s’en est mêlée : on a plus le droit.

Et en cas de conflit avec une armée régulière ?

Concours de câlins. Vu notre cheptel de blogueuses : on reprend l’Europe quand on veut les enfants.

Voilà.

Donc je ne sais pas vous, mais pour moi, soit ces gens prennent cette définition pour argent comptant, soit ils sont complètement cons.

Oh, attendez, je crois que je viens de trouver.

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